1959

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lundi 2 avril 2012

Tour des Flandres - Ronde Van Vlanderen (1)

Tom Boonen vient d'inscrire pour la troisième fois son nom au palmarès du Tourd es Flandres. Entrant ainsi dans la légende du cyclisme et de la Belgique.
Cette course est en effet le championnat du monde de la Belgique ! La Fête nationale belge ainsi que la nommait un cyclo que j'ai croisé voilà peu et qui va tous les ans en pèlerinage disputer le Tour des Flandres cyclo qui se déroule la veille de la "vraie" course, réunissant des milliers de cyclistes dans une ambiance de kermesse.
Je pensais m'y rendre cette année et puis, ne voulant pas courir plusieurs lièvres à la fois (Les 50 cols vont nous occuper beaucoup...), j'ai remis l'expérience à l'année prochaine. Et cela tombe bien car l'épreuve fêtera ses 100 ans !
En attendant, je me plonge dans mes chers Miroir du cyclisme comme je l'avais fait pour Milan San Remo.
On peut aussi aller voir sur le blog de mon ami Hubert car je crois me souvenir qu'il a publié un (ou plusieurs ?) article(s) sur le T.d.Flandres cyclo et la Belgique est très présente dans ses récits de randonnées.
Et à tout seigneur... Mais Eddy Merckx n'est pas le Roi des Flandres, puisqu'il ne remporta l'épreuve qu'à deux reprise : ici en 1969 puis en 1975.
Voici ce qu'il dit de cette course dans le coffret des Archives photographiques du cyclisme "Les classiques et leurs champions"

Tour des Flandres : un obstacle inutile, ce Koppenberg.
Pour préparer le Tour des Flandres, suffit-il de grimper le Koppenberg une dizaine de fois à l'entraî­nement? Je suis résolument contre le Koppenberg. Il sert la publicité de la course, car tous les photogra­phes de presse et les caméras de télévision se bous­culent dans les derniers mètres de l'ascension. Mais sportivement? Le fait d'escalader une côte pavée, aussi sévère soit-elle n'est pas critiquable bien entendu, mais l'étroitesse de la chaussée est large­ment préjudiciable à la bonne ordonnance de la course, voire même à sa régularité. Un coureur qui tombe ou qui est simplement obligé de mettre pied à terre entraîne la chute ou l'arrêt obligatoire de dix ou vingt coureurs derrière lui. Ce n'est pas correct.
J'ai le souvenir des premiers Tour des Flandres que j'ai disputés et qui donnaient lieu à des batailles épiques et passionnantes. Il existe suffisamment de côtes en Flandres pour ne pas devoir recourir à un obs­tacle comme celui-là. Quand j'ai gagné en 1969, j'avais déjà réussi à faire le ménage au « mur » de Grammont. En 1975 c'est au Kwaremont, à cent kilo­mètres de l'arrivée, que j'ai porté mon attaque déci­sive. Ces côtes sont très dures, très exigeantes. Leur multiplicité donne à la course un caractère tout à fait particulier et le Koppenberg est un obstacle de trop au menu. Le seul reproche qu'on puisse faire à l'épreuve, c'est qu'après le franchissement de la der­nière côte, il reste plus d'une heure de course. Si la sélection effectuée par les obstacles naturels n'est pas suffisamment nette, tout est à refaire et les hommes forts risquent parfois de perdre le bénéfice de leurs actions offensives.
Par son itinéraire mais aussi par son atmos­phère, son ambiance, le Tour des Flandres est une course à part. Elle ne ressemble à aucune autre. Le dimanche du « Ronde » tout le peuple flamand se donne rendez-vous sur la route pour voir passer - par­fois plusieurs fois - les acteurs.
Le nouveau parcours inauguré cette année ne doit pas donner satisfaction à Merckx car, entre Bruges et Oudenarde, le mur de Gramont disparaît et le  Koppenberg est conservé !

Bien entendu les Belges se taillent la part du lion dans le palmarès de la Ronde puisqu'ils y figurent à 68 reprises. Pourtant le Lion des Flandres est le monsieur ci-dessus : l'Italien Fiorenzo Magni, auteur d'un triplé jamais égalé en 1949, 1950 et 1951 !
Trois autres coureurs, Belges bien sûr, ont remporté le Tour des Flandres à 3 reprises. Avant Boonen, il y eut Musseuw et encore avant, Eric Leman qui devançait ici deux autres Flandriens des années Merckx, André Dierrickx et Frans Verbeeck.
1956 : Bobet bat Van Steenbergen au sprint.
Des Français vainqueurs en Flandres, il n'y en eut que 3 : Louison Bobet en 1955, Jean Forestier en 1956 et Jacky Durand en 1992.
Hubert y était le samedi 31 mars, on peut voir son super reportage sur son blog (Voir le lien dans les commentaires)
(A suivre...)

1 commentaire:

  1. Bonjour Jean-Pierre, à ne pas louper, laveille de la course, le Tour des Flandres Cyclotouristes (Ronde Van Vlanderen), j'y étais, pour la troisième fois parmi les 15435 cyclos. Impressionnant...et dur !
    Voir le reportage sur mon blog
    A+ Hubert

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