1959

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mercredi 16 novembre 2016

Voyage 2016 : Vers les Pyrénées (Dixième étape)

Par cette après-midi pluvieuse, je reviens enfin reprendre le récit de notre voyage estival et retrouver un peu de soleil.
Enfin, le soleil, ce n'est pas pour tout de suite car, après une nuit courte et agitée, nous nous réveillons sous une pluie fine.

Heureusement, elle cesse rapidement et nous pouvons ranger le matériel de camping sans être mouillé. La tente est malheureusement bien humide.
Nous quittons le camping sans faire de bruit, nous ne voulons pas réveiller nos voisins, les amateurs de mousseux, qui ont veillé si tard et qui vont s'offrir une grasse matinée...
 Tout à côté du camping de Miélan, nous prenons un gargantuesque petit déjeuner qui nous donnera, n'en doutons pas, des forces pour pédaler jusqu'au pied des Pyrénées. 
J'avais pourtant promis à Laurence d'éviter les photos de nos agapes mais je ne résiste pas...
Cela ne nous plait pas mais nous devons prendre la Nationale 21 pour commencer cette étape. Bien vite, je me rends compte que quelque chose ne va pas : mon dérailleur arrière ne  fonctionne pas. depuis quelques jours, il déraillait, ou plutôt, il déraillait... mal. Mais ce matin : RIEN ! Les vitesses ne passent plus ou alors, très très mal. Je m'échine sur la poignée de changement de vitesses, OUF ! ça passe... et puis, plus rien. Le changement de plateau fonctionne encore, pour combien de temps ? 
Dans les petites bosses, il faut que je sois vigilant. Je vérifie que la gaine qui protège le câble n'est pas coincée. Je la dégage sous les sacoches. Cela va mieux ! Mais non...
Et demain, il y a les cols de Soulor et d'Aubisque. Il faut trouver un marchand de cycles d'urgence.
Car, si pour l'instant la route est aussi plate qu'en Brie, nous arrivons dans les Pyrénées, les Hautes Pyrénées même et j'avoue qu'à cet instant, je n'en mène pas large... 
Nous prenons quand même le temps de faire un peu de tourisme pour admirer l'abbaye de Saint Sever de Rustan.
Abbaye en cours de restauration.
Mais les Pyrénées sont là, de l'autre côté du lac de l'Arrêt Daré.
 C'est ici que nous faisons notre pause du midi.

L'endroit est calme et le repas délicieux, il manque toutefois quelques degrés au thermomètre.
Pour la deuxième partie de l'étape, j'ai tracé un itinéraire qui évite les grandes routes jusqu'à Lourdes. Après le village de Mascaras, nous devons passer par Fréchou Fréchet et là, nous nous trouvons devant une terrible côte, terrible surtout quand tu as un dérailleur qui déraille... mal, parce que pour Laurence dont les dérailleurs déraillent normalement, ça va... Puis nous passons par Barbazan Dessus puis Bernac Debat. Quand tu as compris que le village qui s'appelle "Dessus" est sur une hauteur et que celui qui se nomme "Debat" est dans un creux, tu comprends dans quel pays tu es : ça monte et ça descend et mon dérailleur... mon pauvre dérailleur...
Nous décidons d'étudier la carte pour trouver un itinéraire plat, car sur mon itinéraire, il y en a d'autres des "Dessus" et des "Debat" et en désespoir de cause nous appelons à l'aide un autochtone qui nous conseille les grandes routes que nous voulions éviter parce qu' "autrement, oulala, vous allez pas arrêter de monter et de descendre !" 
Nous repartons donc vers Tarbes par Horgues, Odos et Juillan puis nous prenons la Nationale 21 (que nous avons quitté en milieu de matinée) vers Lourdes
Nous passons près d'un magasin de cycles et je m'y arrête mais le vélociste est trop occupé et refuse même de jeter un oeil (un seul, s'il vous plait) à ma machine et me suggère de continuer jusqu'à Lourdes - peut-être que si je plonge mon vélo dans la grotte miraculeuse, ALLELUIA !, il va ressortir avec un dérailleur neuf (Campagnolo Super Record tant qu'à faire..).
Non, il me signale un de ses collègues à l'entrée de la ville sainte située à une quinzaine de kilomètres.
On peut même suivre la Nationale, toute plate, sans trop de risque car il y a une belle bande cyclable tout du long.
 A peine arrivés à Lourdes, nous repérons ce magasin de cycles (ce n'est pas celui qui m'avait été indiqué dont le propriétaire est un ancien équipier de Bernard Hinault) et il y a même un camping tout proche.
Ici je suis bien accueilli, le jeune mécano prend le temps d'ausculter la bête après que je l'eus déchargée. Le diagnostic n'est pas brillant : la chaine est naze, tout comme les pignons de la cassette, le dérailleur arrière est bien fatigué et les poignées aussi. Après presque 100 000 kilomètres (10000 seulement pour la chaine et la cassette), cela ne m'étonne pas et, à cet instant, je me demande si je n'ai pas été un peu négligent. Je serais prêt à tout changer  tout de suite mais bien sûr, le temps manque et le matériel aussi. Alors, il va simplement changer le câble qui actionne ce fichu dérailleur car  ce matériel, en mauvais état, n'est pas complètement fichu quand même.  Et ça marche !

Un câble neuf et ça a suffit pour que je finisse ce voyage tranquillement.
 Lourdes est vraiment une ville miraculeuse !
PS : Je viens de ramener, lundi dernier, mon vélo de randonnée à son fabricant, M. Le Vacon, pour qu'il me change tout ce matériel vétuste. Il va avoir des développements à grimper aux arbres dans quelques jours, mon beau vélo. Et enfin, j'aurai des dérailleurs qui dérailleront, car depuis, c'est le dérailleur avant qui s'est mis à faire des caprices. Heureusement, j'ai d'autres vélos à ma disposition...

Il y avait donc un camping à 50 mètres du marchand de cycles et c'est là que nous avons planté la tente avant qu'un orage nous oblige à passer la soirée dans la tente. Et, bonne nouvelle, elle est étanche !

 

1 commentaire:

  1. Merci de partager ce rayon de soleil!!
    Il n'est peut-être pas radieux, mais c'est plus chouette que ce que je vois par la fenêtre!!!
    Et merci aussi pour les espoirs que fait renaître en nous "ton miracle de Lourdes"!!! Croire en l'homme et sa bonne volonté...

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