1959

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jeudi 28 avril 2011

La Flèche Vélocio 2011 : Vesoul - La Bégude de Mazenc

Vesoul, le vendredi 22 avril, quelques minutes avant 10 heures... 
 Les préparatifs battent leur plein ! 
 En ce qui me concerne, tout est prêt depuis deux jours, je n'ai eu qu'à décrocher les sacoches : pas maso, quand même, elles feront le voyage dans le fourgon !
 C'est l'heure de la photo souvenir d'avant départ : Edouard, Noël, Jean-Pierre, Yves et Patrick. Tous les cinq nous sommes prêts à relever le défi de parcourir entre 420 et 525 kilomètres en 24 heures.
 Sans oublier les accompagnateurs qui vont avoir la difficile mission de nous accompagner. Nous les retrouverons à plusieurs reprises sur le parcours. Pierre et Philippe ont été pour beaucoup dans la réussite de notre challenge : Merci à eux !
 Enfin, l'heure du départ sonne.
 Et nous passons à la gare de Vesoul à l'heure prévue : 10h05, il nous reste 23 heures et 55 minutes de vélo à faire !
Tout de suite, le rythme est soutenu. Un peu trop même à mon goût... Pendant deux jours, je viens de rouler "pèpère" et j'ai du mal à trouver mon souffle. Je me demande même dans quelle galère je me suis embarqué... 

Pourtant le  temps est beau. Et si le vent, pas trop violent, est légèrement défavorable, il nous poussera franchement plus tard dans la journée.


 Quelques décorations originales viennent égayer notre avancée vers le sud de la France.
 Mais rien à craindre, les Indiens n'attaqueront pas notre diligence...

La route est belle et les paysages également. Encore une magnifique journée de vélo qui s'annonce !
Cela serait-il dû à l'eau de Lourdes qu'Edouard n'a pas manqué de prendre ? 
Nous arrivons à Dole en début d'après-midi.
 Et si nous devons demander notre chemin, Yves se révélera un guide remarquable tout au long du voyage.
 Vue de Dole prise au vol par le cyclotouriste qui n'ose pas s'arrêter pour ne pas retarder ses équipiers...
 Et pendant ce temps-là, certains vont à la plage... maudit vélo !
 En milieu d'après-midi, nous voici arrivés à Lons le Saunier (déjà 155 kilomètres de parcourus), premier point de contrôle où nous devons faire valider notre passage par un tampon sur notre carte de route.
 Nos bons samaritains ont trouvé un endroit ombragé à l'entrée de la ville. Nous n'avons qu'à "mettre les pieds sous la table" : super l'organisation !
 Après ce premier repas depuis le départ, il nous faut repartir. Les arrêts ne doivent pas être trop longs mais néanmoins suffisants pour récupérer un peu.
 A la sortie de Lons le Saunier, la "Vache qui rit" rit et nous abordons la première difficulté sérieuse de ce parcours.
Patrick est très à l'aise dans cet exercice.
Au sommet, nous nous regroupons et continuons à rouler à...
...bonne allure !
La France est décidément un bien beau pays !
Les rivières succèdent aux rivières mais nous ne sommes pas encore tentés de nous mettre à la pêche à la ligne.
Jacques Brel nous l'avait (presque) promis : après Vesoul, nous avons vu Montfleur !


Un nouveau département se profile : l'Ain que nous allons traversé du nord au sud.
Nous avions prévu de nous préparer pour la nuit peu après le kilomètre 200 mais le soleil est encore haut dans le ciel, nous avons beaucoup d'avance sur notre tableau de marche, et Yves propose de continuer jusqu'à Ambronay un vingtaine de kilomètres plus loin.






Le soleil va bientôt se coucher, pas nous ! Mais il faut nous préparer pour la nuit...
...et même pour certains prendre un peu de repos.
La nuit bien entendu pas question pour moi de prendre des photos. Dommage car la route devient plus vallonnée, les paysages doivent être jolis. Les bosses succèdent aux bosses ! Yves nous avaient prévenus que nous avions mangé notre pain blanc. La route vers le deuxième point de contrôle à La Tour du Pin devient un calvaire pour Edouard qui connaît une grave défaillance dans la bosse à la sortie de Monestrel. Heureusement la pause au deuxième contrôle lui permet de se refaire une santé : rien ne vaut une soupe bien chaude ! Noël quant à lui a des problèmes gastriques et ne peut pas s'alimenter comme il le souhaiterait. Mais la solidarité règne dans notre mini peloton : il nous faut finir cette Flèche au complet !
Pourtant les difficultés continuent comme ce col de Toutes Aures que nous franchissons à 3h36 (je viens de vérifier sur l'appareil photo...)
Au petit matin, nous retrouvons nos accompagnateurs qui eux aussi ont passé une nuit blanche.
Le jour se lève et la pluie nous accompagne depuis quelques heures. Et même si une longue bosse après Hostun nous a causé quelques difficultés, nous savons maintenant que nous avons remporté notre défi.
En effet, un peu avant 8 heures, nous arrivons à Crest où nous avons un dernier contrôle à effectuer.
Ce que nous faisons dans le premier bar ouvert que nous trouvons et c'est l'occasion de prendre un bon petit déjeuner...
... qui va nous redonner des forces pour les deux heures de vélo qu'il nous reste à faire.
Si la fatigue est bien présente, le moral est au beau fixe...
...pour les cyclos et les accompagnateurs !


Et nous quittons Crest pour la dernière "ligne droite"...

...qui ne sera pas de tout repos, quelques jolies montées vont ralentir notre progression mais sans atteindre néanmoins le pourcentage annoncé sur le panneau de cette photo !
Yves a toujours un bon coup de pédale et nous mène sûrement vers la Provence !

...et ses champs de lavande.
Et c'est ainsi que quelques minutes avant 10 heures, nous arrivons au terme de cette Flèche Vélocio !
Le plaisir et la satisfaction de la tâche accomplie se lisent sur le visage de Noël.
Et c'est au bar "Les platanes" que nous prenons le pot de l'amitié et que nous faisons tamponner une dernière fois nos cartes de route.

Puis, il nous faut ranger les vélos dans le fourgon...
...pour regagner le lieu de la concentration pascale...
...à Laudun l'Ardoise...
...où mes équipiers me laissent pour gagner leur hôtel à Roquemaure. 
Peu de cyclos dans le village, la vraie concentration se déroule le dimanche de Pâques. En attendant Laurence qui doit me ramener vers Aix en Provence, j'ai quand même le plaisir de croiser Mado et Michel, les deux cyclos grenoblois qui avaient partagé quelques kilomètres de Mon Tour de France 1959.
C'est peut-être le regret de cette Flèche : l'arrivée qui ne se fait pas dans des conditions plus festives.
C'est décidé, pour ma prochaine Flèche, je partirai le samedi pour arriver le dimanche à la concentration "Pâques en Provence".

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