1959

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mercredi 17 octobre 2018

VOYAGE 2018 - Etape 6 : Le Mont Dore / Riom ès Montagne


Nous sommes retournés au Mont Dore avant de commencer cette étape pour essayer de trouver des tiges de fibre de verre pour remplacer les arceaux de notre vieille, mais vaillante, tente qui menacent de céder. Hélas pas de pièce de rechange pour le camping dans les nombreux magasins de sport de la ville. Espérons que ça tienne quelques semaines encore...

Par contre, plus tôt le matin, je n'avais eu aucun mal à trouver du pain frais et des viennoiseries pour notre désormais traditionnel petit déjeuner au camping.
C'est donc après 10H que nous prenons la route vers La Tour d'Auvergne par une longue montée qui nous fait quitter la vallée de la Dordogne. 

Une superbe route encore ! 

Par contre, le village de La Tour d'Auvergne nous laisse un peu sur notre faim. 

Car l'heure du déjeuner arrive et c'est au bord d'une petite route de campagne au milieu d'un paysage auvergnat verdoyant et au son des cloches d'un troupeau de vaches quelque peu... dissipé, que nous pique-niquons.

A Montboudif, village natal de Georges Pompidou, nous ne visitons pas le musée consacré à l'ancien président de la République.  
Par contre, je me suis replongé dans mon cher Canard.
Dessin de Moisan
Pompidou, donc. Elu Président de la république en 1969 après le départ de De Gaulle, surnommé par le Canard enchaîné Mongénéral.
Le surnom de Pompidou est tout trouvé.
Mais le costume ne serait-il pas trop large ?
Après l'armée française, c'est la banque qui trouve logis à l'Elysée. 

En effet, Pompidou fut "pendant des années le fondé de pouvoirs de la banque Rotschild, et à ce titre il possède le plus fabuleux carnet d'adresses patronal qui soit. Pompidou, en un sens, c'est l'autre versant du gaullisme, le moins héroïque bien sûr : le gaullisme immobilier et brasseur d'affaires." (Le Canard - 50 ans de dessins - Edition Les arènes - P. 152)


Pompidou fut donc le président des boulevards automobiles urbains, des centrales atomiques, du Concorde et de la société de consommation.
 Homme de culture, "brillant normalien, premier à l'agreg' de lettres, auteur d'une anthologie de la poésie française", ce fut aussi un grand amateur d'art moderne.
Le centre Beaubourg fut l'un des grands chantiers parisiens comme savent en produire les monarques républicains de notre Cinquième République.
Avec sa gueule de second rôle d'un film d'Audiard, il fit le bonheur des caricaturistes. 
Nous ne faisons pas non plus notre pause bistrot ici car il n'y en a pas. Nous ne trouvons qu'une boulangerie pour nous ravitailler quelques kilomètres plus loin, à Condat. Village auquel nous avons accédé par une longue descente très pentue, même à travers le village la descente est vertigineuse !
 Il nous faut ensuite remonter vers Saint Amandin sur une belle route. Pourtant Laurence ressent un petit coup de mou... 

Même pas grave ! Après avoir dévoré quelques croquants d'Auvergne et bu de l'eau bien fraîche à une source qui jaillit au bord de la route, elle retrouve tout son dynamisme pour arriver tranquillement au camping de Riom ès Montagne où nous faisons étape ce soir.
 Aujourd'hui, nous avons parcouru 64 KM à la vitesse moyenne de 12,4 KM/H.

vendredi 5 octobre 2018

Mon 200 du mois d'août : Coup de chapeau à Jean Robic

J'ai terminé mon premier Dodécaudax au mois d'août : Douze sorties de plus de 200 bornes, un par mois, depuis septembre 2017).

J'étais allé rendre un petit hommage à Jean Robic dans son village de naissance. Il faut que je raconte... avec du retard.
En effet, Jean Robic, le Breton, est né dans le département des Ardennes le vendredi 10 juin 1921 , à Condé-lès-Vouziers très exactement.
Dans son livre "ROBIC 47", Christian Laborde, avec sa verve coutumière, donne la parole au champion breton :
"...Je vois vos gueules étonnées, vos yeux de merlan frit : le bled susnommé n'est point en Bretagne. Et vous pensez que ce détail géographique m'a échappé, bande de clochards ! Je sais très bien où se situe Condé-lès-Vouziers, dans les Ardennes, à 30 bornes de Charleville Mézières. Et vous croyez que ma naissance dans le massif ardennais, sur les bords de la Meuse, ferait de moi autre chose qu'un Breton ! Permettez-moi de vous dire que vous avez tout faux. Breton, je le suis à bloc, à mort autant qu'un dolmen secouant ses lichens dans le matin froid. Breton, je le suis d'abord parce que mon père, ma mère, ma famille, ma tribu sont originaires  de Radenac dans le Morbihan..."
Je projetais donc depuis quelque temps de faire un petit pèlerinage vers ce village des Ardennes. Quand j'en ai parlé à l'ami Yves au printemps dernier, il a proposé de m'accompagner car il voulait réaliser la Flèche de France "Paris - Charleville Mézières" organisée par l'Audax Club Parisien ( Les Flèches de France de l'ACP )
Nous avons donc décidé de partir pour un petit voyage de trois jours en cyclo-camping du jeudi 23 au samedi 25 août.
Pas de Flèche de France pour moi, je n'avais pas envie de me rendre à Paris pour ensuite revenir vers la Seine et Marne. C'est donc à La Ferté sous Jouarre que nous nous sommes retrouvés. Yves avait déjà parcouru plus de 50 kilomètres et moi seulement une trentaine.
Cette première étape nous conduisit au camping de Guignicourt aux confins de l'Aisne et des Ardennes après avoir suivi le cours de la Marne jusqu'à Château Thierry, avoir traversé une partie du département de l'Aisne du sud au nord vers le Chemin des Dames pour dormir au bord de la rivière Aisne.
Cette étape fut d'autant plus agréable que le vent nous poussa la plus grande partie de la journée comme on peut le voir sur cette image prise après notre arrêt à la Caverne du Dragon sur le Chemin des Dames.
C'est un lieu où je suis plusieurs fois venu à vélo, par contre, je termine cette étape sur des routes qui me sont inconnues.
A Guignicourt, j'ai planté ma tente qui est bien connue des habitués de ce blog. Yves a opté pour une structure plus légère du genre tente tunnel. 
Ce camping possède un snack, ce qui nous permit de partager un agréable repas chaud.
Hélas la pluie qui tomba au milieu de la nuit eut raison de l'étanchéité de la tente de mon camarade qui dut se mettre au sec dans mon abri...
J'avais même pris la peine, aux premières gouttes, de couvrir le sommet de ma tente d'une bâche de protection ! 
Statue de Charles de Gonzague, fondateur de la ville de Charleville en 1608
Le lendemain matin, nous avons repris la route par un temps sec et toujours venteux. Vers 13 heures, nous arrivions à Charleville Mézières où nous avons pu déjeuner dans une pizzéria du centre-ville.

Place ducale de Charleville Mézières
 Le premier objectif de cette randonnée était atteint : Yves avait validé sa Flèche de France.
Nous avons continué en prenant la direction du sud, changement de direction qui nous fit affronter un vent de côté plutôt défavorable. Pourtant en suivant la D33, qui constitue l'essentiel de la Route Rimbaud Verlaine, nous avons fait une chouette balade sur de petites routes tranquilles et bien vallonnées...

A Condé-lès-Vouziers, nous n'eûmes aucun mal à trouver la maison natale de Jean Robic. Le deuxième but de cette randonnée était atteint.
Une belle plaque est en effet apposée sur la façade du bar Le Condé. 

Sur cette plaque, est quand même oublié le titre de Champion du monde de cyclo-cross que Robic remporta au Bois de Vincennes en 1950. En plus, c'était la première fois que ce titre était attribué !
La place en face porte le nom du coureur breton, les Ardennais ont le souvenir fidèle ! 
J'avoue une certaine émotion : ROBIC, Jean Robic est né ici.
Autographe de Jean Robic dans le N° 213 du 10 juillet 1950 du Miroir sprint
Quand j'étais petit en Bretagne, les piétons nous criaient, à nous, petits cyclistes : "Vas-y, Poupou !" bien sûr, mais aussi "Vas-y, Bobet" ou encore "VAS-Y, ROBIC !"
Poupou, c'était la tendance dans les années 60-70 et c'était tellement facile à dire. Mais chez nous, en Bretagne, il y avait surtout Bobet et Robic. 
ROBIC, le petit qui n'avait pas peur des Grands... Robic, le coureur cabossé, blessé, casqué de cuir mais qui toujours retournait au combat ! Nous, fils de marins, n'avions aucune peine à nous identifier à Jean Robic, fils de charpentier.
Dessin de Pellos paru dans le Miroir du Cyclisme N° 12 de novembre 1961 à l'occasion de la fin de la carrière du champion breton
Plus tard, à la fin des années 70, alors que j'étais inscrit à l'Union Cycliste alréenne, le bruit couru que Jean Robic (qui avait été licencié à Auray dans sa jeunesse) allait revenir au pays et devenir notre directeur sportif ! Il allait falloir être à la hauteur, nous les petits coureurs... Légende ou réalité ? Je ne le saurai jamais. Jean Robic trouva la mort dans un accident de la route en Seine et Marne de retour d'une course de vétérans à Germigny l'Evêque, le 5 septembre 1980.

Le Miroir du cyclisme, dans son numéro 292 de novembre 1980, rendit hommage au champion.

Un superbe poster, une de ces belles images qui firent la gloire du magazine, nous montre Jean Robic au sommet du Ventoux en 1952.
Le journaliste François Terbeen rend hommage à son ami défunt, il commence ainsi : "Jean Robic nous a quittés le 5 septembre, au soir de l'un des plus beaux jours de sa vie. Il avait eu la joie de retrouver, parmi ses anciens compagnons de luttes, ceux qu'il vénérait le plus : René Vietto et Pierre Brambilla..."
Et il termine ainsi : "Tué, oui Robic a fini par se tuer. Mais loin des clameurs du combat, et dans la nuit très douce succédant à un jour de fête... Il ne pouvait que nous quitter ainsi, de façon fracassante, mais sans larmes. Longtemps, très longtemps, pour beaucoup d'entre nous, sa voix restera présente, comme un souffle d'éternité. 
- Ecoute.. celui-là était bien un Breton. Ah ! qu'il pouvait être têtu..."
La dernière photo...


Mais revenons à Condé les Vouziers...

C'est en effet le point de départ de ce numéro spécial de Miroir sprint de 1947. Sous les plumes de François Terbeen et Pierre Chany, l'histoire de Jean Robic commence par le souvenir de Jean Robic père.
Car le papa fut également coureur cycliste, en particulier dans les Ardennes comme le racontent Terbeen et Chany.
"Jean Robic, au départ ! Le starter moustachu, breloque sur le ventre, cravate écarlate comme ses joues bienheureuses, procédait à l'appel. Le ciel plein de grisaille, qui semblait charrier un siècle de légendes, assombrissait la matinée du dimanche et ralentissait le rythme de vie. Dans un coin, près d'une roulotte où était donné le départ du « Grand Prix de Condé-les-Vouziers », quelques jeunes gens paraissant approcher de la quarantaine, sous l'effet de superbes bacchantes, discutaient gravement des chances respectives des « té­nors » ardennais.

  Y a le gars Poilou, qui va vous ajuster tout ça! dit l'un d'eux. Je vous parie une bouteille de blanc qu'il fait avaler son capu­chon à Langlois !

  Et moi, je vous dis que Zizi Laroulande mettra tout te monde d'accord, éclata son  voisin, en  s'étranglant  à  cause  d'une chique. Vous  l'avez pas vu, vous aut' dans le Grand Prix de Machault, dimanche der­nier. Y avait « quèqu'un », mon ami...

  Ouais, mais qui c'est, çui-là, avec sa petite casquette et ses lunettes posées des­sus? intervint le troisième, en montrant un coureur qui s'approchait  lentement   de la ligne de départ. Le connaissez-vous?
  Oui, c'est un Breton qui travaille dans le pays. Il a un drôle de regard, pas vrai?
Le coureur tourna la tête, posa une se­conde les yeux sur le petit groupe et les jeunes gens baissèrent les leurs. Il y avait une fixité, une force, une volonté insoute­nables dans le regard clair de l'homme.
  C'est vous, Jean Robic ? demanda le starter, qui transpirait malgré la pluie.
  C'est moi.
  Bon. Mettez-vous là et attendez le si­gnal.
A grand-peine, le brave homme rassem­bla les dix partants. Le reporter-photogra­phe de la gazette de Vouziers prit une photo figée. Les quatorze spectateurs s'écartèrent respectueusement et le starter, un peu af­folé, se demanda s'il allait siffler ou abais­ser sa casquette. Il craignit le ridicule de la première solution, car il ne sifflait pas comme il faut, et s'en remit à la seconde, malgré le risque d'un catarrhe. L'instant d'après, le Grand Prix de Condé-Ies-Vou­ziers était commencé.
Il se termina par l'irrésistible victoire du susnommé Jean Robic, malgré les attaques combinées de Langlois, Poilou et Zizi Laroulande, ses principaux adversaires... A l'arrivée, il reçut l'accolade du maire et, le lendemain, en séance solennelle au siège du club organisateur, on lui remit trois francs, prix de sa victoire. C'était en 1920...
La guerre terminée, chacun avait retrouvé la joie de vivre et le désir de rattraper le temps perdu. Breton transplanté, Jean Robic, charpentier de son état, s'était résolu à quitter son Morbihan pour venir exercer sa profession à Condé-les-Vouziers. Il vivait laborieusement, dans cette cité des Ardennes, travaillant dur pour permettre à Mme Robic d'élever leurs fillettes : Berna­dette, sept ans, et les petites jumelles Marie et Marthe, qui poussaient leurs premières dents en leur faisant passer des nuits blan­ches. Mais le bonheur était dans la mai­son. Le père, qui mesurait 1 m. 70 et n'épui­sait pas toutes ses forces à taper sur les madriers, considérait justement le sport comme un moyen de se détendre. Disputer des courses cyclistes restait son « dada ». Il s'était réentraîné, la guerre finie, malgré les haussements d'épaules de son épouse, et, quand il se jugea « fin prêt », il était allé s'aligner les dimanches dans les petites courses locales. Pas dans son bled, bien sûr, ayant d'être certain de gagner ! Car un Ro­bic a de l'amour-propre... Mais, pour ses débuts à Condé-les-Vouziers, sous le maillot de J.-B. Louvet, qui comptait une agence dans la région, il faut convenir qu'il « avait bouché un coin » à tout Je monde, même aux Langlois, Poilou et Zizi Laroulande...
Comme tout ménage breton qui se res­pecte, on aimait les enfants dans la mai­son modeste des Robic. Et le père comme la mère voulaient absolument un garçon. Cette joie leur fut donnée le vendredi 10 juin 1921 : un fils naquit. On le pré­nomma Jean, comme le père.
On ne pouvait pas dire qu'il était beau comme un Adonis. Non, mais il pesait son poids et il avait de la voix ! Il emplit la maisonnée de cris à tenir en échec tout te voisinage, sur une superficie de deux cents mètres carrés. Mais papa Robic était com­blé et, pour le prouver, il se mit à gagner plusieurs courses régionales et interrégionales, avant la naissance d'un cinquième en­fant : Pierre, qui vit le jour en 1923..."
Ce Miroir des champions se termine par cette photo de Jean Robic faisant son tour d'honneur au Parc des Princes. Robic restera dans notre mémoire cycliste le vainqueur du Tour de la reprise après la Deuxième guerre mondiale en 1947. 
Photo BUT & CLUB

Sans avoir porté le maillot jaune, il remporta le Tour le dernier jour lors de l'ultime étape Caen-Paris.
Cela pourrait faire une chouette randonnée : Condé-lès-Vouziers / Germigny l'Evêque / La côte de Bonsecours / Radenac, à vélo... bien sûr !
Cela pourrait être l'occasion de revenir plus en détail sur la carrière ce ce champion même si je l'ai déjà évoquée sur ce blog :
1959 : Le dernier Tour de Jean Robic 
Voyage à travers la Bretagne août 2011 

Toutefois, avant de refermer ce billet, il revient à ma mémoire un  article paru dans le Miroir du cyclisme N° 370 de juin 1985 intitulé "Mémoires de suiveurs", Jean Amadou, François Terbeen et Abel Michéa y livrent quelques souvenirs.  Ce dernier, journaliste au miroir du Cyclisme, évoque un souvenir à propos de Jean Robic.  Je ne résiste pas au plaisir de partager  cette anecdote...
"...Donc, de Biquet, tout a été dit. Toutefois, chaque fois que je retrouve avec joie le fier petit coq, je le revois dans un bar de Briançon jouant -à moitié - les empereurs romains. C'était un de ces merveilleux Cri­térium du Dauphiné Libéré. Gaul, Teisseire, Laurèdi et Robic appartenaient alors à l'équipe Terrot que dirigeait l'ami Pierre Dion, aujourd'hui hôtelier aux Gets. Nous étions arrivés par la traditionnelle descente du Lautaret, à Briançon. La journée de tra­vail achevée, une radieuse journée ensoleillée, nous prenions l'apéri­tif avec Maurice Vidal, au comp­toir d'un bar du bas Briançon. Juchés sur nos tabourets, nous « refaisions » l'étape et cherchions à nous expliquer la tactique de Jean Robic qui avait consenti de sérieux efforts pour chasser der­rière ses co-équipiers, Gaul et Laurédi. Passe Pierre Dion, le directeur sportif ; Maurice Vidal l'interpelle : « Si tu nous expli­quais la tactique de Robic ? » Pierre Dion tombe des nues. Il suivait ses leaders et était persuadé que, derrière, Biquet s'évertuait à casser le train... Il ne dit rien, prend l'apéritif avec nous et rega­gne son hôtel, de l'autre côté du petit chemin ombragé. Et voilà qu'il tombe sur Robic sortant de sa douche et lui fait quelques amères réflexions sur sa manière de concevoir son rôle d'équipier. Comme un écolier pris en faute, Biquet ergote, et dit :

— Comment le savez-vous ?
— C'est Maurice Vidal, au bar, là en face.
Biquet, sauf votre respect, est à « poil ». Mais quand la colère l'habite, il ne perd pas son temps... Il empoigne une serviette pour s'en faire une manière de paréo et le voilà faisant à notre bar, sous les yeux ébahis des clients, et des clientes, une specta­culaire entrée. Il vient se camper au pied du tabouret sur lequel est grimpé Maurice.
Dessin de Pellos, bien sûr.
 L'explication, comme toutes celles de ce genre, elle se termine par une poignée de main. Mais je sais que Vidal et moi, nous avons été longtemps incapables de répondre à cet empereur romain, en mini-péplum, qui déclamait : « A moi Vidal, deux mots », tant nous étions secoués par un fou rire qui avait gagné tout le bar !"
Mais revenons à cette balade en Champagne-Ardenne, car il nous faut reprendre la route, on n'est pas d'ici... Après avoir pris un bon ravitaillement à Vouziers, nous devons affronter le vent dans la plaine de Champagne qui s'offre à nous.







Et ses longs faux-plats...

 Et ses averses de pluie qui arrivent vers nous à l'ouest ! A l'est ? Au nord ? Au sud !
Mais nous passons entre les gouttes ! Et nous approchons de la Montagne de Reims où nous avons prévu de passer la nuit après une étape de 200 Kilomètres : mon 200 du mois d'août. C'est donc ici que je clôture mon premier Dodecaudax.
Il fait presque nuit lorsque nous arrivons au camping de Val de Vesle. Yves renonce à monter sa petite tente et nous passons la nuit à l'abri de la pluie car il a encore plu cette nuit-là !
Le lendemain matin, nous reprenons la route assez tôt et le ventre presque vide. Il n'y a pas de bistrot dans ce pays ? 


Pourtant les vendanges ont déjà commencé, même pas une petite coupe à se mettre dans le gosier ?
Nous évitons les rudes côtes de la Montagne de Reims en prenant la Vélovoie de la vallée de la Marne de Condé sur Marne à Epernay dont j'ai déjà parlé ici voici quelques semaines ( Voie verte le long de la Marne )
A Epernay, je laisse Yves à la gare, il doit en effet être rentré à Paris dans l'après-midi et je termine mon voyage tout seul par des routes qui me sont familières. 455 kilomètres de plus à mon score de ce mois d'août pour dépasser les 2000 bornes.
L'abbaye d'Orbais (51)