mardi 23 juillet 2013

Trois petits jours et puis s'en vont... (1)

Ce devait être notre grand voyage de l'été. Trois semaines de vélo ! De l'Aveyron à l'Océan Atlantique. De l'Océan à la Méditerranée à travers le massif pyrénéen. Et puis retour en Aveyron par Carcassonne et Albi.
Cela devait ressembler à un grand triangle ayant pour sommets : Decazeville, Capbreton et Saint Cyprien... Malheureusement, cela ne s'est pas déroulé comme prévu ! 
Mais commençons par le début et donc la première étape.
Le mercredi 17 juillet, les machines étaient prêtes : la mienne...
...et celle de Laurence.
La première étape nous permit de suivre le cours du Lot. De Decazeville à Capdenac par une route fort encombrée.
Et puis de petites routes sur la rive gauche du Lot...
Ca y est, ce sont les vacances ! C'est bizarre mais laurence trouve que je suis un peu plus détendu que les 15 derniers jours...
Le temps est superbe et les paysages magnifiques.
Nous faisons même un test de grimpette !
Ce qui me permet de monter mon "mulet" vers le saut de la Mounine, haut lieu du vol libre.
A petite vitesse, je crois que nous pourrons monter tous les cols des Pyrénées ! Mais il faut redescendre dans la vallée et je dois avouer que la descente fut plus difficile que la montée : il ne faut pas laisser la machine prendre trop de vitesse car le guidon "godille" facilement.
Dans la vallée, c'est Cajarc (Pas de camping à Cajarc pour nous aujourd'hui...) pour notre premier pique-nique.
Une arrivée à pied dans le village de Papy Mougeot !
En effet, le pont sur le Lot présente des rainures qui peuvent causer des chutes de cyclistes : DANGER !
Après quelques courses dans les commerces locaux, nous nous rendons au bord de l'eau.
Et c'est le pied...
Et même les pieds !
Et puis, nous reprenons la route.
Vallée du Lot, toujours...


Je réussis même à compléter ma collection de plaques de cocher.





Et nous remontons vers le joli village de Saint Cirq Lapopie...
...où nous faisons un peu de tourisme "traditionnel".
Mais nous continuons par une route magnifique qui surplombe la rivière.
On peut voir, le long du Lot, le chemin de halage creusé dans la roche.
Serions-nous arrivés au pays du "Coke en stock" de Tintin ?
Cela y ressemble fort.
Il y a même des tunnels. Le temps est très chaud  (enfin !)mais à vélo, on respire...
Nous approchons de Cahors et nous choisissons, malgré l'avis d'un gentil cyclo qui nous conseille le camping de Cahors, de nous arrêter au camping municipal de Vers.
Nous reprenons les bonnes vieilles habitudes et toujours il nous faut un bon moment pour retrouver le mode d'emploi du "plantage de tente"...
Deuxième pique-nique et encore des bons produits locaux : Pâté Hénaff et Babybel, entre autre ! Soyons fous...

vendredi 12 juillet 2013

Début de vacances

Souvent nous avons fêté, Pascal et moi, le début des vacances par une grande randonnée : vers le Chemin des dames, parfois, vers le Lac du Der, souvent. Cette année, j'ai proposé à mon compère de faire une promenade au gré des Morin.
Samedi, j'ai récupéré mon vélo après une longue révision : il est comme neuf.
J'ai même complété son équipement d'un porte-bagages avant.
Dimanche 7 juillet, peu après 7H00, nous sommes partis le long du Grand Morin.
Nous avons roulé vers Coulommiers, Crécy la Chapelle...
...au plus près de la rivière.
Après être passés sous l'autoroute de l'est, nous avons mis le cap sur...
...le joli village de Condé sainte Libiaire.
C'est ici que le Grand Morin se jette dans la Marne, derrière l'ami Pascal.
En fait nous nous trouvons sur le chemin de halage du canal de Chalifert qui enjambe le Grand Morin... 
...et suit le cours de la Marne, dessous coule le Grand Morin. Nous sommes donc sur un pont canal comme à Briare mais en moins beau...
Le voici, vu d'un autre angle ce pont canal.
Petit canal de Chalifert utilisé par des plaisanciers, mais quel était son rôle à l'origine ?
Nous aurions pu suivre la Marne pour nous rendre à la Ferté Sous Jouarre, où se trouve la confluence du Petit Morin et de la Marne. Mais la traversée de Meaux ne nous enchantant guère, nous avons pris de petites routes vallonnées à travers la Brie, repassant à nouveau l'autoroute de l'est.
Et c'est à l'heure du repas de midi que nous sommes arrivés au deuxième confluent  de notre randonnée.


Ainsi, après avoir pris la pose...













...au bord de la Marne,




...nous avons pu cassé une croûte bien méritée, le paysage étant en plus fort agréable : le soleil, la rivière et de jolies baigneuses...
En ce début d'après-midi caniculaire, nous entreprenons de remonter le Petit Morin jusqu'à sa source.
Au long de ce périple, nous ferons quelques haltes dont certaines bien connues des lecteurs de ce blog, comme la tacot de la vallée à St Ouen sur Morin.
Plus surprenante est la baleine en osier exposée dans le même village.
A Villeneuve, c'est la chasse à la canette qui nous occupe : le "Petit Morin" est fermé, nous buvons au café d'en face ! Deux bistrots dans un village de la Brie, c'est de plus en plus rare.
On reconnaîtra ici les deux chênes de Coucermont (dans l'Aisne...) où nous fêtâmes dignement mon 200000ème kilomètre cycliste en 2009.
Après Montmirail, nous entamons la partie du parcours la plus difficile jusqu'au domaine des Forges à Talus Saint Prix, lieu bien connu de tous les pêcheurs de la région ! Nous n'y pêcherons pas aujourd'hui, mais la pause est salutaire et nous repartons après nous être rafraîchis un peu.
Nous sommes maintenant sur la route du Champagne et pénétrons dans les Marais de Saint Gond.
La vigne est belle et nous rêvons un brin au doux breuvage qui nous attend au terme de cette randonnée. Et oui, ces longues randonnées sont propices à la rêverie.
Elles sont également propices aux grandes questions philosophiques : A quoi pensent les vaches ?
Plus tard dans la soirée, voyant un troupeau de bovins couchés dans un pré, j'oserai même cette question essentielle : Les vaches aimeraient-elles porter un pyjama ?
Certains instants sont également l'occasion de pousser la chansonnette : n'est-ce pas ici que j'ai fredonné "La chanson des blés d'or", pour répondre à Pascal qui avait entonné un vieux cantique en passant près du hameau de Dieu l'Amant. 
Un rien amuse le cycliste au long cours !
ET c'est ainsi, avant d'arriver à Morains, que nous découvrons, dans ces bosquets, la source du Petit Morin !
Nous ne sommes pas vraiment certains que ce fossé est le début de la belle rivière qui se jette, 86 kilomètres plus loin dans la Marne.
Mais à quelques centaines de mètres de là, il semble bien que nous ayons résolu l'énigme que nous nous étions posés voici presque un an lors d'une rando que nous avions appelée "Les deux sources".
En effet, en août 2012, nous en étions restés ici pour localiser la source qui se trouve en fait quelques centaines de mètres à l'est (comme le confirmeront les cartes...)
A Morains (la bien nommée) se trouve donc la source du Petit Morin.
Et j'en profite pour ajouter un coq à ma collection !
Après quelques kilomètres, entre Champagne et Brie, nous arrivons à Lachy.
Ici, les sources du Grand Morin sont clairement annoncées, chose connue sur ce blog.
Mais c'est toujours un réel plaisir de descendre voir cette eau qui jaillit de la terre.
Une vraie source, quoi !
Pour regagner La Ferté Gaucher, et boucler ainsi les 120 kilomètres du Grand Morin, nous allons suivre à distance le cours de notre rivière : la route ne suis pas exactement le frêle cours d'eau.
Et c'est à la nuit tombée que nous pouvons nous désaltérer des fines bulles de notre boisson préférée !