1959

1959

samedi 24 février 2018

Mon 200 du mois de février

Vendredi 23 février 2018
"Dans le froid de l'hiver...
...pédale un petit cycliste rouge et jaune !"
Cela pourrait être le début d'une jolie "polésie", mais c'est le commencement d'une belle balade à vélo.
Et pour que ce ne soit pas trop pénible, il faut bien se couvrir le corps : un caleçon, long et molletonné bien sûr, sous le cuissard ; 6 maillots et vestes sur le haut du corps ; trois paires de gants pour les mains ; deux paires de chaussettes et des couvre-chaussures pour les pieds ; une cagoule et un bandeau pour les oreilles sous le casque... et me voilà prêt pour une longue randonnée hivernale.
Heureusement, je n'ai pas oublié les lunettes de soleil car le soleil brille en effet.
J'ai par ailleurs prévu de faire deux boucles autour de La Ferté Gaucher comme lors de mon 200 de mois de janvier, ainsi je pourrai manger chaud (et au chaud !) à midi.
Pour me protéger le plus possible du vent sibérien de nord-est qui glace un peu plus l'atmosphère, je vais suivre le cours des rivières qui sillonnent l'est de l'Ile de France et la Champagne et traverser quelques forêts protégées de la bise. C'est l'occasion de constater que nos belles rivières ont retrouvé un cours serein.
J'ai donc pris la direction de l'est en changeant de temps en temps de direction pour avoir quelques instants de répit car ce vent est quand même  désagréable. Dans la campagne, certains étangs et autres mares sont glacés. Pour ma part, en ce milieu de matinée, ce n'est pas encore le cas.
Mon vélo Chardon roule bien et c'est la première fois que je l'utilise pour une distance aussi longue.
Après Igny Comblizy, je commence mon retour vers la Seine et Marne et le vent me pousse. Dans ce paysage de vignes et de coteaux, je ressens enfin la chaleur du soleil surtout dans les petites grimpettes qui jalonnent ce parcours.
Vers Condé en Brie, je me dis qu'il serait peut-être judicieux de ne pas rentrer à midi : aurais-je le courage de reprendre le vélo après une pause à la maison ? Pourtant, j'ai un petit problème : je n'ai pas assez de ravito dans la sacoche. Ce n'est pas un souci, il me suffit de trouver une boulangerie et le tour sera joué !
C'est chose faite à Crézancy et je décide donc de continuer cette balade sans passer par la case départ.
Dans la vallée de la Marne, je fais un petit détour par la ferme du ru de Chailly à Fossoy.
Lors de mon 200 du mois de novembre, j'avais évoqué la statue du moissonneur en hommage au tableau peint par Léon Lhermitte : Mon 200 du mois de novembre
C'est cette ferme de Fossoy, aujourd'hui siège d'une communauté de communes, qui servit de cadre à ce tableau.
 On aperçoit la tour en arrière-plan. Ceci est rappelé à l'entrée de la cour.
Traversant ensuite la ville de Château Thierry, je  me souviens d'un article de l'excellent site LE PETIT PATRIMOINE qui avait un thème proche de ce tableau intitulé "La paye des moissonneurs".
 Il s'agit d'une sculpture d'Achille JACOPIN installée rue Racine et qui a pour titre "La paye".
 Mais ici, la scène ne se déroule pas avant mais après la paye et ladite paye a été bue !
 Scène réaliste dans la veine de "L'assommoir" de Zola, cette oeuvre servira à illustrer des campagnes de diverses sociétés anti-alcooliques.
Ainsi sur cette carte postale agrémentée d'une poésie...
...ou de cette affiche de la Ligue contre l'alcoolisme.
Je renvoie ci-dessous à la notice dédiée sur le site du Petit patrimoine (où il y a beaucoup de jolis sites et monuments à découvrir)
La paye d'Achille JACOPIN - Site du PETIT PATRIMOINE
 Si je rentrais directement de Château Thierry en Seine et Marne, il me resterait une quarantaine de kilomètres à parcourir. Or, pour atteindre les deux-cents kilomètres de cette sortie, j'ai calculé (dans ma tête car je n'ai pas de compteur, ni de GPS, sur mon vélo Chardon), qu'il me faut parcourir au moins 80 bornes.
Après avoir franchi la Marne à Azy, je choisis donc de repartir vers l'est et d'affronter à nouveau le vent mauvais !
 Pour me réchauffer un peu, je choisis de monter la longue côte de Nesles la Montagne, village qui porte bien son nom et qui me permet une belle vue sur Château Thierry. Au sommet, je sais que je vais rouler sur un plateau exposé à tous les vents. D'ailleurs, une ferme s'y trouvant se nomme Heurtebise et je comprends aujourd'hui pourquoi. Durant 15 kilomètres, je vais affronter un vent latéral, tantôt légèrement favorable, tantôt défavorable. C'est sur ce plateau que mon appareil photographique me glisse des mains (ou plutôt des gants), ce qui explique l'absence de clichés pour cette fin de balade.
Je descends ensuite la vallée de la Dhuys jusqu'à Condé en Brie avant de suivre la vallée du Surmelin jusqu'à Breuil. Il me reste maintenant une quarantaine de kilomètres à parcourir et je sais que le vent me sera favorable : Youpi !
Une longue côte me permet de bien me réchauffer, ensuite je peux rouler à bon rythme vers la vallée du Petit Morin pour rentrer juste avant la tombée de la nuit !
Selon mes calculs, cette randonnée devrait totaliser entre 195 et 201 kilomètres. Il s'avèrera que j'en ai fait 212 : quand on aime on ne compte pas.
Sur la carte ci-dessous, on constatera le parcours sinueux, tortueux (pour ne pas dire torturé) que  j'ai réalisé !

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