1959

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lundi 3 janvier 2011

Saint Cado, petit village, habité par des sauvages !

Ce qu'il y a de bien avec  les blogs, c'est qu'ils continuent de vivre même quand vous les arrêtez (bien sûr, il ne faut pas tout effacer...). Aussi mon ancien blog continue-t-il d'être visité. Peut-être même a-t-il plus de visiteurs que celui-ci !
Ainsi l'autre jour un cyclotouriste aveyronnais m'a-t-il téléphoné pour me parler de l'étape du Tour 1959 Albi-Aurillac : enfant, il se souvenait avoir vu passer les coureurs à La Primaube dans l'Aveyron. Et il voulait en savoir un peu plus sur le parcours. Nous avons passé une bonne demi-heure à discuter...
Et ce soir, il y avait ce commentaire "à modérer" dans ma boîte mail :

"Je retrouve le St Cado de mon enfance ou nous allions des 1963. Nous étions au bon accueil chez Mme Grouhel ( Léonne) et je me souviens de ces périodes au mois d'août où vacanciers, nous organisions des soirées costumées avec les moyens du bord, ainsi que des concours de pêche sur le pont dans les années 65-67.On pouvait voir des épaves de bateaux à côté du pont et de la fontaine,et une épave encore bien conservée à côté des parcs de Clémenceau, ou je dégustais des huîtres avec mon père. En ce temps là on rencontrait encore des vieux marins en bleu et casquette qui assis sur un banc de pierre et appuyés sur leur canne faisaient face à la mer. Je suis nostalgique de ces moments. Je revois avec plaisir les films tournés par mon père à cette époque. Je vais d'ailleurs faire un petit séjour à St Cado l'été prochain.
Par Anonyme sur Mon vélo Louison Bobet à 11:57"

Un touriste des années 60 ! Alors je suis allé voir ce que j'avais bien pu écrire en ce mois de mai 2009 à propos de mon vélo Louison Bobet.

jeudi 28 mai 2009

Mon vélo Louison Bobet

Le premier vélo dont je me souvienne était de la marque Louison Bobet. C'était un vélo de "fille". Il était blanc, mais il y avait aussi un peu de bleu.
Je crois que c'est avec ce vélo que je faisais des courses avec mon cousin, à la mode de Bretagne, Yvan Burguin.
Bon, j'exagère, ce n'était pas ce vélo et j'étais un peu plus grand mais j'avais déjà fière allure, non ?
Nous partions près de chez madame Mallet, appelée aussi la Marseillaise. Oui, à Saint Cado, quand j'étais petit, il y avait une Marseillaise. Il paraît même qu'elle cuisinait de la bouillabaise. Elle habitait face au quai et pêchait des crabes et toutes sortes de petits poissons. Je suis toujours convaincu aujourd'hui qu'elle mélangeait tout cela pour faire sa bouillabaise.

Ensuite, nous prenions la rue derrière chez Clémenceau, de son vrai nom Alexandre Le Bozec, mais à Saint Cado, tout le monde avait un surnom ! Mon père était appelé Emile "Kérat", alors que son frère était surnommé "Quinze à gauche". Deux frères d'une autre famille étaient nommés l'un Pétain et l'autre De Gaulle alors que mon grand-père était connu sous le patronyme de "Bobor". La grand-mère de mes cousins était Marianne "Minour" (Quelle signification en Breton ?) et je pourrais en creusant ma mémoire en trouver quelques autres...

Arrivé devant chez notre copain Marc Méro, nous tournions à gauche pour passer devant le "Bon accueil", café, tabac, épicerie, restaurant, pension de famille... tenu par Léonne Bihan et ses filles "Lélène" et "Liline". On trouvait tout chez Léonne! Ma Mémé Julie allait y acheter son beurre fermier et mon père aimait y jouer aux cartes jusqu'à pas d'heure parfois...
C'est là que se tenaient les repas de funérailles. Quand il y avait un mort au village, les proches se retrouvaient au "Bon accueil" pour partager un pot-au-feu que mon père appelait "La soupe des morts" ! A la grande colère de ma Mémé...

Ensuite on plongeait dans la descente, passant devant la Coop, tenue par... Léonne de la Coop. La Coop: une institution à Saint Cado ! Ma mère était une bonne cliente. Après chaque achat, elle obtenait des petits timbres que je collais sur de grandes feuilles, ce qui permettait à ma maman d'obtenir des "ristournes", la plupart du temps des serviettes ou des gants de toilette gratuits !
Dans ce temps-là où j'avais 5 ou 6 ans, Léonne prévenait ma mère: "Oh la la ! Nanette, ton fils et celui de Blandine passent dans la descente à toute vitesse comme des fous. Dis-leur de faire attention ou bien ils vont finir par se tuer ou par tomber à la côte... Oh la la! Nanette..." Elle devait dire la même chose à la mère de mon copain: "Oh la la! Blandine..."
Car en effet, nous arrivions  sur la place de Pen-er-Pont, près de la côte, donc et des "Algues marines", autre institution de mon village. Le restaurant de Saint Cado ! Tenu par Christine, la soeur de Léonne de la Coop. Et par Etienne, son mari, qui travaillait chez un notaire, je crois, un intellectuel presque... et surtout un bon vivant. Ici, c'était plutôt noces et banquets.
Et nous faisions un sprint frénétique avant d'entamer un deuxième tour, et puis un troisième, et puis un quatrième... de ce circuit qui devait faire au moins 300 mètres !

VAS-Y BOBET !
Et, merveille de la technique, je viens de trouver sur le site "Delcampe", cette carte postale qui doit dater de l'époque dont je parle dans ce message: L'île de Saint Cado, le pont du diable et Pen-er-Pont.
En bas à gauche, la digue que l'on appelle le quai. La maison grise la plus proche du quai est celle de Madame Mallet.
Près du pont, la grande maison blanche, c'est les Algues marines ; remontons de deux maisons et c'est la Coop ! Un peu plus haut, le toit "pointu" de la lucarne, le Bon accueil ... Et le terre-plein de Pen-er-Pont pour les sprints !

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