jeudi 21 mars 2013

SPRINT 72, les images PANINI (1)

Je viens de terminer mon album Sprint 72... 40 ans après !
Un de mes derniers achats... Encore deux et mon album est terminé !

Il y manquait 3 images et je les ai trouvées voici quelques jours sur e-bay : Que celui qui n'a jamais collectionné les images Panini me jette la première pierre...
Pour ma part, en ces années 70, j'étais surtout un collectionneur d'images de foot (Que sont mes albums devenus ?) et puis un jour, un copain m'a offert cet album contre... contre quoi, au fait ? 
Sans doute quelques "illustrés" dont nous étions très friands à l'époque.
Un album "Sprint 72" contre 5 "Zembla", 3 "Akim", deux "Batler Briton" et 2 "Rangers" et l'affaire fut sans doute vite conclue. Je pense que j'ai payé le prix fort à l'époque pour acquérir cet ouvrage qui devint pour moi une bible du vélo des années 70 ! 
Mais rappelons ici les règles du jeu du collectionneur.











On achetait les images dans des pochettes comme celle-ci : A quel prix la pochette de 4 ou de 6 ? 
Et on les collait donc sur l'album qui coûtait 1Fr50.
Ainsi, cela pouvait revenir très cher de compléter entièrement un album !
En effet, il y avait dans cet album 250 images à coller et 90 autocollants. Bien entendu, en achetant les images dans des pochettes fermées, on avait toujours plein d'images en double, en triple, en quadruple !!!!!
Bien entendu, on avait la possibilité d'acheter les 20 dernières images mais qu'il était bon ce moment où l'on ouvrait la pochette pour découvrir, enfin, l'image introuvable. 
Les échanges avec les potes pouvaient entraîner des surenchères astronomiques (mais que je sache, aucun d'entre nous n'est devenu traders...) et des fâcheries qui pouvaient durer plusieurs années...
Il y avait donc des images à coller :
201 images de coureurs, regroupés par pays. Sur chaque image était également indiquée l'équipe à laquelle chacun appartenait. Dessous outre son état-civil, on trouvait le palmarès du coursier.
Le numéro 1 était bien entendu EDDY MERCKX et son palmarès prenait de la place.
Le numéro 201 s'appelait Wolfgang Steinmayer et était le seul coureur autrichien représenté sur l'album.
On notera que le numéro 200 était le père de Franck et Andy Schleck : Johny, né à Luxembourg le 22 novembre 1942. Il était coureur cycliste professionnel depuis 1965, avait été champion du Luxembourg en 65 et avait remporté une étape du Tour de l'Oise et du Tour du Luxembourg en 1967 ainsi qu'une étape du Tour d'Espagne 1970. Dans l'équipe Bic, il côtoyait Luis Ocana.
A la fin de l'album, on trouve une série de 49 images retraçant l'histoire du vélo. 
Il y avait aussi des autocollants.
Ceux-ci étaient de trois sortes.
Il y a trois pages qui présentent les écussons des équipes pro.
Certains noms sont tombés aux oubliettes mais certaines équipes sont entrées dans la légende du vélo : le  maillot GAN de Poulidor,  le Bic d'Anquetil et d'Agostinho (J'ai déjà évoqué Ocana plus haut.), les Flandria de Maertens ou Polllentier...



 Et le maillot à damier blanc et noir de l'équipe Peugeot de Thévenet, le  maillot "tabac" de la Molteni de Merckx ?
Sans oublier les petits grimpeurs espagnols de la KAS !
Et sur cette troisième page, la Salvarini de Gimondi, l'armada batave des Ti-Raleigh ou le maillot Sonolor-Lejeune de Van Impe !
D'autres autocollants nous présentaient les écussons des fédérations internationales et nationales du cyclisme. Les professionnels ne côtoyaient pas du tout les "amateurs" des pays communistes à l'époque. Deux mondes parallèles qui s'ignoraient ! 
D'ailleurs sur cet album, on ne trouve que deux représentants de ce temps aujourd'hui disparu, camarade...
Avant dernière acquisition : plus qu'une et c'est fini !
Les derniers autocollants étaient des caricatures, assez réussies d'ailleurs (Je n'ai hélas pas trouvé qui est l'auteur de ces jolis dessins...)

Ca y est, avec cet autocollant, il est fini mon album, mais ce dernier dessin n'est pas un auto-portrait de notre tandem. On pourrait plutôt appeler le nôtre un "tendrem" (ou un "tand'aime" ?) alors que celui-ci me fait presque penser à un "tand'haine"...
(A suivre ?)

vendredi 15 mars 2013

Cent mille kilomètres !


Bravo l'artiste !
Pascal sur le Pont Albert Louppe à Brest lors du PBP Audax de 2011
Comme beaucoup de cyclistes, l'ami Pascal comptabilise les kilomètres parcourus sur ses bicyclettes depuis... fort longtemps et aujourd'hui, il vient franchir le cap des...
100 000 km
Pas mal , non ?
Je relèverai quand même une petite faute de goût : il n'avait pas apporté la traditionnelle bouteille de champagne qui nous sert généralement à fêter ce genre d'évènement (ainsi que d'autres plus futiles, mais c'est si bon le CHAMP'). Mais là, je le taquine car je sais que  ce n'est que partie remise..
Bien sûr, nous sommes loin des presque deux millions de kilomètres de Patrick Plaine, mais nous ne sommes pas des stakhanovistes du guidon, juste d'humbles amoureux de la Petite Reine...
L'étape du Tour 1997 : Pau - Loudenvielle. Ils étaient jeunes et...
Ce "record" me fait d'autant plus plaisir qu'environ un quart de ces 100 000 kilomètres, nous les avons parcourus ensemble ! Et oui, depuis la fin des années 80, nous avons parcouru ensemble entre 24 000 et 25 000 km (Je viens de faire les comptes !) : cela doit faire quelques centaines de conneries débitées (des milliers ?), des milliers  de rigolades(des millions ?), et des dizaines de diplômes glanés sur les belles routes de France  !
Et bien entendu, il y a quelques souvenirs mémorables :
  • je me souviens des 5 Etapes du Tour,
  • je me souviens des sorties sous la pluie et dans le vent comme ce brevet Audax de 200 km en 1998 où il avait crevé 3 fois...
  • Je me souviens aussi de cette petite sortie de 40 bornes, le 1er juillet 1994, où perclus de crampes, je dus m'allonger dans le fossé, il était balèze, l'animal, et moi un peu présomptueux de vouloir le suivre...

Et puis après un arrêt de 7 ans, il fit un come-back remarquable :
  • je me souviens de Levallois Honfleur 2009,

  • je me souviens de Bordeaux Paris 2010...

  • et bien sûr, je me souviens du PBP Audax 2011.

Mais bien sûr, ce n'est pas fini : en route vers les 200 000 maintenant !
Je t'embauche déjà pour le prochain Paris-Brest-Paris Randonneurs de 2015 et pourquoi pas un Tour de France ?


Mais nous en discuterons autour d'une bonne bouteille ! Comme d'habitude...


vendredi 8 mars 2013

Pellos, dessinateur sportif : 1932, ses premiers dessins dans Match L'Intran.

Si Pellos dessina beaucoup les courses cyclistes, il fut également un dessinateur "omnisport".
En 1932, il illustra quelques articles de son trait acéré.
A ma connaissance, ses premiers dessins dans Match, en février 1932, traitèrent du tennis de table.
PING... PONG !
Du grand art...
Fin mars, il illustre le combat de boxe qui oppose Marcel Thill à l'Anglais Hood.
Match remporté par le Français par arrêt de l'arbitre.
Au mois de mai, il rend hommage aux basketteurs du Foyer de Reims.














Les Rémois sont en effet devenus champions de France en battant les Lyonnais.
Au début du mois de juin 1932, Marcel Thil devient champion du monde de boxe, catégorie poids moyens,  en battant Gorilla.
Pellos raconte le match en quatre dessins.
Le coup d'oeil du dessinateur est précis. le trait toujours aussi sûr.
Boxe encore dans le numéro 302 de Match.
Et toujours cet humour et ce coup d'oeil...

Dans le numéro suivant de l'hebdo sportif, il croque 2 champions cyclistes de la piste juste avant de faire ses bagages pour suivre le Tour de France.
En août, il illustre les Jeux olympiques de Los Angelès par ce dessin foisonnant de détails.
Ma collection étant incomplète, je n'ai pas d'images de tennis, de rugby, de football... Promis, j'en trouverai pour les années suivantes !
Pourtant dans le dernier numéro de l'année 1932, j'ai retrouvé Pellos.

Il croque ici les deux recordmen de longue distance à moto, record établi sur le circuit de Montlhéry en région parisienne, Roland et Monneret.
Et pour terminer en beauté cette année 1932, le dessinateur illustre les échos et indiscrétions de l'actualité sportive par de petits croquis, un peu dans le genre de ce que fait Escaro dans le Canard enchaîné. Il renouvela souvent ce petit exercice par la suite.

mercredi 6 mars 2013

Tour de France 1932 : le regard d'un autre dessinateur : RED.

L'hebdomadaire "Le Miroir des Sports" emploie également un dessinateur sportif.
Créé en 1920, le Miroir des sports utilise les services du dessinateur RED depuis au moins 1924 (à ma connaissance). A partir de 1926, une page entière lui est offerte pour qu'il raconte, à sa façon, le Tour de France.
Laissant les reporters et les photographes narrer les exploits des Forçats de la route, RED s'attache à regarder le Tour par le petit bout de la lorgnette. Ces reportages sont drôles et remplis de ces petites joies et de ces petites peines qui font le quotidien du peloton des coureurs, des suiveurs et de la foule des spectateurs.




Pour être au plus prêt de la course, Miroir des sports publie 2 numéros par semaine durant le Tour de France.













Le trait est moins précis que celui de PELLOS (de mon point de vue) mais le regard est résolument décalé.

















Il fut un temps où la course pouvait être neutralisée pour prendre un... bain de pied !
















Cela ne date pas d'hier que la caravane du Tour soit très bruyante mais au moins... d'avant-hier !















Deux anciens vainqueurs du Tour côte à côte dans l'Aubisque : rien d'étonnant. Sinon que l'un des deux est à pied et en civil !
On notera également l'état de la route.













Il semble que les journalistes en question aient une bonne... descente, sans faux col, espérons-le.
















Et encore et toujours la foule sur le bord de la route !



















La descente, la chute, la soif, la photo : le quotidien du coureur.
















Deux petits bonhommes seuls face à la montagne.




















Et toujours ces croquis pris sur le vif : que du vécu.


















On notera les écrous "papillon" aux roues d'André Leducq.

















Et les suiveurs qui ont "le coup de pompe" !


















L'équipe de France mène le peloton dans sa lente remontée vers Paris.

















La popularité de Dédé Leducq est à son comble : il va remporter son deuxième Tour de France !

















Au Parc des Princes, il peut féliciter son Dauphin, Stoepel. Qui se souvient aujourd'hui qu'un Allemand fut second de ce Tour 1932 ? Au palmarès, seuls les vainqueurs restent.












RED termine en nous montrant la marche triomphale de ce vainqueur vers la capitale !











Mais pour le journal, le Tour n'est pas terminé : Leducq doit raconter son Tour de France. Après les "vacances au Tour de la France", il doit s'atteler à ses devoirs de vacances.






Enfin, RED nous parle de l'après-Tour, celui où les coureurs doivent rentabiliser leur Tour de France : ils vivent du vélo, ne l'oublions pas. Mais, avec humour, il invente des épreuves pour les suiveurs du Tour qui pour beaucoup vont se sentir un peu orphelins, jusqu'au prochain Tour de France bien entendu !