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lundi 13 février 2017

Voyage 2016 : vers les Pyrénées (Vingt-quatrième et dernière étape)

Me voici arrivé au terme de ce voyage . Je ne pensais pas que cela durerait si longtemps de le raconter mais j'avoue l'avoir dégusté, comme on déguste le temps qui passe...
Laurence a plié une dernière fois la tente.
J'ai savouré un dernier petit déjeuner au camping.
Et, comme chaque matin, nous avons repris la route.
Le coeur un peu gros...
Mais en pleine forme !
Encore quelques photos...
Une vieille plaque de cocher...
Une petite route dans les bois...
Un cyclote prête à repartir en vacances sans voiture ?
Un dernier pique-nique au bord de l'eau...
C'est vrai, nous sommes souvent en train de manger sur ce blog, et ce n'est pas forcément ni très diététique ni très gastronomique, mais qu'est-ce que c'était bon !
 Bientôt nous apercevons les fumées de la centrale atomique de Nogent...
 Nous franchissons la Seine...
Nous venons de traverser Provins : 
nous sommes chez nous et...
NOUS AVONS FAIT UN BIEN BEAU VOYAGE !!!

samedi 11 février 2017

Voyage 2016 : vers les Pyrénées (Vingt-troisième étape)


Pour démarrer cette avant-dernière étape, nous prenons un vrai petit déjeuner au camping de la Charité sur Loire. Et puis nous reprenons la route vers la Puisaye.

Nous faisons une petite halte près de l'endroit où notre belle aventure aurait pu s'arrêter lors de la deuxième étape.
Mais aujourd'hui, j'ai la sagesse de ne pas emprunter ce petit chemin... qui sent la noisette ?
 Nous restons quelques minutes au bord de l'eau et nous partons pour Donzy, le village que j'avais voulu éviter à l'aller.
Je me demande bien pourquoi, car il est charmant ce village.
Il présente par ailleurs la particularité d'avoir la devise républicaine inscrite sur le mur de... l'église !
L'origine de ceci est expliqué sur ce panneau :
 "La devise républicaine, Liberté, égalité, fraternité, est à lire sur la façade de l'église. Elle illustre un conflit qui opposa le curé Bailly et le maire de l'époque, Hubert Front. En 1881, date du conflit politico-religieux ; le maire veut faire peindre la girouette aux couleurs républicaines. Il veut aussi interdire la sonnerie des cloches au 14 juillet. Le curé se révolte mais le maire obtient ce qu'il désire et fait peindre la devise.
L'affaire prit une dimension nationale. Elle prit fin en 1897 par la condamnation du curé à deux jours de prison."
On ne rigolait avec la République à l'époque !
Et 120 années plus tard, la girouette est toujours aux couleurs de la République !
Peppone et Don Camillo avaient des précurseurs bourguignons !
Nous avons le plaisir de croiser la route de cette vieille automobile.
 Une belle Juva 4 - Renault.
Le nom de la rivière qui traverse le village m'intrigue également...
Mais bon sang, mais c'est bien sûr : nous sommes au pays de Jean Nohain. Celui qui écrivit les paroles de la fameuse chanson... Le père du célèbre animateur passait ses vacances à Donzy et prit le pseudonyme de Franc Nohain en hommage à la rivière qui traversait le village.
   
Alors, ce petit détour fait à l'aller par ce fameux petit chemin qui nous mit dans l'embarras, était-ce si innocent ? Un petit hommage à Mireille, du petit conservatoire de la chanson ?
Après cet arrêt, nous retrouvons les routes bosselées de la Puisaye.
Les noms des villages peuvent être très poétiques...
 ...ou alors fort significatifs. Ce qui me rappelle une photo faite la veille et qui ne fit rire que moi...
 J'ai honte !
 Nous sommes au pays des chasseurs...
 Au pays des châteaux...
 Au pays des bistrots... Il y en a de moins en moins, alors saluons ceux qui restent.
La journée a encore été fort belle. Pour la dernière nuit de notre si beau voyage, nous plantons la tente au camping municipal de Charny. Encore une bonne adresse. 
Et une autre chanson de Jean Nohain.

jeudi 9 février 2017

Voyage 2016 : vers les Pyrénées (Vingt-deuxième étape)

Lundi 22 août 2016
La nuit a été très calme. Les voisins ne nous ont pas gênés.

Pas d'attente non plus pour prendre la douche.
Sans que ce soit le super luxe, le rapport qualité / prix est excellent. 
 Nous avons dormi au bord du canal du Berry.
 C'est ici que commence une voie verte qui mène à Montluçon par l'ancien chemin de halage.
Dommage que nous partions dans la direction opposée car cela semble être une belle balade : nous notons l'adresse !
Mais, en ce lundi matin, il nous faut d'abord chercher un endroit pour prendre le petit déjeuner. Nous devrons nous contenter d'une boisson chaude dans un bistrot. Deuxième petit-déj' raté, faudrait pas que ça devienne une habitude !
Nous avons raté également ce petit musée. Décidément, il faudra revenir.
Après quelques kilomètres, nous voici à Meaulne. Alain-Fournier, l'auteur du "Grand Meaulnes" a grandi à quelques kilomètres de Meaulne, à Epineuil le Fleuriel où ses parents furent instituteurs. Ce dernier village sert de cadre au seul roman d'Alain-Fournier même s'il n'est pas nommé, le village du livre s'appelant Sainte Agathe - j'avoue n'avoir jamais lu ce célèbre roman...
La route est douce aujourd'hui et bientôt nous allons rejoindre notre itinéraire aller.
Mais il nous reste à découvrir quelques villages de France qui semblent endormis dans la torpeur estivale.
C'est près d'un canal que nous trouvons refuge pour notre pause de midi.
 La maison de l'éclusier est toute proche mais gageons qu'il n'y a plus d'éclusier.
Sans doute y eut-il sur cette voie d'eau un trafic important à certaine époque.
Long de plus de 300 kilomètres, ce canal à trois branches fut construit dans la première moitié du XIXème siècle. Il fut déclassé en 1955.
Mais revenons à notre voyage...  Le repas est toujours simple. Il sera tant ce soir de faire bombance !

Les vélos aussi se reposent. Nos deux machines nous donnent entière satisfaction même s'il faudra faire quelques frais sur la mienne pour remédier à mes problèmes de dérailleur qui ne m'auront embêté que deux jours.

Nous filons vers la Loire, prenant à rebrousse-poil des routes empruntés quelques jours auparavant.
A Nérondes, aucun magasin n'est ouvert aujourd'hui même pas possible de remplir les bidons. Heureusement nous connaissons quelques kilomètres plus au nord un cimetière où nous pourrons remplir les gourdes qui ne sont pas encore vides mais dont le contenu est chaud, très chaud !
C'est la canicule, non ?
A peine l'eau est-elle dans le bidon qu'elle devient imbuvable : triste tropique ?
En arrivant à proximité de la Loire, nous trouvons enfin un petit bistrot où nous allons pouvoir nous rafraichir un peu.
L'étape est proche car nous avons décidé de faire halte à La Charité sur Loire que nous avions traversé rapidement à l'aller suite à la seule crevaison de ce voyage...
 Nous allons tout d'abord installé notre campement dans le camping en bord de Loire. Camping "envahi" par les cyclistes En effet, nous sommes sur l'itinéraire "La Loire à vélo" ! Nous y rencontrerons un couple de cyclistes bretons qui commence sa remontée de la Loire vers l'océan. Deux jeunes retraités qui commencent une carrière de "randonneurs". Burtout elle car lui est un cycliste chevronné, ancien coureur du club de Grandchamp dans le Morbihan. Il s'est reconverti sur le tard en randonneur et visiblement il adore (un Tour de France et un Tour de Corse en deux années, c'est pas mal !). Bonne route à eux !
Et puis,  nous partons à la découverte d'une bien jolie ville !
 
 
 
 
 
 
Ce voyage retour est en quelque sorte une session de rattrapage de l'aller.
Et comme promis, le repas du soir est un peu moins frugal que celui du midi. Nous l'avons bien mérité, non ?
Avant de regagner notre tente, nous admirons le coucher de soleil sur la Loire. Demain, nous roulerons au nord de la Loire, c'est presque chez nous...