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dimanche 5 octobre 2014

Cyclo-cueilleur !

Par ce joli début d'automne, je roule, tiens donc !
Par monts et par vaux... Par vaux et par monts... Je cycle, je pédale, je fonce (non, je plaisante...) sur mes différentes machines.
Une fois sur le vélo de mon boucher, l'autre sur mon vélo JPLP (J'ai racheté des petites pédales Shimano pour pouvoir l'utiliser à nouveau...), et puis sur le vélo Chardon aussi (Je ne l'ai pris qu'une seule fois et j'ai explosé le pneu arrière, je pense que je l'avais trop gonflé.).
Nous empruntons également le tandem. Laurence a commandé un nouveau vélo de marque Lapierre, elle devrait le recevoir d'ici un mois. L'assurance l(a généreusement dédommagée pour le vol du vélo Bianchi : 615 € !
Ce qui pourrait donner le problème de mathématiques suivant (niveau CM2) :
Un vélo acheté 1499 € en 2009, a été volé en 2014. L'assurance estime sa valeur à 615 €.
En quelle année la personne volée aurait-elle dû donner de l'argent au voleur, si celui-ci avait eu la patience d'attendre un peu avant de commettre son forfait ?
Mais cessons là ce numéro de "cyclo-ronchon" pour parler de mes dernières sorties.
Le 27 septembre, je participais au Brevet Audax 200 kilomètres en Champagne, en compagnie d'une trentaine de cyclos et toujours sous la houlette de l'ami Gérald.
Comme d'habitude, ce fut un plaisir de rouler dans ce petit peloton et en particulier de retrouver Pascal et Marc.
Je reviendrai voir le coq de Fontaine les Grès !
Après quelques petites sorties tout au long de la semaine dernière, dont celle de la fameuse "explosion" du Chardon (!), nous sommes partis samedi matin pour une longue balade sur le tandem.
Et ce fut pour nous l'occasion de ramasser des châtaignes (plus de 6 kilos !) et des noix (beaucoup moins...).
Nous avons également cueilli un petit bouquet de tournesols...
On remarquera la dextérité du pilote, capable de photographier en roulant et à l'aveuglette (Je pourrais peut-être équiper le tandem d'un rétroviseur ?).
La campagne champenoise est toujours aussi belle, aussi paisible sous le soleil. Même si, ici aussi...

...la révolte gronde ?
L'orthographe laisse à désirer mais le jeu de mots est fin, non ?
Heureusement, les coquelicots sont de retour en ce début d'octobre.
Les arbres commencent à changer de couleur.
Et nous avons même rempli nos bidons à la fontaine de Corfélix...
...où aucune mention "EAU NON POTABLE" ne vient nous empêcher de boire... Et aujourd'hui, nous ne sommes pas malades. Tout ne fout pas le camp, ma brave dame !
Aujourd'hui dimanche (pas de roses blanches, qu'on se rassure...), le temps ne nous permettant pas de sortir les vélos, nous avons donc cuisiné les produits de nos cueillettes. Laurence est (encore, à cette heure tardive) en train de préparer un gâteau aux châtaignes et au chocolat (à déguster avec modération).
Quant à moi, j'ai passé une grande partie de la journée à préparer des confitures, avec des pommes et des châtaignes (Quel boulot de les décortiquer, celles-là !) et aussi aux poires et aux noix... La réserve de confiture est pleine, y'en a pour tous les goûts ! 
Je sais qu'il existe des amicales de cyclo-cardiaques, de cyclo-diabétiques... On connait mon côté cyclo-ronchon et parfois cyclo-timide (si, si..). Mais ce soir, c'est décidé, je crée le Club des cyclo-cueilleurs. Il y a tant de bonnes choses qui se perdent au bord de nos routes que j'aurai encore quelques sacoches à remplir de noix, noisettes, châtaignes, mûres, pommes, poires (celui qui dit et des Scoubidous, bidous... Scrogneugneu...), cerises, prunes.......
BONS KILOMETRES !

dimanche 31 août 2014

Le Tour de Foot, c'est fini...

Et oui, les meilleures choses ont une fin et notre Tour de France s'est terminé mardi 26 après presque 4100 kilomètres de vélo (4073 km à mon compteur), tout cela en 30 étapes. Nous avons franchi une quinzaine de cols dont celui de La Bonette qui culmine à plus de 2800 mètres ! Nous avons parcouru 41 départements français (dont les deux départements corses) et fait une incursion en Suisse.
Bien sûr, après une journée de repos, je me suis remis au... vélo dès jeudi !
Laurence s'étant fait voler son beau vélo Bianchi (Si quelqu'un le voit sur une brocante ou sur un site de vente, qu'il m'appelle...) à Mazamet, dans le garage d'un hôtel, nous avons ressorti le tandem dès jeudi.
Et puis, j'ai remonté de la cave son vélo Raleigh, le premier cadeau que je lui ai offert (elle aurait dû se méfier...), je l'ai remis en état et ça nous a rappelé notre jeunesse.
J'ai également repris mes petites habitudes en allant cueillir des mûres vendredi.
J'en ai ramassé près de 2kg, suffisamment pour faire 6 pots de confitures !
Pour cela, j'utilise la recette suivante :
Pour un kilo de mûres, il faut 750g de sucre et 40 cl d'eau.
Je fais un sirop avec le sucre et l'eau que je porte à ébullition  pendant une dizaine de minutes.
Ensuite, j'ajoute les mûres et je laisse cuire, en touillant, en touillant... pendant 40 à 45 minutes.
Petite astuce , car je n'aime pas trop trouver des mûres entières dans ma confiture, à mi-cuisson, je mets un bon coup de mixeur dans ma mixture. Et elle est délicieuse ma confiture (sans me vanter..).
Des vacances bien remplies, non ?

vendredi 20 décembre 2013

Mes pommes au four

Les messages se font rares sur ce blog... Alors ce soir, avant d'aller mettre mes pommes au four,  je donne ici cette recette simple et délicieuse.
Il me reste encore quelques pommes de ma récolte du début d'automne mais comme elles commencent à se  ratatiner, se rider... la meilleure façon de les déguster est de les passer au four.
Pour cela il faut préparer les pommes, du beurre, du sucre vanillé et du miel.


Il faut aussi un petit plat. Ma mère les faisait cuire dans un petit plat en aluminium avec deux petites anses comme celui-ci :




En ce qui concerne mes pommes au four à moi, un plat en terre cuite fait très bien l'affaire.
IL faut d'abord laver les pommes, les sécher puis retirer le trognon. Pendant ce temps, il faut faire préchauffer le four (Thermostat 7).
Dans le trou de la pomme, j'introduis une noisette de beurre (mais c'est facultatif).
Ensuite, on saupoudre les fruits de sucre vanillé.
Enfin, on les nappe de miel avant de les enfourner dans le four bien chaud.
Après une quinzaine de minutes (moins si on aime les pommes bien fermes), on peut déguster un bon dessert . Surtout, il ne faut pas négliger la peau : c'est peut-être le plus délicieux.
Ma maman, quant à elle, passait les pommes entières au four et sans aucun accompagnement : C'était tout aussi succulent.
Mais je cause, je cause et personne ne préparera à ma place notre dessert de ce soir ! 
BON APPETIT...

mardi 22 octobre 2013

Vélo et confiture !

Donc peu de sorties cyclistes depuis début septembre.
Nous avons continué à découvrir les églises de la région.
Comme celle de Lachy, aux sources du Grand Morin, qui a été récemment rénovée.
Si un étonnant soldat orne un vitrail, son chemin de croix est également assez joli.
Pour connaître les 8 stations manquantes, une petite visite s'impose...
Et je ne pouvais pas manquer le coq de Lachy...
Je suis également passé le long du ru de Choisel où Etienne Bellan aimait peindre non loin de son école de Vendières.
J'ai également fait une promenade en Champagne durant les vendanges ( ne pas confondre "Vendanges" et "Pet de nonne"), tardives cette année.
Et à Gland, j'ai cueilli quelques noix, comprenne qui pourra...
Car c'est l'automne, période de cueillette et je ne m'en suis pas privé.
Si je ne me suis pas occupé de champignons, je me suis concentré sur les fruits : 
Noix...
...châtaignes...
...pommes...
                   ...pommes...
                    ...pommes...
         ...et même des patates !
Mais ce qui a pris beaucoup de mon temps, ce sont les prunes et les poires. En effet, j'ai décidé de faire des confitures cette année !
Jusqu'à récemment, j'étais persuadé que c'était compliqué à faire, qu'il fallait y consacrer beaucoup de temps, posséder un tour de main certain...
Mais quand j'ai vu tous les fruits que l'ami Pascal m'offrait, j'ai décidé de sauter le pas !
J'ai commencé par les quetsches.
Il faut 2 kilos de fruits dénoyautés pour 1,5 kg de sucre. C'est ma recette à moi, parce que si on va se documenter sur les sites innombrables qui occupent le Net, il y a tant de façons différentes de faire la confiture que l'on s'y perd un peu. Ce qui m'arriva d'ailleurs, on le verra plus loin.
 Et ça fait quelques noyaux quand même...
Je commence par mettre un jus de citron,...
...je mélange les fruits et le sucre et je laisse macérer pendant... un certain temps. Généralement sur les recettes "homologuées", on recommande 12 heures de macération.
Le lendemain, donc, on met la cocotte contenant le mélange sur un feu vif...
Jusqu'à ébullition. A partir de maintenant, il va falloir remuer fréquemment et surveiller la confiture qui ne devra pas être trop liquide ni trop dure ! Le temps de cuisson, là encore, est variable d'un "confiturier" à l'autre : une heure, une heure et demie, plus, moins ?
Pendant la cuisson, j'ai ébouillanté les pots qui allaient contenir ma délicieuse confiture... Je n'ose employer le terme "stériliser".
Pour ma part, je n'aime pas trop les trop gros morceaux dans la confiture. 
Alors, j'y ai mis un coup de mixer : "VRRRROUM !"
Et j'ai laissé cuire encore un moment. (Funeste ERREUR !)
Enfin, j'ai mis en pot ma bonne confiture de quetsche : Miam ! Miam ! Je me pourléchais déjà les babines...
J'avais même collé de jolies étiquettes.
Malheureusement quand tout cela a refroidi, j'ai constaté que ma confiture était bien dure...
Pas grave : j'en ai fait de délicieuses pâtes de fruits !
MIAM ! MIAM ! Aussi...
Mais comme je suis un peu têtu, je suis reparti à la cueillette...
Pascal et Laurence (un peu...) m'ont aidé. Merci !
Et là, j'allais pouvoir donner la pleine mesure de mon talent confiturier ! Quetsches, reine-claude et poires sont au menu...
J'ai même ramassé des mûres !
Attention de ne pas se piquer !
Et j'ai recommencé mes confitures, que cette fois j'ai réussies (en fait, une quarantaine de minutes de cuisson suffisent.) : Quetsche, reine-claude, quetsche et reine-claude, mûre, poire, poires et mûres, poires et noix, poires-miel et noix. 
Ouf ! je crois que j'ai terminé pour cette année, mais je recommencerai !
Nous avons des réserves pour affronter l'hiver.
En plus, cela peut faire un joli cadeau, sympathique...

J'évite d'aborder sur ce blog tout sujet ayant trait à mon métier d'instit', mais aujourd'hui je ne résiste pas, car on verra, in fine, qu'il y a un rapport avec le vélo...
En effet, j'ai "subi" ma dernière (Je pense.) inspection au début du mois d'octobre. Or à chaque fois, cela m'évoque un extrait du livre de Christian Laborde "L'os de Dyonysos", paru au milieu des années 1980. Ce roman fut censuré en 1987 par le Tribunal de Grande Instance de Tarbes "pour trouble illicite, incitation au désordre et à la moquerie, pornographie et danger pour la jeunesse en pleine formation physique et morale". (Je cite la quatrième de couverture de l'édition de poche du livre.) Ce jugement fut annulé par la cour de Cassation en 1989.
Dans ce livre, donc, j'ai relevé ce petit passage :
« … Un prof, c'est lâche. Ça n'arrête pas de lécher. Ça lèche les élèves, ça lèche le dirlo, ça lèche l'inspecteur. Ça a la trouille, au lieu d'avoir le trac. Un prof digne de ce nom devrait avoir tué au moins une fois dans sa vie. Un inspecteur par exemple, le jour de l'inspection. Quand on voit arriver ce malade mental, ce cocu du réel, ce petit flic, cet assassin propre, couvert par la Loi, on devrait sortir son colt Python 357 Magnum. Au lieu de ça, on le reçoit en grande pompe. On a sorti la cravate, la jupette bleu marine, on est passé au nettoyage à sec, on a demandé à Ossi une salle propre, bien éclairée, on a enlevé soi-même les papiers, on a demandé à Bernard Bernardini d'empêcher les élèves d'y fumer pendant la récréation... On le reçoit l'inspecteur, on lui désigne la jolie table qu'on lui a réservée, avec la jolie chaise, on l'a entouré des meilleurs élèves, on lui porte soi-même le cahier de textes de la classe... On est lamentable, larvesque. Au lieu de lui loger une bastos dans les entrailles, on le reçoit, tapis rouge, trouille au cul, et on se chie dessus pendant une heure, devant les élèves! La honte! Un prof, c'est lâche, ça ne tirera jamais sur un inspecteur. L'ins­pecteur le sait. C'est pour ça qu'il vient... »
J'avoue que cela m'aide à chaque fois à vivre cette "séquence professionnelle" de manière détendue et détachée... 
Et, voilà le lien avec ce blog(!), Laborde est également un fou de vélo qui y consacra de nombreux livres dont :
Ode à la gloire de Charly Gaul, sans doute le plus grand grimpeur que le Tour de France ait connu, à mon humble avis...
 Et puis aussi :
Un petit livre, jaune comme le maillot, comme en firent beaucoup d'écrivains et journalistes du vélo. : des chroniques, un abécédaire, un dictionnaire... des exercices de style, en danseuse, au sprint !
Deux exemples : 
"Consonne : M
Voyelle :       E
Consonne :  R
Consonne :  C
Consonne :  K
Consonne :  X
Comment ne pas entendre, dans ce concentré consonantique, cette bousculade de sons gutturaux et grinçants , le sifflement de la chaîne, le claquement qui accompagne sa descente sur le pignon le plus petit, sa montée sur la grande plaque ?..."
Bien vu, non ?
Allez, un deuxième extrait :
"Les fenêtres sont ouvertes sur les marronniers. Prenez une feuille, je dicte :
"C'est au hasard des routes de forêt parsemées virgule çà et là virgule l'été virgule de plaques de soleil virgule dans le silence virgule que les boyaux fredonnent le mieux leur petite musique de source point"
Je ramasse les copies. René Fallet les corrige un verre de beaujolais à la main."
Rien à ajouter... A part, peut-être, une photo d'arbre.