1959

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dimanche 27 mars 2011

Brevet Audax 300km à Fontaine les Grès (Partie 1)

Hier, samedi 26 mars, nous avons participé avec l'ami Pascal au Brevet Audax de 300 kilomètres au départ de Fontaine les Grès. 
Mais tout d'abord, une petite explication est nécessaire pour les non-initiés. (Pour les propos qui suivent, Je m'inspire du site de l'Union de Audax Français (UAF).)
"...Les Audax existent depuis fort longtemps, et leur histoire est déjà longue : c'est en effet le 12 juin 1897 que la première randonnée eut lieu en Italie.
Ce jour-là, 12 cyclistes italiens tentaient un raid en groupe afin de parcourir la distance séparant Rome de Naples, soit 230 kilomètres, dans la même journée. Il faut imaginer les routes et les bicyclettes d'alors, aussi la mise sur pied de ce raid cycliste fut-elle, à cette époque, qualifiée d'audacieuse. Sa réussite devait donner naissance à la formule des randonnées cyclistes en groupe (la formule Audax) et, au terme d'Audax (traduction latine du qualificatif audacieux) pour désigner les cyclistes capables d'effectuer "200 kilomètres entre le lever et le coucher du soleil"."
Samedi 26 mars 2011, nous étions 47 cyclos à participer à cette randonnée organisée par le club des Audax de Troyes et son président Gérald Paillard.
Les brevets Audax quant à eux, sont organisés selon les principes suivants :
"...Un brevet d'Audax cycliste n'est donc pas une course, ni une compétition quelconque, mais une épreuve de régularité et d'endurance que nous pensons à la portée de tout sportif voulant pratiquer la bicyclette.
Aucun classement ni aucun temps ne sont publiés à l'issue de l'épreuve. Seule la liste des arrivants est donnée dans l'ordre d'inscription au départ. Y figurent ceux des participants qui ont effectué le parcours dans les délais accordés.
Lors d'un brevet d'Audax cycliste, les distances classiques de 200, 300, 400, 600, 1.000 et 1.200 kilomètres ne s'effectuent pas d'une seule traite. Des arrêts sont prévus pendant lesquels est fait le contrôle de la présence effective des participants qui peuvent prendre ainsi quelques instants de repos et se ravitailler à leur gré.
Suivant le brevet, la distance entre les contrôles varie de 30 à 70 kilomètres et l'arrêt dure de 15 à 30 minutes ; l'arrêt pour le repas de midi est de 1 h 30. La moyenne de base entre chaque arrêt est donc de 22,5 kilomètres à l'heure et l'horaire est établi sur cette allure.
Le brevet se déroule suivant la formule Audax, bien entendu, c'est-à-dire que les participants roulent en peloton, sous la conduite de responsables, appelés capitaines de route, qu'il est interdit de dépasser. Ces capitaines de route sont donc chargés de régler l'allure suivant l'itinéraire et l'horaire établis à l'avance et d'assurer la contrôle de l'épreuve ainsi que son bon déroulement."
Et maintenant, place au récit de cette belle balade en Champagne Ardennes !
 Après une petite nuit, nous avons pris la route vers 2h30 pour nous rendre à Fontaine les Grès.
 45 cyclistes vont nous accompagner pour ce long périple qui doit s'achever dans la soirée.
Départ à 4h00, et toujours cette même sensation de rouler au milieu de fantômes. En effet, par cette nuit noire, nous ne voyons que les portions de route éclairées par les phares de nos vélos.
Au petit matin, après une cinquantaine de kilomètres, nous faisons une première halte près des plages du Lac d'Orient. Pas de cocotiers, mais le temps est doux et il ne pleut pas !
Cet arrêt me permet de faire la connaissance de l'agent 007 de notre peloton ! En effet, Alain filme notre randonnée grâce à la caméra qui est installée dans ses lunettes ! On peut d'ailleurs visionner ses vidéos sur son blog www.velolight.unblog.fr .
Nous reprenons la route et commençons à voir les typiques constructions à pan de bois. L'ami Pascal m'avoue qu'il a un peu mal aux jambes (Cela s'améliorera au fil de la journée...). Serait-ce dû à la Bouteille de Champagne partagée la veille au soir ? En effet, nous avons anticipé et fêté la "victoire" au préalable ! 
Nous traversons des villages champenois encore ensommeillés. Nous parcourons des routes en forme de tôle ondulée où le rythme de notre peloton est parfois "saccadé".
C'est bientôt l'heure de la deuxième pause : un quart d'heure d'arrêt à Brienne le Château. Ville qui a construit sa réputation sur le passage de Napoléon Bonaparte dans l'école militaire installée ici. J'ai loupé la photo de l'empereur jeune. Me pardonnera-t-on  ?
La matinée se poursuit dans la monotonie des paysages.
Monotonie rompue par la traditionnelle pause-pipi (ou pose-pipi ?).

Enfin arrive l'heure du repas dans le village de Wassy.
Dans ce petit resto, un repas copieux nous a permis de reprendre des forces et d'être à l'abri pendant que la pluie tombait dehors. Au niveau de l'organisation, c'est vraiment le top !
Ce repas fut également pour moi l'occasion d'être le témoin de ce que l'on peut appeler "la barrière de la langue".
Un cyclo néerlandais qui nous accompagnait était installé près de moi à table. 
Ne voulant pas de l'entrée qui lui était proposée (un délicieux cornet de jambon macédoine, pourtant...), il essaya de faire comprendre à la patronne qu'il était "végétalien", mot qu'il prononça avec un fort accent batave, cela va de soi... La dame comprit qu'il s'agissait d'un étranger. Et elle lui répondit fort cordialement : "Pas parler Italien, pas parler italien..."
Ce qui sembla mettre de  mauvaise humeur le "pays" de Joop Zoetemelk qui réussit finalement à se faire servir un repas sans viande !
Une heure trente plus tard, il ne restait quasiment plus rien, sinon des cyclos repus près à reprendre la route sous un ciel clément !
La digestion fut facile car le parcours proposé était complètement plat et le vent favorable en ce début d'après-midi ! En effet, nous avons contourné le lac du Der. Une destination que j'affectionne particulièrement. 
Le passage sur les digues du plus grand lac artificiel d'Europe fut l'occasion d'un arrêt photo.
Pascal et Dominique, qui nous accompagna si souvent dans nos "aventures" cyclistes voici une dizaine d'années, prirent la pose.

Le seul vélo couché de notre groupe avait fière allure. Quand je serai grand je veux le même !
La suite de nos aventures Audaxieuces demain...

1 commentaire:

  1. Vous avez peut-être accompagné 45 cyclistes, mais "45 cyclistes vont nous accompagner".
    Et oui, le vélo qui fera les prochains Paris-Brest-Paris n'est pas encore sorti de l'atelier, que JP pense déjà à sa future acquisition. Le temps où je pensais que le cyclisme est un sport peu onéreux est révolu !
    N'en déplaise à Pascal, il faut se préparer : un jour JP roulera sur un vélo couché, nous pourrons alors le prendre de haut. "Quand je serai grand " c'est quand ? On ouvre les paris : tu n'attendras pas ton 60ème anniversaire.

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