mercredi 15 mai 2013

PABLO, CHAMPION ! (Deuxième épisode)

Le Tour de France n° 100, c'est pour bientôt !
Et du côté de Limoges, j'en connais qui le prépare d'arrache-pied...
Les p'tits gars (et les p'tites filles, bien sûr) de Condat sur Vienne seront, je le  pense, fin prêts pour battre les Wiggins et autres Contador ! Et même s'ils ne les battent pas, l'important, c'est de bien s'amuser...
Et mon ami Pablo travaille d'abord son adresse en slalomant entre des perches.
Son papa a même accepté de lui prêter quelques canettes de bière (mais il a dû les lui rendre après..) pour un slalom en 8.
Le ramassage du bidon est également un test important pour le futur champion.
Tous ces exercices peuvent paraître laborieux pour les parents qui rêvent souvent de courses, de sprints victorieux, d'exploits dans la montagne mais cela permettra aux champions en herbe d'éviter bien des déconvenues...
Jean Robic, champion breton, vainqueur du Tour de France 1947, refusa, enfant, d'être inscrit à l'école de cyclisme de Radenac (Morbihan). Et il en prit des pelles, des gadins et des gamelles !!!
Avant d'affronter l'épreuve du sprint, il faut se désaltérer : "Boire avant d'avoir soif" professait Vélocio, l'apôtre (sic) du cyclotourisme.
Il faut également jauger ses adversaires... et se méfier de tout le monde, même des plus petits...
...même des filles !
Qui peuvent être redoutables !
Mais l'important, c'est de franchir la ligne sans chute : c'est mieux, non ?
Et puis quand l'heure de la course arrive : COOL !
Si l'on n'est pas dans un grand jour, il faut être capable de dire à l'arrivée : "J'essaierai de faire mieux la prochaine fois !"
Mais l'important, c'est de participer... et de bien s'amuser.
Et puis, si vous n'êtes pas prêts pour le Tour n° 100, les enfants de Condat, ce n'est pas grave : il y en aura d'autres, après, des Tour de France.
Et surtout, il y a tellement de beaux moments à partager sur des petites routes ou des petits chemins... 
A BICYCLETTE !
Les photos sont de Michaël, le fameux papa ; le premier dessin est publié avec l'aimable autorisation de Michel Heffe - Allez voir son super blog (qui parle peu de vélo) : http://michelheffe.blogspot.fr/  ) ; je suis sûr que René Pellos, le plus grand dessinateur sportif de tous les temps (à mon avis..), m'aurait autorisé à publier le dessin de Jean Robic paru dans le superbe magazine "Miroir du cyclisme" en 1963, cela ne me rajeunit pas !

samedi 11 mai 2013

Message N° 600 !

Ceci est le  six-centième message de ce blog... Cela en fait des heures passées devant mon écran... quelques milliers de photos et de kilomètres de vélo, pour mon plus grand plaisir !
Après une année 2009 consacrée à Mon Tour de France 1959, j'avais arrêté, comme prévu, mon premier blog le 31 décembre 2009.
Et puis le 26 avril 2010, j'avais replongé et j'écriavis ce jour-là :
"Comme promis, je reviens avec ce nouveau blog. Depuis quelques semaines j'y pensais mais je voulais un titre, drôle, original... et puis, tous les noms que je pouvais trouver avec des jeux de mots, des contrepéteries, des clins d'oeil (et même des clins d'yeux !) au vélo, toutes mes bonnes idées étaient déjà utilisées : Méli-vélo, Véli-vélo, Vélorutionnaire... j'en passe et des bien pire ! Et ça m'énervait !!!
Alors, en désespoir de cause, je recycle le nom de mon vieux blog :
Mon Tour de France 1959 "la suite".
Voilà, je recommence ! Sans doute avec moins d'assiduité que l'an passé mais toujours avec la même passion pour le vélo.
Demandez le programme !

Bordeaux-Paris randonneurs en juin 2010, avec l'ami Pascal.

Deux brevets de Randonneurs mondiaux au départ de Noisiel: un 300 km en juin (On part à la nuit tombante) et un de 1000 km qui nous mènera vers Belfort le week-end du 14 juillet.

Des vacances à vélo en juillet août avec Lolo qui devraient nous mener dans les Alpes puis vers l'Aveyron.

Et puis en 2011, une Flèche Vélocio le week-end de Pâques (je vais enfin pouvoir la faire cette Flèche !) et en août, Paris-Brest-Paris avec tout au long de cette année 2011 les BRM qualificatifs (BRM 200, 300, 400 et 600 km et sans doute un 1000 pour le plaisir !). Et pourquoi pas une Etape du Tour ?

Le menu est copieux... et les photos seront nombreuses !
Mais il me faudra d'abord raconter ici mes "aventures cyclistes" depuis le début de cette année, je le ferai dans les jours à venir.
Dans ce blog, j'aimerais aussi partager mes archives vélo. En préparant mon Tour de France 1959, j'ai en effet découvert les magazines sportifs du temps jadis et leurs superbes photos.
Quant à la fin de ce blog, cette fois je ne donne pas de date : ce sera un blog éternel !"
Je ne sais pas si ce blog sera éternel... Il y a quelques projets cyclistes que j'ai abandonnés en cours de route mais ces trois années auront été riches en aventures vélocipédiques. 

Alors pour fêter ça, je fais un petit retour en 1959. Et ceci à l'aide du "bandeau" de ce blog. En effet, si je l'ai changé voici quelques semaines, je viens de le scanner à nouveau pour en raviver les couleurs... 
Sans nostalgie aucune, j'avoue que j'adore ces vieilles images !
Ce bandeau provient, comme le précédent (Pourquoi avoir choisi, en 2010, ce dessin représentant les années trente alors que j'en avais un de 1959 ? Mystère...),d'une petite brochure éditée en 1959.
Il y avait également en quatrième de couverture un troisième dessin représentant les années 1900.
Excellent, également, avec ses tacots (De Dion Bouton ?) ses deux "bicycles" et ses élégantes...
Alors, je continue ?

vendredi 10 mai 2013

Voyage en train...La ligne la Ferté sous Jouarre - Montmirail

Mardi 7 mai, j'ai décidé de prendre le train... De manière fictive, bien sûr. En effet, après avoir suivi voici quelques mois la ligne de chemin de fer allant de Villiers Saint Georges à Esternay, puis celle menant de Château Thierry à Verdelot, j'ai pris la route de La Ferté sous Jouarre pour suivre la vallée du Petit Morin jusqu'à Montmirail où circulait, de 1889 à 1947, le "Tacot briard". 
Il me fallait d'abord me rendre à La Ferté sous Jouarre et emprunter pendant quelques centaines de mètres...
...la toute nouvelle, la toute belle, piste cyclable (et piétonne) qui mène de...
...Romeny à Jouarre. Elle est presque aussi large que la route (sur la droite). On aimerait en voir d'autres, des installations comme celle-ci. Mais est-ce indispensable ici, en plein campagne ? Allons, ne gâchons pas notre plaisir, c'est un régal de rouler là-dessus.



J'ai pris aussi le temps de m'offrir un coq de...ferme. Celui-ci est même accompagné d'un...








...petit cheval.






Et puis, je suis arrivé à la Ferté sous Jouarre.
Direction la gare...
...qui n'a pas beaucoup changé.
Il me faut tout d'abord consulter les horaires : environ deux heures pour parcourir les 45 kilomètres séparant les deux villes, c'est... honnête. Normalement, c'est le temps que je devrais mettre à vélo, sauf aujourd'hui, à cause des arrêts-photos : dur métier !
Et me voilà parti ! Premier arrêt avant de franchir la Marne.
La rue Thiers est devenue la rue Jean Jaurès mais je suis bien au bon endroit.
Juste avant de franchir la Marne par le pont...
 ...qui a été remplacé depuis.
En effet, il fut détruit en septembre 1914 pour retarder l'avance allemande.
A partir de maintenant, je vais suivre le cours du Petit Morin qui se jette dans la Marne ici, ...
...à La Ferté sous Jouarre.
Mais déjà, après 3 ou 4 kilomètres, premier arrêt dans la banlieue de la Ferté, à Condetz.
Le train devait suivre le cours de la rivière...
...pour s'arrêter ici ? En tout cas c'est le seul bâtiment qui m'a paru ressembler à une gare...
Et la ligne continuait sans doute par là-bas.
Pour ma part, il me faut rebrousser chemin, à mon grand regret car j'aurais bien aimé suivre ce chemin pour voir à quel endroit la ligne franchissait le Petit Morin pour revenir sur la rive droite de la rivière.
Car je la retrouve de ce côté de la rivière, au hameau de Mourette,...
...en face du restaurant...
Qui existe toujours !
Et puis, avant d'arriver à Courcelles, la ligne franchit à nouveau le Petit Morin.
On voit les vestiges du pont où devaient passer la ligne de chemin de fer et la route (?).
A Courcelles, le train s'arrêtait pour la troisième fois.
Sur la gauche, le pignon de l'école, fermée aujourd'hui, n'a pas changé.
Et notre petit train poursuivait son bonhomme de chemin le long de la verte vallée.
Au Gouffre, le train faisait une halte près de l'usine qui fabriquait des billets de banque.
Pas la peine d'y tenter un casse, aujourd'hui, c'est une usine d'optique (si elle fonctionne toujours ?).
L'escalier lui existe toujours...
Par contre, aux fenêtres de l'usine, plus personne.
A l'embranchement de la route de Rebais, les cantonniers étaient au travail (Serait-ce un rouleau compresseur à côté du train ?).
Aujourd'hui, il n'y a plus de ligne de chemin de fer sur la route.
Peu après le village de Courcelles la Roue, le tracé du chemin de fer devait quitter la route pour contourner Saint Cyr sur Morin par les coteaux sud.
En effet, la gare de Saint Cyr se trouve dans la côte, sur la route de Doue.
Aujourd'hui, c'est une coquette maison d'habitation.
A peine la gare de Saint Cyr quittée, notre petit train passait derrière cette propriété.
Superbe bâtisse qui existe toujours !
L'itinéraire de contournement du village restera mystérieux pour moi !
En tout cas, les voyageurs descendant à cette gare n'avaient que quelques centaines de mètres à parcourir pour trouver le gîte et le couvert à l'hôtel-restaurant Guibert. Etablissement réputé jusque dans les années 1980. Je me souviens y avoir dîné deux ou trois fois, non pas du traditionnel pâté de chat (il n'y en avait plus...). Par contre, j'ai souvenir d'un turbot absolument somptueux, je m'en lèche encore les babines. L'ancienne salle de bal servait à l'époque de lieu d'exposition pour les artistes locaux, j'y croisai d'ailleurs Etienne Bellan qui exposait en ces murs de meulières.
Collectionneurs d'outils des champs et des ateliers, les frères Guibert ont cédé leur établissement au département, il est devenu le musée des Pays de Seine et Marne.
Mais revenons à notre petit train. Je parlais de mystère car nous l'avions laissé sur la rive gauche du Petit Morin et ici, à la sortie de Saint Ouen sur Morin, nous le retrouvons (comme semble le montrer ces rails ?) sur la rive droite : j'ai loupé un pont !
Mais il change à nouveau de rive pour arriver...
... à la halte de saint Ouen.
Aujourd'hui, grâce à l'association Nature et patrimoine du Petit Morin, un travail de mémoire remarquable a été réalisé.
Une maquette grandeur nature de la locomotive qui circulait sur ces voies est présentée sous un auvent.
N'est-elle pas belle ?
Modèle datant de l'année d'ouverture de la ligne.
La bête humaine (petite, petite...) ! On s'y croirait !
Un quai de chargement a même été conservé ici, chose rare.
De plus, en écho à ce travail, un panneau  du "circuit de la bataille du Petit Morin", réalisé par le syndicat d'initiative cantonal de Rebais, vient compléter mon information.
Bonne explication, non ? La Ferté sous Jouarre est la capitale mondiale de la pierre meulière !
La bataille du Petit Morin fut, bien entendu, un des éléments de la bataille de la Marne de septembre 1914.
Je choisis maintenant de remonter sur les coteaux de la vallée pour admirer ce panorama sur Orly sur Morin. Le petit train devait rouler quelque part derrière la ferme au premier plan sur des rails qui, depuis longtemps, ont disparu.
La gare d'Orly, j'y arrive par cette route.
Cette gare reste sans doute la mieux conservée de ce réseau. Des équipements sportifs ont été réalisés autour.
La ligne devait suivre le cours de la rivière au plus près...
...et continuer ainsi sur la rive gauche. Pour ma part, n'étant pas équipé pour le cyclo-cross, je continuerai par la route sur l'autre rive.
Je retrouverai la ligne, quelques kilomètres plus loin après que j'aie à nouveau franchi le Petit Morin.
J'arrive alors à la gare de Boitron-La Trétoire au hameau de Coton plus précisément.
Et c'est près de cette gare, qui a peu changé, que je réparerai une crevaison de ma roue avant. Si j'avais pris le train, cela ne me serait pas arrivé !
Nouvelle montée, et nouvelle descente vers la rivière pour retrouver la ligne.
Elle passe ici au dessus du village de la Forge. La ligne surplombait le Petit Morin et des soldats cachés derrière le ballast de la voie réussirent à retarder l'avancée allemande à cet endroit (Merci à ce nouveau panneau "Bataille du Petit Morin", il va falloir que je me procure le parcours de ce circuit...)
 A Sablonnières, les voyageurs pouvaient prendre une correspondance pour Rebais, Saint Siméon, voire Nangis ou Bray sur Seine ! Mais ce sera l'objet d'un prochain reportage, n'en doutons pas.
Comme beaucoup de nos anciennes petites gares, celle-ci est devenue une banale maison d'habitation.
Et je continue à rouler dans cette verte vallée : "Tchou ! Tchou !" (Pour moi un train, un petit train, ça doit faire Tchou ! Tchou !)
A Bellot, une plaque de cocher m'indique la direction de la Halte de chemin de fer.
Tiens, la N° 17 est sur les rails...
La gare, agrandie, est presque méconnaissable.
Mais je pense être sur la benne voie !
Et je pourrais, moi aussi, saluer le petit train qui occupe mon après-midi cycliste...
A Villeneuve sur Bellot, il y a plus de monde qu'aujourd'hui.
Mais le bâtiment est toujours debout !
Prochain arrêt Verdelot !
La gare est toujours présente ici aussi. Et l'on pouvait y changer de train...
...pour prendre le chemin de Viels Maisons et Château Thierry.
La vallée devient maintenant un peu moins peuplée et les arrêts seront moins nombreux. Il n'en reste que deux avant Montmirail.
A Montdauphin tout d'abord. je crois même que la plaque de cocher indique "Montdauphin - 1 km"
Car, si à Montdauphin, il ne reste plus de trace d'activité ferroviaire, je pense que la halte se trouvait dans la vallée, en contrebas du village au carrefour de la route de Vendières.
Nous avons quitté la Seine et Marne et le petit train fait un dernier arrêt dans l'Aisne, à la Celle sous Montmirail (Décidément, après Courcelles la Roue, la Celle, c'est bien un itinéraire cycliste...) avant de gagner la Marne. Malheureusement, la gare est quasiment méconnaissable aujourd'hui et je n'ai trouvé aucun document d'époque. Pourtant, je me souviens avoir vu au pignon de cette maison la plaque émaillée bleue, avant qu'un garage ne fut construit.
Mais il me faut maintenant grimper à Montmirail pour finir cette promenade ferroviaire.
Je ne sais pas comment notre petit train faisait pour arriver ici. Mais la ligne se terminait dans l'une des trois gares de Montmirail ! L'une pour la ligne Epernay Montmirail, la deuxième pour la ligne Mézy sur Marne-Esternay et la nôtre...
Que cela semblait coquet à l'époque !
Aujourd'hui, si ce n'est pas encore l'abandon...
...cela pourrait venir.
A moins que cette initiative de l'association TFBCO ne vienne sauver la gare grâce à un projet de train touristique qui verrait circuler...
... un autorail Picasso de Mézy sur Marne à Montmirail. Mais on n'en est pas encore là. Une souscription est lancée. (A voir sur le site Tourisme Ferroviaire de la Brie Champenoise à l'Omois : www.tfbco.fr/ !)
En plus du rachat de la gare, quelques travaux sur la ligne, entre Artonges et Montmirail en particulier, sont encore nécessaires. 
Mais des entreprises locales ont aussi besoin du rail. N'est-il pas dommage de voir arriver du matériel ferroviaire vers ces ateliers par la... route ?
Ceci aidera peut-être le petit train touristique à voir le jour ?
En tout cas, il reste encore des rails contrairement à la ligne que je viens de suivre !
Il me faut maintenant rentrer mais pas sur ce beau vélo jaune, hommage au passage du Tour de France en 2010 lors de l'étape Epernay - Montargis.
Pour réaliser ce petit reportage, j'ai utilisé le livre "Les chemins de fer en Seine-et-Marne", D. Delattre, Editions Delattre. Beaucoup de cartes postales sont en vente sur le site Delcampe. J'ai eu à fréquenter le site de TFBCO et ce fut très agréable de lire les documents exposés en gare de Saint Ouen sur Morin par l'association "Nature et patrimoine du Petit Morin" ainsi que les panneaux consacrés à la Bataille du Petit Morin de l'office de tourisme du canton de Rebais. Merci à eux.