samedi 28 janvier 2017

Voyage 2016 : Vers les Pyrénées (Dix-neuvième étape)

Vendredi 19 août
 Nous partons d'Aurillac pour une destination connue : le pas de Peyrol, col qui passe à proximité du Puy Mary et qui fut le col N° 50 des Cinquante cols de Laurence en 2012. Encore un bon souvenir.

La journée s'annonce encore très chaude, plus chaude en tout cas qu'un certain jour d'avril 2012...
  ...où nous étions allés chasser les cols cantaliens sous la neige...
 Nous connaissons donc très bien cette montée, longue mais à la pente relativement douce. Pourtant, avec les bagages, cela n'est pas si facile que cela.
Les paysages sont toujours aussi splendides.
 La route aussi.
Peu avant le sommet, nous nous faisons photographier par des motards qui sont également en randonnée, motorisée pour ce qui les concerne. Ils espéraient rentrer en Champagne le lendemain. Pour notre part, il nous reste encore quelques jours de voyage : tant mieux !
Ca y est nous voici au sommet où le vent souffle fort. 
Nous prenons notre repas de midi au restaurant situé ici avant de nous élancer dans une longue descente.
Au début la pente est plus forte que celle du versant que nous venons de gravir.

Et une certaine fraicheur nous accompagne. 
Bien vite la pente devient plus douce et nous revenons aux températures estivales auxquelles nous sommes habitués depuis quelques jours. Il est temps de quitter les coupe-vent.
 La route est fort agréable jusqu'à Cheylade.
La circulation automobile est pratiquement nulle.
Il n'en sera pas de même pour arriver à Riom es Montagne.
Mais cela reste quand même assez agréable malgré quelques petits tape-culs surprenants, nous qui pensions que cela descendait tout le temps après la rude montée de la matinée !
Dans ce joli village auvergnat, nous faisons une petite pause au cours de laquelle nous allons à l'office de tourisme pour vérifier la météo annoncée pour le lendemain. L'arrivée de la pluie est confirmée pour la nuit suivante. Nous choisissons donc de la passer à l'hôtel à Bort les Orgues et réservons tout de suite à l'Hôtel central. C'est un Logis et nous ne devrions pas être déçus.
Pendant que Laurence fait quelques courses, j'assiste à une scène un peu cocasse : l'embouteillage auvergnat !
Une automobiliste s'arrête au milieu de la rue pour saluer une amie qui porte les commissions qu'elle vient de faire. Et les deux commères commencent à papoter. Et les voitures s'agglutinent derrière : une, deux... cinq... dix, peut-être.
 Mais les deux chipies continuent leur conversation comme si de rien n'était pendant cinq... six minutes peut-être. Et derrière pas un coup de klaxon, pas une injure : on n'est pas pressé en Auvergne !

Nous ne sommes pas pressés nous non plus et prenons le temps...
 ...de visiter une exposition de vieux tracteurs.
 De très vieux tracteurs même.
La fin de l'étape vers Bort les Orgues fut rapide.
Depuis le sommet du Puy Mary, jusqu'au terme de notre étape , nous avons perdu plus de 100 mètres de dénivelée.
Bort les Orgues, nous y sommes passés voici 30 ans. C'est dans ce petit bourg corrézien que se termina notre voyage en tandem en 1986 ! Laurence était tombée malade et nous avions fini notre voyage en train !
J'ai raconté sur ce blog notre premier voyage en tandem entre l'Aveyron et la Bretagne :  
Voyage en tandem 1985
 Il faudra que j'en fasse de même pour notre "voyage de noces" de 1986 car si j'ai déjà  évoqué cet épisode sur ce blog, je ne crois pas en avoir fait un billet.
 Ce soir, nous allons donc séjourner dans le troisième hôtel de notre périple, ce sera le dernier. Et c'est une bonne adresse encore.
En 1986, je crois me souvenir que nous avions dormi dans cet autre établissement se trouvant sur l'autre rive de la Dordogne avant d'aller le matin suivant rendre visite au médecin qui diagnostiqua la varicelle de Laurence et nous conseilla de terminer notre voyage... en train.
Bort les Orgues est une jolie petite ville que nous n'avions pas eu le temps de visiter autrefois.
 
Comme beaucoup de bourgs de province, de nombreux commerces sont fermés.
Mais il en reste encore, heureusement.
Il fait encore beau par cette douce soirée.
Aussi en profitons-nous pour une petite promenade pédestre. Avant de revenir déguster un délicieux repas.
Nos promenades à vélo sont décidément fort répétitives, non ?
 PEDALER, REGARDER, MANGER, DORMIR...

dimanche 8 janvier 2017

Hommage à Ferdi Kubler par Pellos.

Ferdi Kubler est mort le 29 décembre 2016. Il ne battra pas les records de l'heure de Robert Marchand. A quelques années près cela aurait été possible. Pensez donc, il était né en 1919, comme Fausto Coppi. Il avait gagné le Tour de France en 1950, tandis que le Campionissimo le gagnait en 1949 et 1952.
Ferdi Kubler feuilletant Miroir Sprint après une dure étape du Tour de France 1954.
Pour lui rendre hommage, je suis allé fouiller dans ma vieille collection de Miroir Sprint et j'en ai sorti quelques dessins de Pellos.

En 1949, dans le numéro du 6 juillet, Pellos intitule un dessin "Opposition" et c'est pour lui l'occasion de croquer Kubler dans la catégorie des Grands nez.
Ils sont plusieurs dans ce cas et le caricaturiste étale ici une belle galerie de portrait.
En plus des grands dessins pleine page, Pellos a l'habitude de dessiner de petits bandeaux pour raconter le déroulement des étapes. Pour cette étape contre la montre Les Sables - La Rochelle, il nous montre Kubler en chasseur, toujours avec ce pif qui en fait une sorte d'oiseau de proie.
Au début du Tour 1950, Pellos illustre en 20 dessins des expressions du cyclisme.

Kubler saute un adversaire, sur la ligne bien sûr.
Plus sérieusement (vraiment ?), Pellos se demande après l'abandon des Italiens dans ce Tour 1950 qui va décrocher le gros lot. Ferdi Kubler semble le mieux placé !
Ce fut Ferdi Kubler qui remporta le jackpot et qui laisse son nom au palmarès de ce Tour de France.
A la suite du Tour de Suisse 1951, Pellos illustre la rivalité entre les deux grands champions suisses : Ferdi Kubler et Hugo Koblet, le "Fou pédalant" et le "Pédaleur de charme". 
A cette époque les rivalités entre des champions de même nationalité étaient monnaie courante : la plus célèbre étant celle opposant Bartali à Coppi, mais en France, le duel Bobet - Robic n'était pas mal non plus avant d'atteindre le summum avec la rivalité Anquetil - Poulidor.
En 1951, si Kubler remporta le Tour de Suisse, Koblet fut le deuxième Suisse à inscrire son nom au palmarès du Tour de France.
Au début de l'année 1954, le coureur italien Magni, le Lion des Flandres, est sponsorisé par une marque extra-sportive, pour la première fois dans l'histoire du cyclisme.
Pellos pressent que le phénomène va prendre de l'ampleur et s'en prend encore au... pif de Kubler !

Au Tour de France 1954, pas d'équipe italienne au départ. Est-ce à cause des ces marques extra-sportives qui arrivent quand le Tour de France se court par équipes nationales et régionales ? Toujours est-il que l'équipe suisse a le vent en poupe. 
Même le 14 juillet a un petit air... genevois.
Pourtant, c'est un Français, Louison Bobet qui gagna cette année-là son deuxième Tour de France.
Même si ce ne fut pas de tout repos !
Et Ferdi Kubler se raconta dans le grand journal  sportif "en exclusivité".
En 1957, Pellos réunit les 6 grands champions de l'Après-guerre dans ce beau dessin. Anquetil, Gaul et Bahamontès, entre autres, prennent le relais de leur glorieux aînés. 
Kubler et Koblet, Bartali et Coppi, Bobet et Robic ont écrit parmi les plus belles pages de l'histoire du vélo. Longtemps, longtemps, ils continueront encore à hanter les mémoires !
Arrivée du Tour de France 1954
  Adieu Monsieur KUBLER...

samedi 7 janvier 2017

Voyage 2016 : Vers les Pyrénées (Dix-huitième étape)

Jeudi 18 août 2016
Le récit de ce voyage chemine à petits pas, je l'avoue, je déguste... car c'est un grand plaisir de redécouvrir les photos et les souvenirs de ces beaux moments.

Après une journée et demie de repos à  Decazeville, nous prenons la route d'Aurillac pour une demi-étape, et oui comme autrefois dans le Tour de France quand il y avait deux demi-étapes pour faire une journée de vélo, sauf que nous ne faisons une demi-étape aujourd'hui.
Partis après le repas de midi, nous allons rouler tout l'après-midi, dans la vallée du Lot avant d'emprunter la véloroute qui va jusqu'au Puy Mary.
 Nous en connaissons la première partie qui mène à Maurs mais pas la deuxième qui va jusqu'à Aurillac par la vallée de la Rance entre autre.
En 2009, nous avions déjà parcouru une étape de Decazeville à Aurillac mais à l'époque, j'avais choisi un itinéraire plus à l'est pour revenir sur la route du Tour de France 1959 qui passait par la terrible côte de Viellevie à Montsalvy, côte qui devait être fatale aux ambitions de Charly Gaul dans ce Tour 1959.
Voici le lien vers l'article que j'avais publié à l'époque :
Cette année, nous avons choisi un itinéraire moins rude.
Quand nous traversons le village de Saint Santin, nous savons que nous passons dans un village siamois à cheval sur les deux départements de l'Aveyron et du Cantal.
 Voici un nouveau département au palmarès de notre périple.
Après Maurs, nous voici sur une petite route magnifique, si je devais définir une "Véloroute", c'est cette route que je donnerais en exemple. On n'a même pas besoin de partager la route car il y a si peu de voitures !
Pour monter vers Aurillac, car ça monte, nous allons suivre le cours de la Rance et la pente est si douce !
 

Ca donne vraiment envie d'y revenir !
 Même la "signalisation" est au diapason...
Nous passons à proximité de Marcolès où se court chaque été un des derniers critériums d'après-Tour, comme il y en avait tant autrefois.

L'an passé Chris Froome, le vainqueur du Tour y était.
Quand je disais que ça montait.


  Encore un bel après-midi de vélo.
Et Laurence a étrenné son maillot du Tourmalet.
 C'est un peu la régionale de l'étape.
Et il n'y a pas que les paysages et les routes qui sont splendides.
Tranquillement, nous arrivons à Aurillac qui accueille durant cette semaine le Festival International de Théâtre de Rue et des Arts de la rue. Nous n'aurons pas l'occasion d'en voir plus que les campements qui colonisent le moindre espace vert de la ville.
 
  
 
 Pour notre part nous passons, comme d'habitude, une soirée fort agréable en compagnie de Noëllie, Fabienne et Gilles.

dimanche 1 janvier 2017

Nouvelle année

Que les lecteurs de ce blog passent une heureuse année 2017 !
Les entraineurs - Photo "La vie au Grand air" - 25 août 1901 

 Paris - Brest - Paris 1901 : "Chacun des coureurs était suivi d'une ou plusieurs voitures automobiles portant ses managers, soigneurs, entraineurs et machines de rechange. Cette photographie représente la voiture suivant Lesna. Les chiffres inscrits sur le carter de la machine suspendue à l'arrière, indiquent la multiplication de cette bicyclette : 8m20."