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samedi 31 décembre 2011

Cent-quarante-et-unième et dernière sortie 2011

Et oui, dernière sortie 2011 : 53 kilomètres sous un petit crachin breton. Ce qui permet  à Lolo de battre son record kilométrique sur une année : 5560 kilomètres depuis le 1er janvier.
Et un arrêt à la crèche de Beton Bazoches.
Les rois mages ont l'air un peu louche, faudrait pas que le ministre de l'Intérieur passe par ici...
Celui-ci a l'air de sortir du lit après une nuit bien arrosée !
Par les temps qui courent, et dans cette tenue, celui-là risque le centre de rétention s'il croise M. Guéant... ou son patron !
Et voilà la dernière photo de cette année 2011 !
L'heure du bilan a donc sonné... Il y en a plein les télés, les journaux... Alors moi aussi je m'y colle mais je vous ferai grâce du bêtisier... 
Plutôt qu'un long discours,un petit tableau pour commencer...





Nombre de sorties Kilomètres parcourus
Janvier13
960
Février 14
1171
Mars 11
1115
Avril (Flèche Vélocio) 15
2390
Mai 11
1156
Juin 11
1519
Juillet (PBP Audax) 7
1610
Août (PBP Randonneurs) 16
2407
Septembre 11
1039
Octobre 16
1181
Novembre 9
563
Décembre 7 341
Nombre total de sorties         141
TOTAL KILOMETRES ANNEE 2011


15452

Et quelques photos aussi !
Un voyage à vélo en Bretagne sous la pluie...
Un Paris Brest Paris Audax dans la joie (si, si..) et la bonne humeur.
Un troisième Paris Brest Paris randonneurs...
Sous la pluie...
...ou le ciel bleu, cela fait quelques tours de roue, non ?
A l'année prochaine pour de nouvelles aventures !

lundi 19 décembre 2011

Cent-trente-huitième sortie et Thomas Pips...

Petites sorties dans le froid (J'avais perdu l'habitude...) hier sur le vélo de René Chardon (la chaîne a été changée et il n'a pas déraillé : Touchons du bois...), une autre aujourd'hui sur mon vélo "normal". Mais il fait toujours aussi froid ! Hier c'étaient les mains qui eurent du mal à s'adapter à la température. Aujourd'hui, c'est tout le corps !
Pas de photo alors un petit Thomas Pips...
Et c'est toujours le même capharnaüm...

mercredi 14 décembre 2011

Cent-trente-cinquième et cent-trente-sixième sortie

Deux sorties pour le prix d'une ! Mais deux petites, toutes petites sorties... Et oui, seulement 76 kilomètres parcourus depuis le début de ce mois de décembre.
Samedi, nous sommes passés avec Lolo sur le pôle de loisirs mécaniques de La Ferté Gaucher. Peu d'activité en ce début d'après-midi et seulement quelques voitures de tourisme qui tournaient un le circuit automobile.
par contre, personne au "Jet Race", il paraît que cela va très vite...
Pour l'instant, je trouve que cela fait encore un peu... bidonville : cela mériterait quelques aménagements.
Aujourd'hui, dans le vent, j'ai réussi à éviter la pluie et en plus je vous offre un arbre, déjà photographié en 2009.

Paris-Brest-Paris 2011 : le livre...

Depuis quelques semaines, l'ami Pascal et moi-même avons commencé la réalisation d'un livre souvenir de notre saison cycliste 2011, évoquant en particulier notre Paris-Brest-Paris Audax. Nous y avons ajouté une première partie "historique". J'ai quant à moi complété l'ouvrage en évoquant mon Paris-Brest-Paris randonneurs.
Magie du web, si ce livre ne sera jamais imprimé qu'à deux exemplaires (celui de Pascal et le mien...), nous pouvons le partager sur le Net.
Nous nous sommes bien amusés à tourner les pages de cette année 2011, buvant un bon coup et dégustant de bons plats à l'occasion de nos rencontres "éditoriales"...
Que le lecteur qui aura la patience de feuilleter virtuellement ce modeste livre n'hésite pas à nous dire ce qu'il en pense.

mercredi 30 novembre 2011

Cent-trente-quatrième sortie 2011


Aujourd'hui, j'ai décidé d'aller changer de selle ! La mienne est un peu abîmée ! Alors direction Château Thierry et le magasin Sport Passion de Jo van Nimmen qui fut un compagnon de route du Paris-Brest-Paris Audax.
Et voilà, le tour est joué ! En plus (signe du "destin" ?), j'avais rempli ma gourde de sirop de menthe et non de miel comme je me l'étais promis (mais ce n'est que partie remise, il faut que j'essaie cette boisson miracle !).
En fait, c'est une selle d'essai : je la teste quelques jours et si mon fessier la supporte bien, je choisirai ce modèle mais en noir plutôt, à moins que des dizaines d'internautes ne me conseillent de garder ce modèle qui est, on le notera, assorti à mon petit kangourou. 
Je viens pour cela d'ajouter un petit sondage sur le bandeau gauche du blog qui entre ainsi dans une dimension... interactive ! Pour les indécis, je pourrai même ajouter d'autres photos du vélo, il suffit de demander. Et tout de suite, je m'en vais voter (Comme ça il y aura au moins un vote...), j'esoère que j'ai le droit !
En rentrant vers la Seine et Marne, j'ai remarqué que cette plaque de rue qui ressemblait fort à une imposture, genre blague de vieux Coco...
...a été remplacée par celle-ci qui est toute pimpante. Il y a donc bien une rue Staline à Essômes sur Marne. Le Petit Père du Peuple doit se friser les moustaches au paradis des apparatchiks ! A moins bien entendu qu'il ne s'agisse d'un homonyme :
Dimitri Staline, chauffeur de taxi...
Ginette Staline, tenancière de maison close...
Grégory Staline, chanteur de baltringue...
Aline Staline, pompière...
Mais ces gens simples n'ont jamais de rue à leur nom, n'est-ce pas ?

samedi 26 novembre 2011

Cent-trente-troisième sortie 2011

Une petite sortie de 33 kilomètres ("Dites 33...") dans la brume... 
BRRRRR!!!!!!!
La première fois cet automne que j'ai froid aux  mains et aux pieds : va falloir  voir à ressortir les moufles, les couvre-chaussures et pourquoi pas la cagoule !
Même les pigeons avaient froid...
...et les arbres aussi !

mercredi 23 novembre 2011

Cent-trente-deuxième sortie 2011

15 000 kilomètres !

C'est la distance que j'ai parcourue sur mon vélo depuis le 1er janvier 2011.
"Hé ! pas mal..."
Départ par la vallée du Grand Morin et retour par celle du Petit Morin, 63 kilomètres pour afficher pile-poil 15 000 sur mon compteur fictif ! 
C'est seulement la deuxième fois que cela m'arrive (après 2009) ! 
Un vrai"score" de retraité...
J'ai pris ces photos à l'extérieur de la Galleria Continua - Le Moulin, galerie d'art contemporain qui se trouve dans la vallée du Grand Morin à proximité de Boissy le Chatel. Sauf les baignoires bien sûr (quoique...) mais cela faisait longtemps !

samedi 19 novembre 2011

Cent-trente-et-unième sortie

Encore une belle après-midi pour se promener dans notre jolie campagne ! Et découvrir, encore, de nouvelles histoires...
A Charleville, je croise un petit jardinier.
A Lachy, après avoir dit bonjour au coq du clocher (cela m'arrive...)...
...et croisé le Grand Morin près de ses sources...
...j'aperçois au bord de la route, ce petit wagonnet que jamais encore je n'avais remarqué.
Ma curiosité étant piquée au vif, je m'arrête et apprend, grâce à un petit panneau explicatif, que de l'argile était extraite dans cette petite commune marnaise des années 1950 à 1980 environ.
L'extraction se faisait par puits et par galerie jusqu'en 1970 puis à ciel ouvert ensuite.
Sept galeries furent exploitées sur ce site, 3 situées à 20 mètres de profondeur et trois à 80 mètres.
Jusqu'à 50 personnes ont travaillé sur ce site tirant du sol entre 30 et 40 wagonnets par jour ce qui représentait, d'après le document, 20 à 30 tonnes [Ici, il me semble qu'il y a une erreur, cela doit plutôt être 2 à 3 tonnes, à moins que ce ne soit 300 à 400 wagonnets (C'est beaucoup, non ?) par jour pour une production de 20 à 30 tonnes, j'avoue que je ne me rends pas bien compte... mais 100 kg d'argile par wagonnet, cela me paraît correct. Et après cela, certains se demanderont à quoi pense le cycliste solitaire sur son vélo...]
En tout cas, les mineurs étaient payés au rendement et le nom de chacun d'eux était inscrit sur le petit wagon.
Bien entendu, comme dans toute mine, il y eut des accidents. Ainsi en 1952, un mineur mourut suite à des émanations de gaz toxique dans une galerie et certains de ses camarades furent intoxiqués.
Dans les années 60, des mineurs furent bloqués sous terre 48 heures à cause d'un éboulement.
Les mineurs d'argile de la région de Sézanne obtinrent  d'ailleurs le même statut que les mineurs du Nord.
A Sézanne justement, où je découvre cette étonnante plaque de cocher. Il y a bien sûr les distances indiquées : je me trouve à 2 k 1/2 de Moeurs (Sont-elles bonnes ou mauvaises ?) et à 31 k 3/4 de LFG, on appréciera la précision et la nécessité de maîtriser les fractions... Nuls en maths, passez votre chemin !
Mais ce qui m'étonne surtout c'est le numéro de la route : la Route Nationale 34 ! Aujourd'hui la RN 34 (qui a été débaptisée voilà peu pour devenir une vulgaire Départementale... L'état ne veut plus s'occuper des routes qui coûtent trop chères... ni des autoroutes qui rapportent beaucoup d'argent aux copains et... aux coquins ?) la RN 34, donc,s'arrête à Esternay et la route qui passe à Sézanne est la Nationale 4 (La terrible N4, saturée de camions). Alors est-ce une erreur ou bien la numérotation des routes a-t-elle été changée depuis l'installation de cette plaque (sans doute au dix-neuvième siècle) ? Je vais enquêter... bien sûr.
Et pour finir "cette pérégrination" de fin de semaine, une petite histoire que je pourrais intituler : le général, l'instituteur et les Poilus.
Dans cette commune de La Noue, quelque part entre Sézanne et Esternay, près de la RN 4 (ou de la RN 34 ?)  hommage est rendu au Général Levaillant sur cette plaque au-dessus d'une magnifique plaque de cocher...
A quelques hectomètres de là ( entre 2/5 de km et 3/4 de km), un autre hommage est rendu à Monsieur Vaillant, instituteur retraité et maire, qui fit don d'un puits à la commune.
Un Vaillant et un Levaillant...
Mais les vrais VAILLANTS, ne sont-ils pas les petits gars du 110ème Régiment d'Infanterie et du 1er C.A (Chasseurs Alpins ?) venus mourir sur cette terre de Champagne pour qui ? Pour quoi ? 
Pour les confrères du général Levaillant, mort dans son lit, sans doute, à 86 ans ?
Pour un instituteur retraité qui avait peut-être inculqué à ses chères têtes blondes la haine du Boche et peut-être le maniement des armes ?
En effet par arrêté de juillet 1882, l'exercice militaire était introduit dans le plan d'études des écoles primaires de garçons :

"Dans les écoles primaires, l'exercice militaire était distinct de la gymnastique, et formait une branche particulière du programme. Le plan d'études en indiquait de la manière suivante la répartition graduée entre les trois cours :
« COURS ELEMENTAIRE. — Exercices de marche, d'alignement, de formation des pelotons, etc. — Préparation à l'exercice militaire.
« COURS MOYEN. — Exercice militaire : Ecole du soldat sans armes. — Principes des différents pas. — Alignements. — Marches, contre-marches et haltes. — Changement de direction.
« COURS SUPERIEUR. — Exercice militaire : Revision de l'école du soldat sans armes. — Mécanisme des mouvements en ordre dispersé. — Marches militaires et topographiques.
« Exercices préparatoires au tir : notions sur les lignes de tir. — Etude pratique sur le mécanisme du fusil. » 
Texte extrait du site de l'Institut Français d'éducation à la rubrique "Militaire".
J'en étais là de mes réflexions quand j'ai retrouvé le cours apaisant du Grand Morin près de Villeneuve la Lionne. 

vendredi 11 novembre 2011

Cent-vingt-neuvième sortie


La sortie du 11 novembre, grise et triste... Le vent, le froid, l'hiver , quoi !
Un temps à rester derrière les rideaux, bien au chaud...
Même les pommiers des Montgets ont les pieds gelés !
La balade fut donc brève, nous avons eu quand même le temps d'avoir froid aux pieds ! Il paraît qu'il fait 30°C à Sydney... Vivement l'Australie !

jeudi 10 novembre 2011

Cent-vingt-huitième sortie

Mercredi 9 novembre 2011
"Moi mon colon cell' que j'préfère
C'est la Guerr' de 14-18..."
Brassens le chantait déjà au siècle dernier... Alors, à quelques jours du 11 novembre, me voici repartit vers les champs de bataille de septembre 1914.
Cette balade commémorative m'a conduit dans la région de Meaux.
En effet, à deux jours de l'inauguration du Musée de la Grande Guerre du pays de Meaux, je voulais me rendre compte de ce qu'était réellement ce beau projet dont on va entendre beaucoup parler dans les jours qui viennent.
Et pour changer un peu, j'ai choisi de prendre une route inhabituelle par Coulommiers et le joli petit village d'Aulnoy pour rejoindre la vallée de la Marne.
Le temps étant très doux, j'ai même pu emporter le casse-croûte que j'ai dégusté près de ce chêne (n'est-il pas beau ?) à Coulommes.

Le Musée de la grande Guerre s'affiche dans les abribus en ce moment.








Et je prends le temps aussi d'admirer les belles fermes briardes.
Arrivant sur des terres de vélo inconnues pour moi, je vais pouvoir enrichir ma collection de panneaux de quelques beaux spécimens.
Une rue Philo : on s'attendrait presque à voir surgir sur son vélo blanc, bien entendu, un philosophe médiatique à la chemise blanche également !
A Couilly Pont aux Dames (Quel drôle de nom...), je retrouve le Grand Morin qui rejoindra bientôt la Marne à Condé Sainte Libiaire.
Et dans la vallée de la Marne, je peux admirer ....
... et photographier également...
... de belles demeures, dans cette partie de la vallée de la Marne que je ne connais pas.
Et compléter encore et toujours ma collec' par cette plaque de cocher en tôle émaillée (Rares dans la région, elles semblent n'avoir pas résisté à la rouille.)
D'autres panneaux, plus récents, me permettent de ricaner (Hé ! Hé! Hé!) à cause de certains apparentements... coquins ? Et en plus l'usine élévatoire est proche : pour monter au septième ciel ?
Usine élévatoire, classée monument historique...
...qui permet, si j'ai tout saisi, d'alimenter en eau de la Marne le canal de l'Ourcq qui se trouve là-haut sur le talus.
En tout cas, le lieu est calme.
Je continue mon périple sur les routes des Boucles de la Marne...
...croisant plusieurs fois le canal.
A Précy/Marne, dont le maire se nomme, je crois, Yves Duteil, je me souviens de la chanteuse Barbara qui fut une habitante discrète de ce village.
Et je me prends à chanter sur les bords de la Marne... mal, mais je chante quand même. Et j'avale une bestiole et je me souviens d'une autre chanson, celle d'un cycliste : Didier Wampas, pas le même style que Duteil ou Barbara. 
J’ai avalé une mouche
En roulant sur mon vélo
Elle est restée coincée
J’ai failli tomber dans l’eau
J’ai failli m’étouffer
Tu m’as tapé dans le dos
Je chantais cette chanson
Dont je n’comprends pas les mots

Oh oh oh oh
I love you so
Oh oh oh oh
I need you so

Bon d'accord, c'est autre chose que "Lucille et les libellules" de Duteil que j'ai chanté aussi :

Deux ou trois libellules en vol
Troublaient Lucille
Sur le chemin de son école
En pleine ville
Ces libellules en ville sont folles
Se dit Lucille
Qui les attrape avec un fil
Et puis s'envole...


Mais avant de penser aux Wampas, je chantais :

Du plus loin, que me revienne,
L'ombre de mes amours anciennes,
Du plus loin, du premier rendez-vous,
Du temps des premières peines,
Lors, j'avais quinze ans, à peine,
Cœur tout blanc, et griffes aux genoux,
Que ce furent, j'étais précoce,
De tendres amours de gosse,
Ou les morsures d'un amour fou,
Du plus loin qu'il m'en souvienne,
Si depuis, j'ai dit "je t'aime",
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous.

Barbara que nous vîmes sur scène voici bien longtemps... Elle chantait (mieux que moi...) et Depardieu TUAIT !
Lily Passion, c'était le titre du spectacle qui se produisait au Zénith de Paris en 1985-86.

 Barbara terminait le spectacle par "Ma plus belle histoire d'amour..." bien entendu.
Et Depardieu, qui ne chantait pas, était égal à lui-même : Géant !





Mais il me faut continuer à rouler, en évitant les pavés quand même : on connaît ici mon aversion pour ce revêtement d'un autre âge (l'âge de pierre !).
Après être passé sous la Nationale 3, le décor change : me voici sur les champs de bataille de la Marne de septembre 1914 !
A Villeroy, j'entre dans le vif du sujet, je suis sur les lieux qui virent périr l'écrivain nationaliste Charles Péguy.
Il y a même dans cette commune un petit musée qui ouvre à la demande (Avec un nom pareil, le fondateur de ce musée aurait aussi bien pu s'intéresser au vélo...)
Me voici donc au Mémorial Charles Péguy, au croisement des routes de Villeroy, Chauconin et Iverny : une croix de pierre et une table d'orientation.
« Le 5 septembre 1914, à 5 heures de l’après-midi, le 276ème R.I au départ de la route d’Iverny à Chauconin, s’élance à travers champs en vue d’enlever les hauteurs de Penchard et Monthyon, tenues par les Allemands. Dès le début de l’attaque, le Lieutenant Péguy, à la tête de sa section, est tué d’une balle en plein front. »

Pas trop ma tasse de thé ce genre de littérature... Quelles sont les guerres justes ?


Tous ces hommes morts pour la France, pourquoi sont-ils vraiment morts ?











A quelques centaines de mètres de là, se trouve la tombe du lieutenant Péguy et de ses hommes.











Plus de 100 noms, de braves petits gars du peuple pour la plupart qui auraient sans doute préféré être chez eux en Bretagne sur leur bateau de pêche, en Limousin dans leur champ ou à Paris à l'usine durant ces tristes journées de septembre 1914...
Parmi ces noms 2 capitaines et 2 lieutenants... Péguy est mort sur ce champ de bataille à 41 ans. Les autres devaient être plus jeunes bien sûr.
Joffre, qui devint maréchal, mourut dans son lit, je pense, en 1931 à l'âge de 79 ans. Lui qui dans son ordre du jour du 6 septembre demandait à ceux qui n'étaient pas encore des Poilus :
" Au moment où s'engage une bataille dont dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n'est plus de regarder en arrière. Tous les efforts doivent être employés à attaquer et repousser l'ennemi. Toute troupe qui ne peut plus avancer devra coûte que coûte garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer. Dans les circonstances actuelles, aucune défaillance ne peut être tolérée. " 

C'est moi qui souligne... 
Il y a en France beaucoup de rues Joffre, ou Foch, ou Clemenceau, il y a pourtant de quoi baptiser quelques rues rien qu'avec les noms de ce monument...
A Chauconin Neufmontier, on vient d'inaugurer voici quelques jours une randonnée historique pour rendre hommage à la Brigade marocaine qui combattit ici en septembre 1914.
Article paru dans le Parisien du Lundi 7 novembre 2011
97 ans après ! Jamais trop tard pour bien faire...
Et je ne me suis même pas arrêté à l'église de Chauconin où l'expo n'est pas annoncée, je n'ai rien vu en tout cas et j'avais lu le journal en diagonale, comme tout bon cyclotouriste qui se respecte.
A Penchard, je découvre, chose plus habituelle sur ce blog, un nouveau mât portant une plaque de cocher.
Elle annonce la gare de Penchard qui n'est plus en service depuis bien longtemps, me semble-t-il.
Je tourne autour de Meaux pour ne pas avoir à trop circuler en ville et découvre ainsi le monument des quatre routes qui honore la mémoire des soldats de l'armée de Paris.
Enfin j'y arrive à la cité meldoise (Melde, alors...) et je découvre le Monument américain de la victoire de la Marne de 1914. Ce monument fut financé par des dons de citoyens américains et fut érigé sur le lieu même où fut pour la première fois arrêtée l'offensive allemande.
Et désormais, à proximité de ce monument, s'élève le Musée de la Grande Guerre qui sera inauguré ce 11 novembre en présence, bien sûr, du Président de la République (En 1932, le Monument Américain fut inauguré en grandes pompes, et sans talonnettes, par le président de l'époque, Albert Lebrun : qui se souvient encore de ce monsieur. Le monument est toujours là. Souhaitons autant de longévité au Musée !)
En tout cas, je trouve ce bâtiment fort seyant. Et l'intérieur doit être fort intéressant.
Une fresque de Tardi doit accueillir le visiteur. Quand on connaît la passion de Jacques Tardi pour cette foutue guerre, j'ai hâte de voir ça !
Le point de départ de ce Museé est l'achat par le Pays de Meaux de la collection des 50 000 objets se rapportant à cette Première Guerre Mondiale au collectionneur Jean-Pierre Verney. Cette collection constitue le fonds de base du musée. Voici ce que Tardi disait  à propos de Verney dans un texte de remerciement au début de l'ouvrage ci-dessus :

Remerciements
- C'est pour le soldat qu'on juge dans une salle de classe... il a les mains liées ?
- Ah non! On ne l'a pas encore jugé. Il est au garde-à-vous, encadré par deux soldats en armes... Tu peux le dessiner nu-tête ou avec un calot, ou bien son casque sous le bras ou son casque en tête...
- Il est en capote ?
-  ... Ou en veste... avec le ceinturon mais sans les cartouchières.
- Dis donc, la veste, elle a des boutons derrière ? Une martingale?
- Non, il n'y a rien ; sept boutons devant, boutonnés au milieu et un col montant.
- Bon, le tribunal...
- Alors... tu peux avoir un colonel, un commandant, un capitaine, deux lieutenants. Les lieutenants peuvent venir du front, tu les dessines en capote, le casque posé devant eux;  les autres, en grande tenue avec leurs décorations. Le tout assis derrière une grande table.
- Au moment où on le fusille, le soldat est attaché à un poteau, les yeux bandés ?
C'est pas obligatoire, seulement ceux qui veulent. Quelquefois, on mettait une cible en carton blanc à l'emplacement du cœur... il n'y a qu'une balle à blanc dans le peloton d'exécution.
- Douze soldats ?
Ou huit, ça dépend. Tu peux avoir l'officier qui s'adresse aux soldats et leur dit : "Ne tirez pas au-dessus de sa tête, on sera obligés de recommencer !"
- Ah non, j'ai pas la place... Dommage, c'est à exploiter, ça, je développerai plus tard...
Ça se passe au téléphone... je cause avec Jean-Pierre Verney, il sait tout sur 14-18, le moindre détail. J'ai recours à ses services quotidiennement. Chaque image de cet album a nécessité une ou plusieurs longues conversations téléphoniques. Je ne compte pas les multiples documents et objets qu'il met à ma disposition... Je le remercie pour sa compétence, sa gentillesse et sa patience à m'aider.                       TARDI
Jean-Pierre Verney est le conseiller historique du musée, un gage de la qualité des expositions. 
Un beau lieu de mémoire en perspective... 
Demain, il devrait y avoir les représentants des 35 belligérants du conflit.
Pour une fois que j'ai l'impression que mes impôts servent à quelque chose...
Et j'applaudis même des deux mains quand je constate que le nom de la rue conduisant au musée est celui du dernier ancien combattant de 14-18, mort en 2008. Le vieil homme avait coutume de dire :
"Tous ces jeunes tués, je ne peux pas les oublier. Quel gâchis !"
Et cela me rappelle que Tardi illustra le Voyage au bout de la nuit (Qu'on m'autorise encore une digression) :
"En allant devant moi, je me souvenais de la cérémonie de la veille. Dans un pré qu'elle avait eu lieu cette cérémonie, au revers d'une colline : le colonel avec sa grosse voix avait harangué le régiment : "Haut les coeurs, qu'il avait dit... Haut les coeurs ! et vive la France !"
Quand on n'a pas d'imagination, mourir c'est peu de chose, quand on en a mourir, c'est trop. Voilà mon avis. Jamais je n'avais compris tant de choses à la fois.
le colonel n'avait jamais eu d'imagination lui. Tout son malheur à cet homme était venu de là, le nôtre surtout. Etais-je donc le seul à avoir l'imagination de la mort dans ce régiment ? je préférais la mienne de mort, tardive... Dans vingt ans... Trente ans... Peut-être davantage, à celle qu'on me voulait de suite, à bouffer de la boue dans les Flandres, à pleine bouche, plus que la bouche même, fendue jusqu'aux oreilles par un éclat...
..."
Céline était un ancien combattant de la Grande Guerre, contrairement à Péguy, il y survécut.

Et puis, il me fallut regagner la Brie par la rude bosse de Montceaux lès Meaux. C'est ici, en quittant la vallée de la Marne, que l'on comprend que la Brie est un plateau et non une plaine.
Encore une fois, c'est la nuit tombant que je regagnai mes foyers...