1959

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dimanche 25 septembre 2016

Voyage 2016 : Vers les Pyrénées (Sixième étape)

Nous allons parcourir aujourd'hui la dernière étape avant de prendre deux jours de repos à Decazeville. Ce matin, il n'est pas possible de déjeuner au camping alors nous sommes contraints de retourner à Laval de Cère. Après avoir acheté des viennoiseries à la boulangerie, nous voici installé dans le seul bistrot du village. 
Et c'est un vrai bistrot comme autrefois.  Quelque chose comme le bistrot de la "Meumé" Marie-Ange du conteur groisillon Lucien Gourong.
 Il en reste encore quelques-uns comme celui-ci, pour combien de temps encore ?
 Celui-ci, quelques hectomètres plus loin semble fermé depuis longtemps. Combien de cafés comme celui-ci dans chaque village de France il y a 60 ans  ?
Mais notre voyage continue, et pour cela, il nous faut sortir de la vallée de la Cère.
Encore une belle, difficile et longue montée qui, dans sa plus grande partie, se fait à l'ombre par cette chaude matinée.
 Au sommet, on voit de loin la Tour carrée de Teyssieu.
Construite au XIIème siècle, elle mesure environ 40 mètres de haut, pour 8 mètres de côté. Ce donjon est le vestige d'un château médiéval aujourd'hui ruiné.
Ensuite, la route ondule vers Sousceyrac : nous arrivons en terrain connu.
Dans ce village du Ségala, nous faisons nos provisions pour le repas du midi : de bonnes charcuteries de chez nous !
Le porteur du maillot à pois rouges a, semble-t-il, égaré sa machine...
Et nous franchissons aujourd'hui le premier col de notre périple. Ce Pas des Aubiniés est également l'un des trois cols (seulement trois !) répertoriés par le "Club des Cent cols" dans le département du Lot. Quand on a fait du vélo dans ce département, on peut s'en étonner tant les côtes sont nombreuses et abruptes ici, mais des cols, il y en a peu.
Encore un pique-nique au bord de l'eau qui sera seulement perturbé par un groupe de belges, flamands et cyclistes accompagnés de nombreux enfants et d'un chien qui vient s'installer tout près de nous (tout le monde recherche l'ombre aujourd'hui !).
Au début, nous craignons ce chien qui saute à l'eau et s'ébroue bruyamment. Finalement ces Belges sont  de bonne compagnie... 
Quand nous arrivons à Latronquière, nous faisons une pause Bistrot non sans avoir pris en photo LE Magasin universel où je venais acheter "L'équipe" et tant d'autres choses (C'était un magasin universel, vraiment !) voici bientôt trente ans lorsque nous passions nos vacances de juillet à Saint Cirgues.
Fermé depuis des années, il y a actuellement un projet de centre culturel dans ce bâtiment.
Saint Cirgues justement, dont nous apercevons le clocher sur notre gauche mais où nous ne passerons pas. Nous filons vers la vallée du Célé puis celle du Lot sous une chaleur caniculaire.
Nous faisons la chasse à la canette mais nous ne trouvons pas de fontaine, pas de cimetière et il n'y a personne dans les villages que nous traversons. Heureusement, nous trouvons un café ouvert dans la vallée du Lot et nous faisons une deuxième pause Bistrot. Ouf, enfin réhydratés, nous allons pouvoir affronter la dernière difficulté de cette première partie de notre périple  : la côte de Forcefave  au sommet de laquelle habitent les parents de Laurence.
C'est mercredi et je laisse Laurence commencer seule la montée car il me faut d'abord acheter mon "Canard enchainé". Il y a des rites à respecter !
Le cauchemar de Laurence (Mais elle commence à apprivoiser la bête avec le temps...) : 1,300 kilomètres pour une dénivelée de 140 mètres, la pente moyenne est donc supérieure à 10%, pas mal pour finir une étape sous la canicule.

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