1959

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mardi 6 septembre 2016

Voyage 2016 : Vers les Pyrénées (Deuxième étape)

Ce matin, nous avons la chance de pouvoir prendre notre petit déjeuner au camping. Ce n'est pas toujours le cas et il nous arrive d'être obligés de cavaler au village d'à côté pour pouvoir prendre notre premier, et apprécié, repas de la journée.
Bien sûr, nous pourrions nous charger un peu plus d'un réchaud, d'un pot de café, d'un tube de lait concentré, d'un pot de confiture... mais nous avons toujours choisi de voyager léger (sic)... et nous apprécions vraiment la surprise de prendre le petit déj' dans des endroits aussi différents les uns des autres, et durant ces vacances, cela fut très, très varié.
 Vers 9 Heures, nous quittons le camping de Bois Guillaume, une adresse décidément qu'il faut retenir, pour prendre la route de Saint Fargeau.
Nous avons raté le spectacle "son et lumière" de la veille au soir, un spectacle magnifique, parait-il. Nous nous promettons d'y revenir plus tard, ce sera aussi l'occasion de visiter l'imposant château.
 Puis nous quittons la petite ville des confins de la Bourgogne pour traverser la Puisaye. Il y eut tout d'abord une belle côte à la sortie de Saint Fargeau, puis une route où ça monte et ça descend sans cesse, il nous semble même que ça monte plus que ça descend !
En plus le vent est défavorable. Nous avons l'impression de ne pas avancer bien vite, ce que confirment nos compteurs kilométriques.
Pourtant, j'avais gardé un bon souvenir de cette région lors de mon passage ici en 2009.
A Saint Amand en Puisaye, nous nous contentons d'un bref arrêt pour contempler le château et acheter deux sandwichs avant de reprendre la route vers la Loire.
 Sans doute aurions-nous dû nous arrêter ici pour visiter le musée de la poterie mais j'avais prévu une longue étape, alors... Vogue la galère ?
Dans ces voyages au long cours, sans doute  vaut-il mieux ne pas s'obstiner à vouloir "tenir le planning" et prendre le temps parfois de faire une étape plus courte pour garder le plaisir intact.
Dans le voyage, n'est-ce pas le chemin parcouru qui compte plutôt que le but à atteindre ?
Les tournesols sont en fleur mais le ciel est couvert. Le vent continue à nous souffler dessus et la route à jouer aux montagnes russes.
Enfin, nous pouvons nous arrêter pour manger notre frugal repas aux abords de Donzy. 
Et après, je choisis la mauvaise option !
 En effet, plutôt que de traverser ce village et continuer sur une route départementale, je préfère prendre une petite route qui nous fait passer par Donzy le Pré.
 Joli village au demeurant...
La route que nous empruntons ensuite se termine en un affreux chemin caillouteux. Mais je m'obstine... Nous continuons à pied. La Départementale est là, toute proche... sur la carte, au bout du chemin. 
Puis je m'impatiente et remonte sur mon vélo et : BOUM ! Je crève de la roue arrière. Je tempête, je vitupère (SCROGNEUGNEU !!!!!) et, après avoir déchargé mon vélo, démonté ma roue arrière, je change la chambre à air.
Nous repartons... à pied, avant de retrouver cette bonne vieille route départementale que nous n'aurions pas dû quitter !
J'avoue avoir un peu broyé du noir durant les kilomètres qui ont suivi : dans quelle galère ne nous ai-je pas embarqué, Laurence et moi ?
Heureusement, Laurence est là ! 
Ce sera le seul moment "négatif" de ce voyage. Il fallait que ça passe...
 La traversée de la Loire, à La Charité sur Loire, se fait néanmoins le nez dans le guidon.
 Ne serait-ce pas de moi que l'on parle ici ?
 Laurence a retrouvé ses jambes et nous dépasserons encore les 100 kilomètres aujourd'hui.
 Pourtant la traversée du département du Cher n'est pas très... "sexy".
D'autant plus qu'il nous faut prendre d'autres petites routes (qui ne se terminent pas en chemin, celles-là) et surtout, trouver un hébergement pour la nuit : Essayez de trouver un camping dans le Cher rural, un samedi soir !
Finalement, en fin d'après-midi, nous décidons de pousser la porte d'un hôtel à Nérondes. La patronne nous offre la dernière chambre, qu'elle loue d'habitude à une personne seule. Nous la prenons de bon coeur, d'autant plus que le plus proche camping semble être à une quinzaine de kilomètres.
 Et ce soir-là, nous fîmes encore une belle étape à l'hôtel du Lion d'or. Je pus même réparer la chambre à air percée. 
Mais surtout, nous avons eu la chance de faire un délicieux repas car au Lion d'or, on ne fait pas que dormir, on y mange aussi, et de fort bonnes choses !

2 commentaires:

  1. Ah, notre jeunesse passée, et la bonne époque des boyaux qu'il fallait réparer après la course ! C'était autre chose que les chambres à air...

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  2. J'attends avec impatience la suite de votre périple!!!

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