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samedi 18 août 2018

VOYAGE 2018 - Etape 3 : La Guerche sur l'Aubois / Deux Chaises

Samedi 21 juillet 2018
Oh ! Le beau jardin...
Après une belle nuit, il m'a fallu pour la première fois depuis que nous voyageons à vélo (et ça commence à faire longtemps...) préparer le petit déjeuner. 

Et oui, cette année, j'ai embarqué dans mes bagages un petit réchaud, deux quarts et quelques sachets de thé et de café. J'ai emprunté au camping une table et deux chaises et nous avons pu déjeuner comme à la maison. Il y avait même de la confiture confectionnée par mes soins.
Après avoir regardé deux cyclos anglais (du Yorkshire exactement) quitter le camping - ils viennent de Limoges, ont traversé le Massif central et s'apprêtent à suivre "la Loire à vélo" jusqu'à Orléans avant de terminer leur voyage à Caen ; après avoir discuté avec une cyclotte auvergnate des joies du camping, nous avons démonté notre campement. Cela fait plaisir de voir que nous ne sommes pas seuls sur les routes de France.
Nous avons quitté le beau camping municipal de La Guerche vers 9H30, une heure habituelle pour nos voyages.
Après 10 kilomètres de route, nous sommes arrivés à Apremont sur Allier, «Un des plus beaux villages de France», comme l'indique le panneau à l'entrée du village, nous ne le savions pas.
 
Un beau château domine le village installé au bord de l'Allier. 


C'était un village de carriers qui fournirent des pierres à de nombreux édifices construits dans la vallée de la Loire. 


 Ces pierres y étaient acheminées en bateau par l'Allier et la Loire.


Entre les deux guerres mondiales, le maître des forges Eugène Schneider, propriétaire du château, entreprit une mise en valeur du village. Tout ce qui n'était pas dans le style médiéval berrichon fut rasé et reconstruit. Ce qui donne au village actuel cette unité architecturale.


Quand nous avons vu que nous pouvions visiter le parc floral du château (le château, lui, ne se visite pas), nous avons décidé de faire ici la première halte touristique de nos vacances.
Bien entendu, nous ne pouvions rater non plus l'exposition consacrée à l'histoire du vélo qui se tient dans les écuries du château.

Grand bien nous fit ! Ce jardin est magnifique.

Il est l'oeuvre de Gilles de Brissac, petit-fils d'Eugène Schneider.

Les premiers travaux commencèrent en 1970.

Le paysage fut entièrement remodelé. 


De nombreuses essences d'arbres furent plantées.

La pelouse est un épais tapis que l'on peut fouler à volonté.

Les couleurs de cette nature domestiquée sont magnifiques.
Le Pont-pagode chinois
Trois fabriques, petites constructions en vogue au XVIIIème siècle, décorent avec goût ce jardin. 
Le Belvédère
Le Belvédère, décoré de panneaux en faïence représentant des scènes de la vie autour du monde.
Le Pavillon turc

Les machines exposées dans les écuries sont aussi bien belles.
L'histoire des deux-roues est fort bien résumée par la présentation de belles machines.
Certaines sont même fort originales.
Une petite expo fort sympathique.

Ensuite, nous sommes allés déjeuner à la brasserie du château.
On sait ici que nous faisons du vélo aussi pour bien manger...

Ainsi, c'est vers 13H00 que nous reprenons la route de cette troisième étape.
A plusieurs reprises aujourd'hui, nous avons passé la Ligne de démarcation de sinistre mémoire.
Une étape un peu rude : des routes rugueuses, une sucession de creux et de bosses et un soleil qui cogne.
 Nous sommes en pays d'élevage.
Carte postale du château de Bourbon l'Archambault

La traversée de Bourbon l'Archambault, jolie ville thermale un peu défraîchie dominée par les vestiges d'une superbe forteresse médiévale nous a diverti un peu et surtout permis de faire une halte bénéfique.


Après nous être assurés à l'Ofiice de tourisme qu'il n'y avait pas d'alerte météo pour la nuit, nous avons repris la route. Une route toujours dans le même style : il n'y a donc pas de terrain plat dans ce coin ?

Rassurés également de trouver des campings entre Bourbon l'Archambault et Voussac, où j'ai prévu de faire étape.


A 8 kilomètres du but, nous passons près du camping du village de Deux Chaises, nous décidons de nous y arrêter. Il est 19H00 passé, il est temps de planter la tente et de prendre une bonne douche ?


C'est un camping très rustique : une douzaine d'emplacements, un bloc sanitaire réduit au strict nécessaire mais propre et un responsable du camping municipal qui passe encaisser le montant du séjour au fur et à mesure de l'arrivée des campeurs. C'est sans doute le plus basique des campings que nous ayons fréquenté. Il faut dire que c'est un camping qui reçoit essentiellement des caravanes ou des camping-cars de passage, en route vers des destinations touristiques ou de retour de ces destinations. Il est situé à proximité de la Nationale 79, ceci explique cela.
 Pour le casse-croûte de ce soir, nous avons tout prévu et c'est assez spartiate : Sardines à l'huile et pain; Babybel, tomates et abricots, Le tout pris sur un banc au bord de l'étang voisin du camping.
Le calme, la tranquillité... les belles vacances viennent de commencer. Nous avons parcouru 77 kilomètres sans nous presser...
L'altitude augmente un peu, nous voici en Auvergne, nous approchons du Massif central.

vendredi 15 septembre 2017

VOYAGE 2017 : Pause !

Mercredi 26 juillet 2017 
Visite du domaine de Chaumont sur Loire
Aujourd'hui, pas de vélo mais beaucoup de marche à pied !
Ce fut une merveilleuse journée au château, mais surtout dans les jardins de Chaumont sur Loire.
Hélas la pluie a gâché la fin de notre  visite et nous a obligés à dîner sous la tente.
Pourtant cela avait commencé sous le soleil et un ciel presque bleu dès l'ouverture du domaine à 10 heures. 
Nous avons commencé par la visite du château, vieille demeure qui domine la Loire depuis les environs de l'an mille.
Evoluant tout au long de l'histoire, le château prit sa forme actuelle grâce à sa propriétaire  de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle, Marie-Charlotte-Constance Say, épouse du prince de Broglie. L'architecte Sanson restaura le château entre 1875 et 1900 et y installa le confort moderne (eau courante et électricité).
Pour créer le parc actuel, le prince de Broglie racheta et fit détruire face au château, deux hameaux de 113 maisons (Les Places et Frédillet), l'église, le presbytère et le cimetière. Le prince finança la reconstruction du village en bord de Loire. Le fait du Prince, quoi...
C'est vraiment une belle demeure ! Meublée avec goût comme il se doit.

On pourrait presque y manger et y dormir.
Emprunter un livre...
...pour le lire au coin du feu ?
S'asseoir à trois sur ce drôle de siège pour une conversation...indiscrète.
La décoration est également fort raffinée. De belles sculptures ornent les appartements historiques aussi bien que les appartements privés, ces derniers étant réservés au Prince de Broglie et à madame au temps de leur splendeur.
De superbes tapisseries décorent de nombreux murs, c'est quand même mieux que le papier peint Saint Maclou (En vendent-ils d'ailleurs ?).
Les sols sont recouverts de carrelages fort élégants ou de magnifiques parquets. Tout ici respire le luxe et l'aisance.
Des oeuvres d'art contemporaines sont également présentées à l'intérieur du château comme cette installation de Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger dans la chapelle du château intitulée "Les pierres et le printemps". Laurence aime bien, moi, un peu moins...
Les écuries méritent également la visite. On se déplaçait beaucoup à cheval et la chasse était un passe-temps prisé de l'aristocratie et de la haute bourgeoisie à la fin du XIXème et au début du XXème siècle. La possession et l'entretien de chevaux étaient donc indisspensables.
Les installations des écuries de Chaumont sont parait-il exemplaires, et superbes.
Elles donnent également à voir des oeuvres d'art d'artistes contemporains.
Ce "Jardin préservé" de Rebecca Louise-Law est une installation de plus de 4000 fleurs suspendues dont une majorité de statices qui ont séchées tout au long de l'exposition.
Au début les fleurs étaient fraiches.
L'ensemble est tout à fait surprenant.

Dans la Grange aux abeilles, Sara Favriau a "sculpté" à l'aide de tasseaux de bois cet étonnant "Ou, prologue pour une chimère".
Dans la galerie du fenil, Sheila Hicks utilise la fibre textiles pour présenter un torrent de couleur.

En début d'après-midi, nous commençons la visite de ce pourquoi nous sommes venus ici : le festival international des jardins. 


Depuis 1992, chaque année, sont créés dans le parc du château une vingtaine de jardins, "dédiés à l'imagination, la poésie et la nature". 


Des créateurs, des paysagistes, des architectes viennent du monde entier inventer et présenter des jardins sortis de leur imagination, chaque année autour d'un thème. 


En 2017, le festival parle du "Pouvoir des fleurs".
Et c'est en effet un véritable festival des fleurs.
On trouvera de plus amples informations en suivant le lien ci-dessous :

On peut suivre notre visite à nous en regardant la petite vidéo :

Après la visite du festival, il nous reste à découvrir le reste du parc et ses oeuvres pérennes d'artistes d'aujourd'hui.
 Ainsi allons-nous terminer notre journée par une lente déambulation au long des allées du parc de Chaumont.
Découvrant des oeuvres étonnantes...
...comme ce "Banc délirant" de Pablo Reinoso.
Le japonais Tadashi KAWAMATA a quand à lui réalisé 5 installations dans le parc. Cette promenade sous les arbres en est une.
Il a également installé 3 cabanes dans les arbres.
Le promontoire sur la Loire est également de lui.
Quant au reste, je le livre "en vrac".
François Méchain "L'arbre aux échelles"
Vincent Barré "Chaos"

Betty BUI "Le presse-citron"
Cornelia Konrads "Passage"
Rainer GROSS "Toi(t) à terre"
Christian LAPIE "La constellation du fleuve"
EL ANATSUI "Ugwu"
Patrick DOUGHERTY "Installation"
Chris DRURY "Carbon pool"
Une petite pause avant l'arrivée de la pluie....
...car maintenant il nous faut regagner notre petite tente.
Demain, nous reprenons la route.