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mardi 25 octobre 2016

Sorties d'automne en Aveyron (Première partie)

Quand nous partons pour quelques jours de vacances à cette époque de l'année, la question se pose toujours : Faut-il ou non prendre le vélo ?
Cette année, je l'ai pris et ce fut un bon choix. En effet, j'ai parcouru plus de 200km en trois sorties, le temps fut magnifique et la cueillette de châtaignes fort intéressante !
Le jeudi 20 octobre, j'ai pris la route de Conques, route qui suit le GR65, chemin de Saint Jacques de Compostelle.
La descente vers le village rouergat est toujours aussi belle.
Et le petit pont qui enjambe la rivière Dourdou toujours aussi... "casse-gueule".
Et puis, j'ai traversé le village, admirant le tympan de la basilique Sainte Foy.
Je crois en avoir déjà parlé sur ce blog (je ne retrouve pas le message, il va falloir que je fasse un sommaire ou quelque chose comme ça..)
Et puis j'ai continué ma route vers Sénergues, un secteur où je me suis peu aventuré depuis 30 ans que je roule dans les parages.
C'est une longue montée qui m'attend. Je la connais pour l'avoir empruntée en été sous une forte chaleur et ce n'est pas forcément mon meilleur souvenir de vélo.
Aujourd'hui, c'est un peu différent car le temps est bien plus agréable et je peux même faire plusieurs arrêts pour ramasser des châtaignes au bord de la route et dans les fossés. Si nous en avons peu en Brie et en Champagne cette année, il en va tout autrement ici. N'ayant ni sac ni sacoche, je m'en remplis les poches. C'est Laurence qui va être contente, elle qui adore ces fruits!
Plus loin j'aborde un chantier mobile : on élague les arbres ici aussi, un peu à la façon de celui dont j'ai parlé voici quelques mois en Seine et Marne. Il semble qu'il faille coûte que coûte, et un peu n'importe comment, couper tout ce qui dépasse au bord des routes...
 J'arrive bientôt au joli village de Sénergues.
Le nom de l'ancien garagiste me fait un peu rire, tant il me semble à propos : "Si vous tombez en panne ici, venez chez Panissie !"
Le donjon du Moyen-âge semble bien fragile, pourtant il est là depuis des siècles, tout comme le château tout proche.
Massif, imposant...
Mes poches sont pleines, quel dommage de laisser toutes ces châtaignes.
Je traverse des villages déserts...  certaines vaches semblent m'encourager - heureusement, il ne pleut pas comme "vache qui pisse".
Je choisis de continuer ma route vers Entraygues sur Truyère et la vallée du Lot par une route qui devrait descendre beaucoup, après tout ce que je viens de grimper, cela me semble logique !
Et en effet, ça descend...
... de plus en plus.
Et bientôt, j'arrive en aplomb de la vallée du Lot que je vais suivre pour rentrer à Decazeville.
J'emprunte le vieux pont de pierre (le panneau, quel panneau ?)...
...Comme les coureurs du Tour de France 1959 le firent lors de l'étape décisive qui les menait d'Albi à Aurillac.
Cinquante-sept ans entre ces deux clichés : mon âge...
Il me reste une quarantaine de kilomètres et je vais suivre le parcours de l'étape du Tour de 1959 jusqu'à Viellevie et sa terrible côte vers Montsalvy qui vit Charly Gaul connaitre une terrible défaillance.
OUI ! Charly Gaul chassa la canette sur ces routes en 1959 !
Mais aujourd'hui, pas question pour moi de prendre la route d'Aurillac, je reste bien sagement dans la vallée du Lot où je retrouve bientôt l'itinéraire de l'étape Arpajon/Cère - Montauban du Tour  2016.

Moi aussi, je suis passé à Saint Parthem aujourd'hui. J'aurais même pu croire que c'était le Tour car un cyclo m'accompagnait et on n'amusait pas la galerie, ça roulait fort, enfin pour moi...
Quand le col des Estaques (qui fut le col N° 49 de Laurence en 2012) s'est présenté à nous, j'avoue que j'ai eu peur de me faire larguer, lâcher, exploser... alors j'ai mené, j'ai roulé à un bon rythme, attendant le moment où mon compagnon de route place une mine, démarre et "Bye-bye, JP..." mais non, il est resté derrière moi jusqu'au passage du col, me laissant même empoché les points du Meilleur grimpeur. Et puis au moment où il allait prendre une autre direction que la mienne, il m'a dit "Aurevoir et merci pour ce bout de route partagée..."
Il reste encore des cyclistes qui ont du savoir-...rouler ! 

samedi 11 mai 2013

Message N° 600 !

Ceci est le  six-centième message de ce blog... Cela en fait des heures passées devant mon écran... quelques milliers de photos et de kilomètres de vélo, pour mon plus grand plaisir !
Après une année 2009 consacrée à Mon Tour de France 1959, j'avais arrêté, comme prévu, mon premier blog le 31 décembre 2009.
Et puis le 26 avril 2010, j'avais replongé et j'écriavis ce jour-là :
"Comme promis, je reviens avec ce nouveau blog. Depuis quelques semaines j'y pensais mais je voulais un titre, drôle, original... et puis, tous les noms que je pouvais trouver avec des jeux de mots, des contrepéteries, des clins d'oeil (et même des clins d'yeux !) au vélo, toutes mes bonnes idées étaient déjà utilisées : Méli-vélo, Véli-vélo, Vélorutionnaire... j'en passe et des bien pire ! Et ça m'énervait !!!
Alors, en désespoir de cause, je recycle le nom de mon vieux blog :
Mon Tour de France 1959 "la suite".
Voilà, je recommence ! Sans doute avec moins d'assiduité que l'an passé mais toujours avec la même passion pour le vélo.
Demandez le programme !

Bordeaux-Paris randonneurs en juin 2010, avec l'ami Pascal.

Deux brevets de Randonneurs mondiaux au départ de Noisiel: un 300 km en juin (On part à la nuit tombante) et un de 1000 km qui nous mènera vers Belfort le week-end du 14 juillet.

Des vacances à vélo en juillet août avec Lolo qui devraient nous mener dans les Alpes puis vers l'Aveyron.

Et puis en 2011, une Flèche Vélocio le week-end de Pâques (je vais enfin pouvoir la faire cette Flèche !) et en août, Paris-Brest-Paris avec tout au long de cette année 2011 les BRM qualificatifs (BRM 200, 300, 400 et 600 km et sans doute un 1000 pour le plaisir !). Et pourquoi pas une Etape du Tour ?

Le menu est copieux... et les photos seront nombreuses !
Mais il me faudra d'abord raconter ici mes "aventures cyclistes" depuis le début de cette année, je le ferai dans les jours à venir.
Dans ce blog, j'aimerais aussi partager mes archives vélo. En préparant mon Tour de France 1959, j'ai en effet découvert les magazines sportifs du temps jadis et leurs superbes photos.
Quant à la fin de ce blog, cette fois je ne donne pas de date : ce sera un blog éternel !"
Je ne sais pas si ce blog sera éternel... Il y a quelques projets cyclistes que j'ai abandonnés en cours de route mais ces trois années auront été riches en aventures vélocipédiques. 

Alors pour fêter ça, je fais un petit retour en 1959. Et ceci à l'aide du "bandeau" de ce blog. En effet, si je l'ai changé voici quelques semaines, je viens de le scanner à nouveau pour en raviver les couleurs... 
Sans nostalgie aucune, j'avoue que j'adore ces vieilles images !
Ce bandeau provient, comme le précédent (Pourquoi avoir choisi, en 2010, ce dessin représentant les années trente alors que j'en avais un de 1959 ? Mystère...),d'une petite brochure éditée en 1959.
Il y avait également en quatrième de couverture un troisième dessin représentant les années 1900.
Excellent, également, avec ses tacots (De Dion Bouton ?) ses deux "bicycles" et ses élégantes...
Alors, je continue ?

vendredi 5 août 2011

Retour à mon Tour de France 1959 (32)...

Dimanche 9 août 2009

Trentième étape, La Ferté Gaucher Paris (et retour!), 220 km: Revoir Paris... à vélo.

Ma grande Boucle est bouclée !
Après quelques jours de repos, j'ai choisi ce dimanche pour clore ce long périple commencé voici 5 semaines à Mulhouse. J'avais pensé faire cette étape le jour de mon anniversaire, mais c'est un mardi,le 22 septembre, cette année comme en 1959 d'ailleurs. Et je me voyais mal demander une journée de congé supplémentaire pour aller faire du vélo...Alors j'ai décidé d'y aller aujourd'hui. Battre le fer tant qu'il est chaud ... et puis un dimanche, la circulation devrait être plus tranquille.
(Excusez-moi, je n'ai pas trouvé de panneau d'entrée de Paris d'époque, une faute de goût, je sais, je sais...)J'ai donc quitté La Ferté un peu après 7h30, pour rejoindre la Marne à Noisiel où j'ai pu emprunter une voie verte qui longe cette rivière jusqu'à Paris: rien à voir avec l'itinéraire de 1959 encore une fois... mais ce qui compte le plus dans cette aventure, c'est l'esprit, pas la lettre. Et de toute façon, c'est moi qui décide et même que j'ai fait plus de kilomètres que mes "collègues" de 1959, alors...J'ai donc suivi la Marne depuis la chocolaterie Menier......passant devant les célèbres guinguettes: "Ah, le petit vin blanc..."
...à Joinville le Pont (le premier qui dit "PON PON"...)
...admirant les belles villas du bord de l'eau... et me perdant un peu du côté de Joinville le ... justement , Saint Maur des Fossés et Champigny, bref, là où il y a une belle boucle de la Marne sur la carte et où la signalisation laisse un peu à désirer...
Mais je me suis retrouvé heureusement à Saint Maurice, sur une petite voie cyclable et sous les ponts des autoroutes juste à côté de l'A4...
J'ai vu la Marne se jeter dans la Seine qui arrive à gauche, derrière la pagode.
Et j'ai roulé ainsi, peinard, à l'abri des voitures jusqu'à la Bibliothèque nationale.
J'ai continué à suivre la Seine, mais sur la rive Gauche...

...jusqu'à la place de la Concorde...
...où j'ai décidé de remonter les Champs ZELYSEES, oui madame !

Jusqu'à la place de l'Etoile, mais à cette Etoile là, point de buffet, point de banderoles, point de bouquet et point d'amis chaleureux...
... alors j'ai redescendu les Champs à toute berzingue, comme les vrais coureurs, mais pas comme en 1959, non, car en 1959, l'arrivée se déroulait... non, pas sous la Tour Eiffel...
Mais sur la piste du Parc des Princes, que l'on pouvait donc appeler à l'époque Stade vélodrome, alors qu'aujourd'hui, c'est le nom du stade de Marseille où il n'y en n'a plus non plus, de vélodrome... allez comprendre...
Mais en 1959, c'est le Français Joseph Groussard qui remportait le sprint sur la piste parisienne après la longue étape Dijon Paris (plus de 300 km !).
Aujourd'hui, ce n'était pas la foule au Parc des Princes, moins de monde qu'à l'Etoile mardi pour m'accueillir.
Mais pour que cette étape soit aussi ma plus longue étape (plus de 30 km dans Paris intra-muros, y'avait longtemps, et je crois que je ne recommencerai pas...), je suis rentré à LFG à vélo en empruntant le même chemin qu'à l'aller (étape compte double !). Hélas sur la belle voie cyclable le long de la Marne, vers Joinville le Pont, non, pas PON PON ! près de la guinguette "Chez Gégène", j'ai chuté, à cause de deux sales gosses comme je les aime... Pourtant, c'était marqué "Piétons, cyclistes, partageons l'espace" mais pour partager, il faut être plusieurs et là, j'étais le seul à vouloir partager... alors je suis tombé... après l'arrivée de mon Tour et sans gravité heureusement (un genou écorché) mais depuis le temps que je me méfiais des "pistes cyclables", des "espaces aménagés", des "voies de circulation douce" (si, si, ça existe)...
Allez, fini de râler... je vais me coucher et demain, je fais un petit bilan chiffré de ce Tour de France, j'aime bien les chiffres, les nombres et les statistiques...
Combien de départements traversés ? de régions ? de villes de plus de 100 000 habitants ? de villages commençant par Saint ?
Combien de crevaisons ? de chutes ? d'incidents mécaniques ?
Combien de km parcourus ? de cols escaladés ?
Combien d'hôtels fréquentés ? Lesquels peuvent être recommandés ? déconseillés ?
Combien de kilos perdus ? Combien pesait mon vélo ???
A demain...

jeudi 4 août 2011

Retour à mon Tour de France 1959 (31)...

Mardi 4 août 2009
Vingt-neuvième étape, Bar sur Aube-La Ferté Gaucher, 158 km: Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage...Et voici venu le temps de cette avant-dernière étape qui me ramène à la maison, un mois jour pour jour après mon départ.
Avec Laurence nous nous sommes donnés rendez-vous à l'Etoile (pas à Paris, dans la forêt de la Traconne) pour finir l'étape ensemble. L'étape est courte, j'ai donc pris le temps pour quitter le dernier hôtel (encore une bonne adresse) de mon périple.
Et plutôt que de me rendre à Colombey, je préfère un petit détour par le parc d'attractions Nigloland.
Peu de photos à faire dans la plaine de l'Aube, heureusement, j'ai le vent dans le dos.
Une jolie halle en bois dans le village de Lesmont après Brienne le Château que j'ai traversé rapidement. Pourtant, Napoléon Bonaparte a fait ses études dans cette ville, j'aurais sans doute pu faire une ou deux photos. J'ai décidément peu de goût pour les hommes providentiels...
Par contre, j'admire cette magnifique charpente mais pas de photo du bicorne ridicule du célèbre corse...
Un instant je crois être revenu en Bretagne! Est-ce la chaleur qui me fait divaguer ? Mais non, cette manifestation aura bien lieu dans la localité de Plancy l'Abbaye dans l'Aube, les Bretons sont partout !
Et voici les vignes de Champagne, à Barbonne Fayel. Je commence à avoir faim mais dans cette plaine de Champagne peu de commerce ou alors ils sont fermés.
En haut de la côte de Barbonne, je retrouve deux fringants cyclistes, Pascal et Patrick qui m'escortent triomphalement jusquà l'Etoile...
...où m'attend un gargantuesque buffet auquel je fais honneur ainsi qu'au Champagne qui coule à flot ! "FAISEZ" SAUTER LES BOUCHONS !
J'ai même droit à cette magnifique banderole confectionnée par mes deux fans Noémie et Pablo: MERCI, MERCI, MERCI.... MERCI !
... et à ce délicieux gâteau ! SUPER délicieux...
Et, au lieu du traditionnel vase de Sèvres offert au vrai vainqueur du vrai Tour, j'ai droit à ce tableau brodé par Lolo et qui retrace mon parcours !
C'est la fête mais il faut quand même terminer l'étape avec mes deux équipiers de luxe !
Après un tel accueil, c'est décidé, dès demain je commence à préparer mon Tour de France 1960...