mercredi 5 octobre 2016

Voyage 2016 : Vers les Pyrénées (Huitième étape)

Contrairement à ce qui nous avait été annoncé la veille, le musée du chapeau est fermé en ce dimanche matin. 

Alors, après avoir acheté notre ravitaillement du midi à Caussade qui est vraiment une jolie petite ville, nous partons vers le département du Gers en suivant la vallée de l'Aveyron puis celle du Tarn.
Et c'est très agréable de rouler par ici en ce dimanche matin.

Non, non, nous ne sommes pas en Bretagne.
Nous allons traverser le Tarn.
Et nous roulons, vite, vite, tellement la route est plane et le vent favorable, nous roulons vers la ville natale d'un chanteur très connu.

Car à l'heure du repas, nous nous arrêtons au bord du canal latéral à la Garonne. Ici passe la véloroute des deux mers et il y a beaucoup de cyclistes qui vont et viennent.
 Le pique-nique est... frugal.
 C'est aujourd'hui que nous mangeons la boite de pâté Hénaff que je promène dans ma sacoche depuis le départ. Des fois, il m'arrive de ramener une boite de gâteau de riz ou de pâté ou de sardines à l'huile, que je garde jalousement, au cas où... et qui servira à un prochain périple.
Nous sommes donc à Castelsarrazin, la ville natale de Pierre Perret qui vit depuis 40 ans, je crois, en Seine et Marne.

Il a chanté cette chanson pour la première fois là-bas en mai dernier durant le festival "Alors... chante" dont il est le parrain.  Il en a écrit des belles chansons... merci, monsieur Pierrot.
Et puis nous franchissons la Garonne. Cette fois, nous sommes vraiment dans le Sud... et voici une chanson interptée par un chanteur qui mériterait d'être plus connu.


 La suite du parcours est toujours aussi sympa et la chaleur est vraiment agréable. Quel plaisir de pédaler sous le soleil.
C'est un pays de pigeonniers et de fruits. Mais bientôt nous allons buter sur les petits tape-culs du Gers...
En effet, après Lavit, les petites routes que nous empruntons deviennent un vrai manège de montagnes russes.
 Pas longues, mais bien raides, celles-là. Il nous faut jouer du dérailleur !
 Mais la récompense est là, bientôt : le camping du Néri dans la commune de Mauroux.

 Et c'est un vrai bonheur de nous installer ici pour la nuit. L'accueil est chaleureux.

L'endroit est calme. Beaucoup de campeurs sont venus participer aux festival des étoiles qui se déroule à Fleurance à une dizaine de kilomètres.


L'installation de notre campement est rapide car nous commençons à être rôdés. Pendant que l'un prend sa douche, indispensable, l'autre plante la tente. Et puis l'autre file à la douche et l'un prépare le repas.
Enfin, après l'effort, le réconfort : je me plonge dans mes cartes.
 Pendant ce temps Lolo lit...  
Elles ne sont pas belles, nos vacances ?


 

lundi 3 octobre 2016

Voyage 2016 : Vers les Pyrénées (Septième étape)


Après deux jours de repos, nous prenons la route vers les Pyrénées. Initialement , nous avions envisagé de prendre le train pour gagner les gorges de l'Aveyron ce qui  nous aurait permis de raccourcir les étapes suivantes et de faire une première expérience ferroviaire avec nos vélos. Nous avons finalement renoncé à ce projet car il nous aurait fallu faire une vingtaine de kilomètres à vélo pour prendre le train à Capdenac -les horaires des trains à Viviez-Decazeville ne correspondant pas à notre timing car bien entendu, il n'était pas question de prendre le bus avec nos vélos (Et oui, les bus remplacent souvent les trains sur notre réseau... ferré.). Nous avons donc décidé de faire ce voyage vers les Pyrénées entièrement à vélo. Pour le train, nous le prendrons éventuellement au retour.
 Ce fut une bonne décision car cette étape qui nous mena vers le département du Tarn et Garonne à travers une partie de l'Aveyron que nous connaissons peu et une petite incursion dans le sud du Lot fut magnifique.
Nous avons roulé toute la matinée sur de petites routes peu fréquentées selon notre habitude.
 Toujours à l'affut de tourisme... textile, Laurence crut avoir trouvé son bonheur du jour.
 Hélas la fabrique est fermée. Ce sera pour une prochaine fois.
 Un peu avant midi, nous sommes arrivés au village de Villeneuve.
Joli village au demeurant, c'est la première bastide de  notre voyage. Villeneuve est en effet une bastide  construite en Rouergue à l'initiative de Raymond VII de Toulouse au XIIIème siècle.
Les bastides sont des "villes neuves" du Moyen Age construites selon un plan orthogonal.  Hormis ce plan caractéristique, les arcades qui entourent la place centrale font aujourd'hui encore le charme de ces villes du sud-ouest.

La traversée du village nous permet de voir un magasin comme il y en avait tant autrefois, une espèce de magasin universel comme celui de Latronquière.
 Une petite exposition de sculptures attire également notre attention.
 Ce sont de petits animaux fabriqués avec des ustensiles de cuisine et divers outils.
 N'est-il pas beau cet oiseau ?
Malheureusement certaines demeures attendent d'être rénovées.

Afin d'éviter Villefranche de Rouergue, nous faisons à nouveau une petite incursion dans le département du Lot.
 Et nous découvrons un joli village : Beauregard, qui en plus de son beffroi possède une superbe halle du XIVème siècle.

Ce village est également étonnant par  sa signalisation routière et... interplanétaire.

A titre indicatif, sachez que le modeste cycliste que je suis n'est plus qu'à 94 311 kilomètres de la Lune (distante de la Terre de 384 400 kilomètres !). Encore quelques années et, après avoir été si souvent dans la Lune, j'arriverai sur la Lune !
A Saint Projet, nous passons à proximité du château, une imposante forteresse du Moyen-Age, où la reine Margot fit un court séjour durant les Guerres de religion en 1585, de là à l'appeler château de la Reine Margot... il y a des raccourcis qui servent le tourisme, non ?
A Caylus, nous arrivons sur les routes du Tour de France 2016. En effet, ce village fut traversé par les coureurs lors de l'étape Arpajon sur Cère - Montauban le 7 juillet dernier. Pour notre part c'est sous une grosse chaleur que nous arrivons ici et dans la longue côte qui traverse le village, nous nous arrêtons pour notre pause bistrot. Ouf ! Il faisait vraiment soif ! Grand bien nous prit car la fin de la bosse était fort difficile, pour nous car je suis certain que les coureurs du Tour l'ont gravi sur le grand plateau. On fait ce qu'on peut...
 Ensuite, nous roulons dans un paysage de Causse.
 Inondés de soleil, nous avançons tranquillement sur une belle route qui nous a fait quitter la grande route de Caussade et Montauban. Cela  rallonge un peu notre étape mais nous sommes plus tranquilles.
Près de Puylaroque, nous trouvons enfin de l'eau fraiche, elle le reste pas longtemps !
Nous arrivons bientôt au terme de cette étape, Caussade où nous nous sommes assurés par téléphone que nous pouvions trouver un emplacement au camping municipal. Nous sommes prévoyants maintenant : nous n'avons pas envie de faire du camping sauvage ni de dormir dans un mobil-home.
Mais avant d'aller planter la tente, nous faisons un petit tour en ville. Et Laurence a une heureuse surprise.

En effet, Caussade a connu une période où l'industrie du chapeau de paille fit la richesse de la cité. 

Il en reste un musée (que nous ne pourrons pas visiter, arrivant trop tard) et ce concours international de chapeaux que nous avons raté de quelques jours...
 ...ainsi que quelques fabriques.
Avant de planter la tente, nous avons discuté avec Fred, qui a entrepris, avec sa femme Svetlana, un voyage en tandem autour du monde. Pour cela, ils ont quitté leur travail, leur maison et tout le confort qui va avec. Voici le lien vers leur blog :
 C'est bien de rencontrer des gens comme ça. Bon voyage à eux deux.

dimanche 25 septembre 2016

Voyage 2016 : Vers les Pyrénées (Sixième étape)

Nous allons parcourir aujourd'hui la dernière étape avant de prendre deux jours de repos à Decazeville. Ce matin, il n'est pas possible de déjeuner au camping alors nous sommes contraints de retourner à Laval de Cère. Après avoir acheté des viennoiseries à la boulangerie, nous voici installé dans le seul bistrot du village. 
Et c'est un vrai bistrot comme autrefois.  Quelque chose comme le bistrot de la "Meumé" Marie-Ange du conteur groisillon Lucien Gourong.
 Il en reste encore quelques-uns comme celui-ci, pour combien de temps encore ?
 Celui-ci, quelques hectomètres plus loin semble fermé depuis longtemps. Combien de cafés comme celui-ci dans chaque village de France il y a 60 ans  ?
Mais notre voyage continue, et pour cela, il nous faut sortir de la vallée de la Cère.
Encore une belle, difficile et longue montée qui, dans sa plus grande partie, se fait à l'ombre par cette chaude matinée.
 Au sommet, on voit de loin la Tour carrée de Teyssieu.
Construite au XIIème siècle, elle mesure environ 40 mètres de haut, pour 8 mètres de côté. Ce donjon est le vestige d'un château médiéval aujourd'hui ruiné.
Ensuite, la route ondule vers Sousceyrac : nous arrivons en terrain connu.
Dans ce village du Ségala, nous faisons nos provisions pour le repas du midi : de bonnes charcuteries de chez nous !
Le porteur du maillot à pois rouges a, semble-t-il, égaré sa machine...
Et nous franchissons aujourd'hui le premier col de notre périple. Ce Pas des Aubiniés est également l'un des trois cols (seulement trois !) répertoriés par le "Club des Cent cols" dans le département du Lot. Quand on a fait du vélo dans ce département, on peut s'en étonner tant les côtes sont nombreuses et abruptes ici, mais des cols, il y en a peu.
Encore un pique-nique au bord de l'eau qui sera seulement perturbé par un groupe de belges, flamands et cyclistes accompagnés de nombreux enfants et d'un chien qui vient s'installer tout près de nous (tout le monde recherche l'ombre aujourd'hui !).
Au début, nous craignons ce chien qui saute à l'eau et s'ébroue bruyamment. Finalement ces Belges sont  de bonne compagnie... 
Quand nous arrivons à Latronquière, nous faisons une pause Bistrot non sans avoir pris en photo LE Magasin universel où je venais acheter "L'équipe" et tant d'autres choses (C'était un magasin universel, vraiment !) voici bientôt trente ans lorsque nous passions nos vacances de juillet à Saint Cirgues.
Fermé depuis des années, il y a actuellement un projet de centre culturel dans ce bâtiment.
Saint Cirgues justement, dont nous apercevons le clocher sur notre gauche mais où nous ne passerons pas. Nous filons vers la vallée du Célé puis celle du Lot sous une chaleur caniculaire.
Nous faisons la chasse à la canette mais nous ne trouvons pas de fontaine, pas de cimetière et il n'y a personne dans les villages que nous traversons. Heureusement, nous trouvons un café ouvert dans la vallée du Lot et nous faisons une deuxième pause Bistrot. Ouf, enfin réhydratés, nous allons pouvoir affronter la dernière difficulté de cette première partie de notre périple  : la côte de Forcefave  au sommet de laquelle habitent les parents de Laurence.
C'est mercredi et je laisse Laurence commencer seule la montée car il me faut d'abord acheter mon "Canard enchainé". Il y a des rites à respecter !
Le cauchemar de Laurence (Mais elle commence à apprivoiser la bête avec le temps...) : 1,300 kilomètres pour une dénivelée de 140 mètres, la pente moyenne est donc supérieure à 10%, pas mal pour finir une étape sous la canicule.