lundi 18 juillet 2016

Laurence : Premier 200

 Depuis longtemps, elle en rêvait (Même pas vrai !), le samedi 9 juillet, elle l'a fait ! Elle aurait pu le faire une semaine plus tôt, mais non, c'est le samedi 9 juillet qu'elle l'a fait. 
Destination Château-Landon, au sud de la Seine et Marne. Départ à 6H et quart : Les journées sont longues en cette saison, aussi avons-nous tout le temps de parcourir cette longue distance avant la tombée de la nuit (Historiquement, nous sommes pile dans la définition des Audax cyclistes : "Le 12 juin 1897, 12 cyclistes italiens tentaient à vélo le raid Rome-Naples (230 km), entre le lever et le coucher du soleil. Neuf réussirent, leur tentative fut qualifiée d'audacieuse (« Audax » : traduction latine du qualificatif audacieux). Ceci donna lieu à de nombreuses sorties en groupe et contribua ainsi à la naissance du mouvement cyclotouriste". Source Wikipédia), en prenant le temps de bien nous arrêter pour manger, se décontracter les muscles, prendre un peu de repos et simplement déguster ces 200 bornes qui s'offrent à nous.
Le premier arrêt, nous le faisons à Meigneux au PK35. Nous quittons ici les routes qui nous sont familières pour d'autres qui le sont moins.
Et le parcours choisi nous fait rouler sur de petites routes fort agréables.
De vieilles demeures se cachent dans la verdure ce qui nous permet quelques pauses touristiques.
Clic-clac, c'est dans la boite !
Un vieux manoir qui...
...jouxte une vieille abbaye ruinée.
Ici aussi les éoliennes semblent les mal venues.
 Et puis nous franchissons la Seine, notre moyenne de route est légèrement supérieure à 17km/h, ce qui nous assure de rentrer avant la nuit.
Cette bizarre petite chapelle, entre le village de La Tombe et Misy sur Yonne m'avait déjà surpris lors d'une incursion dans les parages voici quelques semaines.
Je suis allé chercher des renseignements sur l'excellent site "Petit patrimoine" et j'ai trouvé ceci :
 "Cette Chapelle, dédiée à Saint André, était en réalité un caveau familial où reposaient les ancêtres du Marquis de Sinety.
La forme de l'édifice est inspirée par les bulbes d'Europe et de Russie qui avaient séduit le Marquis pendant les campagnes de Napoléon.
En grès, briques et ciment, de 1827, elle est située route de la Tombe. Chapelle à l'abandon."
 Voici donc une énigme résolue.
 C'est ici que nous franchissons l'Yonne pour rouler vers Egreville, Lorrez le Bocage et la vallée du Loing.
 Montmachoux le nom est joli...
 ... et les petites routes aussi qui nous permettent de découvrir des lieux que nous ne connaissons pas : il en reste encore dans ce sud de la Seine et Marne !
 A Egreville, nous faisons un nouvel arrêt (après un arrêt précédent pour remplir les gourdes dans un cimetière bien sûr !) pour acheter du pain car nous avons choisi  de pique-niquer aujourd'hui.
Nous pouvons voir dans ce village une splendide halle qui ressemble à celle de Milly la Forêt.
Jolie charpente...
..et jolie toiture !
Avant notre pause casse-croûte, nous passons au pays des Branleurs. Laurence me dit que c'est aussi une danse...

 Et puis des ruines, encore des ruines !
Il est à peine midi quand nous trouvons un endroit sympa pour le pique-nique. Nous sommes à la sortie de Dordives, pour une petite incursion dans le département du Loiret, à la base nautique où seuls quelques pêcheurs s'adonnent à leur passe-temps.
Le repas est copieux et nous permet de recharger les accus.
Pour ma part, je me plonge dans la carte, une vieille manie, pour peaufiner la fin de notre randonnée et repérer les petites routes qui peuvent nous assurer un retour agréable.
Il nous reste peu de distance pour atteindre le but de cette balade, nous roulons dans la vallée du Loing qui fut inondée voici quelques semaines.
Château Landon apparait sur son éperon rocheux. Bientôt nous serons sur le chemin du retour !
Il va nous falloir monter là-haut. 

Heureusement, malgré la pente, nous montons tranquillement grâce à de petits braquets.
Dans le village, très calme, ce n'est pas cette belle devanture qui nous intéresse mais plutôt l'un des bistrots où nous comptons bien nous désaltérer un peu.
Après l'effort, le réconfort !

Il y a dans l'air comme un petit avant-goût de vacances, non ?
Nous allons repartir vers la vallée du Loing pour franchir cette rivière à Souppes/Loing puis remonter sur un beau plateau par une des rares bosses de cet itinéraire, ce n'est pas une étape de montagne aujourd'hui !
C'est une autre petite rivière fort belle elle aussi qui nous accueille maintenant : Le Lunain.
Les villages sont tous très charmants et les routes calmes !
En suivant le Lunain, nous revenons vers le canal du Loing.
A partir de maintenant nous revenons sur des terres que nous connaissons mieux.
Ainsi passons-nous devant le musée du vélo de Moret sur Loing où nous ne nous arrêtons pas.

Nous continuons vers le confluent du Loing et de la Seine à Saint Mammès où nous retrouvons le pays des mariniers.

Le souvenir de la grande crue de 1910 est présente par cette petite plaque à 2 mètres environ au dessus de la rue.
 Il fait très chaud et avant d'attaquer la  montée qui nous permettra de quitter la vallée de la Seine, nous faisons un nouvel arrêt bistrot où un ancien coureur cycliste, que la soif a dû faire souffrir depuis le début de cette chaude journée, fait le spectacle, dans le genre brève de comptoir.
"Mon vélo a plus de cinquante ans. Je l'ai depuis que je suis jeune."
"Depuis que je suis à la retraite, je m'ennuie, qu'est-ce que je m'ennuie !"
"Tu ferais mieux de nous dire ce que tu n'as pas fait, plutôt que ce que tu as fait.
- Quoi, ce que j'ai pas fait... Manoeuvre, ça, manoeuvre, j'ai jamais fait."
Le type est gentil, le moment... récréatif. Une belle journée de vacances, en somme !

Il nous reste moins de 70 kilomètres, en passant par la forêt de Villefermoy où nous faisons un nouvel arrêt pour casser une petite croûte, par le cimetière de la Chapelle Gauthier où nous remplissons une dernière fois nos bidons.
A Chenoise nous reprenons la même route que le matin pour revenir à notre point de départ. Et dans la forêt de Jouy, nous nous arrêtons une dernière fois pour terminer notre ravitaillement. Aujourd'hui, nous ne ramenons aucune banane, aucun sandwich, aucune pâte de fruit à la maison : c'est rare.

     BRAVO !

Enfin son compteur affiche le nombre tant attendu ! Laurence fait maintenant partie du "Club des 200". Lolo est une Audaxieuse...
Dire que certaines personnes ne feront jamais, même durant toute leur vie, une telle distance sur cette belle machine appelée Vélo !
 Il est 21H15 et, pour finir, à quelques hectomètres de la maison, cette réclame, ma réclame préférée, nous met en joie.
Sonia a-t-elle fait du vélo cette semaine ?

lundi 11 juillet 2016

Respectons les cyclistes !

Lors d'une de mes sorties estivales, j'ai fait demi-tour pour photographier ce panneau. Déjà, j'ai eu envie de dire merci...
En entrant dans le village de la Chapelle sur Chézy, voyant la bande cyclable aménagée des deux côtés de la route, j'ai dit bravo !

Et là, arrivant au niveau de la chicane qui doit faire ralentir les voitures, j'ai crié : Hourra !

Cela paraissait tellement simple et pourtant... D'habitude les cyclistes subissent le même sort que les automobilistes, passer à gauche de la chicane et laisser la priorité, si nécessaire, au véhicule arrivant en face.
Ce n'est pas tant le fait de ralentir qui me gênait que le danger que représente ce genre d'aménagement quand on croise un camion, un bus, un tracteur ou un automobiliste pressé ! 
Souvent j'ai pesté contre ces "aménageurs", ces "responsables", ces "techniciens" pour leur manque de... "RESPECT" (?) envers les cyclistes.
C'était simple pourtant : laisser un passage pour NOUS, entre la chicane et le trottoir, bon sang !  
Dans ce petit village de La Chapelle sur Chézy, quelqu'un  y a pensé : MERCI !
Pour finir cet hommage à ce petit village de l'Aisne, j'ai retrouvé cette reproduction d'un tableau d'Etienne Bellan, le vieil instituteur qui enseigna dans les parages au milieu du XXème siècle. 

dimanche 10 juillet 2016

Randonnée des Grandes vacances

Depuis une vingtaine d'années, il m'est arrivé de fêter les grandes vacances par une belle randonnée à vélo, la plupart du temps avec l'ami Pascal. Souvent cette balade nous faisait dépasser les 300 kilomètres : quand on aime, on ne compte pas !
Pascal ayant peu utilisé son vélo en 2016, moins de 200 kilomètres depuis janvier, nous avons choisi d'être un peu plus modestes cette année.
C'est ainsi que le dimanche 3 juillet nous sommes partis vers le lac d'Orient de bon matin.
Après avoir roulé sur des routes connues aux alentours de Sézanne, nous voici sur la plaine de Champagne, sans vent ! C'est exceptionnel... Les grands moulins qui produisent de l'électricité ne tournent pas. Le vent ne nous gêne pas mais il ne pousse pas non plus.
Malgré la pluie qui est tombée en abondance ces dernières semaines, certains arrosent leurs pommes de terre... Vive les patates à l'eau ?
Avant  de rejoindre la vallée de l'Aube, nous passons devant une ancienne boite de nuit quelque peu... militariste ?
 Cela devait s'appeler l'EXO 7 si j'en crois le volatile qui survole Pascal.
Je parie que la piste de danse était à l'intérieur du bateau.
Dans ces parages, hélas, beaucoup de lieux semblent à l'abandon, même les plus sacrés...
 ...et même les vieilles Limousines...
Passant près de ce ruisseau, nous nous demandons toujours qui a bien pu avoir l'idée de le nommer ainsi, il y a même un village s'appelant Lhuitre dans les parages !
C'est peut-être l'oeuvre du vieux pirate qui veillait sur le vieux night-club, et qui veille aujourd'hui sur ces moulins à vent qui ne tourne pas ce matin.
Puis nous franchissons la rivière Aube.
Un chevreuil semble intrigué par notre présence. Sûr que s'il avait eu un appareil photo ou un smart-phone, il nous aurait tiré le portrait !
Il ne s'enfuit que lorsqu'il entendit le "clic-clac" de nos pédales automatiques.
Les villages sont plus coquets et les premières églises à pans de bois font leur apparition.

C'est près de celle de Mathaud que nous faisons notre première pause car Pascal commence à souffrir des pieds. Le cimetière, comme d'habitude nous permet de refaire le niveau des bidons.
Enfin, 100 kilomètres, 100 bornes, 100 pitons ! Après l'effort, le réconfort. Une bière du pêcheur pour mon camarade, c'est une attention qui le touche.
 Nous voici au bord du lac d'Amance, à Port Dienville, et c'est ici que nous allons manger. Il nous faut reprendre des forces afin de parcourir les 120km qui nous restent.
 Après un copieux repas -pas très recommandée pour les cyclistes, l'assiette de frites ?-  nous roulons sur la Vélovoie des lacs de la forêt d'Orient pendant une vingtaine de kilomètres.
 Le paysage nous est connu et nous rappelle le lac du Der.
 Il y a peu de monde, la voie est plate, les autos ne nous gênent pas, que demander de plus ?
 La partie du parcours en forêt nous rappelle les récentes inondations, l'eau stagnant encore au milieu des arbres.
  Après Géraudot, nous quittons ce paysage bucolique pour la triste plaine de Champagne. Le vent s'est levé et il est de face sur de longs bouts droits. La moisson a commencé et c'est le ballet des moissonneuses-batteuses et des tracteurs qui est la seule distraction (Tu parles !) qui vient égayer notre lente progression : Pédale, camarade !
Pour la deuxième fois, ce n'est pas le pied pour Pascal. La plante de ses pieds le faisant horriblement souffrir. Après un arrêt de quelques minutes, le vieux guerrier reprend la route.
La récompense est là-bas au fond de la vallée de la Seine : la voie verte du Canal de la Haute Seine nous accueille.
 Nous allons parcourir 25 kilomètres au long de ce superbe chemin dont j'ai déjà parlé sur ce blog. Quand les impôts servent à  ce genre de choses, je dis bravo !
Nous y croisons  de nombreux pêcheurs et sûr que mon compagnon de route y aurait fait une petite halte s'il avait eu sa canne à pêche !
Cette balade au bord de l'eau nous redonne du tonus.
Lorsque nous quittons la voie verte, qui s'arrête à la limite de l'Aube et de la Marne (Et ho ! les élus de la Marne qu'est-ce que vous attendez pour prolonger cette voie dans votre département ?), nous savons que nous touchons au but.
Le ciel se couvre, mais il ne pleuvra pas. En ce soir de match entre la France et l'Islande, seul un petit hérisson (Les hérissons n'aimeraient-ils pas le foot ?) nous encourage dans la dure montée de Barbonne Fayel vers la forêt de la Traconne, dernière difficulté du jour.   
Après un dernier arrêt à une dizaine de kilomètres de l'arrivée pour que l'ami Pascal soulage à nouveau ses douleurs pédestres, nous rentrons tranquillement, dans un état de fraicheur étonnant en ce qui concerne mon compagnon de route : Il vient de parcourir  221 kilomètres soit une distance supérieure à ce qu'il avait parcouru depuis le début de l'année 2016 !
 Allez, nous remettrons ça l'an prochain... ou avant, j'espère.