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mercredi 19 juin 2013

Meunier, tu dors ?

Grace à l'ami Michael, je viens de retrouver le petit ordi qui m'avait permis de raconter mon Tour de France en 2009. Ce soir donc, petit essai pour voir si ça marche toujours aussi bien ! Certaines personnes trouveront que cela ne va pas assez vite... mais je ne suis pas pressé... (Quand tu liras ce message, tu comprendras que j'ai réussi à trouver une "Connexion réseau", Michael... je ne sais pas comment j'ai fait : les voies (le voix ?) de cette chère technologie me sont définitivement mystérieuses... Merci encore !)
Le week-end dernier,   c'étaient les journées du  patrimoine de pays et des moulins. Et nous nous sommes rendus en tandem au moulin de Couargis sur le Petit Morin  samedi, tandis que dimanche nous nous sommes rendus à vélo au moulin de Gastins. Un moulin à eau et un moulin à vent : match nul, donc.
 Ce n'est pas du tout le meme genre de batiment. Pourtant cette grosse batisse cache des trésors de technologie entièrement rénovés par un drole de bonhomme qui est tombé amoureux de l'endroit voici plus de 12 ans.
 Guy Agache, jeune retraité qui a aujourd'hui 75 ans, décida en effet de remettre en état ce vieux moulin en 2000, avec le soutien du propriétaire des lieux, Hubert Bourgeois.

 Depuis plus de 12 ans donc, M. Agache passe le plus clair de son temps au moulin de Couargis, démontant, remontant, graissant, ponçant, rénovant, fabriquant, inventant tout ce qui permettra à ce moulin, à l'abandon à la fin du XXème siècle, de moudre à nouveau du blé dans un avenir proche !
 Il n'est pas question ici de donner un cours sur le fonctionnement du moulin, mais plutot de montrer le travail accompli, la beauté d'un travail bien fait.
IMAGES...











 Tout semble neuf, les poulies et les courroies sont pretes à tourner : le meunier n'aura pas le temps de dormir...
Il reste meme des sacs en toile de jute, qui servaient au transport de la farine.





 Laurence ne manqua pas de remarquer les deux machines à coudre qui servaient, sinon à fabriquer, du moins à réparer ces centaines de sacs.

Il y a meme une machine pour nettoyer les sacs au retour des boulangeries (pas question bien sur de les laver à l'eau du Petit Morin...)  
 Ils étaient secoués dans cette machine.
Il y a aussi une salle d'archives.


Un endroit à découvrir, vraiment.
Et le lendemain, nous avons pris la route de Gastins pour y découvrir le Moulin Choix.
Hélas contrairement à ce qui était annoncé, nous avons trouvé porte close.

 Comme nous avions vu tourner la roue du moulin de Couargis, nous aurions bien aimé voir tourner les ailes déployées de ce magnifique moulin : ce sera pour une prochaine fois !
 

dimanche 16 juin 2013

La sortie du mercredi...

Le 12 juin, c'est Lolo qui m'accompagne pour ma sortie du mercredi et nous prenons le tandem : cela faisait longtemps !
J'ai dans l'idée de contourner Provins. "Manoeuvre" que j'ai déjà plusieurs fois réalisée en diverses variantes...
Après une petite pause pique-nique à Léchelle, près de l'école où j'ai débuté... (pas de photo !), nous avons pris la route du joli village de St Loup de Naud. Je ne sais pas encore que le reportage du jour sera essentiellement religieux.
Le coq ici est bien dodu.
Il va falloir monter dans le coeur du village, non par cet escalier impraticable pour notre tandem mais par le sens interdit, en effet, j'ai loupé la petite route qui permet d'y accéder.
L'église, issu d'un ancien prieuré dédié à Saint Loup de  Sens, n'est pas en très bon état. Elle est d'ailleurs fermée par arrêté municipal.
Le vieux Saint Loup trône au milieu du portail mais il semble être un peu dans la dèche...



Et ses trois + ....













... trois camarades (Sont-ce des apôtres, mais ils devraient être 12 (?), des prophètes ou d'autres saints du cru ? Je ne le sais.) ne semblent pas mieux lotis pour lui apporter leur aide. Z'auraient besoin d'un bon décrassage, les saints !


Le tympan est même protégé des pigeons par un filet de protection, à moins que l'on ne craigne que des morceaux de pierre ne tombe sur le curieux... 
Il mériterait pourtant de retrouver toute sa majesté !
Les chapiteaux qui présentent, me semble-t-il, des scènes de la vie quotidienne du XIIème siècle, sont également abîmés.
Encore un trésor à remettre en valeur.
Le village lui-même est fort coquet...
Les belles demeures se cachent dans la verdure.
Sympa, non, l'endroit ?
Mais il nous faut reprendre la route où nous faisons quelques arrêts pour admirer les fleurs.
Les coquelicots sont fleuris...

Les fleurs des fossés aussi...
Quant aux roses, elles commencent à se faner.

Joli bouquet, non ?
Nous traversons un pays de grandes fermes à cour fermée pour aller vers la Brie nangisienne (c'est le nom d'une communauté de communes...).
A Rampillon, nous arrêtons notre machine pour une petite pause.
Et ici, surprise, l'église est ouverte !
Superbe bâtiment !
Nous devons cette visite surprise aux enfants du catéchisme qui regardent le diaporama consacré à l'église de leur village et nous en profitons nous aussi, sympa !
Construite par les Templiers, l'église est consacré à Saint Eliphe dont la statue trône au centre du portail, un beau jeune homme, non ? Il s'agit, d'après Wikipédia, d'un obscur saint lorrain dont le culte en cet endroit de Brie est un mystère.
A l'intérieur, on peut encore deviner les couleurs qui égayaient tous les édifices de ces époques lointaine ; le noir et blanc est une invention de notre monde contemporain !
Sur le portail occidental, restauré lui aussi, les couleurs apparaissent aussi.
Une tour, dite des Templiers, est encore présente à l'angle nord-ouest de l'église. par contre la commanderie a été détruite voici bien longtemps.
Les statues sont également d'époque : la Vierge à l'enfant en pierre est toujours en couleur.
Quant au "joueur de trompette", j'avoue que je ne sais point !
A l'intérieur, deux bas-reliefs sont exposés.
Le premier représente l'Enfer...
...et le deuxième, le Paradis, bien sûr.
On dirait que ça rigole plus en Enfer, non ?
Mais le vrai trésor de cette église est son portail sculpté : petite visite illustrée.
De chaque côté de la porte, six statues trônent.
6 + 6 = les 12 apôtres évidemment ! Il me reste quelques souvenirs de mes longues séances de "caté", de mes longues heures de messe !
Sous les saints hommes, un calendrier décrit la vie quotidienne au Moyen Âge.
 Certaines scènes sont un peu abîmées.
 Des têtes ont disparu...
 L'année commence ici, à gauche : le mois de janvier qui montre le paysan chez lui en train de faire ripaille. On remarque le chien sous la table.
Sur le deuxième tableau, qui représente le mois de février, le laboureur semble profiter d'une bonne flambée !
Au mois de mars, c'est la taille de la vigne.
 Au mois d'avril, le chrétien fait bénir les rameaux avant Pâques, si mes souvenirs sont exacts.
Quant au cavalier du mois de mai, où va-t-il ? Que fait-il ? MYSTERE...
Juin, juillet et août, grosses activités pour le pauvre paysan !
En septembre, on vendange et on fait le vin.
Dès octobre, il faut à nouveau semer et en novembre, il faut cueillir les fruits.
En décembre, enfin, il faut tuer le cochon...
Tout au long de cette fresque, on peut voir de petits médaillons : serait-ce un autoportrait du sculpteur ? 
 Sa femme ?
 Son dernier enfant ?
Jamais nous ne le saurons.
Au-dessus du porche, le Jugement dernier est représenté, montrant les défunts sortant de leurs tombeaux.
Est-ce saint Pierre qui jauge la valeur des âmes pour les diriger vers l'Enfer, le Purgatoire ou le Paradis ?
Enfin, le Christ trône dans toute sa Gloire sur le tympan.
Drôlement réussi ce portail, cela devait être encore plus chouette dans ses couleurs d'origine.
Pour terminer, je ne résiste pas à faire défiler la galerie de portrait des 12 apôtres. Gageons qu'il s'agit d'habitants de la Brie du Moyen âge. Certains reconnaîtront, peut-être, un lointain ancêtre !











Gueules d'anges et beaux barbus ! On dirait presqu'un Boy's band...