jeudi 9 février 2017

Voyage 2016 : vers les Pyrénées (Vingt-deuxième étape)

Lundi 22 août 2016
La nuit a été très calme. Les voisins ne nous ont pas gênés.

Pas d'attente non plus pour prendre la douche.
Sans que ce soit le super luxe, le rapport qualité / prix est excellent. 
 Nous avons dormi au bord du canal du Berry.
 C'est ici que commence une voie verte qui mène à Montluçon par l'ancien chemin de halage.
Dommage que nous partions dans la direction opposée car cela semble être une belle balade : nous notons l'adresse !
Mais, en ce lundi matin, il nous faut d'abord chercher un endroit pour prendre le petit déjeuner. Nous devrons nous contenter d'une boisson chaude dans un bistrot. Deuxième petit-déj' raté, faudrait pas que ça devienne une habitude !
Nous avons raté également ce petit musée. Décidément, il faudra revenir.
Après quelques kilomètres, nous voici à Meaulne. Alain-Fournier, l'auteur du "Grand Meaulnes" a grandi à quelques kilomètres de Meaulne, à Epineuil le Fleuriel où ses parents furent instituteurs. Ce dernier village sert de cadre au seul roman d'Alain-Fournier même s'il n'est pas nommé, le village du livre s'appelant Sainte Agathe - j'avoue n'avoir jamais lu ce célèbre roman...
La route est douce aujourd'hui et bientôt nous allons rejoindre notre itinéraire aller.
Mais il nous reste à découvrir quelques villages de France qui semblent endormis dans la torpeur estivale.
C'est près d'un canal que nous trouvons refuge pour notre pause de midi.
 La maison de l'éclusier est toute proche mais gageons qu'il n'y a plus d'éclusier.
Sans doute y eut-il sur cette voie d'eau un trafic important à certaine époque.
Long de plus de 300 kilomètres, ce canal à trois branches fut construit dans la première moitié du XIXème siècle. Il fut déclassé en 1955.
Mais revenons à notre voyage...  Le repas est toujours simple. Il sera tant ce soir de faire bombance !

Les vélos aussi se reposent. Nos deux machines nous donnent entière satisfaction même s'il faudra faire quelques frais sur la mienne pour remédier à mes problèmes de dérailleur qui ne m'auront embêté que deux jours.

Nous filons vers la Loire, prenant à rebrousse-poil des routes empruntés quelques jours auparavant.
A Nérondes, aucun magasin n'est ouvert aujourd'hui même pas possible de remplir les bidons. Heureusement nous connaissons quelques kilomètres plus au nord un cimetière où nous pourrons remplir les gourdes qui ne sont pas encore vides mais dont le contenu est chaud, très chaud !
C'est la canicule, non ?
A peine l'eau est-elle dans le bidon qu'elle devient imbuvable : triste tropique ?
En arrivant à proximité de la Loire, nous trouvons enfin un petit bistrot où nous allons pouvoir nous rafraichir un peu.
L'étape est proche car nous avons décidé de faire halte à La Charité sur Loire que nous avions traversé rapidement à l'aller suite à la seule crevaison de ce voyage...
 Nous allons tout d'abord installé notre campement dans le camping en bord de Loire. Camping "envahi" par les cyclistes En effet, nous sommes sur l'itinéraire "La Loire à vélo" ! Nous y rencontrerons un couple de cyclistes bretons qui commence sa remontée de la Loire vers l'océan. Deux jeunes retraités qui commencent une carrière de "randonneurs". Burtout elle car lui est un cycliste chevronné, ancien coureur du club de Grandchamp dans le Morbihan. Il s'est reconverti sur le tard en randonneur et visiblement il adore (un Tour de France et un Tour de Corse en deux années, c'est pas mal !). Bonne route à eux !
Et puis,  nous partons à la découverte d'une bien jolie ville !
 
 
 
 
 
 
Ce voyage retour est en quelque sorte une session de rattrapage de l'aller.
Et comme promis, le repas du soir est un peu moins frugal que celui du midi. Nous l'avons bien mérité, non ?
Avant de regagner notre tente, nous admirons le coucher de soleil sur la Loire. Demain, nous roulerons au nord de la Loire, c'est presque chez nous...

mardi 7 février 2017

Voyage 2016 : vers les Pyrénées (Vingt-et-unième étape)

Dimanche 21 août 2016
Le début de cette matinée fut assez spécial. 
Imaginez deux cyclistes faisant irruption dans un bistrot d'habitués un dimanche matin et demandant à brûle-pourpoint s'ils peuvent avoir un petit déjeuner. On sent que le vieux patron est tenté de répondre par la négative mais la patronne le devance et dit que oui, bien sûr. S'ensuivent de longues minutes d'attente, ladite patronne allant chercher le pain à la boulangerie du coin et préparant les boissons chaudes dans la cuisine. On nous regarde comme des bêtes curieuses, ou bien n'est-ce qu'une impression ? Aucun des clients présents ne nous adresse la parole, ni celui qui boit un petit blanc, ni celui qui boit un petit rosé. Oui, c'est certain, nous ne sommes pas les bienvenus. La patronne qui nous sert n'est guère plus aimable... Je n'ose même pas sortir les pains au chocolat que j'ai achetés à la boulangerie avant de venir ici. Après avoir avalé rapidement notre premier repas de la journée (ce n'est pas notre habitude), nous prenons le parti d'en rire. Tiens, cela nous rappelle un autre repas mémorable à Ferrières Saint Mary voici une bonne vingtaine d'années, en Auvergne aussi, mais cela fut beaucoup plus... convivial.
Quand Laurence me dit, en sortant de la charcuterie où elle est allée achetée le pique-nique du midi, qu'elle a eu la fâcheuse impression qu'un client s'est moqué de la "petite cyclote" qu'elle est, nous n'avons qu'une envie : quitter cet accueillant petit village.
Après une longue bosse qui nous remet sur l'itinéraire initialement prévu, nous revoilà dans le département de la Creuse. Nous allons faire encore une étape au coeur de la France profonde qui nous réserve quelques belles surprises.
A Fontanières nous croisons la route de "Notre Dame de la Route", église dédiée aux voyageurs.
Elle remplace un sanctuaire situé sur la voie romaine venant de Bourges.
Ici, la sainte Vierge protège les automobilistes après les cavaliers, piétons, pèlerins et autres chemineaux.
Mais je veux bien croire que les cyclistes sont également sous la protection du Petit Jésus, n'a-t-il pas le beau  geste du vainqueur ? Vas-y Jéjé !
Elle est tout à fait ordinaire cette église s'il n'y avait les ex-voto dans l'oratoire.
Pourquoi ces remerciements ? Des gens qui ont échappé à un accident ? Qui ont réussi à acheter la voiture de leur rêve ? Qui ont gagné le Tour de France ?
L'endroit est paisible. Il y règne une réelle dévotion. Dans le garage Peugeot voisin, une autre sorte de... dévotion nous attend.
"LA PETITE CULOTTE AU FIL DU TEMPS"
La campagne française nous réserve de ces surprises...
Et nous continuons, dans la joie et la bonne humeur notre périple. Il est bientôt midi...
C'est ici que nous allons faire notre pause du midi et ce fut encore une belle surprise.
Car nous découvrons une cité fort avenante et choisissons de pique-niquer dans le jardin près de l'église.
Evaux-les-Bains est  une ville fort ancienne.
C'est très agréable de casse-croûter dans ce parc fleuri. La charcuterie achetée le matin est fort délicieuse, ils ont un bon charcutier à Pontaumur ! 
En plus un riverain a mis le son de sa chaine hifi à fond et nous déjeunons au son d'une fort belle musique classique.
 Un beau dimanche d'été en somme.
 Nous allons reprendre la route pour une après-midi sous le soleil mais nous prenons le temps de savourer cette pause.
 
La fontaine est belle mais l'eau n'y coule point. Heureusement nous trouvons un robinet à proximité.
La chasse à la cannette continue (pour la chasse à la canette, nous verrons plus tard...)
Les villages sont décorés.

Nous sommes à proximité de Montluçon.
N'aurait-il pas perdu quelque chose celui-là ?
Peuttre son vélo ? Il est là...

A Huriel, nous faisons notre pause de l'après-midi. 
Le donjon est majestueux mais n'attire pas les touristes.
 Et c'est tant mieux pour notre calme...
Il y a comme cela des boutiques qui nous attirent - surtout Laurence- mais aujourd'hui; c'est fermé.
Visiblement nous sommes proche du centre... Mais je crois me souvenir qu'il y en a plusieurs. Et pendant ce temps-là, nous continuons notre remontée vers le nord. La route descend beaucoup, le vent nous pousse...
Nous arrivons à notre étape du soir : un camping, encore, à Vallon en Sully.
Dans ce camping, il y a peu de campeurs : trois emplacements seulement sont occupés, le record pour ce voyage. Nous sommes au calme, quelque part en Auvergne. On profite !
LE PIED, QUOI !