dimanche 25 mars 2012

Trente-neuvième sortie 2012

Malgré le mal de dos, je suis quand même parti faire une petite sortie sur le Chardon en fin d'après-midi. Je n'ai pas pu résister à  l'appel de ce soleil estival.
En plus, j'avais l'espoir de croiser les cyclos de Château Thierry qui faisait une rando  de 400 kilomètres pour préparer la Flèche Vélocio qui se déroule dans moins de 2 semaines.  Mais ils ont dû passer plus tard entre Provins et LFG (ou plus tôt, et alors ils sont drôlement costauds !) car sur la route de Voulton à Cerneux puis de Cerneux à St Mars, je n'ai vu aucun cycliste entre 17H30 et 18H30 !
Passant sur les bords du Grand Morin au Moulin du Pont, j'ai pu constater que l'usine a été rasée (Quelle sorte d'usine était-ce déjà ?), seule subsiste la cheminée. Sera-t-elle conservée ?
A Cerneux, je trouve enfin mon public ! Les poules accourent comme je m'arrête... J'ai failli leur chanter le "poulailler's song" de Souchon :
"...On peut pas être gentils tout le temps.
On peut pas aimer tous les gens..."
Où je constate que la société "poulesque" n'est pas plus évoluée que la société humaine : Plus on s'éloigne du bâtiment, moins il y a de poules... Comme les humains à la plage : plus on s'éloigne du parking, moins il y a de gens (ou en forêt, ou n'importe où !)
Les rares fortes têtes, près du grillage, au fond, faudra les signaler au Guéant des poules ! 

samedi 24 mars 2012

Trente-huitième sortie 2012

Première grande sortie avec Laurence aujourd'hui : 110 kilomètres  pour une bien belle journée de vélo (même si je suis parti avec un gros mal de dos et si je suis rentré dans le même état...).
Lolo racontera demain cette jolie randonnée sous le soleil de l'Aisne sur le blog de la Cyclouturière.

jeudi 22 mars 2012

Mercredi 21 : Trente-septième sortie

Hier , c'était la traditionnelle sortie du mercredi après-midi : 84 kilomètres à allure de cyclotouriste, c'est à dire à peine plus de 20 à l'heure.
Et voici le genre de véhicule que l'on croise sur nos routes de campagne. J'ai également aperçu une belle 203 Peugeot décapotable bordeaux mais je n'ai pas eu le réflexe de sortir l'appareil photo, dommage.
Et je roule tranquillement vers l'ouest, vent dans le dos...
Ceci n'est pas un message personnel... 
L'Educacation nationale semble dans de beaux draps.
Et je comprends enfin pourquoi Boissy le CHATEL car il existe bien le fameux Chatel (rien à voir apparemment avec le ministre sinistre du même nom...)
La Vierge Marie, son fils et les deux anges sont protégés des pigeons et de leurs fientes par un grillage. Que fait le Bon dieu, bon dieu !
Après La Ferté Sous Jouarre, je change de direction et prends la direction de Montmirail et par la même occasion le vent dans le nez. Heureusement, le soleil brille.
Ce panneau rend hommage à l'un de mes écrivains préférés ! Ah ! Les romans de Fallet...
Et après une petite incursion en Picardie, je réussis à rentrer vent dans le dos : je ne devrais pas l'écrire après le petit hommage précédent à René Fallet... Lui qui prétendait que le vent était TOUJOURS défavorable au cycliste !

mercredi 21 mars 2012

Milan- San Remo (la suite)

Comme promis, j'ai continué à feuilleter ma collection de Miroir du cyclisme...
J'en avais fini l'autre jour avec les années Merckx, Hinault prit la suite mais n'inscrivit jamais la Primavera à son palmarès.
(Toutes les photos de ce message proviennent du Miroir du Cyclisme)
1977
Jan Raas, le coureur Hollandais, complète sa moisson de classiques en remportant cette édition. Il ne fut pas seulement l'homme de l'Amstel Gold RAAS... qu'il remporta à 5 reprises.
1978
Après 1973, Roger de Vlaeminck, surnommé le Gitan, récidive. Il ne s'arrêta pas là car en...
1979
C'est encore lui qui gagna, devançant encore une fois au sprint le malheureux Saronni.
1980
C'est un sprinteur qui l'emporte : Gavazzi devance... Saronni. Décidément, le Beppe semble maudit sur cette course !
1981
Le jeune Belge remporte cette édition en solitaire. Certains annoncent l'avènement d'un nouveau Merckx : ils seront fort déçus. Mais qui a remplacé Merckx en Belgique ou ailleurs ?
1982
Deux Français en tête de Milan San Remo, cela vaut bien la une du Miroir. D'autant que le Breton Marc Gomez remporte l'épreuve malgré la poursuite acharnée du peloton emmené par Francesco Moser en personne. Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître !
1983
La persévérance est récompensée : Saronni remporte enfin la Primavera, revêtu qui plus est d'un beau maillot de champion du monde. Les tifosi sont aux anges. 
Mais en ce mois de mars 1983, le monde du vélo pleure Louison Bobet qui partage la une du magazine avec le champion italien.
1984
Est-ce la réponse du berger à la bergère ? En 1984, c'est le grand rival transalpin de Saronni qui gagne : Moser inscrit son nom au palmarès de la grande classique italienne.
1985
A 36 ans, le Hollandais Kuiper trouve une seconde jeunesse. Il avait déjà enrichi son palmarès d'un Tour de Lombardie en 1981 et d'un Paris - Roubaix en 1983...
1986
Sean Kelly fut sans doute l'un des plus beaux coureurs des années 80.
A 6 kilomètres du but, il réussit à accompagner Lemond et Beccia pour les régler au sprint sur la Via Roma.
1988
Ne le chercher pas sur la photo, le Suisse, équipier de luxe de Stephen Roche, est échappé depuis bien longtemps !
Ces échappées matinales vont rarement au bout dans cette classique mais celle-là a réussi au coureur de la Carrera.
1988
Fignon mérite la Une du Miroir !
Il remporte enfin le grand succès après lequel il courait depuis de nombreux mois !
1989
Et rebelote en 1989 ! Seul cette fois...
1990
Leader d'une nouvelle génération de coureurs italiens qui succède à celle des Saronni et Moser, Gianni Bugno se fait un devoir d'inscrire Milan-San Remo à son palmarès.
Les casques et les lunettes qui font ressembler les cyclistes à des Robocop ont fait leur apparition...
1991
Sans doute plus exacerbée que nulle part ailleurs, la rivalité entre champions transalpins donnent des ailes à certains puisque cette année, c'est un autre coureur emblématique des années 90 qui remporte la Primavera : Chiapucci, le guerrier !
1992
Sean Kelly inscrit pour la deuxième fois son nom au palmarès de Milan San Remo.
Il porte un casque fort laid... à mon goût.

En 1993, Miroir du cyclisme cessera de paraître... Mes "années Miroir" se terminent là. Le cyclisme entre dans une nouvelle époque : "La nostalgie n'est plus ce qu'elle était", le cyclisme non plus...

lundi 19 mars 2012

Milan - San Remo

Traditionnellement, pendant des lustres, la première grande Classique de la saison cycliste se déroula le 19 mars (avec néanmoins quelques exceptions à la règle). Puis elle fut au calendrier le samedi suivant l'arrivée de Paris-Nice, c'est à dire entre le 15 et le 25 mars.
Samedi 17 mars 2012, la Primavera a été courue de l'autre côté des Alpes, un Australien, Gerrans, a remporté cette édition  au sprint, dans l'indifférence quasi-générale des médias français : le cyclisme n'est plus ce qu'il était...

Alors je me suis replongé dans mes archives pour retrouver les vainqueurs des joutes d'antan. 
J'ai commencé par sortir la "boîte" des "Archives photographiques du cyclisme" que les éditions Miroir Sprint publièrent au début des années 1980 et plus particulièrement le coffret consacré aux Classiques (Il y en eut également un pour les grimpeurs et deux pour les vainqueurs du Tour de France) . Une quarantaine de photos, superbes, agrémentent l'ouvrage dont quatre illustrent Milan San Remo et le livret d'accompagnement est écrit par Eddy Merckx lui-même, 7 fois vainqueur de la classique italienne !
Eddy Merckx vainqueur pour la cinquième fois en 1972 ; Photo Archives photographiques du cyclisme 
Entrons dans la machine à remonter le temps pour égrener les souvenirs au gré des Miroir Sprint et des Miroir du cyclisme jusqu'à la fin des années Merckx...
Je donne tout d'abord la parole au Patron !

Milan-San Remo : le Poggio libérateur
Pour plusieurs raisons, Milan-San Remo est une course très particulière. A la mi-mars, peu de coureurs sont prêts à couvrir trois cents kilomètres. La « Primavera » est, en effet, la classique la plus longue de la saison, et elle arrive alors que la plupart des coureurs se trouvent encore en période de rodage. De deux cho­ses l'une : ou bien la course se traîne gentiment jusqu'aux abords de l'arrivée, ou bien elle se déroule sur un rythme élevé avec des accélérations brutales. Dans le premier cas, n'importe qui peut l'emporter ; dans le deuxième, elle ne peut revenir qu'à un cou­reur déjà en pleine possession de ses moyens. La dis­tance constitue la seule véritable difficulté de l'épreuve. Le Poggio fait le reste. Depuis son installa­tion en fin de parcours, je crois qu'il n'y a jamais eu de sprint massif sur la Via Roma. En soi, ce Poggio n'est pas un obstacle très redoutable. Avec mes équipiers je l'ai franchi des dizaines de fois à l'entraîne­ment... avec le sourire. Son intérêt vient précisément du fait qu'il figure après deux cent quatre-vingts kilo­mètres. Au pied du Poggio presque tout le monde manque de fraîcheur. Il appartient dès lors aux hom­mes forts, à ceux qui ont conservé des réserves intac­tes de durcir la course au maximum durant la trop courte ascension. Par expérience je dirais cependant qu'il est exclu de pouvoir faire la différence dans la montée. C'est après le sommet que tout se joue. Il importe de négocier les virages avec virtuosité pour s'engager dans la traversée de San-Remo dans les meilleures conditions. Au bas de la côte il faut encore parcourir deux kilomètres. Tout reste possible dans les rues de San-Remo. Ma victoire de 1975 est tout à fait significative à cet égard : ce n'est qu'à mille mètres de la ligne que j'ai rejoint les premiers. Et pour couronner ce final tortueux, il y a la longue ligne droite de quatre cents mètres, beaucoup plus dure qu'on l'imagine, car la Via Roma est en légère montée.
Il faut être terriblement costaud pour tirer le 52 X 13. Je dirais volontiers que pour un coureur au sommet de sa condition, en pleine possession de ses moyens, Milan-San-Remo est la classique la plus facile, compte tenu d'une opposition encore balbu­tiante en début de saison. Pour la préparer rien ne vaut Paris-Nice. Chaque fois que j'ai gagné à San-Remo je sortais de Paris-Nice. Sans doute y-a-t-il le ris­que de refroidissement car Paris-Nice se déroule sou­vent sous un climat déplorable mais la compétition y est beaucoup plus sévève qu'à Tirreno-Adriatico. On y vit six journées de vraie course, ce n'est pas le cas aux « Deux Mers ».
Que le vélo semble facile quand il est expliqué par un tel champion...
1928
Photo Archives photographiques du cyclisme
Costante GIRARDENGO, remporte à 35 ans son sixième Milan San Remo. Sur cette photo, le premier campionissimo est encadré de deux autres champions italiens, Guerra (à droite) et Binda.
1951
Photo Archives photographiques du cyclisme
Louison Bobet file vers San Remo pour remporter sa première grande Classique, suivi par son équipier et ami Pierre Barbotin.
1959
Photo Miroir Sprint
Les attaquants sont Français ou Italiens...
Photo Miroir Sprint
Le vainqueur est le sprinteur espagnol Poblet...
1960
Photo MdC
Le Français René Privat accroche à son palmarès son plus beau fleuron.
1961
Photo MdC
C'est la révélation du jeune Poulidor...
1962 : il y a 50 ans !
Photo Miroir Sprint
Tout le monde attend le champion du monde Rik Van Looy qui passe une bonne partie de la journée à musarder en queue de peloton.
Photo Miroir sprint
Peloton qui attend le final pour en découdre.
Photo Miroir sprint 
A ce petit jeu, le jeune Belge Emile Daems est le plus fort. Il rejoint tout d'abord Bailetti, parti en éclaireur.
Photo Miroir sprint
Il lâche facilement l'Italien...
Photo Miroir Sprint
...pour remporter, voici 50 ans jour pour jour, une bien belle victoire.
1963
Photo MdC
La photo finish départage Joseph Groussard (vainqueur d'un boyau...) et l'Allemand Wolfshohl. Les Français savaient gagner en ce temps-là !
1964
Photo A.P.C
Tom Simpson, l'élégant British inscrit la Primavera à son palmarès.
1965
Photo MdC
Le Hollandais Den Hartog, équipier d'Anquetil, bat les Italiens qui n'ont pas gagné à San Remo depuis 1953 !
1966
Photo MdC
La première victoire du Cannibale ! En 1966, il portait le beau maillot Peugeot. Sur cette photo, il est à l'attaque avec Poulidor (qui terminera 7ème).
1967
Photo MdC
Bis repetita !
Trois Italiens, Motta, Bitossi (celui qui rajoute "rage"... a un gage !) et Gimondi le suive. 
"Tous derrière et lui devant..."
... L'Italie s'impatiente !
1968
Photo MdC
Rudy Altig venge son compatriote Wolfshohl. Poulidor est encore dans le coup !
1969
Photo MdC
Et de trois pour le roi Eddy : 1969, année érotique... mais surtout MERCKXIENNE !
1970
Photo MdC
ENFIN :17 ans que l'Italie attendait cela ! Michele Dancelli succède à Loretto Petrucci, vainqueur sur la Via Roma en 1952 et 1953.
1971
Photo MDC
Cela devient une habitude, la quatrième victoire de Merckx. Il porte maintenant le maillot de la Molteni, entreprise qui fabriquait, je crois de la charcuterie.
1972
Je ne republie pas la photo de la cinquième victoire de Monsieur Eddy Merckx et je ne résiste pas à montrer ce dessin paru dans le Livre d'or 1972 du Miroir du cyclisme .
1973
Photo MdC
Le grand rival de Merckx sur les classiques inscrit son nom au palmarès de Milan San Remo, il récidivera !
Voici ce qu'écrivait Merckx à son propos dans le texte cité ci-dessus:
"Nul ne niera que De Vlaeminck possédait une classe extraordinaire. Il a gagné quatre fois Paris-Roubaix mais aussi Milan-San Remo et le Tour de Lombardie, le Tour des Flandres et Liége-Bastogne-Liège. C'est l'adversaire le plus talentueux que j'ai rencontré dans les classiques. Pourquoi n'a-t-il jamais réussi à briller dans un Tour de France alors qu'il s'y est présenté plusieurs fois au mieux de sa forme ?"
1974
Photo MdC
Un Italien revêtu du maillot arc-en-ciel vainqueur sur la Via Roma, les tifosi sont au pâmoison !
1975
Photo MdC
Merckx devant Moser pour une sixième victoire.
1976
Photo MdC
La dernière grande victoire du cannibale :
 Chapeau, Monsieur !
(A suivre...)