1959

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dimanche 25 novembre 2012

Week-end cycliste !

Hier, nous avons donc fait une promenade en tandem : 53 kilomètres dans la grisaille du mois de novembre.
Ne le voit-on pas de loin, sur le plateau de Brie, le clocher de Saint Hilliers ?
Pourtant, de près, il paye pas de mine : une charpente recouverte d'ardoises et le tour est joué. Mais ce clocher est, comme presque tous ses "collègues", composé d'une tour et d'un couronnement.

Dans le gris des nuages, le coq domine le paysage et nous indique la direction du vent. Car les coqs de clocher sont aussi des girouettes !



Ce dimanche matin ma passion cycliste m'a conduit à Puiseaux pour l'édition 2012 de la fameuse foire aux vélos de la petite ville du Loiret.
Je m'y suis rendu plus tôt que les années précédentes et malgré tout, il y avait toujours autant de monde.
C'est un peu difficile de chercher et de trouver ce que l'on cherche (en ce qui me concerne, il s'agissait de livres ou de vieilles revues cyclistes...) au milieu de la  foule qui se presse dans des allées trop étroites.
Je n'ai donc pas ramené grand chose contrairement à l'an passé.
Je me suis quand même offert ce beau livre : je sens que je vais apprécier.
J'ai également trouvé une douzaine de numéros de la revue Match l'Intran des années 1927, 28 & 32.
Je ne m'étais jamais vraiment intéressé au "plus grand hebdomadaire sportif", ancêtre de Paris match, qui parut de 1926 à 1938. Mais les premiers numéros que je viens d'acquérir m'ont vraiment conquis et je commence une nouvelle collection : les numéros de Match l'Intran qui relatent les Tours de France 1927 à 1938.
Le format est géant : environ 45  sur 30 cm, les photos sont magnifiques ! Quand j'aurai dit que Pellos y dessina à partir de 1931, on comprendra mon intérêt nouveau pour ce beau magazine.
J'en reparlerai sur ce blog...
Je suis rentré tôt de mon escapade bibliophilo-cyclo-maniaque, et le temps étant fort agréable, je suis parti faire une petite sortie de vélo.
Direction la vallée du Grand Morin avec un premier arrêt à Jouy sur Morin où je photographie le clocher sous le ciel bleu.
Ici, la tour est en pierre et le couronnement est une flèche octogonale couverte d'ardoises.

Le coq de Jouy sur Morin prend le soleil et regarde vers l'est.






Continuant mon inventaire des clochers, je repasse par Saint Siméon dont j'ai déjà montré ici l'église monumentale qui domine la vallée du Grand Morin.
La tour en pierre, plus fine que celle de Jouy, supporte également une flèche octogonale.







Non, ce n'est pas la Tour de Pise, c'est le photographe qui penche...


















Quant au coq, il domine ici aussi la croix de fer.





Roulant sur la rive gauche de la vallée du Grand Morin, je surplombe légèrement le village de Chauffry où aucun clocher ne semble exister : je vérifierai en rentrant.
Continuant mon chemin par cette jolie petite route (en sens interdit depuis peu...), ce panneau me distrait un instant, et me fait rire beaucoup.
Il y avait déjà des non-voyants, des personnes de petite taille, des malentendants : BIENVENUE AUX APPRENANTS.
Généreusement, j'apporte ma pierre à l'édifice sémantique : N'appelons plus un con, un con, nommons-le "mal-comprenant", voire, si c'est vraiment très grave "non-comprenant" (j'en connais...).
Mais c'est pas tout ça, il me faut reprendre la pédale, la nuit arrive tôt de nos jours !
A Boissy le Chatel, c'est une girouette qui attire mon attention, avant même l'église.
Pourtant, le coq y est brillant !...
...Même si le clocher est modeste.

Redescendant dans la vallée, j'admire la nouvelle fresque qui orne le mur de la Galleria Continua : je préférais l'ancienne.
A Chauffry, je trouve un petit clocher près d'une église de style SAM'SUFFIT. Le genre : "Jésus est mon voisin !"
Ce serait sympa un voisin qui multiplie les pains et qui transforme l'eau en vin, non ? Le genre de type qui grillerais les merguez sans barbecue... (Si je savais dessiner, comme l'ami Heffe (Il faut aller voir son blog.) par exemple, je crois qu'il y aurait quelque chose à creuser sur cette idée : Jésus est mon voisin...)
Il lui viendrait peut-être même à l'idée d'ouvrir une boulangerie-bistrot comme il y en avait tant en Bretagne autrefois : il en reste encore, j'espère.
L'an passé, lors de notre traversée de la Bretagne sous la pluie, nous avions fait halte dans un village qui comptait un de ces établissements et nous y avions fort bien petit-déjeuné.
 Il y avait même dans ce village un bar-boucherie, c'est dire s'il fait soif en Bretagne. Quelqu'un qui transformerait l'eau en vin y serait le bienvenu !
Quelques kilomètres plus loin, l'édifice religieux est moins modeste. 

La tour de pierre est couronnée ici aussi d'ardoises... 













...et le coq est bien dodu.





A Rebais, chef-lieu de canton, l'église est des plus modestes : simple, épurée, dans un cul-de-sac qui plus est...

Le clocher pourrait faire penser, de loin, aux clochers peignes d'Auvergne. Mais un peigne qui aurait perdu des dents...




Même pour leur coq, ils ne se sont pas foulés les Resbasciens !






Heureusement, on trouve ce coq dans le petit bourg briard ! Un coq gaulois qui trône sur le monument aux morts.
Et puis encore un autre (un véritable festival du coq !)...
La girouette, sur ce portail de style "néo-kitschou", est magnifique !
Comme quoi il ne faut pas se fier à sa première impression.
Pour terminer, je suis passé à La Trétoire où l'on trouve une petite église qui peut paraitre anachronique dans la région.

La tour en pierre de meulière (?) est surmontée d'un toit en pavillon recouvert de tuile, la pente permettant l'utilisation de ce type de couverture.



Le coq, lui, est des plus rustiques...








Pour finir, je me dois de respecter une tradition : l'érotisme faisant encore une percée remarquée sur les panneaux d'affichage de nos campagnes reculées.
Pour 11€, on n'a plus rien mais je crois que c'est trop tard ! 

1 commentaire:

  1. Une bien jolie basse-cour, que tu nous présentes ici... et quelle variété de coqs!!! En fait, l'affiche de la dernière photo n'est là que pour faire apparaître quelques poules sur ce blog, non?
    Au fait, pourquoi qu'y penche, le cycliste: il aurait trouvé le changeur d'eau en vin dont c'est à propos qu'il nous cause?
    Quant aux "non-comprenants" pour éviter de dire cons, je crois que j'ai lu ça dans "Le manuel du savoir-vivre à l'usage de l'élite et des biens nantis" de Desproges, non? A moins que ce ne soit du Guy Bedos...

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