1959

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samedi 14 octobre 2017

127 kilomètres en Champagne

Il eut été dommage de laisser passer une si belle journée aussi avons-nous décidé de partir pour la journée sur nos vélos.
Nous sommes donc partis en milieu de matinée vers la Champagne.
Toujours si belle sous le soleil, elle l'est encore plus dans les couleurs de l'automne.
Et pas que le vignoble, s'il vous plait ! Chaque village invitait à la contemplation et donnait envie de chanter "Douce France".
Nous avons découvert ici, ce vieux lavoir joliment décoré de dalhias.
Vive la machine à laver quand même, car cela ne devait pas être toujours rigolo de venir au lavoir, distant de plusieurs centaines de mètres du village souvent, en poussant une brouette pleine de linge sale, et sous tous les temps, s'il vous plait !
Aujourd'hui qu'ils ne servent plus à rien, ils sont jolis tous ces lavoirs dans nos campagnes...
Depuis quelques jours, comme chaque automne, j'ai remarqué ces longs filaments blancs qui volettent dans l'air et qui s'accrochent partout, même sur mon vélo et celui de Lolo ! On en a sur le visage et sur les vêtements, nous pouvons tirer parfois une traîne longue de plusieurs mètres.
Il y en a également sur les prairies.
Ainsi d'ailleurs que sur les champs fraichement labourés, mais là on ne peut les voir que dans le contre-jour. Il y en a des milliers et sans doute des millions. On dirait un immense tapis blanc reflétant le soleil.
On appelle ces fils de soie "Fils de la Vierge" ou "Cheveux d'anges". 
Il s'agirait en fait d'un moyen de locomotion aérien pour de minuscules araignées venant de naître et qui se servent de ces filaments comme d'une voile qui leur permet de s'envoler pour quelques mètres ou quelques centaines de kilomètres ! Si j'en crois Wikipédia, on appelle ça le "Balooning".
Un bien beau spectacle naturel en tout cas, sauf si l'on est arachnophobe et que l'on connait l'origine du phénomène bien sûr... Il s'agit bien souvent des epeires diadèmes fort courantes sous nos climats.

On peut aussi y voir une belle "résistance" de dame Nature car quand on voit toute les "saloperies" épandues sur les champs et dans la nature en général, c'est plutôt encourageant de voir qu'il reste encore tant de petites bêbêtes tout autour de nous.
Rentrant par la vallée du Petit Morin, je me suis arrêté près de mes deux arbres de Coucermont auxquels je n'avais pas rendu hommage depuis longtemps.
Aujourd'hui, ils étaient magnifiques dans ce ciel bleu.

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