1959

1959

samedi 12 mai 2012

Brevet Audax pré-olympique : Lausanne-Troyes

En cette année olympique, l'ami Gérald Paillard avait eu la bonne idée d'organiser les 5 et 6 mai une randonnée de 400 kilomètres au départ du siège du Comité International Olympique à Lausanne.
Ainsi, samedi dernier nous étions 27 cyclos au bord du Lac Léman en fin de matinée.
Un Lac un peu agité à cause du vent, mais il ne pleuvait pas... pour l'instant.
Après une petite promenade dans ce parc au charme suisse...
...et après avoir fait connaissance avec le peuple helvète,...
(N'est-ce pas les amis ?)
...pas question de faire cette randonnée en pédalo.
Il nous faut sortir les machines de la remorque du car qui nous a conduit ici...
...afin de nous préparer à regagner la France ! 
(Non sans avoir déposé en lieu sûr les lingots (la valise en est pleine...) que nous voulons protéger avant l'arrivée des chars soviétiques sur les Champs Elysées dès lundi...)
Mais avant il nous faudra casser une petite graine, la route est longue et pentue : la première étape fait 155 kilomètres, vers Dole, et nous devons franchir 3 cols.
Enfin, peu avant midi, après la traditionnelle photo (devant l'entrée du CIO)...
... c'est le départ dans la circulation d'une grande ville.
Heureusement, cela ne dura pas longtemps et nous n'avons croisé aucun char de combat...
Et bien vite, la route monte !
En effet, il nous faut passer le col de Mollendruz et notre petit peloton s'étire. 
Chacun monte à son rythme.
La consigne étant de s'attendre au sommet.
Tout le monde affronte joyeusement cette première difficulté.
Hélas, si un temps relativement clément nous a accompagné au départ de Lausanne, nous trouvons la pluie et la grêle dans  cette montée. Quel beau printemps, n'est-ce pas, Bernard ?!
Daniel et Alain terminent la grimpette sans pluie mais ils ont été mouillés un peu plus bas...
Mais c'est sous le soleil que 4 Seine-et-Marnais prennent la pose devant le panneau de col !
Hélas, le temps d'attendre les retardataires, et c'est sous la grêle que nous entamons la descente.
Frigorifié en arrivant dans la vallée au village du Pont sur les bords du lac de Joux, les lunettes embuées, je confonds une bordure de trottoir et une bande peinte , je chute lourdement : Un gros gadin ! Une gamelle géante !
La seule chose dont je me souvienne, c'est ma tête allant cogner le bitume et mon casque qui amortit le choc.
Je peux lui dire merci, avant de le jeter à la poubelle, à ce casque !
Quand je me relève, j'ai une grosse douleur à la cuisse droite mais le vélo n'a rien, pas plus que le cuissard qui a été protégé par le poncho que je portais.
Et je repars, sans pouvoir prendre les photos de ce Lac qui doit être joli, non ?
Et déjà nous attaquons la montée vers le deuxième col.
Mais il nous faut d'abord passer la frontière que les douaniers ont déserté.
Et je ne m'arrête pas longtemps au panneau de col. J'avoue qu'à cet instant je me demande si je vais pouvoir finir cette belle randonnée.
A Mouthe, j'aimerais pouvoir me soigner. Une poche de  glace (Dans le village le plus froid de France, je devrais pouvoir trouver cela...) serait la bienvenue sur ma cuisse qui enfle mais il n'est pas question d'arrêter. 
La pharmacie elle-même est fermée en ce samedi après-midi ! Heureusement Alain me donne quelques granules d'Arnica et la galère continue.
Dans l'entame vers le dernier col de la journée, je retrouve un peu mes bonnes jambes.
Pourtant dans la descente de ce col de Saint Sorlin, je préfère rouler prudemment et à la pause de Nozeroy, je me rends à la pharmacie pour acheter du Doliprane et de la pommade d'Arnica.
Et la route continue...
Moins pentue qu'en début d'étape.
Je reste tranquillement à l'abri dans le peloton.
Je sacrifie même à la rituelle photo de la pause-pipi, je ne dois pas aller si mal que cela...
J'arrive même à oublier mes douleurs...
Et c'est tranquillement que nous arrivons avant 20H à Dole où nous devons loger à l'Auberge de jeunesse de la ville. Petite nuit en perspective : le petit déjeuner est prévu à 3H00 du matin pour un départ à 4H00, à la pile donc ! Mais je crains qu'après ce repos, le départ à froid soit difficile pour moi...
Après une courte nuit sans beaucoup de sommeil, mes craintes sont un peu apaisées, je marche correctement. La douleur est moins forte qu'hier, je crois que je ne serai pas obligé de monter dans le bus malgré le gros "oeuf" qui orne ma cuisse droite !
Je vois le jour arriver avec grand plaisir : qu'il fut angoissant de rouler en peloton la nuit ! Heureusement, il n'a pas plu...
Au premier arrêt, à Is/Tille, je constate qu'il m'est plus difficile de monter et descendre du vélo que de pédaler...
Quand la pluie se met à tomber vers le milieu de la matinée nous croyons en avoir pour la journée.
Et bien, non ! Après une dernière grosse averse lorsque nous sommes... 
...à table sur les bords de l'Ource,...
...nous ne verrons plus la pluie qui nous aura, somme toute, assez épargnée.
Mais qui semble être tombée en abondance dans la région.
Et par des routes connues à travers l'Aube, nous sommes revenus à Fontaine les Grès pour terminer cette deuxième étape de 245 kilomètres.
Depuis une semaine, je soigne cette cuisse... "multicolore" et mon gros "oeuf". 
Cet après-midi, je compte bien remonter sur le vélo ! J'ai même ressorti un vieux casque pour l'occasion...

2 commentaires:

  1. Ben dis-donc. Ça fait longtemps que je te dis que tu as un pet au casque, mais c'était une image! Faut pas tout prendre au pied de la lettre comme ça!!!
    Soigne-toi bien et à bientôt pour de nouvelles aventures!!!

    RépondreSupprimer
  2. Belle invitation au voyage à bicyclette ! Belle gamelle aussi !!! Qui est encore contre le casque ?

    RépondreSupprimer