mercredi 12 décembre 2018

VOYAGE 2018 - ETAPE 15 : Le Tâtre / Chauvigny

Mardi 7 août - Et si on essayait le train ?

Nous sommes partis vers 8H15 de la belle chambre d'hôtes des Camélias au milieu des vignes de Cognac et de Pineau où nous avons passé la nuit, après avoir dégusté un bon petit déjeuner.
Ce matin, il nous faut rallier Angoulême avant 12H47 car nous avons décidé de prendre le train partant à cette heure pour Poitiers. Première expérience cyclo-ferroviaire pour Laurence et elle est un peu anxieuse.
Après avoir commencé cette étape sur la Voie verte que nous avions abandonnée hier soir, nous roulons sur la «Galope Chopine»jusqu'à Barbézieux avant de prendre une belle Départementale jusqu'à Moûtiers en Boëme. Ensuite, cela se complique un peu pour atteindre la gare d'Angoulême. 

Nous avons dû rater une route car nous nous retrouvons sur l'ancienne N10 et ses centres commerciaux et ses ronds-points. Puis nous sommes confrontés à de grands travaux dans la ville d'Angoulême et devons faire attention où nous mettons nos roues !
Heureusement le chemin de la gare est bien balisé et nous arrivons avant midi : pari gagné, nous prendrons le train aujourd'hui !
Après nous être assurés de l'horaire du train et que le TER acceptait bien les vélos, nous devons enlever les bagages des vélos pour transporter nos vélos sur le quai où nous devons embarquer en empruntant des escaliers et un long tunnel.
Notre train est déjà en gare et nous montons dedans.


Nous avons même le temps de déguster un sandwich SNCF avant que le TER prenne les rails.
Laurence est rassurée par cet embarquement impeccable (malgré la chute de nos vélos à l'arrêt dans une gare).

La grande ville de Poitiers apparaissant hostile aux cyclistes des champs que nous sommes, nous débarquons dans la petite gare de Vivonne après un voyage ferroviaire de 100 kilomètres.

Quelques gouttes de pluie nous y accueillent et nous trouvons refuge dans un abribus mais nous ne prendrons pas le bus... C'est un voyage cycliste quand même ! Après avoir bu un bon rafraichissement, nous prenons la route de Chauvigny située à une quarantaine de Kilomètres.
Chauvigny semble être une jolie petite ville que nous visiterons demain matin car l'heure est déjà avancée et nous allons planter notre tente au camping municipal, sans doute une des meilleurs de ce voyage.
 Le temps est en train de changer, la canicule s'en va, le vent est fort et peut-être devrons-nous affronter des orages. A chaque jour suffit sa peine. 
 Une étape en deux tronçons : 58 kilomètres le matin...
 ...et 42 kilomètres l'après-midi, ce qui nous a fait parcourir 100 kilomètres à vélo et autant en train, ce qui nous permettra d'avoir des dernières étapes plus courtes.

lundi 10 décembre 2018

VOYAGE 2018 - ETAPE 14 : Bordeaux / Le Tâtre

  Lundi 6 août 2018 : De Gironde en Charente
Après un week-end bien chaud à Bordeaux avec Guillaume : découverte de la ville, bons restos et visite d'une belle exposition consacrée au voyage de Jack London dans les mers du sud, "La croisière du Snark", au musée d'Aquitaine, j'appréhendais un peu la sortie à vélo de la métropole bordelaise.

Heureusement cela s'est bien passé, même sans GPS. Guillaume nous a guidés vers le Pont de pierre et nous a laissés continuer car il lui fallait aller travailler. Partis à 7H45, il y avait peu de circulation. 

Nous sommes arrivés sans souci (malgré une petite hésitation à un de ces affreux ronds-points urbains, mais un autochtone nous a bien remis sur le bon chemin) au pont Eiffel de Cubzac et sa nouvelle passerelle pour cyclistes et piétons.
Cet aménagement tout récent permet aux cyclistes et aux piétons de franchir en toute sécurité la Dordogne. Les impôts et taxes servent quand même à améliorer la vie des gens...
Ensuite, ce ne fut que du plaisir, surtout quand nous avons gagné après un cheminement un peu labyrinthique la Voie verte de la Haute Saintonge (qui change de nom en arrivant en Charente pour devenir la Voie verte Galope Chopine).


Ce qui nous a permis de continuer cette étape dans l'ombre de cette ancienne voie ferrée (encore une).

Au KM 488 de la N10, nous avons quand même fait une halte rafraîchissante salutaire.

Et puis tranquillement, comme d'habitude, nous sommes arrivés à la chambre d'hôtes que nous avons réservée.
De Bordeaux à Le Tâtre, nous avons parcouru93 kilomètres à la vitesse moyenne de 15,2Km/h.
TOUR de FRANCE 1958 - Etape Royan / Bordeaux - Miroir Sprint du 7 juillet 1958
Mais nous ne courons pas le Tour de France, nous...


mercredi 28 novembre 2018

VOYAGE 2018 - Etape 13 : Monségur / Bordeaux

Vendredi 3 août 2018 : Merci, Roger Lapébie
Disons-le tout net, je n'apprécie guère le tennis. S'enfermer dans une cage grillagée pour taper dans une petite baballe ( en poussant souvent des cris de bûcheron ou des petits couinements de souris...) : je ne comprends pas. Je ne comprends pas que certains gagnent des millions en pratiquant ce jeu. Hier soir, je crois que j'ai vraiment détesté. En effet, les cours de tennis derrière le camping furent occupés en soirée : deux femmes, la mère et la fille, vinrent faire leur match de tennis. Bien sûr, on y voyait comme en plein jour, les projecteurs étant allumés. En plus, ce n'étaient pas des stars de la petite balle jaune : deux échanges maximum et c'était fini. Mais entendre le bruit des balles sur les raquettes, les commentaires et le décompte des points (30-15 ; 40a... ça non plus, je ne comprends pas, pourquoi ne pas compter les points pour ce qu'ils valent : 1 ; 2 ; 3...) C'était très énervant surtout que j'avais sommeil, moi, tandis que Laurence dormait déjà.
Heureusement, les tenniswomen ne se sont pas mises à chanter le Lac de Connemara... (Voir le message de notre voyage 2016 : Michel Sardou et moi... )
Quand, enfin, elles ont terminé leur match (et éteint la lumière), j'ai pu profiter de la belle nuit étoilée. Dormir à la belle étoile... 
Ce matin, il nous faut prendre la route pour Bordeaux.
Si tout se passe comme prévu, nous devrions emprunter une voie verte sur un long tronçon de cette étape. Comme d'habitude, c'est Laurence qui s'occupe de démonter notre campement pendant que je prépare le petit déjeuner et nous quittons ce camping au confort un peu rustique avant 9H00.
Le ciel est toujours d'un bleu immaculé et la route un peu vallonnée.
Nous nous arrêtons pour une petite visite au village encore endormi de Rimons.
 Mais pas question de danser ici, la route est encore longue.
Eglise de Rimons


Bientôt nous atteignons une nouvelle bastide : Sauveterre de Guyenne. 

Nous y achetons notre ravitaillement pour la journée car nous allons maintenant emprunter la voie verte Roger Lapébie et nous risquons de ne plus trouver de magasin d'alimentation.
Après avoir franchi la porte de la ville, tout près de la gare, nous trouvons l'ancienne voie de chemin de fer que nous allons suivre durant plus de 50 kilomètres.


Elle est super cette piste cyclable. Le revêtement est impeccable. Il n'y a pas de chicanes aux carrefours. Les arbres qui bordent cette ancienne voie ferrée nous offrent une ombre bienvenue en ces temps de canicule.
D'anciennes gares ont été recyclées en bar-restaurant quand d'autres servent d'habitations ou sont laissées à l'abandon.

Bien sûr, nous traversons des vignobles. 

Il y a même un long tunnel éclairé et bien frais.
C'est un vrai bonheur de faire halte ici !  On pourrait installer ici une colonie de vacances, au frais pour la journée. Ou bien les pensionnaires d'une maison de retraite, à condition qu'ils n'oublient pas leurs petites laines. Car il ne faudrait quand même pas que les papys et les mamies s'enrhument !
 Pour notre part, c'est encore une journée crème solaire.
La chasse à la cannette est moins importante que les jours précédents, nous avons ce qu'il nous faut avec nous, en particulier des fruits.


L'arrivée à Bordeaux fut également fort aisée même si les bords du fleuves sont en cours d'aménagement pur faciliter la circulation cycliste. Au vu des embouteillages, ce n'est pas gagné en ce qui concerne la circulation automobile...

Il nous a suffi de suivre la Garonne jusqu'au Pont de pierre où Guillaume. 


Ensuite, Guillaume nous a guidés à travers la métropole bordelaise pour rejoindre son appartement. 
Nous avons parcouru 76 kilomètres à la moyenne de 14,4 km/h. Décidément, nous ne courrons jamais le Tour de France. Ce qui fut le cas de Roger lapébie à qui est dédiée la splendide voie verte que nous venons d'emprunter.


En effet, le Bordelais Roger Lapébie remporta le Tour de France en 1937. Le tour de France 1937 qui vit l'introduction d'une innovation majeure. Mais cela fera l'objet d'un prochain billet.


Une bien jolie étape avant deux jours de découverte de la ville de Bordeaux.