mardi 21 février 2012

Vingt-et-unième sortie 2012...

...et aussi la dix-huitième, la dix-neuvième et la vingtième ! Et oui, 4 pour le prix d'une...
Tout d'abord, une sortie le dimanche matin (c'est rare  ça !) avec l'ami Patrick : 68 km.
L'après-midi, nous remettions cela sur le tandem avec Laurence, pour une balade dans le vent de 50 km.
Hier, lundi, sortie "grimpette" avec Patrick à nouveau : la montée d'Orly/Morin à Bussières, celle de Nanteuil/Marne à Bezu le Guéry (celle-là, elle est raide !), la sortie de Pavant vers Bassevelle et enfin la Bosse de Bellot à Doucy qui vit l'arrivée du Championnat de France en 1981. 
Et des grosses cuisses à l'arrivée !
Aujourd'hui, profitant du soleil, nous sommes repartis pour une cinquantaine de km avec Laurence (Elle en parle sur le blog de la cyclouturière...


Bandit corse ?
J'avais choisi de chevaucher le beau vélo de René Chardon. Qu'il est agréable de rouler sur cette machine ! En plus, sa couleur est de saison. Au printemps, je roulerai avec mon vélo à selle verte et au petit kangourou...
Peu de photos aujourd'hui encore, mais quand même.









Un faux  château ?
















Un lieu-dit original !












Un carrefour bien signalé mais pas de plaque de cocher...
Et au loin le panache atomique de la centrale de Nogent (BOUM !)


Et le petit pommier de Marolles.

dimanche 19 février 2012

Y'a de l'espoir...

Voici quelques semaines (à la fin du mois de novembre 2011), j'avais rendu hommage à Robert Marchand lorsqu'il avait établi le record de l'heure sur home-trainer des centenaires !
Le garnement a récidivé ! Mais sur une piste cette fois et sous le contrôle de l'Union Cycliste internationale : le record est donc officiel.
24,250 km parcouru en 1 heure et sur un vélo de piste (à pignon fixe).
Chapeau bas, monsieur !
Journal "LE PARISIEN"- Samedi 18 février 2012
A l'époque, j'avais évoqué un article de Robert Chapatte dans un Miroir Sprint de 1959 (et le message que j'avais publié en février 2009 à ce propos) concernant un vieux cycliste, Jean Vittore.
En 1962, un autre article, du Miroir du cyclisme cette fois, raconte les exploit cycliste du même vieux monsieur âgé alors de 86 ans.
"TOUT   récemment,   à   l'occasion   de   la   Journée Cycliste  de   Monaco,  un petit  bonhomme  aux cheveux   blancs,   s'est   présenté   au   départ   de l'épreuve des « cyclosportifs ». Il venait, lui aussi, en collant, maillot et casquette, s'attaquer aux pénibles pentes du Mont-Agel. Les 840 mètres de dénivellation pour   12   km   500  de   parcours  ne  l'effrayaient  pas le moins du monde.

Autour de lui, on souriait, on se posait des ques­tions.
— Mais quel âge a-t-il ?
   Quatre-vingt-cinq ans...
Un peu plus tard, l' « aïeul » coupait la ligne blanche tracée sur le sol, au-dessus du golf du Mont-Age'.. Ahurissement général ! Après quelques fortes inspirations, Jean Vittore avait retrouvé souffle et sourire. La foule des spectateurs en avait oublié qu'elle s'était déplacée pour voir les champions...
1 887 : premiers coups de pédales
Jean Vittore, un pur Niçois qui a vu le ciel bleu de sa Côte d'Azur pour la première fois voici plus de quatre-vingt-cinq ans, a commencé à pédaler en 1887. Depuis, le sympathique petit bonhomme conti­nue. Et toujours avec la même admirable conviction.
Son nom ne dit sans doute rien mais il devient aussitôt beaucoup plus familier quand on sait qu'il est celui d'origine de Renée Saint-Cyr. En effet, Jean Vittore est le père de la talentueuse actrice.
Que pense celle-ci des exploits de son père ? Jean Vittore le sait bien :
—   Mais elle m'approuve, voyons ! D'ailleurs, elle-même, tous les matins, effectue le tour du  Bois de
Boulogne sur sa bicyclette à guidon de course. Et mon petit-fils,  le  metteur en   scène  Georges  I.autner,  lui aussi, est un fervent du vélo...
Et madame Vittore ?
—   C'est  mon   soigneur.- Et je  n'en   voudrais  pas d'autre !  il  faut  dire   qu'elle  est  passionnée   de  cy­clisme et connaît le palmarès de nombreux champions.
C'est donc sans doute aussi à madame Vittore que le père de Renée Saint-Cyr doit ses excellentes performances. Non seulement dans Monaco-Le Golf du Mont-Agel mais encore dans les épreuves de «gentlemen » qui se déroulent par équipes de deux, un coureur entraînant un « cyclo ». Car il faut dire qu'il les dispute toutes, celles de Nice, de Cannes, de Marseille et de Paris, où Robic a longtemps été son compagnon préféré.
Et, évidemment, Jean Vittore remporte infailli­blement sa catégorie...
Jean Vittore qui alors qu'il avait dix-huit ans (c'était en 1895), fut champion des Alpes-Maritimes et de Monaco, porte une véritable vénération à la bicyclette :
— C'est à elle, sûrement, que je dois toute ma vitalité, ma bonne santé, mon moral toujours au
beau fixe...                    ,
Et c'est vrai qu'il a toujours eu « le moral ». Alors qu'il avait soixante-dix ans, ne se présentait-il pas aux concours de chant pour amateurs ? Il y inter­prétait « Le Roi d'Ys ». Et la résonance de ses cordes vocales faisait une réelle impression sur l'audi­toire admiratif. Régulièrement...
Que l'on ne croit surtout pas que l'ascension du Mont-Agel a constitué pour lui une « fin de carrière ». Ce serait une grossière erreur.
D'ailleurs, Jean Vittore possède encore de sérieux projets sous sa casquette de toile. Et le premier est fixé au douze avril prochain, date à laquelle se dérouleront les « gentlemen » de Paris 1962.
Jean Vittore sera au départ, comme tous les ans.
Comme tous les ans, il aura effectué les mille kilomètres qui séparent Nice de la capitale... à bicy­clette.
Et, comme tous les ans, quatre jours lui auront suffi !"
Pierre  DECOURCELLES.

samedi 18 février 2012

Dix-septième sortie 2012

La petite sortie du samedi après-midi s'est déroulée  sous un petit crachin typiquement breton !
Et nous sommes partis sur le plateau de la Brie, le grand plateau en ce qui me concerne ayant choisi pour ma part de rouler avec le vélo Chardon.
Le vent de sud-ouest étant assez fort, nous sommes partis vers Villiers Saint Georges pour revenir vent dans le dos, même si cela peut paraître contradictoire avec le théorème   de René Fallet qui indique que le "vent est TOUJOURS défavorable au cycliste" !...
Bien que nous soyons sur un itinéraire de nombreuses fois parcouru, nous faisons encore des découvertes, comme ces étangs que nous ne connaissions pas à Corberon.
Par contre, le petit arbre de Loupendu, déjà présenté ici alors qu'il était plus... présentable, ne sera plus bientôt qu'un vieux souvenir. Lou...perdu ?
On peut lire aussi le nouveau message réalisé par Laurence sur notre blog "50 ans, 50 cols" :

mercredi 15 février 2012

Les plaques de cocher

J'ai souvent présenté ici ces petites plaques de fonte qui attirent l'attention des cyclistes pas trop pressés sur les routes de nos belles  régions.
S'il en reste en grande quantité à de nombreux carrefours, aux entrées et sorties de villages, scellées sur le mur d'un lavoir, d'une église ou d'une simple maisonnette, beaucoup sont dans un état lamentable...
... quand d'autres sont bien entretenues, la plupart du temps par le propriétaire du mur (sic) qui à l'occasion d'un ravalement remet à neuf la petite plaque bleue.
Ces plaques de cocher, car tel est leur nom, ont été installées entre la première moitié du XIXème siècle et les années 1920 afin d'aider les cavaliers à se repérer, à trouver leur chemin à chaque carrefour. Elles sont ainsi toujours placées à plus de 2 mètres du sol.
Autant dire qu'avec l'avènement de l'auto, elles sont devenues obsolètes : placées trop haut, elles présentes aussi des écritures trop petites pour l'automobiliste, surtout s'il est myope...
Si la plupart des plaques ayant échappé aux outrages du temps sont fixées sur des murs, il en reste  qui étaient placées sur un mât, toujours à bonne hauteur pour la circulation hippomobile.


Ces mâts devaient être fort nombreux. J'en ai trouvé l'illustration sur ce petit livret à l'usage des écoliers des années soixante (en application du décret du 28 novembre 1958 portant sur l'enseignement de code de la route...).




L'illustration de la circulation en 1930 nous montre une de ces plaques de cocher fièrement arrimée à un mât...
...quand celle relative à 1959 (et oui, ce petit ouvrage fut édité en septembre 1959 : il s'en passa des choses en ce joli mois...), nous montre un poteau Michelin, très rares aujourd'hui !
Pourtant le manuel scolaire nous présente sur le dessin-problème n°5 une plaque de cocher : quel joyeux bazar sur cette route ! Quand il reviendra à la circulation, M. Guéant pourra en dresser des contraventions...








Sur cet autre livret, datant de la même époque, et qui s'adresse au piéton, au cycliste et au conducteur de... troupeaux (une autre époque, n'est-ce pas !?), une plaque de cocher (ou une imitation ?) est également présente.










Ici, les voitures sont de plus grosses cyclindrées...
Bien peu de ces mâts, nous l'avons tous remarqué, subsistent aujourd'hui...
...et certains ne devraient plus résister très longtemps, hélas...
J'ai même repéré ce triste mât, entre Meilleray (77) et Villeneuve la Lionne (51), sans plaque ! Parions que celle-ci a fait le bonheur d'un collectionneur ou la "fortune" d'un brocanteur...
Ces plaques de cocher racontent un peu l'histoire de notre réseau routier local. Exemplaires uniques, chaque plaque a en effet été moulée une seule fois. Imagine-t-on le travail que cela a représenté ?
De petites fonderies locales devaient réaliser ces  objets de fonte.
Le département, le numéro de la route (ici, le Chemin de grande communication N° 46), le nom du village où est installée la plaque et bien sûr, l'indication des prochains villages à l'hectomètre près : le GPS avant l'ère du numérique !
Les informations d'autres plaques sont plus sommaires (ici dans le Perche) : souci d'économie ? La fonderie était-elle payée au caractère "imprimé" ?
Radinerie communale ici aussi, le fait de placer tant d'informations sur une seule plaque ?
Quand dans cette petite commune de la Marne, on installe deux plaques de cocher et une troisième pour rendre hommage au bienfaiteur de la commune. Ou bien est-ce la famille dudit bienfaiteur qui aurait payer tout cela ? Nous ne le saurons jamais...
Et ce mât, à la sortie du village de Bannost, indique-t-il un conflit, un litige, entre un maire ronchon et un contribuable irascible...
 ... qui n'a pas voulu que l'on installât la plaque sur son mur ? En tout cas, elle mériterait une remise à neuf...
... ainsi qu'il fut fait des autres plaques de la commune. On notera que le nom n'apparaît pas sur cette jolie plaque fixée sur l'église de Bannost.
Aucune normalisation de ce type de signalisation ne fut réalisée sur l'ensemble du territoire (Le jacobinisme de nos "élites" n'alla pas jusque là !), comme en témoigne cette plaque en tôle émaillée, rare car celles-ci résistèrent moins bien aux intempéries que les plaques de fonte. Ces dernières restent les plus nombreuses sur nos petites routes  de campagne.
Certaines plaques peuvent nous ramener à une histoire locale un peu oubliée.
Qui se souvient encore qu'il y eut une gare à Bellot (77) sur la ligne reliant la Ferté sous Jouarre à Montmirail. Ligne qui fut en service de 1889 à 1947.
Et ce vieux mât délabré, si rue du tacot, nous rappelle une autre ligne de chemin de fer, celle de Meaux à Dammartin en Goële qui fut en service de 1910 à 1938.
Serait-ce une sortie scolaire de l'école des filles ?
Ne mériterait-elle pas un petit coup de peinture cette vieille plaque, madame le Maire (ou bien Madame la Mairesse ou bien Madame la Maire...) ?
Pour en terminer (provisoirement ?) avec ce sujet, j' ai recherché des plaques de cocher sur des cartes postales anciennes des villages proches de La Ferté Gaucher. 
Ainsi j'ai pu tracer un petit itinéraire pour ma sortie du mercredi après-midi : Bloguer est un vrai métier...
A Vieux maisons, comme en 1923...
...la plaque est toujours en place !


Les petites filles n'étaient plus là : sans doute étaient-elles occupées, par cette triste journée, à jouer à la Playsation...




A Leudon, la double plaque en place vers 1908 a disparu.
Plus personne dans les rues...
Chartronges vers 1905 : son église, son presbytère et ses deux plaques de cocher...
...qui sont toujours en place aujourd'hui. 


Le petit gars sur son vélo était peut-être parti rouler avec l'école de cyclisme de la Ferté Gaucher ?


Le clocher quant à lui a disparu derrière le grand arbre !
Au début du vingtième siècle, les routes de Jouy (à droite) et de Coulommiers (à gauche) étaient bien fréquentées...
...comme en témoignent ces deux cartes postales.
Aujourd'hui, le trafic était faible : plus de piétons ni de cavaliers, seul un cycliste mouillé prenait une photo...
La signalisation a bien changé et Jésus, sur sa croix, (mais est-ce toujours le même ?) est le seul témoin de ces deux époques.