1959

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dimanche 15 août 2010

Voyage à vélo 2010 : Quatrième étape, Dornes - Lapalisse (80km) L'étape culturelle !

Au camping municipal de Dornes, la gardienne propose le petit déjeuner pour un prix modique. Nous l'avons donc pris devant sa caravane avant de prendre la route de Moulins à une vingtaine de kilomètres. 

Moulins où Laurence à une visite importante à faire au Centre national du costume de scène, musée installé dans une ancienne caserne de cavalerie sur la rive gauche de l'Allier.
Ce musée conserve plus de 9000 costumes de scène qui sont présentés dans des expositions temporaires complétées par des prêts d'autres musées ou de particuliers.
L'exposition de cet été est intitulée "VESTIAIRE DE DIVAS". Elle présente plus d'une centaine de costumes, bijoux et accessoires ayant été portés par des cantatrices (Maria Callas, Régine Crespin...), des chanteuses (Dalida, Barbara, Piaf, Zizi Jeanmaire...) ou des actrices (Sarah Bernhard, Edwige Feuillère...). Beaucoup de ces costumes de scène sont l'oeuvre de grands couturiers comme Yves Saint Laurent ou Christain Lacroix ou des ateliers des grands opéras.
 Laurence s'est régalée et.. moi aussi.
Les photos étant interdites pendant la visite, je me contente de présenter ci-dessous de pâles reproductions... Mais l'exposition est en place jusqu'au 31 décembre 2010 : Avis aux amateurs !

Voici la seule photo que j'ai prise depuis le musée : une vue de Moulins à travers  une vitre teintée qui mettait envaleur une robe de scène...
Et puis, après avoir déjeuné au restaurant du musée nous reprenons la route dans la campagne bourbonnaise.
Lors de la préparation de ce voyage (Laurence m'ayant demandé de passer à Moulins) , je me suis souvenu d'un écrivain "Parigot-bourbonnais": René Fallet ! En cet après-midi de la fin du mois de juillet 2010, nous voici donc sur les traces de l'auteur du "triporteur", de "La soupe aux choux" ou de "Paris au mois d'août", et bien d'autres magnifiques livres... Fallet était aussi un dingue de la petite reine. Je crois avoir reproduit sur ce blog un article qu'il écrivit dans Miroir du cyclisme après avoir suivi un Bordeaux-Paris. Il collectionnait les maillots de cyclistes professionnels et organisa même dans son cher Bourbonnais une course cycliste d'un genre particulier. Il en parle dans un de ses chefs d'oeuvre, à mon humble avis... "Le vélo", essai illustré par le dessinateur Blachon.
              
A lire absolument pour qui aime le vélo ! (et même les autres...)
Avant de prendre la route pour ce voyage, je me suis replongé dans le chapitre 5 de cet ouvrage, je ne résiste pas... et reproduit ce fameux chapitre :
"De Paris-Roubaix aux Boucles de la Besbre, il n'y a qu'un pas, que je franchis allègrement. Cette épreuve internationale et clandestine, dont aucun calendrier ne tient compte, est pourtant une des plus importantes compétitions cyclistes qui soient.
J'en suis, avec l'Italo-Bourbonnais Robert Sausa, l'immodeste inventeur. Nous en sommes aussi les organisateurs, le comité de sélection et, sans vanité cette fois, les deux principaux concurrents. Nos noms, cela va sans dire, brillent en lettres de feu au palmarès de notre création.
L'ami Sausa, transporteur de son état, me passe, de ses grosses mains calleuses, la plume, pour narrer au monde la naissance de notre enfant.
Il est, ce petit, un fils indirect du Tour 67 dont j'avais suivi -seul s'en souvient le lecteur attentif aidé du résumé des chapitres précédents - quatre étapes en la compagnie d'Antoine Blondin et de Pierrot Chany.
J'avais délaissé le vélo quinze ans durant. C'en était trop, les mollets me fourmillaient. Foi ravivée par le Tour, enthousiasme décuplé, j'achetai sans barguigner, au retour, le vélo « de course » dont l'impécuniosité de mes vingt ans avait tant privé ma jeunesse. Le coup classique du père qui offre à ses gosses le train électrique de ses rêves de môme frustré. Là, je tenais le double rôle du père et de l'enfant... « Sauvage-Lejeune » en bandoulière, me voici en vacances. « La route s'ouvre à mes quarante ans ! La vie commence à quarante ans ! » me dis-je en enfourchant l'engin merveilleux de ma résurrection.
Huit kilomètres plus tard, j'avais déchanté tous mes refrains guerriers, grimpé une côte à pied et me demandais déjà à quel jobard revendre cet ustensile inutile.
« Les côtes commencent à quarante ans, oui ! » dus-je m'avouer, le cœur gros. Mais, belle âme trempée - de larmes -par l'usage du chagrin d'amour, je me repris.
Je portai le vélo à un mécano, lui fis supprimer les développements monstrueux dont m'avaient affligé les optimistes de la bande à Sauvage-Lejeune et, muni de braquets à la papa, réappris à pédaler. Réappris le plaisir perdu de me promener. Osai « sprinter » dans les endroits déserts. Sifflotai quand me doublaient un marmot ou un facteur.
A cette époque-là, le vélo, et même la bicyclette, étaient tom¬bés en désuétude, à Jaligny-sur-Besbre comme partout ailleurs.
On ne voyait plus, dans le bourg, de ces objets d'un autre âge, aussi anachroniques que la voiture à âne. Quelques aïeuls, seuls, se propulsaient encore, tous rhumatismes bandés, sur des machines de fonte. A mon apparition, on crut à une de mes nouvelles extravagances, la plus démente de ma collection. Les chiens et les bébés hurlaient à la mort sur mon passage. On me rapporta la réflexion d'un vieillard médusé par l'élégance de mon style :
- L'a donc point de sous, Fallet, qu'il a point d'auto ?
Encore heureux, pour le grand-père, que mes goûts ne m'aient pas porté vers la course à pied ! Il en eût perdu ses cheveux blancs, m'aurait offert un franc en guise de charité chrétienne...

Mon obstination à chevaucher sans le moindre respect humain un engin aussi insolite porta ses fruits. L'année suivante, comme je pédalais toujours et n'en étais toujours pas mort, mon truculent voisin et ami Sausa eut, à l'heure sainte de l'apéro, une idée :
— Et si on faisait une course ?
C'eût été refuser la santé ou la dernière tournée.
- On l'appellera, déclara encore Sausa, que le pastis avait décidément rendu génial ce soir-là - un soir unique dans sa vie -, on l'appellera : « Les Boucles de la Besbre. »
Notre organisation improvisée manquait de tout, mais surtout du principal : les coureurs. Nous complétâmes la liste des engagés avec un troisième consommateur de bonne volonté, André Libault. Nous ne tenions guère à un peloton pléthorique et nous aurions arrêté là, sans souci, l'appel des concurrents, si les frères Chenal, fleurons comiques du bourg de Thionne, ne nous avaient in extremis assurés de leur chaude participation.
Les vélos étaient rares, force me fut d'accepter la présence de bicyclettes, sous condition qu'elles fussent, du moins, munies de guidons de course - ou simili - et débarrassées de leurs abjects et voyants accessoires, porte-bagages, lanternes et autres ignominies.
Obligation fut faite aux concurrents, selon cette optique Tour de France, d'adopter des tenues strictement sportives. Port du short, à défaut de cuissards, et maillots. Des maillots, nous n'en possédions pas un seul, pas un, pas même moi l'apôtre. Georges Libault, frère du « coureur » précité, dessinateur humoristique au Figaro, résolut le problème : il ornerait, peindrait, enluminerait des tricots de corps distinctifs. En outre, il ouvrirait la course avec sa Triumph rouge pavoisée de drapeaux tricolores. Mon beau-père la fermerait, au volant de son Estafette promue à la dignité de camion-balai.

Ce fut ainsi que le 20 août 1968 s'ébranla la caravane des premières Boucles de la Besbre de l'histoire, composée des cinq champions et des deux véhicules susdits.
Cette édition de pionniers est demeurée dans bien des mémoires du cru, pourtant affaiblies par l'abus de la chopine et de l'érotisme rural à l'ombre des meules de paille.
A l'aube, sur le coup de dix heures du matin, au lieu dit de « Godet » - qui sera, pour la prospérité, aux « Boucles », ce que Le Réveil-Matin de Villeneuve-Saint-Georges fut au Tour -nous partîmes donc, le cœur en fête.
Les origines transalpines de Sausa lui avaient valu d'autorité le titre de « campionissimo », l'extrême fragilité de son séant de camionneur à l'année le fit hériter d'un coussin à fleurs ficelé sur sa selle.
L'entrée, tous klaxons bloqués, de notre course cycliste privée dans Jaligny souleva l'émotion. Peu d'habitants étaient dans le secret des dieux (du stade) que nous étions.
Gaillards, en ces temps héroïques, nous n'avions pas hésité à inclure dans le parcours la montagne de Saint-Léon. Sur ses arides contreforts poussent des vignes dont l'acerbe produit ronge les plus rustiques nappes de toile cirée.
Le col nous dégrisa de notre triomphe jalignois. Les ovations citadines étaient déjà loin. Sur les pentes nous n'étions vraiment plus qu'entre nous, face au misérable destin que nous nous étions forgé...
Au sommet, le campionissimo tint à passer en tête devant une maison où il livrait à l'ordinaire du mazout. Nous accédâmes à cette légitime préoccupation commerciale, et ce fut la toute première « combinazione » des « Boucles ». Par malheur, le client, absent, ne vit pas l'envolée de son fournisseur. L'équité sportive était sauve.
A Saint-Léon, fourbus, nous inventâmes l'arrêt-bistrot, qui devint par la suite une des plus solides traditions de l'épreuve.
Après quelques blancs sur le pouce, ce fut, en pleine vitesse, la prise des musettes de ravitaillement, toutes équitablement garnies d'une queue de porc.
Sur quoi vint la plongée vers la vallée, la découverte enfin des charmes vélocipédiques les plus certains. Cette descente fut corsée par l'entrée d'une vache dans la course et sa légende naissante. Ce bovin qui ne savait rien des trains ni des pelotons nous manifesta son enthousiasme en nous précédant au grand galop sur la route.
Dodelinant du pis, perdant son lait sur le bitume, cornes baissées, notre avant-garde avait fière allure. Marcel Chenal avait sauté dans la roue, si l'on peut dire, de cet entraîneur inédit. Un écart de la vache, qui ne savait pas tenir sa ligne, le précipita au sol. Pour l'éviter, la Triumph stoppa net. Moi, qui suçais le pare-chocs, l'emboutis, plongeai dans les orties du bas-côté.
Un instant décimé, le peloton se reforma sur ses plaies et ses bosses puis, boudant les queues de porc contraires à la diététique de compétition, se rendit à Vaumas pour s'y mortifier d'une Spartiate omelette au lard sobrement arrosée de saint-pourçain.
Une fois réglé ce problème délicat de l'alimentation en course, nous attaquâmes la dernière grosse difficulté du trajet. Il nous fallait parader au bourg de Thionne, d'où les quatre cinquièmes des concurrents étaient originaires. Thionne, hélas, culmine à des altitudes insoupçonnées, et nous avions tous besoin de nos « motivations » sentimentales pour y accéder par le « mur » de la Vauvre.
Dans cet Izoard, Sausa connut la défaillance, et je dus l'exhorter de la sorte :
- Mange ton col, Roberto ! Cent mètres pour ta femme! Cent mètres pour ta fille ! Cent mètres pour ta belle-mère ! Accroche-toi ! Pense à l'Italie ! A Bartali! A Mussolini !
Sur le plat, pendant que les frères Chenal faisaient « un et deux », ce qui était prévu par le règlement en gestation, devant leur maison natale, notre campionissimo recouvra vite l'intégrité de ses immenses moyens physiques.
Restait à décider qui allait remporter la victoire à Jaligny.
Qui allait ouvrir le livre d'or des « Boucles de la Besbre » ?
Qui, pour cela, avait une raison valable ?
Nous en discutâmes tout en roulant. Le jeune Marcel Chenal proposa sa candidature. Coiffeur et coq de village, il entendait embrasser la fille du pharmacien, préposée à la remise du bouquet au vainqueur.
Nous n'étions pas des brutes sourdes à l'expression de sentiments élevés. Marcel eut son baiser au terme d'un sprint éblouissant. Il y avait foule pour y assister. C'était, il est vrai, l'heure de l'apéritif. Nous avions couvert vingt-sept kilomètres sans chronomètre, sinon sans boire. L'Espoir et La Tribune nous consacrèrent un article. Les Boucles de la Besbre étaient venues au monde.

Elles ont, depuis, évolué, se sont modernisées, chaque année voit augmenter le nombre des concurrents. Le règlement a pris le tour définitif des Droits de l'Homme et autres grands prin¬cipes. Il tient en peu de mots : « Les échappées sont interdites. » Exception faite toutefois des fugues préméditées, mises sur l'orbite des pédales pour divers motifs. Le coureur qui se réfu¬gie sans raison dans le camion-balai est passible d'une amende, toujours représentée par une bouteille de Champagne.
Le coureur type des Boucles, son portrait-robot idéal, le voici : au moins quarante ans, au moins un fort soupçon de ventre, d'estomac à la rigueur, la côte en long, la dalle en pente, aux antipodes du style play-boy ou médaillé olympique.
Hélas, bien des jeunes nous sont arrivés des quatre coins du canton, avides de participer à l'événement, fort éloignés souvent de nos canons physiques. Ils servent à nous pousser dans les côtes mais jamais, au grand jamais, ne figureront à la première place.
Les Boucles 69, courues en deux étapes - avec nuit passée sous la vaste tente du curé -, furent enlevées par un sexagénaire conducteur d'autocars, le rondouillard et cramoisi Néné Perrot.
L'édition 70 fut luxueuse. Une vingtaine de partants, presque tous en maillots cyclistes, des infirmières, des pompiers à vélomoteur chargés d'arrêter la circulation aux carrefours, des flots de voitures suiveuses mais, toujours, traditionnellement, la Triumph ouvrant la marche, l'Estafette-balai la fermant.
Le maire donnait le départ, toujours fixé au même endroit. La télévision régionale avait dépêché ses caméras, sous réserve que je fournisse le vainqueur. La victoire prévue de Robert Sausa fut repoussée à l'année suivante, ce qui fut fait rubis sur l'ongle.
J'enlevai donc ces troisièmes Boucles, le torse ceint du maillot jaune que m'envoya l'ami Chany la veille de la course. Mon podium fut... un « triporteur » conduit par un pseudo-Darry Cowl. L'épreuve attira davantage de public que le Grand Prix Cycliste de Jaligny qui n'a jamais eu, lui, les honneurs du petit écran. Notre temps d'antenne fut en outre largement supé¬rieur à celui alloué à Merckx lui-même, gagnant du Critérium de Commentry.
Les Boucles, certes, sont rangées sous le signe de la belle humeur, mais elles ont suscité un engouement pour le vélo, des vocations parfois tardives. Notre receveur des p. et T., le plus que quinquagénaire Mouriaud, a entraîné un de ses facteurs, Milou Métairy, dans un club de cyclo-sportifs. On pédale dans tous les coins, à Jaligny. On voit de moins en moins de bicyclettes, davantage chaque année de vélos de plus en plus rutilants. Le mécano du village, surchargé de travail, nous bénit, Sausa et moi, ses deux bienfaiteurs.
Bientôt, le vieux, qui s'effrayait de me voir en selle, s'éton¬nera de la sorte, au passage d'une auto :
- Qui que c'est donc que ce fainéant qui peut pas pédaler comme tout le monde ?
Et sautera en voltige sur son spécial course pour s'en aller à son jardin..."
Et bien nous avons roulé sur les routes des Boucles de la Besbre ! De Thionne à Jaligny...
Thionne où Fallet, enfant de Villeneuve Saint Georges, venait passer des vacances chez sa tante.

Il y est aujourd'hui enterré.

Jusqu'à Jaligny, c'est la descente vers la vallée de la Besbre. Rivière dans laquelle René Fallet aimait pêcher. Il avouait d'ailleurs être meilleur pêcheur que cycliste !
L'écrivain fréquentait-il ce café. En tout cas, les deux mots "Beaujolais" et "Amis" lui vont à merveille.

Enfin au dessus de La Poste, se tient une exposition évoquant Fallet. Hélas, en ce jeudi après-midi, elle était fermée...

Nous avons donc repris la route pour Lapalisse où nous avons décidé de faire étape au camping municipal.
Complétant en chemin cette étape culturelle par les sculptures monumentales que nous avons pu apercevoir dans le parc d'un château.
Et c'est ainsi que nous sommes arrivés à Lapalisse, berceau de la famille du fameux Monsieur de la Palice, qui d'après les écrits du lieu n'était pas le crétin que l'histoire nous a présenté...


Située sur la fameuse Nationale 7, aujourd'hui déviée, malgré un camping bien rempli de touristes de diverses nationalités...
...et un magnifique château, cette petite ville nous semble quelque peu défraîchi avec ses nombreux commerces fermés. Image d'une France rurale qui a du mal à survivre ?

4 commentaires:

  1. Oui, Patrick a raison, il est temps que tu reprennes le travail ! Il y a du laissez-aller : relire la phrase "centaine de costumes, bijoux et accessoires ayant été portés par des cantatrices (Maria Callas, Régine Crespin...), de chanteuses (Dalida, Barbara, Piaf, Zizi Jeanmaire...) ou d'actrices (Sarah Bernhard, Edwige Feuillère...)". D'ailleurs je vois qu'il y a aussi du laissez-aller chez Mickaël qui est moins exigeant qu'à une certaine époque ! Enfin ici, mais Pablo n'a pas l'air de mon avis !
    Sinon quel plaisir de refaire une seconde fois le voyage en lisant ce blog. Voyage que je pourrai refaire dans l'année, quand je serai bien pressurée au boulot. C'est l'assurance de retrouver un peu de quiétude, loin de la fureur de la ville et de la foule.

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  2. Ça fait longtemps, hein! C'est vrai (comme le souligne Laurence)qu'un certain laisser-aller se développe sur ce blog. Laisser-aller que je ne tolère qu'en échange de ces superbes images ...
    Toutefois, peut-être à cause d'un "bug" de mon bidule, l'une des photos de sculpture autour du château m'apparaît incomplète.
    Sinon, du beau travail dans l'ensemble: je constate que tu avances bien dans ton cahier de vacances.
    Mickey.

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  3. Beau reportage. Une randonnée "vintage" devrait être organisée à cet endroit, en hommage à Fallet.

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    1. Merci pour ce commentaire pour un billet bien ancien (voici presque 6 ans) à propos d'un voyage qui restera dans notre mémoire. Et c'est vrai que Fallet mériterait qu'on ne l'oublie pas !

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