1959

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samedi 9 septembre 2017

VOYAGE 2017 : Troisième étape - Partir à La Retraite !

Lundi 24 juillet 2017 

La retraite... déjà ?

Après la moitié de la nuit sous la pluie, le lever fut difficile dans l'humidité, et puis nous sommes allés petit-déjeuner au snack du camping. Bien sûr, cela alla tout de suite mieux. Pendant ce temps, nous avons essayé de faire sécher ce qui pouvait l'être... sans grand succès. Ce soir, c'est décidé, nous dormirons à l'hôtel.
Avant de prendre la route, nous prenons le temps de visiter la charmante localité de Bonneval.
Arrivés la veille sous la pluie, ce n'était pas le bon moment, alors ce matin, on en profite pour faire un peu de tourisme.
Ce lundi matin, c'est jour de marché. S'il y a beaucoup de monde, il y en a moins que sur cette vieille carte postale. Nous en profitons pour faire quelques emplettes pour notre repas de midi et nous prenons la route vers 10 heures pour une belle étape ?
La première partie de notre périple est fort agréable et nous prenons notre repas près du lavoir de Courtalain. J'en profite pour téléphoner à un hôtel à Saint Calais où nous avons prévu de faire étape ce soir.
Aïe ! Aïe ! Le patron de l'hôtel m'annonce que son établissement affiche complet pour la nuit suivante. Mais il me propose de contacter la patronne d'un autre hôtel de la ville, hôtel fermé le lundi. Il me rappelle quelques minutes plus tard pour m'annoncer que c'est OK et que nous pourrons avoir une chambre à l'hôtel de France. Nous devrons simplement nous présenter après 18H00 à la brasserie voisine de l'hôtel. C'est vraiment sympa de la part de ce monsieur, le nom de son hôtel à lui : Le Pressoir hôtel. Si vous passez dans la région et que vous cherchez un hôtel, n'hésitez pas à vous arrêter à Saint Calais.
Rassurés pour notre refuge du soir, nous continuons notre route par un temps toujours aussi maussade.
Un café bien chaud nous ferait le plus grand bien quand nous arrivons dans le village de La Fontenelle, ça tombe bien il y a une auberge ici. Nous y faisons halte.
Il y a quatre personnes accoudées au bar et une cinquième qui est installée à table. Nous saluons la compagnie et nous serrons la main à tout ce monde. Au bar, les quatre hommes dégustent un petit blanc bien frais.
C'est un petit café-restaurant de province, à l'ancienne. Les tables sont dressées pour le déjeuner mais seule une personne mange. La deuxième pièce semble inutilisée pourtant on peut lire une affichette "Le coiffeur sera ici jeudi".
Nous commandons notre café et le patron nous rouspète un peu car nous aurions pu manger ici au lieu de pique-niquer. C'est un bonhomme jovial à la moustache gauloise. Il nous chicane un peu, ce serait à cause de nous que les petits commerces fermeraient dans les campagnes, mais il n'y a dans le ton aucune agressivité, un peu d'ironie seulement.
Ses trois compères de bar veulent déjeuner et il les chambre un peu en leur disant qu'aujourd'hui il n'y a que des nouilles.
Le bistrot est décoré d'une multitude d'objets : cruche à eau siglées du nom de toute sorte de boissons alcoolisées ou non, vieux téléphones, collection de casques de chantier accrochés au mur... S'il nous est arrivé de nous arrêter dans des lieux où l'on ressentait au mieux de l'indifférence, au pire de l'hostilité, à l'auberge de La Fontenelle on se sent bien, à l'aise au bout de 5 minutes.
On nous questionne sur notre voyage, notre destination du soir.
Et puis au moment de régler l'addition, le patron nous dit que c'est gratuit aujourd'hui : La tournée du patron !
Il nous raccompagne sur le pas de sa porte, nous souhaite bon voyage et nous regarde quitter son petit village.
Il reste encore de la gentillesse dans ce monde... moderne. Et je pense à "L'Auvergnat" de Brassens. Voici la version des Zoufris Maracas.

Je viens de découvrir... C'est superbe "ZOUFRIS MARACAS" : à écouter.
Mais ce n'est pas tout ça, il nous reste encore quelques kilomètres à parcourir avant d'arriver à La Retraite. La pluie menace, puis quelques gouttes tombent, aussi faisons-nous une halte à l'église de Souday. 


C'est la première église que nous visitons cette année et c'est une belle surprise.
Le choeur, situé au-dessus d'une crypte, domine d'environ 3 mètres la nef. D'origine carolingienne, cette église fut plusieurs fois ruinée et reconstruite. 


On peut aussi y voir de jolies fresques anciennes.
Nous approchons du département de la Sarthe et du but de cette première partie de notre voyage.
C'est un petit hameau de rien du tout, deux maisons et des champs, et des vaches : C'est ça La Retraite.
Quand même, je suis à La Retraite, pour Laurence, on reviendra... Et quelques gouttes tombent :

RETRAITE PLUVIEUSE, RETRAITE HEUREUSE ?

Et il y a du vent, aujourd'hui, mais ça a été, il nous a bien poussé, faisant mentir René Fallet.

RETRAITE VENTEUSE, RETRAITE MALICIEUSE ?

Encore quelques "jolis kilomètres" pour arriver à notre hôtel du soir à Saint Calais au terme d'une belle étape (enfin) de VACANCES, avec ses routes qui tournent et qui virent, ses haies, ses bois, ses montées et ses descentes, ses gens accueillants: le bistrot de La Fontenelle bien sûr, le monsieur de l'hôtel de Saint Calais qui nous a trouvé une chambre , les deux bonshommes qui nous ont encouragés à Vibraye, le personnel de la brasserie "La banque" à Saint Calais qui nous a accueilli si gentiment et a offert à nos vélos un abri pour la nuit.


Le temps, c'est de la vie ! Plus on en a, mieux c'est !
 Bonneval - Saint Calais (86 km)

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