1959

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dimanche 4 juillet 2010

Notre Bordeaux-Paris (2)

C'est après le repas que commencèrent les difficultés : la Charente est un département vallonné, je ne m'en souvenais pas !
Nous croisons des jardins extraordinaires...
... les photographes officiels de ce Bordeaux Paris...
... le Bar des amis qui a dû faire un bon chiffre d'affaires ce samedi, tant mieux pour lui ! Il y a de moins en moins de bars dans cette région de France comme ailleurs, hélas ! Y-aurait-il de moins en moins d'amis ?
Pourtant cela fait tellement de bien de boire une bonne boisson fraîche dans un café accueillant : c'est quand même mieux que de remplir son bidon à la pompe d'un cimetière !
Nous roulons également avec un sympathique "vélo-coucheur" que nous lâchons dans chaque tape-cul mais qui nous dépasse à grande vitesse dans la descente qui suit !
Et c'est ainsi qu'à 16h30, nous arrivons au contrôle de L'Isle Jourdain au plus chaud de la journée. Le café-tabac de M. et Mme Martin nous reçoit : sandwich, boissons fraîches et glaces sont au menu.
Et c'est dans "Un des plus beaux villages de France", Angles/Anglin, que mon appareil photo rend l'âme. Donc pas de photo de ce magnifique village hormis la petite vignette ci-dessus, glanée sur le net.
Ce sera aussi le dernière bosse de ce Bordeaux Paris avant les côtes de l'Essone à la fin de notre périple. Nous approchons du 300ème kilomètre, il nous reste donc presque 300km de plat (ou presque !)
A mi-parcours, nous pointons à Martizay à 20h45. Un ravito cyclo typique mais pas de repas chaud  sauf un potage qui nous fait du bien. Nous avalons sandwichs, oranges et bananes mais nous avons envie d'alimentation plus consistante ! Au hasard : des pâtes... Et nous repartons pour cette 4ème étape vers Noyers sur Cher distante de 71km.
Nous nous sommes promis de nous arrêter au premier resto sur la route mais nous n'en trouvons point. Et c'est l'estomac un peu vide que nous nous préparons pour la nuite entre les rivières de l'Indre et du Cher.
Douce nuit, belle nuit. Mais rapidement je sens la fatigue me rattraper. Entre 23h30 et minuit 30, j'ai du mal à garder les yeux ouverts. Heureusement, nous sommes distraits par le bolide qui nous dépasse vers minuit. Il est parti de Bordeaux à 14h00 et nous dépasse à très grande vitesse : un espèce d'objet pédalant non identifié...
Il s'agissait d'une espèce de fusée sur roues qui a donc gagné ce BP 2010 en 17h28mn. le pédaleur couché se nomme Aurélien BONNETEAU, il a utilisé 2 machines pour cet exploit, l'objet décrit ci-dessus et un vélo couché plus classique : Bravo l'artiste !
Ensuite avant le contrôle de Noyers sur Cher, quatre compétiteurs sur des vélos classiques nous ont dépassés. Mais ils étaient déjà trop loin pour espérer gagner.
Surtout, toutes ces péripéties nous ont distraits et c'est relativement bien réveillé que je suis arrivé au contrôle de Noyers à 0h50 où nous avons pu déguster un bon plat de pâtes avec du rôti de porc au bar Le Narval...
L'étape suivante était courte. Elle le fut encore plus grâce au 3ème groupe de cyclosportifs qui nous rattrapa et que nous suivîmes pendant plus de 20km. Ouais, deux cyclos fatigués dans les roues des coursiers à 35, 40 km/h. Le challenge était amusant et nous sommes restés gentiment dans les roues dépassant beaucoup de petits groupes.
Dans la "banlieue" de Romorantin, nous les avons laissés filer et c'est rassurés ( "On n'est pas si mauvais que ça finalement..." ) que nous sommes arrivés au contrôle de Romorantin à 3h00.


Ici, nous aurions pu dormir un peu mais la partie de manivelle racontées ci-dessus nous a rendus frais et dispo pour commencer l'étape suivante. Si le sommeil nous rattrape, il sera toujours temps de s'arrêter dans un abribus, un fossé, un sas de banque...au choix !
C'est ce qui va nous arriver... dans le groupe que nous accompagnons, Pascal zigzague... Il ne ronfle pas encore mais il n'en est pas loin...

Au km 442, nous décidons de nous arrêter à l'église de Saint Viatre pour nous reposer un peu. Cela durera 45 minutes, le temps de sommeiller : cela suffira pour repartir en "pleine forme" !
Départ au petit jour, le brouillard et la fraîcheur nous accompagnent pour continuer la traversée de la Sologne. 
Et c'est avec plaisir que nous avalons qui un grand café, qui un chocolat chaud au bar de la Sologne qui vient d'ouvrir. Pascal manquant bien d'être assommé par la patronne, sans doute mal réveillée, qui lui fait tomber dessus 5 ou 6 tasses qu' elle débarasse... Vaisselle cassée !
Après cette pause, nous roulons assez fort dans les roues d'un groupe de cyclos de Gargenville qui nous conduit vers le 500ème km où nous franchissons la Loire à Chateauneuf sur Loire pour continuer vers la Beauce : toujours le plat pays. 

C'est l'étape la plus longue de notre périple et Pascal commence à donner des signes de fatigue. Jamais il n'a parcouru autant de kilomètres sur son vélo. Le soleil commence à taper et il nous reste encore une trentaine de km avant le prochain contrôle à Autry sur Juine.
Sur ces longues lignes droites, le temps paraît long et je laisse filer Pascal à son rythme pour faire un brin de toilette. C'est alors que je suis à sa poursuite qu'un automobiliste me photographie seul dans la plaine (Pascal, c'est le petit point, là-bas au bout de la ligne droite...).
Enfin nous arrivons à Autry à l'hôtel du cygne, cet établissement m'avait laissé, lui aussi, un excellent souvenir en 2004.
J'y avais pris un copieux petit déjeuner ! Aujourd'hui, il est encore proposé mais nous avons envie, Pascal et moi, de quelque chose de plus consistant qu'un breakfast : des PAAATES ! Ce n'est pas au menu mais la patronne est très gentille ! Merci, merci ! et à 10h30, nous avalons un nouveau plat de pâtes au gruyère qui fait notre bonheur !
(Le demi me fait le plus grand bien également...)
Et c'est avec un moral de winners que nous entrons en Ile de France ! Et même si la fin est laborieuse (qu'elles sont difficiles les côtes de l'Essonne après 600 km  de route), nous arrivons à Ballainvilliers vers 14h30 après 32h et 40minutes de randonnée.
Laurence arrivera un peu plus tard en voiture. Le vendredi, elle nous a accompagnés à Bordeaux, elle est repartie le samedi vers la région parisienne et est venue nous chercher le dimanche à Ballainvilliers : sa performance mérite d'être saluée car sans elle, nous n'aurions pas pu faire ce Bordeaux Paris 2010 !

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