1959

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jeudi 27 octobre 2011

Cent-vingt-et-unième sortie : Far breton et Moules-frites...

Départ tardif aujourd'hui encore. Et pour cause, j'ai décidé de faire du far !
J'ai retrouvé la recette de ma maman que j'avais griffonnée voici quelques années sur un morceau de carton.
Alors, pour ne plus l'égarer, je la note sur ce blog :
Il faut 200 grammes de sucre, 250 grammes de farine, 3 oeufs, du lait, 1 sachet de sucre vanillé (pas obligatoire) et éventuellement des pruneaux.
Pour faire la pâte, j'ai mélangé le sucre et la farine avant d'ajouter les oeufs puis de verser le lait jusqu'à ce que la pâte devienne liquide. 
Je crois me souvenir que ma mère, qui était la championne du far ! mélangeait d'abord le sucre et les oeufs avant d'ajouter la farine puis le lait. La prochaine fois, je ferai ainsi...
Mais avant de faire tout ça, j'avais beurré, généreusement (c'est pas du light, hein !) le plat et mis le four à préchauffer sur le thermostat 7. la prochaine fois, ce sera 6.

Puis j'ai mis les pruneaux (Et oui, j'ai choisi l'option Far aux pruneaux.)...












...avant de verser ma pâte bien liquide et bien "travaillée" (Ma maman prétendait que tout dépendait du "tour de main" !) dans le plat.




Il ne me restait plus qu'à enfourner mon délicieux gâteaux dans le four au gaz, bien sûr : surtout pas de four électrique.






Lorsque j'étais petit enfant à Saint Cado (Morbihan), le troisième dimanche de septembre, jour du Pardon de Saint Cado, ou plutôt était-ce la veille(?), chaque famille portait un plat de far à cuire dans le four du boulanger ! Et puis un beau jour, il n'y eut plus de boulanger à Saint Cado !
Et pendant que le far cuit (Contrepétrie involontaire), je prépare les frites. Avec des vraies patates, et un vrai couteau.
Surtout bien laver les frites et les essuyer avec un torchon !
Puis c'est au tour des moules d'être nettoyées, grattées, "ébarbées". Heureusement, les moules de bouchot sont la plupart du temps déjà bien propres, il y a peu de déchets. Surtout celles que j'achète le marché de La Ferté.
Souvent, il nous arrivait d'aller en "plate" (le bateau à fond plat et à aviron que nous possédions tous) près du Pont Lorois ramasser des moules. Elles étaient délicieuses ! La dernière fois c'était en 1983 ou 84, mes neveux m'accompagnaient . Y-a-t-il toujours des moules sur l'îlot du Gravinès, près du Pont Lorois, et a-t-on encore le droit de les ramasser et de les manger ?
Ajouter aux moules un oignon, une généreuse rasade de vin blanc sec (Plus qu'une rasade, ne soyons pas radin !) et une petite poignée de sel (Si l'on est snob ou si, comme moi, on n'a que cela sous la main, préférer le sel de Guérande...). Et faire cuire à feu doux un certain temps..., sans oublier de remuer les coquillages dans la cocotte régulièrement, 






Ne pas oublier de surveiller la cuisson du far. Et prévoir la cuisson des frites en deux "étapes"...








































Quand les amis arrivent, tout doit être prêt... ou presque !
Et tant qu'à faire, il vaut mieux inviter de très bons amis ! 
Il ne reste plus qu'à déguster tout cela, arrosé d'une bière pour commencer. En ce moment, c'est de la Jenlain... Puis bien entendu, continuer avec un petit Muscadet de Sèvre et Maine. L'occasion de porter un toast à l'ami Mickaël dont c'était l'anniversaire hier, paraît-il !
Le seul petit bémol que j'apporterais à ce bon moment passé autour de la table, ce sont les frites. J'avoue que pour manger des moules, je préfère le pain-beurre aux frites... Je me demande même si je ne préfère pas le pain-beurre aux moules ! Et encore, voilà bien longtemps que j'ai arrêté le beurre demi-sel de ma Bretagne natale.
Et c'est donc vers 15H00 que je prends la route.
 (Elles sont vachement remplies, mes journées de pré-retraité !)
Direction Villiers Saint Georges par de petites routes où je manque de me faire renverser par un "troupeau" de chevreuils !
A Montceaux lès Provins (Oui, j'écris bien "lès" ce qui signifie "près de" et que l'on trouve seulement dans les noms de lieux. Dans certaines régions on écrit "lez". C'était : "la minute du prof..."), je prends le temps de faire quelques photos.
Un vieux panneau de sortie d'école...
Ce panneau qui suit le poteau Michelin encore présent sur la Nationale 4 et que j'ai déjà affiché ici.


Il en reste peu de ces poteaux.












Un dépôt-vente où les vélos semblent être à l'honneur : j'y reviendrai.
Une plaque commémorative de la Première bataille de la Marne.




Bataille dont tous les outrages ne semblent pas encore avoir été effacées...




















L'ancienne maison du garde-barrière située entre Montceaux et Saint Bon est presque jolie dans cette tenue automnale. Imagine-t-on ce que devait être la vie le long de ces petites lignes de chemin de fer de campagne voici un siècle et plus ? Combien y-avait-il de familles qui vivaient sur, et de, cette ligne entre Villiers Saint Georges et Esternay, par exemple ?
En arrivant à Saint Bon, je saisis au vol ce potager. On voit au loin un château d'eau que j'avais appelé naguère le château du Géant Haricot vert !
A Saint Genest, je visite sans doute le plus petit cimetière de la région ! Il compte une quinzaine de tombe seulement. Le petit bâtiment au fond semble être une chapelle.
Derrière la porte vitrée, sur un petit autel, se trouve deux statues : La vierge Marie (décidément, ces vacances sont "mariales") et un saint, peut-être Saint Genest...



Au sol, il y a les  fonts baptismaux, je crois.










De l'autre côté, une cloche est posée.










Ce petit village, aujourd'hui associé à Bouchy le Repos en une même commune, a-t-il vu son église détruite (Guerre, incendie, invasion barbare....), les vestiges auraient été conservés dans cette petite chapelle sise dans le cimetière. A vérifier.
A Bouchy le Repos, justement, je vois une des fameuses plaques qui me posent question. Et maintenant, après avoir consulté le WEB, j'en sais un peu plus. Je ne suis pas le seul à m'intéresser à ces vieilles signalisations...
Elles sont appelées "Plaques de cocher" et furent installées sur nos routes françaises dès la première moitié du dix-neuvième siècle. Je crois que je vais préparer un petit dossier sur le sujet.
Pour continuer ma promenade, j'ai emprunté le Chemin de grande communication entre Bouchy et Provins. Cette borne, marquant la limite entre Marne et Seine et Marne l'atteste.
Et je suis rentré sur la plaque, le grand plateau a chauffé un peu : une fois n'est pas coutume !

5 commentaires:

  1. Je vais parler aussitôt à mon épouse (qui appréciera) de ta recette qui me paraît aussi bonne que tes randonnées!
    Bonne continuation,
    Amitiés,Hubert
    Hier, j'étais au sud-est de Gand
    http://jerandonne.blogspot.com/2011/10/rodenroute-couleurs-dautomne.html

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  2. Tu as raison, le plus important de ces recettes traditionnelles, ce sont les invités...
    Je profite de ce petit mot pour souligner un retour en force de la faute d'orthographe sur ce blog. La seule excusable (gourmandise oblige) est celle-ci:"Il ne me restait plus qu'à enfourner mon délicieux gâteauX dans le four". Mais ce n'est pas bien grave, tant l'invitation au repas autant qu'à la balade sont agréables.
    Quant aux frites, je les laisse dans l'eau jusqu'au moment de leur cuisson pour ne pas qu'elles noircissent à l'air, et je les sèche au dernier moment....
    A bientôt!!!

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  3. C'est encore moi. "Du lait", ça représente combien de décilitres, à peu près, pour le far?

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  4. OK pour les fautes, je n'y fais pas très attention. Mais pour mon délicieux gâteauX, tu as raison, c'est tellement meilleur quand il y en a plusieurs !
    Quant au lait (cela semble poser problème car j'ai déjà répondu à cette question par mail à Anne-Marie), je ferai ici la même réponse à la Fernand Raynaud (Cf le fût du canon...) : une certaine quantité. Ma maman m'a dit "jusqu'à ce que la pâte devienne liquide..." et alors, c'est drôlement bon !

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  5. Le "certain", comme "un peu" ou "comme-ça" est le signe du bon cuisinier (ou cuisinière)qui fait sa recette selon son jugé !...c'est un gage de réussite!
    Miam-miam...

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