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samedi 23 juin 2012

Les belles photos du Tour de France (2)

1969 : Roubaix, 28 juin , 17 H 00...
Il est le premier coureur à s'élancer dans le prologue du Tour de France 1969.
Publiée ainsi dans le supplément à  Miroir Sprint N° 1204 du 22 juillet 1969, cette photo était prémonitoire. Son ombre allait planer sur le Tour pour quelques années...
Et pour le plus Grand champion, je m'accorde le droit de publier deux photos, NA !!!

samedi 7 avril 2012

Paris - Roubaix : c'est demain...

Deuxième message à propos de Paris -Roubaix...
Voici ce que Merckx dit à propos de cette course dans le livret d'accompagnement du coffret "Archives photographiques du cyclisme : Les classiques et leurs champions"  paru dans les années 80.
Paris-Roubaix : la course en tête
Ce n'est pas la plus dure mais c'est la plus belle. On dit volontiers qu'un palmarès n'est pas complet si Paris-Roubaix n'y figure pas. Les critiques ont par­fois mis en exergue la trop grande part du hasard dans le final de la course. Il suffit de consulter le palmarès de l'épreuve pour juger de la qualité de l'événement. Car Paris-Roubaix c'est un événement dans une sai­son cycliste. Après le championnat du monde, c'est probablement la victoire la plus convoitée dans une course d'un jour. Il est vrai qu'on tombe davantage et qu'on crève plus dans « l'Enfer du Nord » qu'ailleurs. Il faut savoir cependant que le coureur qui tombe est souvent un homme fatigué, ou bien victime d'une faute de pilotage. Four éviter les crevaisons, le meil­leur moyen est de faire la course en tête. Le raison­nement est un peu court peut-être et on me rétorquera ajuste titre que l'on peut tomber par la faute d'un con­current, d'un spectateur... ou d'un chien (comme Kui-per en 1983... ou comme moi en 1975) mais ce sont des risques inévitables. La crevaison n'est tragique que si elle survient au coeur de « l'Enfer », là où les voi­tures techniques sont très retardées. Je sais bien que les douches à Roubaix ressemblent au Mur des Lamen­tations, mais c'est inhérent au caractère très particu­lier de la course. « L'Enfer du Nord » fait la gloire et la renommée de Paris-Roubaix. Sans ces infects pavés, l'épreuve perdrait l'essentiel de son intérêt. Ce ne serait plus qu'une classique comme les autres. Or, elle demeure, grâce à eux, un ton au-dessus.
Pour sortir victorieux de cet « Enfer », il importe surtout de posséder demandes qualités de pilotage. De Vlaeminck et Moser sont des pilotes exceptionnels. Leur suprématie à Paris-Roubaix n'est pas une sur­prise. Autre chose encore : il faut être ni trop léger, ni trop lourd. Pas trop léger, car un poids plume ne peut pas résister aux soubressauts des pavés. Pas trop lourd car on crève plus souvent en écrasant sa machine. Bruyère n'aurait jamais pu gagner Paris-Roubaix. Le regretté Marc Demeyer aurait triomphé plus d'une fois si son poids ne l'avait pas handicapé : il ne passait pas un Paris-Roubaix sans crever plu­sieurs fois.
Pour mettre toutes les chances de son côté, il est indispensable de reconnaître le parcours. Plus que partout ailleurs. Il faut savoir par cœur tous les détails de la traversée de la zone pavée, comment négocier tel virage, comment éviter tels pavés, comment sau­ter sur tel accotement, comment et à quel endroit pré­cis abandonner une piste cyclable pour reprendre la chaussée, etc...
Mais avant tout, c'est une question de matériel. La mécanique est ici primordiale. Trop d'équipes négligent les données techniques, qui ne sont pas du tout les mêmes à Paris-Roubaix et à Blois-Chaville.
Et ce coffret d'une quarantaine de photos fait la part belle à la Pascale en publiant 8 photos de champions en action dans Paris - Roubaix.
En tête de ce groupe, Henri Pélissier, sans doute le plus grand coureur français de classiques ! Il gagna Paris-Roubaix en 1919 et 1921. Avec ses frères Francis et Charles, il fut un des rares coureurs (et sportifs) à tenir tête aux instances dirigeantes du monde sportif. Il fut le héros de l'article qu'Albert Londres intitula "Les forçats de la route".
Le Wallon Gaston Rebry réalisa un magnifique triplé en gagnant en 1931, 1934 et 1935.
En 1950, Fausto Coppi s'apprête à lâcher Maurice Diot (Celui qui gagna en 1951 le dernier Paris-Brest-Paris professionel.) qui fut le dernier à résister au campionissimo en 1950.
Rik Van Looy, vainqueur de 3 Paris Roubaix en 1961,1962 et 1965. 
"L'Empereur d'Herentals" ainsi qu'il fut surnommé réussit en 1962, il y a 50 ans, un magnifique doublé, revêtu du maillot arc-en-ciel de champion du monde :
 le Tour des Flandres puis, une semaine plus tard...
...Paris - Roubaix !
Mais revenons aux Archives photographiques du cyclisme...
Après avoir remporté le Tour de France 1965, le jeune Felice Gimondi, il avait 23 ans, remporta en 1966 Paris - Roubaix, Paris - Bruxelles et le Tour de Lombardie ! Il eut bien raison d'en profiter car un Cannibale allait l'empêcher de continuer sur sa lancée...
Puis vint Roger De Vlaeminck, le grand rival de Merckx dans les classiques et toujours recordman des victoires dans L'enfer du Nord : 1972, 1974, 1975 et 1977.
Francesco Moser réussit lui aussi un triplé : 1978, 1979 et 1980, trois à la suite. Bravo l'artiste...
En 1983, c'est un vieux guerrier qui l'emportait, le Hollandais Hennie Kuiper.
Et depuis, d'autres ont continué à écrire la légende, des Français Madiot et Duclos Lassalle aux Belges Musseuw et Boonen qui égalera peut-être demain le record de De Vlaeminck.
Les records sont faits pour être battus !

lundi 2 avril 2012

Tour des Flandres - Ronde Van Vlanderen (1)

Tom Boonen vient d'inscrire pour la troisième fois son nom au palmarès du Tourd es Flandres. Entrant ainsi dans la légende du cyclisme et de la Belgique.
Cette course est en effet le championnat du monde de la Belgique ! La Fête nationale belge ainsi que la nommait un cyclo que j'ai croisé voilà peu et qui va tous les ans en pèlerinage disputer le Tour des Flandres cyclo qui se déroule la veille de la "vraie" course, réunissant des milliers de cyclistes dans une ambiance de kermesse.
Je pensais m'y rendre cette année et puis, ne voulant pas courir plusieurs lièvres à la fois (Les 50 cols vont nous occuper beaucoup...), j'ai remis l'expérience à l'année prochaine. Et cela tombe bien car l'épreuve fêtera ses 100 ans !
En attendant, je me plonge dans mes chers Miroir du cyclisme comme je l'avais fait pour Milan San Remo.
On peut aussi aller voir sur le blog de mon ami Hubert car je crois me souvenir qu'il a publié un (ou plusieurs ?) article(s) sur le T.d.Flandres cyclo et la Belgique est très présente dans ses récits de randonnées.
Et à tout seigneur... Mais Eddy Merckx n'est pas le Roi des Flandres, puisqu'il ne remporta l'épreuve qu'à deux reprise : ici en 1969 puis en 1975.
Voici ce qu'il dit de cette course dans le coffret des Archives photographiques du cyclisme "Les classiques et leurs champions"

Tour des Flandres : un obstacle inutile, ce Koppenberg.
Pour préparer le Tour des Flandres, suffit-il de grimper le Koppenberg une dizaine de fois à l'entraî­nement? Je suis résolument contre le Koppenberg. Il sert la publicité de la course, car tous les photogra­phes de presse et les caméras de télévision se bous­culent dans les derniers mètres de l'ascension. Mais sportivement? Le fait d'escalader une côte pavée, aussi sévère soit-elle n'est pas critiquable bien entendu, mais l'étroitesse de la chaussée est large­ment préjudiciable à la bonne ordonnance de la course, voire même à sa régularité. Un coureur qui tombe ou qui est simplement obligé de mettre pied à terre entraîne la chute ou l'arrêt obligatoire de dix ou vingt coureurs derrière lui. Ce n'est pas correct.
J'ai le souvenir des premiers Tour des Flandres que j'ai disputés et qui donnaient lieu à des batailles épiques et passionnantes. Il existe suffisamment de côtes en Flandres pour ne pas devoir recourir à un obs­tacle comme celui-là. Quand j'ai gagné en 1969, j'avais déjà réussi à faire le ménage au « mur » de Grammont. En 1975 c'est au Kwaremont, à cent kilo­mètres de l'arrivée, que j'ai porté mon attaque déci­sive. Ces côtes sont très dures, très exigeantes. Leur multiplicité donne à la course un caractère tout à fait particulier et le Koppenberg est un obstacle de trop au menu. Le seul reproche qu'on puisse faire à l'épreuve, c'est qu'après le franchissement de la der­nière côte, il reste plus d'une heure de course. Si la sélection effectuée par les obstacles naturels n'est pas suffisamment nette, tout est à refaire et les hommes forts risquent parfois de perdre le bénéfice de leurs actions offensives.
Par son itinéraire mais aussi par son atmos­phère, son ambiance, le Tour des Flandres est une course à part. Elle ne ressemble à aucune autre. Le dimanche du « Ronde » tout le peuple flamand se donne rendez-vous sur la route pour voir passer - par­fois plusieurs fois - les acteurs.
Le nouveau parcours inauguré cette année ne doit pas donner satisfaction à Merckx car, entre Bruges et Oudenarde, le mur de Gramont disparaît et le  Koppenberg est conservé !

Bien entendu les Belges se taillent la part du lion dans le palmarès de la Ronde puisqu'ils y figurent à 68 reprises. Pourtant le Lion des Flandres est le monsieur ci-dessus : l'Italien Fiorenzo Magni, auteur d'un triplé jamais égalé en 1949, 1950 et 1951 !
Trois autres coureurs, Belges bien sûr, ont remporté le Tour des Flandres à 3 reprises. Avant Boonen, il y eut Musseuw et encore avant, Eric Leman qui devançait ici deux autres Flandriens des années Merckx, André Dierrickx et Frans Verbeeck.
1956 : Bobet bat Van Steenbergen au sprint.
Des Français vainqueurs en Flandres, il n'y en eut que 3 : Louison Bobet en 1955, Jean Forestier en 1956 et Jacky Durand en 1992.
Hubert y était le samedi 31 mars, on peut voir son super reportage sur son blog (Voir le lien dans les commentaires)
(A suivre...)

lundi 19 mars 2012

Milan - San Remo

Traditionnellement, pendant des lustres, la première grande Classique de la saison cycliste se déroula le 19 mars (avec néanmoins quelques exceptions à la règle). Puis elle fut au calendrier le samedi suivant l'arrivée de Paris-Nice, c'est à dire entre le 15 et le 25 mars.
Samedi 17 mars 2012, la Primavera a été courue de l'autre côté des Alpes, un Australien, Gerrans, a remporté cette édition  au sprint, dans l'indifférence quasi-générale des médias français : le cyclisme n'est plus ce qu'il était...

Alors je me suis replongé dans mes archives pour retrouver les vainqueurs des joutes d'antan. 
J'ai commencé par sortir la "boîte" des "Archives photographiques du cyclisme" que les éditions Miroir Sprint publièrent au début des années 1980 et plus particulièrement le coffret consacré aux Classiques (Il y en eut également un pour les grimpeurs et deux pour les vainqueurs du Tour de France) . Une quarantaine de photos, superbes, agrémentent l'ouvrage dont quatre illustrent Milan San Remo et le livret d'accompagnement est écrit par Eddy Merckx lui-même, 7 fois vainqueur de la classique italienne !
Eddy Merckx vainqueur pour la cinquième fois en 1972 ; Photo Archives photographiques du cyclisme 
Entrons dans la machine à remonter le temps pour égrener les souvenirs au gré des Miroir Sprint et des Miroir du cyclisme jusqu'à la fin des années Merckx...
Je donne tout d'abord la parole au Patron !

Milan-San Remo : le Poggio libérateur
Pour plusieurs raisons, Milan-San Remo est une course très particulière. A la mi-mars, peu de coureurs sont prêts à couvrir trois cents kilomètres. La « Primavera » est, en effet, la classique la plus longue de la saison, et elle arrive alors que la plupart des coureurs se trouvent encore en période de rodage. De deux cho­ses l'une : ou bien la course se traîne gentiment jusqu'aux abords de l'arrivée, ou bien elle se déroule sur un rythme élevé avec des accélérations brutales. Dans le premier cas, n'importe qui peut l'emporter ; dans le deuxième, elle ne peut revenir qu'à un cou­reur déjà en pleine possession de ses moyens. La dis­tance constitue la seule véritable difficulté de l'épreuve. Le Poggio fait le reste. Depuis son installa­tion en fin de parcours, je crois qu'il n'y a jamais eu de sprint massif sur la Via Roma. En soi, ce Poggio n'est pas un obstacle très redoutable. Avec mes équipiers je l'ai franchi des dizaines de fois à l'entraîne­ment... avec le sourire. Son intérêt vient précisément du fait qu'il figure après deux cent quatre-vingts kilo­mètres. Au pied du Poggio presque tout le monde manque de fraîcheur. Il appartient dès lors aux hom­mes forts, à ceux qui ont conservé des réserves intac­tes de durcir la course au maximum durant la trop courte ascension. Par expérience je dirais cependant qu'il est exclu de pouvoir faire la différence dans la montée. C'est après le sommet que tout se joue. Il importe de négocier les virages avec virtuosité pour s'engager dans la traversée de San-Remo dans les meilleures conditions. Au bas de la côte il faut encore parcourir deux kilomètres. Tout reste possible dans les rues de San-Remo. Ma victoire de 1975 est tout à fait significative à cet égard : ce n'est qu'à mille mètres de la ligne que j'ai rejoint les premiers. Et pour couronner ce final tortueux, il y a la longue ligne droite de quatre cents mètres, beaucoup plus dure qu'on l'imagine, car la Via Roma est en légère montée.
Il faut être terriblement costaud pour tirer le 52 X 13. Je dirais volontiers que pour un coureur au sommet de sa condition, en pleine possession de ses moyens, Milan-San-Remo est la classique la plus facile, compte tenu d'une opposition encore balbu­tiante en début de saison. Pour la préparer rien ne vaut Paris-Nice. Chaque fois que j'ai gagné à San-Remo je sortais de Paris-Nice. Sans doute y-a-t-il le ris­que de refroidissement car Paris-Nice se déroule sou­vent sous un climat déplorable mais la compétition y est beaucoup plus sévève qu'à Tirreno-Adriatico. On y vit six journées de vraie course, ce n'est pas le cas aux « Deux Mers ».
Que le vélo semble facile quand il est expliqué par un tel champion...
1928
Photo Archives photographiques du cyclisme
Costante GIRARDENGO, remporte à 35 ans son sixième Milan San Remo. Sur cette photo, le premier campionissimo est encadré de deux autres champions italiens, Guerra (à droite) et Binda.
1951
Photo Archives photographiques du cyclisme
Louison Bobet file vers San Remo pour remporter sa première grande Classique, suivi par son équipier et ami Pierre Barbotin.
1959
Photo Miroir Sprint
Les attaquants sont Français ou Italiens...
Photo Miroir Sprint
Le vainqueur est le sprinteur espagnol Poblet...
1960
Photo MdC
Le Français René Privat accroche à son palmarès son plus beau fleuron.
1961
Photo MdC
C'est la révélation du jeune Poulidor...
1962 : il y a 50 ans !
Photo Miroir Sprint
Tout le monde attend le champion du monde Rik Van Looy qui passe une bonne partie de la journée à musarder en queue de peloton.
Photo Miroir sprint
Peloton qui attend le final pour en découdre.
Photo Miroir sprint 
A ce petit jeu, le jeune Belge Emile Daems est le plus fort. Il rejoint tout d'abord Bailetti, parti en éclaireur.
Photo Miroir sprint
Il lâche facilement l'Italien...
Photo Miroir Sprint
...pour remporter, voici 50 ans jour pour jour, une bien belle victoire.
1963
Photo MdC
La photo finish départage Joseph Groussard (vainqueur d'un boyau...) et l'Allemand Wolfshohl. Les Français savaient gagner en ce temps-là !
1964
Photo A.P.C
Tom Simpson, l'élégant British inscrit la Primavera à son palmarès.
1965
Photo MdC
Le Hollandais Den Hartog, équipier d'Anquetil, bat les Italiens qui n'ont pas gagné à San Remo depuis 1953 !
1966
Photo MdC
La première victoire du Cannibale ! En 1966, il portait le beau maillot Peugeot. Sur cette photo, il est à l'attaque avec Poulidor (qui terminera 7ème).
1967
Photo MdC
Bis repetita !
Trois Italiens, Motta, Bitossi (celui qui rajoute "rage"... a un gage !) et Gimondi le suive. 
"Tous derrière et lui devant..."
... L'Italie s'impatiente !
1968
Photo MdC
Rudy Altig venge son compatriote Wolfshohl. Poulidor est encore dans le coup !
1969
Photo MdC
Et de trois pour le roi Eddy : 1969, année érotique... mais surtout MERCKXIENNE !
1970
Photo MdC
ENFIN :17 ans que l'Italie attendait cela ! Michele Dancelli succède à Loretto Petrucci, vainqueur sur la Via Roma en 1952 et 1953.
1971
Photo MDC
Cela devient une habitude, la quatrième victoire de Merckx. Il porte maintenant le maillot de la Molteni, entreprise qui fabriquait, je crois de la charcuterie.
1972
Je ne republie pas la photo de la cinquième victoire de Monsieur Eddy Merckx et je ne résiste pas à montrer ce dessin paru dans le Livre d'or 1972 du Miroir du cyclisme .
1973
Photo MdC
Le grand rival de Merckx sur les classiques inscrit son nom au palmarès de Milan San Remo, il récidivera !
Voici ce qu'écrivait Merckx à son propos dans le texte cité ci-dessus:
"Nul ne niera que De Vlaeminck possédait une classe extraordinaire. Il a gagné quatre fois Paris-Roubaix mais aussi Milan-San Remo et le Tour de Lombardie, le Tour des Flandres et Liége-Bastogne-Liège. C'est l'adversaire le plus talentueux que j'ai rencontré dans les classiques. Pourquoi n'a-t-il jamais réussi à briller dans un Tour de France alors qu'il s'y est présenté plusieurs fois au mieux de sa forme ?"
1974
Photo MdC
Un Italien revêtu du maillot arc-en-ciel vainqueur sur la Via Roma, les tifosi sont au pâmoison !
1975
Photo MdC
Merckx devant Moser pour une sixième victoire.
1976
Photo MdC
La dernière grande victoire du cannibale :
 Chapeau, Monsieur !
(A suivre...)