jeudi 10 novembre 2011

Cent-vingt-huitième sortie

Mercredi 9 novembre 2011
"Moi mon colon cell' que j'préfère
C'est la Guerr' de 14-18..."
Brassens le chantait déjà au siècle dernier... Alors, à quelques jours du 11 novembre, me voici repartit vers les champs de bataille de septembre 1914.
Cette balade commémorative m'a conduit dans la région de Meaux.
En effet, à deux jours de l'inauguration du Musée de la Grande Guerre du pays de Meaux, je voulais me rendre compte de ce qu'était réellement ce beau projet dont on va entendre beaucoup parler dans les jours qui viennent.
Et pour changer un peu, j'ai choisi de prendre une route inhabituelle par Coulommiers et le joli petit village d'Aulnoy pour rejoindre la vallée de la Marne.
Le temps étant très doux, j'ai même pu emporter le casse-croûte que j'ai dégusté près de ce chêne (n'est-il pas beau ?) à Coulommes.

Le Musée de la grande Guerre s'affiche dans les abribus en ce moment.








Et je prends le temps aussi d'admirer les belles fermes briardes.
Arrivant sur des terres de vélo inconnues pour moi, je vais pouvoir enrichir ma collection de panneaux de quelques beaux spécimens.
Une rue Philo : on s'attendrait presque à voir surgir sur son vélo blanc, bien entendu, un philosophe médiatique à la chemise blanche également !
A Couilly Pont aux Dames (Quel drôle de nom...), je retrouve le Grand Morin qui rejoindra bientôt la Marne à Condé Sainte Libiaire.
Et dans la vallée de la Marne, je peux admirer ....
... et photographier également...
... de belles demeures, dans cette partie de la vallée de la Marne que je ne connais pas.
Et compléter encore et toujours ma collec' par cette plaque de cocher en tôle émaillée (Rares dans la région, elles semblent n'avoir pas résisté à la rouille.)
D'autres panneaux, plus récents, me permettent de ricaner (Hé ! Hé! Hé!) à cause de certains apparentements... coquins ? Et en plus l'usine élévatoire est proche : pour monter au septième ciel ?
Usine élévatoire, classée monument historique...
...qui permet, si j'ai tout saisi, d'alimenter en eau de la Marne le canal de l'Ourcq qui se trouve là-haut sur le talus.
En tout cas, le lieu est calme.
Je continue mon périple sur les routes des Boucles de la Marne...
...croisant plusieurs fois le canal.
A Précy/Marne, dont le maire se nomme, je crois, Yves Duteil, je me souviens de la chanteuse Barbara qui fut une habitante discrète de ce village.
Et je me prends à chanter sur les bords de la Marne... mal, mais je chante quand même. Et j'avale une bestiole et je me souviens d'une autre chanson, celle d'un cycliste : Didier Wampas, pas le même style que Duteil ou Barbara. 
J’ai avalé une mouche
En roulant sur mon vélo
Elle est restée coincée
J’ai failli tomber dans l’eau
J’ai failli m’étouffer
Tu m’as tapé dans le dos
Je chantais cette chanson
Dont je n’comprends pas les mots

Oh oh oh oh
I love you so
Oh oh oh oh
I need you so

Bon d'accord, c'est autre chose que "Lucille et les libellules" de Duteil que j'ai chanté aussi :

Deux ou trois libellules en vol
Troublaient Lucille
Sur le chemin de son école
En pleine ville
Ces libellules en ville sont folles
Se dit Lucille
Qui les attrape avec un fil
Et puis s'envole...


Mais avant de penser aux Wampas, je chantais :

Du plus loin, que me revienne,
L'ombre de mes amours anciennes,
Du plus loin, du premier rendez-vous,
Du temps des premières peines,
Lors, j'avais quinze ans, à peine,
Cœur tout blanc, et griffes aux genoux,
Que ce furent, j'étais précoce,
De tendres amours de gosse,
Ou les morsures d'un amour fou,
Du plus loin qu'il m'en souvienne,
Si depuis, j'ai dit "je t'aime",
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous.

Barbara que nous vîmes sur scène voici bien longtemps... Elle chantait (mieux que moi...) et Depardieu TUAIT !
Lily Passion, c'était le titre du spectacle qui se produisait au Zénith de Paris en 1985-86.

 Barbara terminait le spectacle par "Ma plus belle histoire d'amour..." bien entendu.
Et Depardieu, qui ne chantait pas, était égal à lui-même : Géant !





Mais il me faut continuer à rouler, en évitant les pavés quand même : on connaît ici mon aversion pour ce revêtement d'un autre âge (l'âge de pierre !).
Après être passé sous la Nationale 3, le décor change : me voici sur les champs de bataille de la Marne de septembre 1914 !
A Villeroy, j'entre dans le vif du sujet, je suis sur les lieux qui virent périr l'écrivain nationaliste Charles Péguy.
Il y a même dans cette commune un petit musée qui ouvre à la demande (Avec un nom pareil, le fondateur de ce musée aurait aussi bien pu s'intéresser au vélo...)
Me voici donc au Mémorial Charles Péguy, au croisement des routes de Villeroy, Chauconin et Iverny : une croix de pierre et une table d'orientation.
« Le 5 septembre 1914, à 5 heures de l’après-midi, le 276ème R.I au départ de la route d’Iverny à Chauconin, s’élance à travers champs en vue d’enlever les hauteurs de Penchard et Monthyon, tenues par les Allemands. Dès le début de l’attaque, le Lieutenant Péguy, à la tête de sa section, est tué d’une balle en plein front. »

Pas trop ma tasse de thé ce genre de littérature... Quelles sont les guerres justes ?


Tous ces hommes morts pour la France, pourquoi sont-ils vraiment morts ?











A quelques centaines de mètres de là, se trouve la tombe du lieutenant Péguy et de ses hommes.











Plus de 100 noms, de braves petits gars du peuple pour la plupart qui auraient sans doute préféré être chez eux en Bretagne sur leur bateau de pêche, en Limousin dans leur champ ou à Paris à l'usine durant ces tristes journées de septembre 1914...
Parmi ces noms 2 capitaines et 2 lieutenants... Péguy est mort sur ce champ de bataille à 41 ans. Les autres devaient être plus jeunes bien sûr.
Joffre, qui devint maréchal, mourut dans son lit, je pense, en 1931 à l'âge de 79 ans. Lui qui dans son ordre du jour du 6 septembre demandait à ceux qui n'étaient pas encore des Poilus :
" Au moment où s'engage une bataille dont dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n'est plus de regarder en arrière. Tous les efforts doivent être employés à attaquer et repousser l'ennemi. Toute troupe qui ne peut plus avancer devra coûte que coûte garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer. Dans les circonstances actuelles, aucune défaillance ne peut être tolérée. " 

C'est moi qui souligne... 
Il y a en France beaucoup de rues Joffre, ou Foch, ou Clemenceau, il y a pourtant de quoi baptiser quelques rues rien qu'avec les noms de ce monument...
A Chauconin Neufmontier, on vient d'inaugurer voici quelques jours une randonnée historique pour rendre hommage à la Brigade marocaine qui combattit ici en septembre 1914.
Article paru dans le Parisien du Lundi 7 novembre 2011
97 ans après ! Jamais trop tard pour bien faire...
Et je ne me suis même pas arrêté à l'église de Chauconin où l'expo n'est pas annoncée, je n'ai rien vu en tout cas et j'avais lu le journal en diagonale, comme tout bon cyclotouriste qui se respecte.
A Penchard, je découvre, chose plus habituelle sur ce blog, un nouveau mât portant une plaque de cocher.
Elle annonce la gare de Penchard qui n'est plus en service depuis bien longtemps, me semble-t-il.
Je tourne autour de Meaux pour ne pas avoir à trop circuler en ville et découvre ainsi le monument des quatre routes qui honore la mémoire des soldats de l'armée de Paris.
Enfin j'y arrive à la cité meldoise (Melde, alors...) et je découvre le Monument américain de la victoire de la Marne de 1914. Ce monument fut financé par des dons de citoyens américains et fut érigé sur le lieu même où fut pour la première fois arrêtée l'offensive allemande.
Et désormais, à proximité de ce monument, s'élève le Musée de la Grande Guerre qui sera inauguré ce 11 novembre en présence, bien sûr, du Président de la République (En 1932, le Monument Américain fut inauguré en grandes pompes, et sans talonnettes, par le président de l'époque, Albert Lebrun : qui se souvient encore de ce monsieur. Le monument est toujours là. Souhaitons autant de longévité au Musée !)
En tout cas, je trouve ce bâtiment fort seyant. Et l'intérieur doit être fort intéressant.
Une fresque de Tardi doit accueillir le visiteur. Quand on connaît la passion de Jacques Tardi pour cette foutue guerre, j'ai hâte de voir ça !
Le point de départ de ce Museé est l'achat par le Pays de Meaux de la collection des 50 000 objets se rapportant à cette Première Guerre Mondiale au collectionneur Jean-Pierre Verney. Cette collection constitue le fonds de base du musée. Voici ce que Tardi disait  à propos de Verney dans un texte de remerciement au début de l'ouvrage ci-dessus :

Remerciements
- C'est pour le soldat qu'on juge dans une salle de classe... il a les mains liées ?
- Ah non! On ne l'a pas encore jugé. Il est au garde-à-vous, encadré par deux soldats en armes... Tu peux le dessiner nu-tête ou avec un calot, ou bien son casque sous le bras ou son casque en tête...
- Il est en capote ?
-  ... Ou en veste... avec le ceinturon mais sans les cartouchières.
- Dis donc, la veste, elle a des boutons derrière ? Une martingale?
- Non, il n'y a rien ; sept boutons devant, boutonnés au milieu et un col montant.
- Bon, le tribunal...
- Alors... tu peux avoir un colonel, un commandant, un capitaine, deux lieutenants. Les lieutenants peuvent venir du front, tu les dessines en capote, le casque posé devant eux;  les autres, en grande tenue avec leurs décorations. Le tout assis derrière une grande table.
- Au moment où on le fusille, le soldat est attaché à un poteau, les yeux bandés ?
C'est pas obligatoire, seulement ceux qui veulent. Quelquefois, on mettait une cible en carton blanc à l'emplacement du cœur... il n'y a qu'une balle à blanc dans le peloton d'exécution.
- Douze soldats ?
Ou huit, ça dépend. Tu peux avoir l'officier qui s'adresse aux soldats et leur dit : "Ne tirez pas au-dessus de sa tête, on sera obligés de recommencer !"
- Ah non, j'ai pas la place... Dommage, c'est à exploiter, ça, je développerai plus tard...
Ça se passe au téléphone... je cause avec Jean-Pierre Verney, il sait tout sur 14-18, le moindre détail. J'ai recours à ses services quotidiennement. Chaque image de cet album a nécessité une ou plusieurs longues conversations téléphoniques. Je ne compte pas les multiples documents et objets qu'il met à ma disposition... Je le remercie pour sa compétence, sa gentillesse et sa patience à m'aider.                       TARDI
Jean-Pierre Verney est le conseiller historique du musée, un gage de la qualité des expositions. 
Un beau lieu de mémoire en perspective... 
Demain, il devrait y avoir les représentants des 35 belligérants du conflit.
Pour une fois que j'ai l'impression que mes impôts servent à quelque chose...
Et j'applaudis même des deux mains quand je constate que le nom de la rue conduisant au musée est celui du dernier ancien combattant de 14-18, mort en 2008. Le vieil homme avait coutume de dire :
"Tous ces jeunes tués, je ne peux pas les oublier. Quel gâchis !"
Et cela me rappelle que Tardi illustra le Voyage au bout de la nuit (Qu'on m'autorise encore une digression) :
"En allant devant moi, je me souvenais de la cérémonie de la veille. Dans un pré qu'elle avait eu lieu cette cérémonie, au revers d'une colline : le colonel avec sa grosse voix avait harangué le régiment : "Haut les coeurs, qu'il avait dit... Haut les coeurs ! et vive la France !"
Quand on n'a pas d'imagination, mourir c'est peu de chose, quand on en a mourir, c'est trop. Voilà mon avis. Jamais je n'avais compris tant de choses à la fois.
le colonel n'avait jamais eu d'imagination lui. Tout son malheur à cet homme était venu de là, le nôtre surtout. Etais-je donc le seul à avoir l'imagination de la mort dans ce régiment ? je préférais la mienne de mort, tardive... Dans vingt ans... Trente ans... Peut-être davantage, à celle qu'on me voulait de suite, à bouffer de la boue dans les Flandres, à pleine bouche, plus que la bouche même, fendue jusqu'aux oreilles par un éclat...
..."
Céline était un ancien combattant de la Grande Guerre, contrairement à Péguy, il y survécut.

Et puis, il me fallut regagner la Brie par la rude bosse de Montceaux lès Meaux. C'est ici, en quittant la vallée de la Marne, que l'on comprend que la Brie est un plateau et non une plaine.
Encore une fois, c'est la nuit tombant que je regagnai mes foyers...

mercredi 9 novembre 2011

Thomas Pips sprinter

Sprinter, grimpeur, rouleur mais surtout amuseur, l'ami Thomas fait preuve de beaucoup d'imagination pour remporter les sprints !
Et toujours ces objets divers et variés que Buth laisse "traîner" sur ses dessins... Une petite souris est facile à trouver mais la deuxième ?

Poulidor à la une de Miroir du Cyclisme (1)

En 1960, les Editions "J" qui publient depuis 1946 "Miroir Sprint" créent le "Miroir du Cyclisme". D'abord bimestrielle, la revue devient mensuelle dès 1961 : le numéro 1 est publiée en janvier 1961.
A la une, Fausto Coppi ! Disparu un an plus tôt, le Campionissimo reste la référence d'un cyclisme moderne qui correspond bien à la "philosophie du magazine.
A la Une du numéro 4, apparaît Raymond Poulidor, un jeune coureur français qui vient de remporter Milan-San Remo.
Jusqu'en 1977, Poulidor, qui deviendra Poupou, occupera la Une de ma revue préférée plus de 60 fois ! Souvent en compagnie de ses rivaux: Anquetil tout d'abord, Merckx ensuite ; parfois seul.
  Pour mon plus grand plaisir, j'ai compilé toutes ces Unes, 17 ans de l'histoire du vélo... Pas question de raconter ici ni la Légende du cycle ni la carrière de Poulidor, d'autres l'ont fait... Simplement la joie de parcourir une belle collection de magazines d'un autre temps.
En 1961, Poulidor fait trois fois la Une du Miroir. 
En compagnie de Jean Graczyck, il étrenne son maillot de Champion de France. On notera déjà le beau vélo violine de Poulidor...
En septembre, le podium du championnat du monde fait la couverture de la revue : 1er Van Looy, 2ème De Filippis, 3ème Poulidor.
Notre Poupou national n'est pas encore "l'éternel second"... L'avenir lui appartient !

lundi 7 novembre 2011

Le sept péchés capitaux du coureur cycliste

Sept petits dessins de Deran qui remplace Pellos dans ce numéro 4, d'avril 1961, du Miroir du Cyclisme.
Qui ne les a pas vécus ces péchés, sur son vélo...ou ailleurs ?
J'apprécie particulièrement la PARESSE ... et vous ?

dimanche 6 novembre 2011

Cent-vingt-septième sortie



Les frimas arrivent et les sorties raccourcissent... Enfin faut pas exagérer, il fait encore très doux et je pourrais faire plus de kilomètres : mais en novembre, le motivation n'est plus la même qu'en février !
Alors aujourd'hui, j'ai fait seulement une petite sortie d'une trentaine de kilomètres avec Lolo dans le vent... et peu d'arbres pour se protéger.

Ce chêne solitaire et lointain n'est pas là pour protéger le pauvre cycliste qui peine dans le vent !
 Le petit pommier des Crochots non plus...
Et quand je vois toutes ces pommes qui vont pourrir sur la terre de Brie, j'ai envie de... faire une bonne compote de pommes.
Alors aussitôt rentré à la maison, je m'attelle à la tache.


Il faut tout d'abord choisir quelques belles pommes (si elles ne sont pas belles, ce n'est pas grave...).








Les peler (Ne pas se laisser distraire par des blagues du genre : "ça pèle ici !" ou d'autres tout aussi minables...) et les couper en petits morceaux (vraiment petits), jusqu'à ce que la casserole soit pleine. S'il reste des pommes, ce n'est pas grave, on peut en faire une tarte ou simplement les manger au couteau.
Les arroser d'un jus de citron et d'une large rasade de rhum.
Mettre la casserole couverte  sur un feu vif jusqu'à ce que les pommes "bouillonnent" (10minutes environ) en remuant avec une cuillère en bois de temps à autre.
Mettre alors la casserole sur un feu doux, retirer le couvercle et laisser "compoter" entre trois-quarts d'heure et une heure (en remuant régulièrement avec la même cuillère en bois. Pas besoin de mixer ou d'écraser au presse-purée :
Elle n'est pas bonne ma compote ? 
Remerciements à Pascal qui m'a fourni les bonnes pommes du Tronchot. Il pourra même venir la goûter ma délicieuse compote !

samedi 5 novembre 2011

Cent-vingt-sixième sortie

Exceptionnellement, j'ai accepté d'accompagner Lolo pour une petite sortie en tandem... En effet, je préfère de beaucoup rouler l'après-midi.
Toits fertois au p'tit matin...
Départ vers Villiers Saint Georges et il y a peu de monde sur la route et aux fenêtres !
Que dire ?...
Après la semaine du goût, la fête du MAUVAIS GOÛT !!

vendredi 4 novembre 2011

Poulidor à La Ferté Gaucher


Ce matin, il y avait au moins une bonne nouvelle dans le journal "Le Parisien" !
L'an passé déjà, il était présent chez nous pour la course Gentlemen organisée par JC Pinard. Il est ici accompagné de Madame Anquetil.
Et Poulidor revient cette année !
Poulidor, c'est quand même 50 ans d'histoire du vélo !
En effet, le 18 mars 1961, il remportait, à 25 ans sa première grande victoire : Milan-San Remo. Il devançait Rik Van Looy, l'Empereur d'Herentals ! Mais le surnommait-on déjà ainsi à l'époque ?
En avril , il faisait, pour la première fois la Une d'un d'un tout jeune magazine  du cyclisme...
Et Maurice Vidal signait un édito tout à l'honneur de celui que l'on n'appelait pas encore Poupou.
Né dans la Creuse, le palmarès du jeune champion est présenté en page 21 du journal. Le décor est ainsi planté pour une aventure qui va durer... des années !
En 1976, 15 ans après, Miroir du Cyclisme édite un poster super-géant de celui qui vient de boucler son dernier Tour de France. 
Il prit le départ de 14 Tours entre 1962 et 1976 (il ne rata que celui de 1971). Il abandonna en 1968 (sur chute) et en 1973, terminant donc 12 Tours de France et montant 8 fois sur le podium à Paris.
 Ce poster a pour titre : Poulidor, Coeur des foules... C'était un temps où le vélo était un sport "POUPOULAIRE" !
En 1977, Poulidor arrêtait sa carrière de coureur cycliste avec à son palmarès 189 victoires ! Il a bon dos l'éternel second... L'occasion pour Pellos de croquer le "vieux Raymond" en retraité en compagnie d'un autre Grand du vélo : Luis Ocana.
Depuis Poupou a continué à sillonner les routes de France, souvent sur son vélo jusqu'à ces dernières années.
Au mois de mai dernier, il a fêté ses 75 printemps (La Primavera, c'est l'autre nom de Milan-San Remo !) avec ses amis Audax en Limousin. Ils étaient 85 "Audacieux cyclos" à joindre Paris à Saint Léonard de Noblat (400km en moins de 2 jours).
Raymond Poulidor est en effet le président d'honneur de l'Union des Audax Français depuis 2008.
Il est photographié ici avec les amis cyclos de Château Thierry.
Je pense que je vais commencer un petit dossier à propos de ce cher Poupou sur ce blog : l'occasion fait le larron, n'est-ce pas ?

mardi 1 novembre 2011

Le retour de Thomas Pips !

Depuis février, je crois n'avoir publié aucun dessin de Thomas Pips, le petit cycliste belge (Un Belge de plus !).
Ce personnage fut créé en 1946 par le dessinateur Léo de Budt qui signait ses dessins Buth.
Il vécut de multiples aventures mais il fut le héros des Tours de France de 1947 à 1982 (Un bail plus long que celui de Blondin à L'Equipe !) par la grâce d'un dessin publié chaque jour dans le journal flamand "HET VOLK". (Journal qui donna son nom à une belle course classique du début de saison.)
Pendant plus de trente ans, ces dessins firent la joie des grands et des petit lecteurs du Het Volk.
Espiègle, Thomas fait preuve de  beaucoup d'imagination pour devancer les champions de chaque époque !
On peut même s'amuser à rechercher les petites souris que le dessinateur a malicieusement caché dans son oeuvre... On peut aussi remarquer des objets qui n'ont rien à y faire !
Sur cette planche, je trouve même au personnage à droite de l'image un petit air de Président de la République Française, Ray-ban's comprises... Prémonitoire ?
Malheureusement les dessins ne sont pas datés dans le livre que je possède.
C'est décidé, durant cette "inter-saison", je vais publier un dessin de l'ami Thomas une fois par semaine...
Je crois avoir déjà publié ce dessin en 2009, alors en voici un nouveau !
Pour chercher les petites souris, il est conseillé de zoomer...