1959

1959

samedi 19 novembre 2011

Cent-trente-et-unième sortie

Encore une belle après-midi pour se promener dans notre jolie campagne ! Et découvrir, encore, de nouvelles histoires...
A Charleville, je croise un petit jardinier.
A Lachy, après avoir dit bonjour au coq du clocher (cela m'arrive...)...
...et croisé le Grand Morin près de ses sources...
...j'aperçois au bord de la route, ce petit wagonnet que jamais encore je n'avais remarqué.
Ma curiosité étant piquée au vif, je m'arrête et apprend, grâce à un petit panneau explicatif, que de l'argile était extraite dans cette petite commune marnaise des années 1950 à 1980 environ.
L'extraction se faisait par puits et par galerie jusqu'en 1970 puis à ciel ouvert ensuite.
Sept galeries furent exploitées sur ce site, 3 situées à 20 mètres de profondeur et trois à 80 mètres.
Jusqu'à 50 personnes ont travaillé sur ce site tirant du sol entre 30 et 40 wagonnets par jour ce qui représentait, d'après le document, 20 à 30 tonnes [Ici, il me semble qu'il y a une erreur, cela doit plutôt être 2 à 3 tonnes, à moins que ce ne soit 300 à 400 wagonnets (C'est beaucoup, non ?) par jour pour une production de 20 à 30 tonnes, j'avoue que je ne me rends pas bien compte... mais 100 kg d'argile par wagonnet, cela me paraît correct. Et après cela, certains se demanderont à quoi pense le cycliste solitaire sur son vélo...]
En tout cas, les mineurs étaient payés au rendement et le nom de chacun d'eux était inscrit sur le petit wagon.
Bien entendu, comme dans toute mine, il y eut des accidents. Ainsi en 1952, un mineur mourut suite à des émanations de gaz toxique dans une galerie et certains de ses camarades furent intoxiqués.
Dans les années 60, des mineurs furent bloqués sous terre 48 heures à cause d'un éboulement.
Les mineurs d'argile de la région de Sézanne obtinrent  d'ailleurs le même statut que les mineurs du Nord.
A Sézanne justement, où je découvre cette étonnante plaque de cocher. Il y a bien sûr les distances indiquées : je me trouve à 2 k 1/2 de Moeurs (Sont-elles bonnes ou mauvaises ?) et à 31 k 3/4 de LFG, on appréciera la précision et la nécessité de maîtriser les fractions... Nuls en maths, passez votre chemin !
Mais ce qui m'étonne surtout c'est le numéro de la route : la Route Nationale 34 ! Aujourd'hui la RN 34 (qui a été débaptisée voilà peu pour devenir une vulgaire Départementale... L'état ne veut plus s'occuper des routes qui coûtent trop chères... ni des autoroutes qui rapportent beaucoup d'argent aux copains et... aux coquins ?) la RN 34, donc,s'arrête à Esternay et la route qui passe à Sézanne est la Nationale 4 (La terrible N4, saturée de camions). Alors est-ce une erreur ou bien la numérotation des routes a-t-elle été changée depuis l'installation de cette plaque (sans doute au dix-neuvième siècle) ? Je vais enquêter... bien sûr.
Et pour finir "cette pérégrination" de fin de semaine, une petite histoire que je pourrais intituler : le général, l'instituteur et les Poilus.
Dans cette commune de La Noue, quelque part entre Sézanne et Esternay, près de la RN 4 (ou de la RN 34 ?)  hommage est rendu au Général Levaillant sur cette plaque au-dessus d'une magnifique plaque de cocher...
A quelques hectomètres de là ( entre 2/5 de km et 3/4 de km), un autre hommage est rendu à Monsieur Vaillant, instituteur retraité et maire, qui fit don d'un puits à la commune.
Un Vaillant et un Levaillant...
Mais les vrais VAILLANTS, ne sont-ils pas les petits gars du 110ème Régiment d'Infanterie et du 1er C.A (Chasseurs Alpins ?) venus mourir sur cette terre de Champagne pour qui ? Pour quoi ? 
Pour les confrères du général Levaillant, mort dans son lit, sans doute, à 86 ans ?
Pour un instituteur retraité qui avait peut-être inculqué à ses chères têtes blondes la haine du Boche et peut-être le maniement des armes ?
En effet par arrêté de juillet 1882, l'exercice militaire était introduit dans le plan d'études des écoles primaires de garçons :

"Dans les écoles primaires, l'exercice militaire était distinct de la gymnastique, et formait une branche particulière du programme. Le plan d'études en indiquait de la manière suivante la répartition graduée entre les trois cours :
« COURS ELEMENTAIRE. — Exercices de marche, d'alignement, de formation des pelotons, etc. — Préparation à l'exercice militaire.
« COURS MOYEN. — Exercice militaire : Ecole du soldat sans armes. — Principes des différents pas. — Alignements. — Marches, contre-marches et haltes. — Changement de direction.
« COURS SUPERIEUR. — Exercice militaire : Revision de l'école du soldat sans armes. — Mécanisme des mouvements en ordre dispersé. — Marches militaires et topographiques.
« Exercices préparatoires au tir : notions sur les lignes de tir. — Etude pratique sur le mécanisme du fusil. » 
Texte extrait du site de l'Institut Français d'éducation à la rubrique "Militaire".
J'en étais là de mes réflexions quand j'ai retrouvé le cours apaisant du Grand Morin près de Villeneuve la Lionne. 

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