mercredi 24 janvier 2018

VOYAGE 2017 : Dixième étape, au pays de l'accordéon, le Bol d'or des Monédières

  Vendredi 4 août 2017
 Au programme de cette étape : le massif des Monédières en Corrèze. Cela nous fait faire un petit détour par rapport à l'itinéraire prévu mais nous ne pouvions manquer cela.
En effet, l'accordéonniste Jean Ségurel était originaire de Chaumeil, village au coeur du massif des Monédières en Corrèze, et il créa en 1952 le Bol d'or des Monédières, célèbre course cycliste remportée par les plus grands, Robic, Bobet, Coppi, Anquetil...
Après un petit déjeuner pris au snack du camping de Treignac où nous avons fort bien dormi, nous quittons la plage corrézienne.
Rapidement nous nous rendons compte que nous avons bien fait de nous arrêter ici hier après-midi.
En effet, nous sommes tout de suite dans le dur car une longue et difficile côte nous mène au village de Lestards.
Lestards, joli petit village bien calme.
Et un des derniers de France à afficher le panonceau "EAU POTABLE" sur sa fontaine !
Après une petite pause bien méritée, nous continuons l'ascension qui est plus douce maintenant et qui doit nous conduire au col de Lestards, enfin presque... 
...car nous avons bifurqué à quelques hectomètres du sommet pour prendre la direction de Chaumeil par le col des Géants. 
Nous roulons sur le circuit du Bol d'Or, en sens inverse de celui de la course.
Nous arrivons ainsi à Chaumeil par une belle descente avant de gagner la Maison de pays des Monédières , petit musée à la gloire de Jean Ségurel et du Bol d'or.
Bien sûr, un lieu dédié à l'accordéon et à la course cycliste, nous ne pouvons manquer cela !
La carrière de Jean Ségurel est retracée ici par quantité d'objets et de documents.
Le "TUBE" de Jean Ségurel c'est "Bruyères corréziennes" et l'émission ci-dessous est à regarder absolument !


Voici les paroles de cette chanson :
Sur le riant coteau, la bergère s'en va

Garder son blanc troupeau à travers la bruyère

Sur le riant coteau, la bergère s'en va

Nul souci dans son cœur

Pourquoi chercher plus loin le bonheur ?

Refrain :
Plus que les rues de Paris, elle aime ses bruyères
Car c'est là qu'elle a grandi au pied des coteaux jolis
Quand la bruyère est fleurie au flanc des Monédiéres
Qu'ils sont loin les soucis, qu'ont les gens de Paris.
La maison de Jean Ségurel, toujours habitée par son fils Alain
Par les beaux matins clairs, elle voit au lointain
Des vallons, des prés verts, et des étangs limpides
Par les beaux matins clairs, elle voit au lointain
Sur toutes les hauteurs
Les bruyères aux douces couleurs
au Refrain
La maison de Jean Ségurel
Elle chante à mi-voix en gardant son troupeau
De vieux airs d'autrefois, aux naïves paroles.
Elle chante à mi-voix, en gardant son troupeau
Les jolis airs anciens
Où vit tout le pays corrézien
au Refrain

Quelque gars du pays un jour l'épousera
Et tous deux dans la vie iront pleins de confiance
Quelque gars du pays un jour l'épousera
Oh, le calme bonheur
Au milieu des bruyères en fleur
au Refrain
Musique de Jean SEGUREL Paroles de Jean LEYMARIE

On peut reconnaître sur cette photo Yvette Horner, Aimable et André Vershuren qui animèrent tant de bals populaires dans tous les coins de France et de Navarre.
Car ces musiciens furent de très grandes vedettes au milieu du siècle dernier. Jean Ségurel a vendu 10 millions de disques de ses "Bruyères corréziennes" !
Et puis, il y a bien sûr l'histoire du Bol d'or mais... j'y reviendrai dans un prochain message.
Ce fut encore un moment fort agréable de ce voyage ! Merci à Mado et Michel de nous avoir signalé ce joli petit musée.
Ensuite nous sommes allés manger à l'auberge du village.
Auberge qui fut, je crois, celle des parents de Jean Ségurel.
Et puis nous sommes partis sur les routes de la Chiraquie. Nous avons même roulé sur le circuit du Contre la Montre du Tour de France 1998. C'était la septième étape du Tour : Meyrignac l'Eglise - Corrèze. Etape mémorable, non pas pour son déroulement sportif, mais parce que c'est ici que l'équipe Festina abandonna le Tour...

Et après ? Le cyclisme a-t-il beaucoup progressé depuis cette époque ?
Heureusement, il nous reste le vélo !...
Le clocher de Corrèze
...et les belles routes de France qui nous menèrent ce jour-là au bord de la Dordogne, au camping municipal d'Argentat.
Mais nous n'avons croisé ni Bernadette, ni Jacques Chirac.
TREIGNAC  - ARGENTAT  (79 KM)
J'avais prévu d'écrire un billet supplémentaire sur le Bol d'or des Monédières. Est-ce bien utile  ? L'ami Jean-Michel en parla déjà si bien dans un article qu'il consacra aux critériums sur son blog "A l'encre violette" (à consommer sans modération !) :

mardi 23 janvier 2018

CRUE !

Après la pluie... la pluie ? Non, pas vraiment, petite éclaircie ce matin alors j'ai repris mon vélo.

Après ces derniers jours pluvieux, le Grand Morin bouillonne, du gros bouillon même, mais ça ne déborde pas dans notre ville.
Par contre la vallée est inondée en amont de La Ferté Gaucher.
Il y a de l'eau partout.
Certaines routes sont coupées, il ne faudrait pas qu'il pleuve à nouveau les jours prochains sinon je serai obligé de remplacer mon vélo par un pédalo.
Même spectacle aquatique en arrivant dans la vallée du Petit Morin.
Le pont enjambe toujours la rivière mais la route est inondée, et l'eau coule, coule...
Plus en amont, le Petit Morin est resté dans son lit.
Après Montmirail, je franchis à nouveau la rivière.
Les requins ont intérêt à baisser la tête.
Bonne pêche !
Rentré à la maison, je suis allé jeter un coup d'oeil sur le site "VIGICRUE".
Les mesures à la station de Meilleray réalisées les 30 derniers jours donnent ces deux graphiques : ci- dessus en ce qui concernent les hauteurs d'eau, ci-dessous en ce qui concerne les débits. Un vrai yoyo, notre petite rivière.

La moyenne des débits pour le mois de janvier (calculées sur les 22 dernières années) s'établit à 3 mètres cubes par seconde. La nuit dernière, ce débit était supérieur à 34 mètres cubes par seconde, c'est dire s'il a plu.
Cette crue n'a rien d'exceptionnelle, janvier étant une période traditionnelle de crue. D'ailleurs, la crue centennale de 1910 s'était produite à la fin du mois de janvier. Nous n'en sommes pas encore là...

vendredi 12 janvier 2018

Sortie hivernale

Dans le froid de l'hiver...
Non, non, non c'est plutôt un hiver doux. Alors, je roule !
Plus de 300 kilomètres déjà parcourus depuis le 1er janvier, deux sorties tout seul, deux avec Laurence et deux avec l'ami Daniel.
Ciel de BRIE (un de plus...)
Le ciel est gris, le ciel est bas mais ce fut bien agréable de faire cette cinquantaine de bornes avec Laurence aujourd'hui.

lundi 8 janvier 2018

VOYAGE 2017 : Neuvième étape, à travers le Limousin

Jeudi 3 août 2017
Les meilleurs moments ayant une fin, il nous faut reprendre la route vers de nouvelles... aventures.
Merci encore une fois à nos amis qui nous ont si bien reçus.
Mais il avait d'abord fallu ranger la tente et les bagages.
Trois jours sans le faire et on ne sait plus où mettre tout ça...
Mais ça y est, nous allons reprendre notre voyage à travers le Limousin.
Par des routes que nous avons parcourues les jours précédents avec notre ami Pablo tout d'abord...
Et puis, nous partons vers des contrées inconnues.
Le Limousin n'usurpe pas sa réputation de région verte.
La route ondule de vallons en collines et de petites haltes de dégustation ne sont pas inutiles.
D'autres pauses nous permettent de remplir nos gourdes et d'apprécier une région fort civile.
Vers midi, nous nous arrêtons sur la place du village de Linards pour notre pique-nique.
Sur la porte de "L'atelier", une figure familière m'interpelle.
Sans le savoir, sans le vouloir, nous avons fait halte dans le village où vécut, de 1968 à sa mort en 1991, Antoine Blondin. Oui, le Blondin de "Un singe en hiver" et le Blondin du Tour de France.
J'ai trouvé cette interview que le chroniqueur donna à un journaliste de FR3 Limousin avant le départ du Tour de France 1970. 
Il parle de sa nouvelle vie en Limousin, du métier de suiveur du Tour qui n'est plus ce qu'il était, d'Eddy Merckx, du jeune Luis Ocana et du vieux Raymond Poulidor.


Bien sûr, pour le reste de l'après-midi j'ai fredonné : "Rue Blondin Antoine écrivain..." la chanson de Leprest.
Il est deux heures deux deux deux deux
C'est calamiteux teux teux teux
Si je mens, je meurs
J'ai brûlé mes tunes tunes tunes tunes
Et là-haut la lune lune lune lune
Joue les croissants beurre
Devant l'épic'rie
Un Breton ramasse
Des feuilles de cèl'ri
Et un vélo passe
Tous feux éteints
Yéyéyéyé yéyéyéyé
Rue Blondin Antoine écrivain
Yéyéyéyé yéyéyéyé
Rue Blondin Antoine écrivain

Magnifique chanson de  Leprest extraite de l'album

On pourra aussi déguster sans modération le billet du blog "A l'encre violette" pour continuer en compagnie de Monsieur Jadis : 
Vous reprendrez bien un coup d'Antoine Blondin ?

Mais il nous faut laisser là monsieur Blondin.
Pourtant, avant de quitter Linards, Laurence a remarqué la boutique de la petite couturière.
Tout au long de l'après-midi, nous allons traverser des villages coquets et calmes.
Le vert est toujours de mise et les voitures sont bien rares.
Le nom de ce village sied à merveille à cette belle randonnée.
Par contre la montée vers le Mont Gargan nous semble un peu trop rude pour de tels moments de douceur, nous l'évitons donc.
Nous arrivons à Treignac en milieu d'après-midi et ne savons si nous devons continuer ou pas.
Pour le moment, nous choisissons de grimper au sommet de cette tour pour voir le Limousin d'en haut.
Nous nous trouvons dans la vallée de la Vézère, tout près du plateau des Millevaches que nous avons traversé l'an passé.
Après quelques hésitations, nous choisissons de faire étape au camping du lac des Bariousses, retenue d'eau sur la rivière Vézère.
Cela nous change du camping de Migné car il y a de l'animation ici, c'est une vraie station balnéaire. Ce soir se déroule même à la piscine du camping une soirée disco !
Pourtant nous passons une excellente nuit au bord de l'eau.
Condat sur Vienne - Treignac (76 km) 
 

lundi 1 janvier 2018

Ma carte de voeux 2018 !

Prêts pour de nouvelles aventures...


Etape PAU - LUCHON du Tour de France 1930 :
"Sur des chaises où ils cherchent jusqu'à la dernière seconde le repos des jambes lasses, les touristes-routiers attendent l'heure de l'envolée pour la plus dure étape qui les mènera au sommet des pics pyrénéens."
MATCH L'INTRAN N° 201 du 15 juillet 1930 

Vive le Vélo ! et les touristes-routiers...