mercredi 27 avril 2011

En route pour la Flèche Vélocio : "T'as voulu voir Vesoul..."

Après une bonne nuit de sommeil et un bon petit déjeuner (La photo, c'est pour donner envie à Lolo...), je reprends la route pour une petite étape de 120 km... seulement.




Et comme me l'ont indiqué mes deux compagnons de route la veille, je descends vers la Marne...
... et plus particulièrement le canal de la Marne à la Saône...
...le long de laquelle coule une vélo-voie qui n'est pas répertoriée sur le site des Voies vertes (en tout cas, je n'avais pas trouvé...).


Ainsi, pendant une quinzaine de kilomètres, j'ai le temps de me mettre tranquillement en jambes loin de la civilisation automobile et "camionesque".
Puis je prends une petite vallée pour arriver tranquillement au pied de Nogent, le pays de la coutellerie : Qui n'a pas lu sur une lame ce mot "NOGENT" ?
Mais Nogent se mérite, et c'est par une rude côte que j'arrive au coeur de ce gros bourg.
Et s'il y reste encore quelques artisans, l'industrie coutelière est ici aussi un sujet pour musée : la fin d'un monde ?
En tout cas, la médiathèque porte le nom d'un grand artiste qui naquit dans cette petite ville du Bassigny.
Quand on n'a rien à dire... entre autre...
Je découvre aussi dans cette cité ce monument "érigé par souscription volontaire" à la mémoire de victimes de la guerre de 1870, celle qui tourna au désastre pour l'Empereur, le deuxième du nom même s'il porte le numéro 3... comprenne qui pourra !

Et je trouve plutôt sympa que les deux inconnus, ainsi que le Turco n'aient pas été oubliés.





 Dans cette région de nombreuses rivières coulent : la Saône, la Meuse entre autres, et je passe ici la ligne de partage des eaux entre la Mer du Nord et la Méditerranée...


...avant de m'arrêter pour un nouveau pique-nique frugal (Plaignons, plaignons, le pauvre cyclo...)
























Et en début d'après-midi, j'arrive à Bourbonne les Bains par une grande route fraîchement goudronnée. Heureusement je ne crève pas !
Bourbonne est calme en ce milieu de journée : les curistes doivent faire la sieste...




Le casino.



















Un établissement thérapeutique, coloré.







Les Thermes, bien sûr...
  




Une fontaine où l'eau ne coule plus.












Je reprends tranquillement les routes campagnardes de la Haute Marne...


































...avant d'arriver au terme de ce voyage dans le département de la Haute Saône dont Vesoul est le chef-lieu.
Les paysages continuent à être apaisants et je découvre au détour d'un village cette construction surprenante : l'église octogonale de Blondefontaine.
Je suis en Franche-Comté et le toit des églises devient coloré.
Enfin Vesoul est annoncé : Chauffe, chauffe, Marcel !
Et c'est sans difficulté que je trouve l'hôtel où je dois retrouver mes équipiers.

Yves, qui a tracé le parcours de notre Flèche et qui sera notre capitaine de route, est déjà là. Les autres cyclos arriveront vers 20h00.














Après un bon repas qui nous permit de faire plus ample connaissance, il nous faut dormir car demain la route sera longue !

mardi 26 avril 2011

En route pour la Flèche : "Sur les traces du Petit Caporal et de Mongénéral".

Le mercredi 20 avril, je suis donc parti pour Vesoul où deux jours plus tard, je prenais le départ de ma première Flèche Vélocio.
Deux étapes pour faire plus de 300 kilomètres, ce n'est pas la mer à boire...
La première de ces étapes, d'environ 200 km, devait me conduire à Chaumont où j'avais réservé une nuit d'hôtel. En passant par Brienne le Château et Colombey les Deux Eglises, cette randonnée pourrait s'intituler "Sur les traces du Petit Caporal et de Mongénéral" !
La deuxième, de Chaumont à Vesoul était bien plus courte : 120km, et je pourrais la nommer "T'as voulu voir Vesoul..."
Me voici donc "Sur les traces du Petit Caporal et de Mongénéral".
Départ à 8h15 par la coulée verte de la Ferté Gaucher pour prendre à rebours l'avant-dernière étape de Mon Tour de France 1959 jusqu'à Bar sur Aube, donc.
Je roule bien durant toute la matinée : le vent est certes défavorable mais faible et le relief est plat et fort monotone (en particulier dans la vallée de l'Aube) : Alors, roule, ma poule !
Je déniche pourtant un petit endroit charmant pour le pique-nique. Je n'ose même pas dire de quoi est fait mon repas : les experts en repas diététiques pour sportifs auraient là un exemple de ce qu'il ne faut pas faire...


Mais pour le moment, tout va bien...
malgré les camions qui me frôlent sur la route avant d'arriver à Brienne le Château.

Où, enfin, pour mon troisième ou quatrième passage, je peux  photographier le fameux château et...
... la statue du futur empereur qui suivit dans cette petite cité auboise une partie de ses études.
Et c'est par la route qui passe par Dienville et Dolancourt et...
...que j'ai empruntée en sens inverse lors du Brevet Audax de 400 km de la semaine précédente...
... que j'arrive à Bar sur Aube.
A partir de cette ville, j'entre en terre inconnue : Tin...Tin...Tin... L'aventure commence vraiment......


Et je retrouve les paysages familiers de la Champagne !






J'ai presqu'envie de chanter : "Ma Fran-an-ce..."
Et pour rompre avec la monotonie de la première partie de cette étape, la pente se fait raide !

Mais je prends le temps de m'arrêter pour fixer sur la pellicule (c'est une image car il n'y a plus de pellicule dans les appareils photos...) les décors mis en scène dans ces villages champenois.
Et au détour d'un virage, elle apparaît !
Et oui, c'est bien elle : la croix de Lorraine... 
Dessin paru dans le Canard enchaîné en août 1959
Je suis au pays de Mongénéral et de Tante Yvonne, ainsi que les nommait affectueusement le Canard Enchaîné.
Et je fais une première halte au Mémorial,

grand bâtiment à l'architecture assez médiocre (c'est mon avis...), et, promis-juré, que je visiterai  lors d'un prochain passage.






Puis, je monte vers la fameuse Croix...
... avant de descendre vers le village de Colombey.
Enfin, pour rejoindre Chaumont par une jolie petite route, je passe devant la Boisserie, la demeure du Grand Homme, non sans avoir remarqué en face le poste de gendarmerie où une ou deux générations de gendarmes ont dû mourir d'ennui (comme à Chamalières, à Latché, à Bity et à Neuilly, demain ?)






La Haute-Marne est décidément un département magnifique, il faudra y revenir.
Je termine cette première partie de mon périple avec deux cyclos sympas qui m'expliquent comment quitter Chaumont tranquillement le lendemain matin.
Chaumont où j'arrive en fin d'après-midi, après une belle journée de vélo, pour gagner, comme au bon temps de mon Tour de France...
...l'hôtel du Grand Val (une bonne adresse) où je vais passer une bonne nuit...

 ...après un repas copieux s'il n'est pas ... diététique.