1959

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mercredi 9 novembre 2016

Sorties d'automne en Brie et en Champagne

Le beau temps qui a régné durant le mois d'octobre et les premiers jours de novembre m'a permis de faire deux grandes randonnées, en Champagne tout d'abord, le vendredi 28 octobre, et en Brie, le mardi 1er novembre.


Après une quarantaine de kilomètres tranquilles, tranquilles, il y avait cette belle montée vers la gauche. Je ne l'avais jamais empruntée dans ce sens mais plusieurs fois dans l'autre, après avoir grimpé e la "terrrribbbble" côte de Soilly aux Coqs !
Après quelques centaines de mètres, je choisis cet endroit pour mon pique-nique.
 Il y a un banc et une belle vue sur le village de Saint Agnan. Le paysage est escarpé et les vignes m'entourent. Pourtant ce paysage paisible fut le théâtre d'une bataille acharnée au début de l'été 1918 quand les Allemands déclenchèrent ce qui allaient être leur dernière grande offensive qui devait les mener au delà de la Marne. Et, comme en septembre 1914, ils furent repoussés par les Poilus français, les Tommies britanniques et les soldats américains engagés dans la Première guerre mondiale depuis peu.
La pente a été rude, mais moins que dans l'autre sens. 
Cette côte que je viens de descendre n'a pas l'air mais avec quelques pavés, elle ne déparerait pas dans le Tour des Flandres  !
Me voici au milieu des vignes...
C'est peut-être la meilleure saison pour découvrir la Champagne.
 Je continue ma route entre vignes, forêts et plaine à blé vers le Mont Aimé qui domine la Côte des blancs. Heureusement le vent ne souffle quasiment pas aujourd'hui.
Quelques statues métalliques viennent rompre la monotonie de ce parcours.
Un pigeonnier s'est niché en haut de ce superbe portail.
Et me voici au pied de la deuxième rude côte de ma journée.
L'ascension n'est pas très longue, un peu plus d'un kilomètre, mais certains passages sont dignes des Murs flamands eux aussi. Décidément, je joue au flahute, en peau de lapin... aujourd'hui.
Une fois en haut, je m'accorde une petite pause. 

Le mont Aimé est une impasse aussi me faut-il redescendre par où je suis monté.
Pour rentrer, je dois rouler sur la plaine de Champagne de la source du Petit Morin à la vallée du Grand Morin, avant d'atteindre les côtes d'Ile de France qui me permettront de regagner la Brie.
 A l'arrivée,  j'ai parcouru plus de 160 kilomètres. Pas mal pour un mois d'octobre.
Le jour de la Toussaint, j'avais invité l'ami Pascal à se joindre à moi pour une petite balade vers la Seine. Actuellement, il ne sort le vélo que pour des sorties d'au moins 150 kilomètres, celle-ci lui convenait donc parfaitement
 Rendez-vous fut pris pour un départ à 7 heures du matin car, avec le changement d'heure,nous ne voulions pas nous laisser surprendre par la nuit au retour.
Et comme il n'avait pas enfourché sa machine depuis notre longue randonnée vers le lac d'Orient au mois de juillet, nous avons fait un petit détour par la grotte d'Amillis, réplique de la grotte de Lourdes. Il faut mieux mettre toutes les chances de notre côté et une petite prière à la Sainte Vierge ne peut pas faire de mal. Et bien, je ne sais si c'est dû à ce petit arrêt mais notre journée cycliste s'est admirablement passée !
 A part le brouillard qui nous a accompagné à partir de 10 heures du matin.
Et à part un changement de chambre à air qui a failli nous contraindre à un piteux abandon. Mais après un patient travail, nous avons réussi à remonter ce fichu, scrogneugneu... pneu qui ne voulait pas reprendre place sur la roue ! Cela dura quand même plus d'une demie-heure...
 Auparavant, nous avions cassé la croûte au bord de la Seine, but de notre sortie.
 A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi... et puis reprendre la route, parce qu'on n'est pas chez nous.
Le retour se fit par Saint Mammès, un endroit que nous affectionnons particulièrement.
Au confluent de la Seine et du Loing, nous avons pu voir le niveau de la crue de 1910, celle de juin 2016, n'a pas encore été matérialisée.
Il semble qu'il y a ici un nouveau musée dans une péniche, fermée aujourd'hui, il faudra revenir. Et comme nous n'avons pas le temps de faire le détour par le musée du vélo de Moret, nous nous contenterons d'un souvenir en guise de visite.
 Souvenir du magasin que tenait le double vainqueur du Tour de France André Leducq au coeur du village de Saint Mammès. Et pour étoffer ce billet, je suis allé chercher quelques photos du Tour 1932 dans mes archives.
 En 1932, le leader de l'équipe de France s'empara du maillot jaune dès la troisième étape pour ne plus le quitter. A l'époque, le Tour se courait selon la formule des équipes nationales ce qui donnait à l'épreuve une grande popularité. Surtout que les plus grands champions étaient français ! Sur cette photo, Antonin Magne encourage son ami Dédé Leducq.
L'Allemand Stoepel était le dauphin de Leducq.
Leducq qui prenait studieusement la plume pour raconter aux lecteurs du Miroir des sports ses exploits.
En ce qui nous concerne, il nous fallait prendre... la route (ça n'existe plus les plumes...) pour traverser la Seine et Marne d'ouest en est par les belles forêts du centre de notre département. 
Ce fut une bien belle randonnée sous un temps frais et gris, ce qui a sans doute évité à Pascal ses douleurs aux pieds qui l'avaient tant fait souffrir en juillet. Et bien sûr, rentrés au bercail après 156 kilomètres, nous nous sommes offerts une, deux, puis trois... coupes de délicieuse boisson à bulles que nous aimons tant : Santé !

1 commentaire:

  1. Le populaire André Leducq me fait penser à Mériel, le village dans lequel j'ai grandi. Jean Gabin "Geule d'amour" aussi y a passé ses jeunes années et il venait souvent voir son copain "Dédé belle gueule" lorsqu'il tenait un bar-tabac dans ce même village dans les années cinquante. Je ferai prochainement un article sur ces deux bonhommes, l'occasion de retourner me balader dans les jolis coins du Val d'Oise. Ce n'est pas loin du 77, alors si ça te dit je te préviendrais...

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