1959

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lundi 29 septembre 2014

Diaporama du TOUR DE FOOT (Deuxième partie)

Voici, en photos, la deuxième partie de notre périple cyclo-footballistique, de Sochaux, dans le Doubs, à Luc en Diois dans la Drôme.

4 commentaires:

  1. Le premier col franchi par le Tour de France fut le col du Pin-Bouchain (entre Roanne et Lyon) mais il ne culmine qu'à 759 mètres.
    Donc effectivement, le Col de la République est le premier sommet de plus de 1 000 mètres d'altitude escaladé par les coureurs du Tour de France en 1903. C'est Hippolyte Aucouturier qui passa en tête, avant de gagner l'étape à Marseille.
    Dans les archives, on considère souvent que le Ballon d'Alsace fut le premier col dans l'Histoire du Tour de France, le 11 juillet 1905.
    Au sommet, au début de la descente vers Saint-Maurice, est érigée une stèle à la mémoire de René Pottier qui passa donc en tête.
    Une histoire de ballon qui méritait sa petite place dans le Tour de Foot!!!
    Bien cordialement.
    Jean-Michel

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  2. Le premier col franchi par les coureurs du Tour de France fut le col du Pin-Bouchain, entre Roanne et Lyon, lors de l'édition 1903. Malheureusement, ce col ne culmine qu'à 759 mètres.
    Effectivement donc, le premier col de plus de 1 000 mètres d'altitude est bien le col de la République, escaladé lors de la même étape. C'est Hippolyte Aucouturier qui y passa en tête avant de gagner l'étape à ... Marseille.
    Dans les archives du Tour de France, on mentionne très souvent, à tort, que le Ballon d'Alsace fut le premier col escaladé par les coureurs du Tour le 11 juillet 1905. Une stèle au sommet commémore l'exploit de René Pottier qui passa en tête.
    Voilà une histoire de Ballon qui trouve sa place tout naturellement dans un Tour de Foot!
    Bien cordialement.
    Jean-Michel

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  3. Encore moi!
    Le col de la République, appelé aussi col du Grand Bois (je pense selon le versant qu'on escalade) fut le témoin des pires exactions lors de son ascension dans l'édition du Tour de France 1904. Voici un extrait:
    "... Sur la deuxième étape, de Lyon à Marseille, le 9 juillet, les intimidations recommencent de plus belle. Vers 3 heures du matin, aux abords de Saint-Etienne, en pleine ascension du col de la République, des spectateurs s'interposent sur la route pour empêcher le peloton de suivre le coureur du coin, Antoine Fauré, dans un climat de bagarre générale.
    Dans une déclaration commune, plusieurs coureurs conteront leur mésaventure : "Tout à coup, dans le haut de la côte, Fauré démarre brusquement et prend deux ou trois longueurs. Nous levons la tête pour apercevoir cinquante mètres devant nous, un groupe d'une centaine d'individus formant la haie de chaque côté de la route ; ils sont armés de gourdins et de pierres ; Fauré s'engage résolument et passe ; alors les gourdins se lèvent sur les suivants."
    L'un des coureurs, l'Italien Giovanni Gerbi, se retrouve complètement assommé. Pour disperser les fauteurs de trouble, les organisateurs de la course n'ont d'autre solution que de déclencher des coups de revolver en l'air. Ceux qui déposeront ensuite plainte au parquet de Saint-Etienne pour les perturbations occasionnées, sont pourtant loin d'être au bout de leurs peines ..."
    L'étape est remporté par Hippolyte Aucouturier mais, suite aux déclassements prononcés le 2 décembre, Antoine Fauré sera tout de même déclaré vainqueur.
    Cependant, l'organisateur Henri Desgrange est furieux et ... Saint-Etienne et le col de la République devront attendre l'année 1950 pour revoir les coureurs du Tour de France!
    Bien cordialement
    Jean-Michel

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  4. Je vous livre un autre extrait d'article sur cette fameuse escalade du col de la République lors du Tour de France 1904. C'est le cas de dire que Maurice Garin était attendu au coin du Grand Bois!
    " ... Le 9 juillet 1904, lors de la deuxième édition de la « Grande Boucle », les coureurs cyclistes entament la seconde étape
    marathon de 374 kilomètres qui part de la capitale des Gaules, et les emmènent jusqu’aux rives méditerranéennes de la cité phocéenne. Aux petites heures de la matinée, le peloton des favoris arrive sur les dernières pentes du col de la République (1 161
    mètres), sur les hauteurs de Saint-Étienne. Il s’agit alors du premier franchissement d’un « 1000 mètres » sur l’histoire du Tour de France, à une époque où les géants alpins et pyrénéens étaient soigneusement évités. A quelques hectomètres du sommet, Antoine
    Fauré – Stéphanois natif de Lyon – démarre brusquement et prend une longueur d’avance sur la tête du peloton. Au passage du point culminant, se tient sur le bord de la route près de 200 individus armés de gourdins et de pierres. Faure s’engage avec
    conviction et passe sans encombre aux milieux des supporters stéphanois. Mais la haie va subitement se refermer sur le peloton qui arrive. Une pluie de coup va alors s’abattre sur les poursuivants « qui ne sont pas du pays » aux cris de « tuez-les ! ».
    Le Valdôtain Maurice Garin – premier vainqueur de l’épreuve l’année précédente – reçoit une pierre au visage et de multiples coups de bâton aux genoux et aux bras. Il finira tout de même l’étape en n’ayant plus que l’usage d’un seul bras ! Son frère César est lui aussi roué de coups.
    Auguste Daumain est renversé sur le bas-côté. Blessé, il réussit cependant à se relever et à prendre la fuite. Quant au « diavolo rosso» piémontais Giovanni Gerbi, il va se retrouver littéralement assailli puis assommé sur son vélo : il perdra un de ses doigts, tranché net sur son guidon ! Beaucoup d’autres coureurs anonymes se verront à leurs tours molestés par ces « hooligans» d’un autre âge. Les voitures officielles de course vont également être accueillies par les vauriens. Ce n’est que sous le retentissement des coups de feu de la maréchaussée que la foule se disperse. L’étape sera encore marquée par de nouveaux incidents avec jets de pierre lors du passage du peloton à Nîmes. L’auvergnat Hippolyte Aucouturier dit «Le Terrible» franchira finalement le premier la ligne d’arrivée à Marseille de ce véritable parcours du combattant, mais il sera quelques temps après disqualifié pour « irrégularités graves» laissant ainsi le gain de cette seconde étape à...Antoine Fauré ! ..."

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