1959

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mercredi 18 août 2010

Voyage à vélo 2010 : Septième étape, Usson en Forez - Fay sur Lignon (74km)














Pour commencer cette étape du dimanche, nous nous rendons à l'hôtel-restaurant Rival pour prendre un délicieux petit déjeuner en terrasse :
Vive les vacances !
Et nous allons en avoir besoin de ce petit déj' car il y a encore de la bosse au programme pour traverser la Haute Loire du nord au sud !
Pour commencer justement, il y en a une belle puis cela descend et ça remonte...
Et tout à coup, dans une descente, nous découvrons ce petit village de Chalencon et son vieux donjon.
On croirait presque une maquette de la France miniature !
Sur cette magnifique petite route de campagne, je me suis arrêté souvent pour photographier ce village...
N'est-il pas beau ?
Au pied de ce village, se trouve un pont appelé "Pont du diable" et qui permettait de franchir l'Ance depuis le Moyen-âge au moins. La légende à propos de ce pont du diable ressemble beaucoup à la légende du Pont du diable de Saint Cado, sauf qu'au lieu d'un chat, c'est un chien qui traversa le pont. Quel crétin ce diable ! Se faire avoir deux fois (au moins car il ne m'étonnerait pas qu'il y ait d'autres ponts du diable et qu'à chaque fois Lucifer se soit fait berner ! Si c'est le cas, il doit y avoir une vraie ménagerie en enfer.)
Pour ceux qui ne connaissent pas, je résume la légende:
Le diable empêche la construction d'un pont par divers moyens. Puis il propose au maître d'oeuvre (un chevalier ou un saint) de l'aider à le construire. En échange, il réclame l'âme du premier être qui franchira l'ouvrage. Mais à malin, malin et demi, et le saint ou le noble ou n'importe qui fait passer un animal sur le pont. Le diable s'est bien fait rouler...
Aujourd'hui quand on fait construire un pont (à Millau par exemple...), le maître d'oeuvre, qui n'est pas forcément diabolique (Elle sont toutes vertueuses nos grandes entreprises...), se remplit les poches pendant des décennies. Pour le prochain grand ouvrage ou la prochaine autoroute, y'aurait pas un ministre un peu roublard (pléonasme...) qui propose le marché à Lucifer. Ensuite, il propose à un copain pipole ou à son animal de compagnie (le chien de Drucker, le chapeau de Mme de Fontenay...)  de traverser le pont . le tour est joué !
Et nous après, peinard ! Plus de péage...
Cette route (chemin vicinal d'Yssingeaux à Usson d'après la borne) qui  doit nous mener dans les gorges de la Loire d'Usson à Retournac est sans doute la plus jolie que nous ayons prise depuis le début de notre voyage, mais il y en aura d'autres.
Mais après la traversée de la Loire, il nous faut nous rendre à Yssingeaux, sous-préfecture de la Haute-Loire : Qui connaît Yssingeaux ? Moi pas. Mais il nous faut quitter les gorges de la Loire pour y aller.
Et la petite route en lacet dessinée sur ma vieille carte IGN a été remplacée par une "superbe" route bien droite, bien large, sans un arbre pour nous protéger du soleil, il y a même un radar automatique !
Et le soleil commence à cogner et Lolo n'aime pas, le dirai-je jamais assez, ces grandes côtes au soleil...
Et moi, un peu maso sans doute, j'adore. Alors je roule à mon train. "Je t'attends en haut..." Et j'attends, j'attends... Peut-être attendrais-je encore si je n'étais redescendu...presque jusqu'à Retournac mais plus de Lolo ! VOLATILISEE ! Aurait-elle fondu au soleil ? Je remonte la côte, vite, j'arrête une voiture mais l'automobiliste ne se souvient pas avoir croisé une cycliste. Je grimpe, grimpe, toujours pas de Lolo...
Victime d'un coup de chaleur aurait-elle fait demi-tour pour aller visiter le musée de la dentelle à Retournac ?

Mais il n'ouvre qu'à 14h00...Alors que faire ? Déclencher le plan Orsec ? Prévenir FBI portés disparus ?
Me voici revenu à mon point de départ et de Laurence point ! Cela m'apprendra à faire le Pantani...
Je fais signe à un motard qui m'annonce qu'il y a bien une cycliste habillée de jaune qui roule vers Yssingeaux (Qui connaît YSSINGEAUX ?) ! OUF ! Quelques hectomètres plus loin je la rejoins enfin, Lolo m'attend sur le bord de la route. Une envie pressante, un chemin ombragé et après avoir éloigné son vélo de la route, elle s'est arrêtée quelques instants et je n'ai pas vu son vélo en descendant, et j'ai monté deux fois la côte de Retournac à Yssingeaux. Quand on aime...
Et enfin : YSSINGEAUX (il me plaît, ce nom...). R.A.S à Yssingeaux (On dirait le titre d'un vieux San Antonio ou d'un bon Fleuve noir, collection Espionnage ou Spécial police des années 60...) en ce dimanche après-midi. Nous nous y arrêtons pour y prendre un rafraîchissement à la terrasse du café "Chez Louisette"... et nous continuons notre chemin à travers le Vivarais.
Pays des Sucs, ces monts volcaniques qui nous entourent maintenant. 
Et comme des orages sont annoncés pour la soirée nous choisissons de dormir à l'hôtel cette nuit et notre choix se porte sur le Central hôtel, situé dans le village de Fay sur Lignon : l'étape sera courte mais prudence, prudence...
Le ciel s'obscurcit peu à peu. Et il nous faut monter, pas mal...
Et descendre, un peu...
...avant d'apercevoir Fay sur Lignon et des nuages menaçants..., là-haut sur la colline.
Nous avons le temps encore d'avoir une pensée pour René Fallet...
...puis de trouver notre hôtel dans ce joli petit bourg.
Après avoir déchargé les vélos et les avoir rangés au garage de l'hôtel, nous prenons possession de notre chambre : Ah! le charme désuet de l'hôtellerie de province........
Et puis, le ciel nous tomba sur la tête... mais nous étions à l'abri !

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