1959

1959

vendredi 12 juillet 2013

Début de vacances

Souvent nous avons fêté, Pascal et moi, le début des vacances par une grande randonnée : vers le Chemin des dames, parfois, vers le Lac du Der, souvent. Cette année, j'ai proposé à mon compère de faire une promenade au gré des Morin.
Samedi, j'ai récupéré mon vélo après une longue révision : il est comme neuf.
J'ai même complété son équipement d'un porte-bagages avant.
Dimanche 7 juillet, peu après 7H00, nous sommes partis le long du Grand Morin.
Nous avons roulé vers Coulommiers, Crécy la Chapelle...
...au plus près de la rivière.
Après être passés sous l'autoroute de l'est, nous avons mis le cap sur...
...le joli village de Condé sainte Libiaire.
C'est ici que le Grand Morin se jette dans la Marne, derrière l'ami Pascal.
En fait nous nous trouvons sur le chemin de halage du canal de Chalifert qui enjambe le Grand Morin... 
...et suit le cours de la Marne, dessous coule le Grand Morin. Nous sommes donc sur un pont canal comme à Briare mais en moins beau...
Le voici, vu d'un autre angle ce pont canal.
Petit canal de Chalifert utilisé par des plaisanciers, mais quel était son rôle à l'origine ?
Nous aurions pu suivre la Marne pour nous rendre à la Ferté Sous Jouarre, où se trouve la confluence du Petit Morin et de la Marne. Mais la traversée de Meaux ne nous enchantant guère, nous avons pris de petites routes vallonnées à travers la Brie, repassant à nouveau l'autoroute de l'est.
Et c'est à l'heure du repas de midi que nous sommes arrivés au deuxième confluent  de notre randonnée.


Ainsi, après avoir pris la pose...













...au bord de la Marne,




...nous avons pu cassé une croûte bien méritée, le paysage étant en plus fort agréable : le soleil, la rivière et de jolies baigneuses...
En ce début d'après-midi caniculaire, nous entreprenons de remonter le Petit Morin jusqu'à sa source.
Au long de ce périple, nous ferons quelques haltes dont certaines bien connues des lecteurs de ce blog, comme la tacot de la vallée à St Ouen sur Morin.
Plus surprenante est la baleine en osier exposée dans le même village.
A Villeneuve, c'est la chasse à la canette qui nous occupe : le "Petit Morin" est fermé, nous buvons au café d'en face ! Deux bistrots dans un village de la Brie, c'est de plus en plus rare.
On reconnaîtra ici les deux chênes de Coucermont (dans l'Aisne...) où nous fêtâmes dignement mon 200000ème kilomètre cycliste en 2009.
Après Montmirail, nous entamons la partie du parcours la plus difficile jusqu'au domaine des Forges à Talus Saint Prix, lieu bien connu de tous les pêcheurs de la région ! Nous n'y pêcherons pas aujourd'hui, mais la pause est salutaire et nous repartons après nous être rafraîchis un peu.
Nous sommes maintenant sur la route du Champagne et pénétrons dans les Marais de Saint Gond.
La vigne est belle et nous rêvons un brin au doux breuvage qui nous attend au terme de cette randonnée. Et oui, ces longues randonnées sont propices à la rêverie.
Elles sont également propices aux grandes questions philosophiques : A quoi pensent les vaches ?
Plus tard dans la soirée, voyant un troupeau de bovins couchés dans un pré, j'oserai même cette question essentielle : Les vaches aimeraient-elles porter un pyjama ?
Certains instants sont également l'occasion de pousser la chansonnette : n'est-ce pas ici que j'ai fredonné "La chanson des blés d'or", pour répondre à Pascal qui avait entonné un vieux cantique en passant près du hameau de Dieu l'Amant. 
Un rien amuse le cycliste au long cours !
ET c'est ainsi, avant d'arriver à Morains, que nous découvrons, dans ces bosquets, la source du Petit Morin !
Nous ne sommes pas vraiment certains que ce fossé est le début de la belle rivière qui se jette, 86 kilomètres plus loin dans la Marne.
Mais à quelques centaines de mètres de là, il semble bien que nous ayons résolu l'énigme que nous nous étions posés voici presque un an lors d'une rando que nous avions appelée "Les deux sources".
En effet, en août 2012, nous en étions restés ici pour localiser la source qui se trouve en fait quelques centaines de mètres à l'est (comme le confirmeront les cartes...)
A Morains (la bien nommée) se trouve donc la source du Petit Morin.
Et j'en profite pour ajouter un coq à ma collection !
Après quelques kilomètres, entre Champagne et Brie, nous arrivons à Lachy.
Ici, les sources du Grand Morin sont clairement annoncées, chose connue sur ce blog.
Mais c'est toujours un réel plaisir de descendre voir cette eau qui jaillit de la terre.
Une vraie source, quoi !
Pour regagner La Ferté Gaucher, et boucler ainsi les 120 kilomètres du Grand Morin, nous allons suivre à distance le cours de notre rivière : la route ne suis pas exactement le frêle cours d'eau.
Et c'est à la nuit tombée que nous pouvons nous désaltérer des fines bulles de notre boisson préférée !

1 commentaire:

  1. Une belle manière de commencer les vacances: remonter aux sources de l'eau, pour finir par la fine effervescence des plaisirs champenois!!!
    "Le cycle de l'eau" vu autrement?
    Bonnes vacances.

    RépondreSupprimer