1959

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samedi 12 mars 2016

Sortie printanière



Y'a comme un petit gout de printemps dans l'air... Alors comme Laurence trouve qu'elle a un peu de  retard en ce début d'année, nous avons pris la route pour une soixantaine de kilomètres et cela fut bien agréable.
 Pour ma part, j'avais choisi mon vélo LOOK, relooké JPLP.
Aujourd'hui, j'aurais été bien en peine de présenter une palette de ciels briards gris, bleus,  noirs ou blancs. 
 Aussi ai-je choisi de photographier des arbres , vieille marotte...
 Arbre mort, tissant malgré tout sa toile sur le ciel.
 Arbre renaissant en ce printemps précoce.
 Feuilles prêtes à éclater.
 Telles deux sentinelles, arbres solitaires sur le plateau de Brie.
 Sculptures de bois vivant sur fond bleu.
Racines de ciel ?

 Vieux pommier envahi par le gui.
Et puis des arbres mutilés... 
Il s'agirait du résultat d'une opération de "gestion" des arbres en bordure des routes. 
En effet, comme l'indique "le Pays briard" dans son numéro du 17 février :
 "Entretenir ses bois en lisière des routes est une obligation légale, parfois coûteuse. Il existe pourtant un moyen d’en faire une source de revenus…
 Le Centre régional de la propriété forestière d’Ile-de-France (CRPF) lance, en effet, une action visant à sensibiliser les propriétaires concernés. « Les propriétaires forestiers ont obligation de couper les arbres ou branches en bordure de route. Mais peu s’y soumettent, quitte à payer une amende, trouver ses lisières abîmées par des engins, voire être tenus pour responsables en cas d’accident. Pourtant, il y ont tout intérêt » (...)
Et le technicien de préciser encore que des essais de regroupement sont ainsi menés dans le nord de la Seine-et-Marne. Trois tronçons de 10 km au total (119 propriétaires) sont concernés par ces chantiers bois énergie. « L’animation est assurée par le CRPF grâce au financement du Département et à l’implication des propriétaires », dit encore Clément Deschamps avant d’ajouter un argument choc : « 1 250 tonnes de plaquettes seront produites sur une base d’environ 7 euros la tonne. Les riverains se partageront le bénéfice de la vente en fonction de leur linéaire : un revenu intéressant alors que le passage d’un lamier coûte 60 euros de l’heure ! »
Empocher 7 euros la tonne de bois énergie au lieu de payer 60 euros l’heure pour un entretien obligatoire, voilà qui un intérêt qui ne peut se discuter…"
Ce serait donc le "lamier" qui serait responsable de ce "travail" ? Dans cette belle côte qui monte vers la Trétoire, c'est une vraie désolation de voir ces bordures de routes dévastées !
L'article déjà cité continue ainsi :
(...) Mais le but premier reste bien l’entretien des bords de routes publiques : « L’opération pourrait être élargie à l’ensemble de la Seine-et-Marne suite aux demandes des agences routières. Si vous êtes propriétaire de bois en bordure de route, n’hésitez pas à contacter le technicien du CRPF sur votre secteur pour identifier les possibilités qui s’offrent à vous. »
C'est moi qui souligne : Par pitié, NON !
Lorsque les impôts que je paie servent à entretenir les routes, comme ici, j'applaudis : Bravo ! Mais quand il s'agit "d'entretenir" les bordures des routes de cette façon, j'ai l'impression qu'on me prend pour...
Pourtant elle est si belle notre campagne !
N'est-ce pas ?
N'EST-CE PAS ???
Alors, avant de gérer, les "gestionnaires", ils devraient peut-être poser leur cul sur la selle d'un vélo, pédaler, lever le nez et regarder autour d'eux... Tout simplement. Peut-être qu'après, ils auraient un peu moins envie de gérer.

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