1959

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lundi 4 octobre 2010

Julos

Je viens de retrouver Julos Beaucarne... Voilà bien longtemps que je l'avais enfoui dans ma mémoire. Pensez donc, deux vieux 33 tours cachés parmi mes vieux vinyles que je ne peux presque plus écouter tant mon vieil "électrophone" est devenu capricieux !
Et hier, sur le vélo, j'ai fredonné "Voici des fruits des fleurs..." mais ne l'avais-je pas déjà fait auparavant ?
Et je l'ai écrit sur ce blog et j'ai deux commentaires (Merci Mickey et "Anomymous") et je suis allé jeter un oeil sur "JULOSLAND" et je l'ai retrouvé presque comme il y a 25 ou 30 ans.
Sur la pochette du disque l'hélioplane, il portait déjà le même pull, en 1982.
L'hélioplane, c'était un avion solaire. Julos en parlait la seule fois où je l'ai vu sur scène. C'était en 1983 à Bobino, rue de la Gaîté à Paris. Je crois me souvenir que c'était le jour où la "Gôche" au pouvoir annonçait qu'il allait falloir se serrer la ceinture (le virage de la rigueur) par la voix de son ministre de l'économie, le joyeux Jacques Delors...
Bobino, à l'époque, ce n'était pas n'importe quoi, pourtant Julos Beaucarne ne passait pas à la télé, pas plus qu'aujourd'hui, ou alors en Belgique, peut-être...
Et puis il y a ce disque :
Des chansons, des textes, des musiques magnifiques... et ce texte inséré dans la pochette :
Que dire de plus...
Et 35 ans plus tard, Julos continue et je suis heureux de le retrouver... Mais il faut vraiment que je fasse réparé mon électrophone.
Et, cadeau ! http://julosland.skynetblogs.be
PS (pour les Basquo-chiliens de Reims en particulier) : Il y a sur ce disque une très belle chanson sur le coup d'état de 1973 au Chili, "Lettre à Kissinger".

3 commentaires:

  1. Je suis celui que tu dis « Anonymous », je ne suis pas « anonyme » : parmi les pagodes, les amis qui tourniquotent avec Julos, « Anonyme et moins si affinités » est l’association fondée par Jilber, ci-devant ami de Julos, nancéien ou presque, chansonneur, et dépanneur du forum, parce que dans le monde de Julos, il n’y a ni censure ni contrôleur. Moi, je ne suis que le babel, concierge de la tour du même nom. Dans l’internet, un forum « marche » quand il enchaîne les réponses, souvent à base de trois fois rien. Julos est aussi celui qui rêve de silence. Il y a du silence sur son forum, et des gens qui y viennent, en restant dans le silence. Le bruit de fond, c’est ma partition. Je lance des sujets (des « posts », disent certains). Dans l’axe du monde de Julos, et le silence ou des mots y répondent. Mais les autres aussi lancent des choses. On y parle de ce que font Julos, ses proches. On y brode autour des intuitions qu’on partage avec lui. On y met en ligne des poèmes, et parfois d’autres répondent par des poèmes. Très rarement on s’y est « empoigné », car « i vaut meyeux s’bêtchi que se crapougner » : c’est un tango de Julos. Cet homme-là est loin du strass system, parce qu’il ne tire pas la couverture à lui, mais ouvre des espaces, des parquets de bal.
    Viendez dans le monde de Julos. On y est bien. Côté blog, le Wallon des wallons lui-même met en ligne son regard sur le monde ; côté forum, il y a de l’écho. Mais le mieux, c’est quand on se donne rendez-vous à un spectacle de Julos : que c’est doux de se découvrir, et puis de se revoir.
    Je vais mettre un lien vers ce blog sur le forum.
    Le reste ne nous appartient pas, car :
    « il n’est de vrai que l’amour et l’amitié »
    il n’y a pas de hasard, juste des harmonies qui fleurissent.

    Le babel

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  2. Bonjour Le Babel, et Jean-Pierre.
    Je découvre un artiste dont même le nom m'était inconnu: un vrai plaisir.
    Je viens d'écouter "lettre à Kissinger": c'est du lourd, pour reprendre une expression moderne.
    Je n'ai pas encore tout couté, mais par certains thèmes et accompagnements musicaux, ce grand homme me fait penser à Frédérik Mey, au moins aussi connu que Julos. C'est juste une impression, mais bon.
    A bientôt!!!

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  3. Frédérik Mey! Je l'avais presqu'oublié. Rangé dans un coin de ma tête. Il doit me rester une vieille cassette (mais me reste-t-il un lecteur de cassettes en état ?).
    Mais je me souviens, je crois:
    "Il neige au fond de mon âme
    Il neige dans mes souvenirs..."
    Et cette diction parfaite...

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