1959

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dimanche 24 juin 2012

Soixante-treizième sortie : Un dimanche sous la pluie !

Bon, j'exagère... il ne pleuvait pas quand nous sommes partis. Les blés ont même commencé à blondir : c'est l'été ?
Mais après 20 kilomètres, une petite pluie s'est mise à tomber, pas forte, pas franchement désagréable mais quand même... Y'EN A MARRE !
Arrivés à Nangis, nous avons décidé de nous arrêter sous la halle pour y prendre notre petit casse-croûte. Nous sommes partis dans cette direction pour être sûr de rentrer vent dans le dos car en plus, il y avait du... VENT !
La halle de Nangis où je ne m'étais encore jamais arrêté, présente des motifs en roue de vélo...
...et des luminaires de style "Hérisson".
Nangis présente d'ailleurs d'autres curiosités.
Une ancienne boucherie chevaline ?
Il semblerait même que l'on puisse s'y faire "onguler"...
Mais le sport reprend ses droits car après notre arrêt Buffet, des coureurs cyclistes nous rattrapent...
Laurence n'essaiera même pas de prendre la roue des échappés...
Quand le peloton arrivera, nous...
... le laisserons passer.
Mais cette course avec son podium en pleine forêt, loin de tout village, sans les flonflons de l'accordéon, sans les commentaires d'un speaker "officiel" (qui écorche à chaque phrase la langue française mais qui connaît chaque coureur et qui adore le vélo) , sans la fête au village, que c'était triste... 
Tout cela ne me rappelle pas le cyclisme que j'aimais. 
Bientôt, il n'y aura sans doute plus que quelques rares circuits autorisés où les "coursiers" viendront batailler entre eux alors que le vélo était si beau par la diversité de ses circuits, de ses courses qui allaient au contact des gens. 
Un dimanche, tu pouvais courir sur un tourniquet de 2 kilomètres en ville à parcourir 45 fois : j'adorais ce genre de course. Le suivant, tu te retrouvais sur un circuit de 5 kilomètres avec le "Galibier" local (une bosse de 1,5km) à parcourir 20 fois : j'aimais moins...
Mais non, je ne suis pas encore complètement un vieux c.. (?)
Puis nous avons retrouvé les calmes routes de la Brie aux paysages emplis de poésie.







Pardon, la poésie, c'est ici...













Et ici aussi...
Eléments caractéristiques de nos paysages de Seine et Marne, les grandes fermes briardes sont des points qui attirent l'oeil au milieu des plaines à blé.
Certaines peuvent même se nicher aux confins d'un bois ou d'une forêt.
N'ayant pas réussi à faire décoller mon vélo volant, je suis allé rechercher une vieille photo des Editions Lapie, Documentation Aérienne Pédagogique pour avoir une vue plus complète d'une de ces riches demeures. Voici le texte écrit au dos du cliché (à recopier à l'encre violette...) :
"Une ferme briarde
Vue prise en 1957
La Brie est un pays de châteaux, de grandes fermes aux bâtiments imposants, de villages aux maisons serrées des manouvriers et des petits propriétaires. Sur le plateau, la grande ferme constitue un élément typique du paysage.
Elle s'isole très fréquemment et elle brise de plus en plus le cadre traditionnel de ses bâtiments carrés, auxquels elle adjoint des constructions hétéroclytes (sic)  : remises à matériel, hangars à céréales et à fourrages, logements d'ouvriers."
Mais j'arrête, l'instit' qui sommeille en moi (parfois très profondément, il m'arrive même de l'entendre ronfler...) a terminé sa leçon de géographie !
Car il nous faut rentrer avant... la pluie qui a cessé momentanément. Je peux ainsi repérer cette mairie aux drapeaux tout neufs mais dont la devise républicaine s'écaille : la fraternité a quasiment disparu ! Pauvre France... pourquoi ne pas nommer un Ministre des Peintres de la devise républicaine ?
Par contre, la mairie de Villeneuve les Bordes exhibe sur son fronton une "pendule" bien originale :
C'est un baromètre !
Variable, variable, c'est vite dit...
... car cette randonnée s'est terminée sous le signe de l'eau et nous sommes rentrés mouillés, rincés, bon à essorer !

1 commentaire:

  1. J'aime la poésie qui règne dans les reportages sur vos périples: qu'il pleuve, vente ou neige, tu as l’œil pour repérer un éclairage, une image cocasse, ou ou nous offrir un joli paysage plein de mélancolie.
    Merci encore pour ces virées de mon fauteuil.
    Tu me fais "rouler dans ma tête!!"

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