mercredi 12 mai 2010

Un week-end vers le Lac du Der

Pour mon anniversaire, en septembre 2009, mon petit Guillaume m'avait offert une "Wonder box" avec laquelle je pouvais aller passer une nuit en chambre d'hôtes ! Et nous avons donc choisi de partir vers le Lac du Der,  pour nous offrir un week-end à vélo.

Merci mon Guigui pour ce beau week-end !

Samedi 8 mai : En route pour le Lac du DER !
La météo est plus clémente qu'annoncée et le colza rend notre campagne briarde presque gaie...
Rapidement nous nous retrouvons en Champagne. Mais ce n'est pas la Champagne du champagne que nous allons traverser durant ces deux jours !
C'est la Champagne jaune...
..et verte des grandes cultures,
des usines de déshydratation de luzerne, des silos à grains,

des distilleries et des poulets fermiers !
La route est assez monotone. Nous empruntons même la fameuse Nationale 4 où il n'y a en ce samedi férié aucun camion !

Pendant notre pique-nique à Pleurs, j'essaie de trouver un itinéraire un peu plus "bucolique"...
...mais il nous faut faire des zigs et des zags entre cette grande route que nous voulons absolument éviter et le camp militaire de Mailly.
La route est monotone mais heureusement quelques énigmes viennent occuper notre esprit :
Un "écopôle", qu'est-ce que c'est ? Je n'ose croire que ce n'est qu'un dépotoir ou une décharge publique ??? "Ils" n'auraient pas osé...
L'école communale enfantine est-elle une école maternelle ? ou bien... quoi d'autre ?
Et enfin, nous voyons de plus en plus de maison en bois, signe que nous sommes  près du lac du Der, pays de bois et de forêts, que nous ne verrons pas ce soir car la pluie menace et Laurence est un peu fatiguée : elle vient quand même de parcourir 140 kilomètres sur son beau vélo Bianchi !
Et nous trouvons facilement notre chambre d'hôtes dans le joli village de Saint Rémy en Bouzemont: "Au brochet du lac".
Après un bon bain, nous allons rejoindre l'hôtesse des lieux qui a préparé un pot au feu pour ses 11 convives (il y a 6 chambres dans ce gîte, la notre est charmante). La salle à manger est installée dans une ancienne étable.
(Il n'y a pas de photos, j'avais laissé mon appareil dans la chambre !)
Nous sommes donc onze personnes autour de la table. Il y a là trois couples venant de diverses régions de France, un couple de Hollandais et un Belge qui sont sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle (ils sont partis pour un pélerinage de plus de trois mois !) et deux cyclistes seine et marnais... L'hôtesse, blessée, a du mal à se déplacer, nous laisse un peu seuls... et la soirée est longue... le pélerin belge essaie bien d'alimenter la conversation, je tente de parler un peu de... vélo mais... la soirée est longue. Tout le monde est très gentil mais la glace a du mal à  se briser... et nous sommes fatigués !
 
Et c'est avec plaisir que nous retrouvons un bon lit !

Dimanche 9 mai : Quel beau lac !
Après un copieux petit déjeuner (N'est-ce pas ?), nous prenons la route du Lac du Der, et, merveille! le temps est splendide. Pas question d'en faire le tour, pourtant les 35 kilomètres de piste cyclable qui permettent de le faire sont bien tentants... Nous allons juste faire une petite promenade de quelques km sur la digue. 
Petit cours de géographie...
Le lac du Der est le plus grand lac artificiel d'Europe. C'est un lac de retenue qui permet de réguler le cours de la Marne et de limiter ses éventuelles crues. Il fut construit dans les années 70 et fit disparaître trois villages de la carte de France. Nuisement aux bois, Champaubert aux Bois et Chantecoq furent donc inondés, ce qui ne fut pas le cas des 321 habitants de ces villages : ils savaient tous nager... Et le bon Président Pompidou n'aurait jamais permis cela !
Les paysages du lac me rappellent la ria d'Etel...
On trouve sur ses berges de nombreuses petites plages et...
(Alors ça, c'est malin, moi qui essayais d'être sérieux !)
... et des ports ( au moins trois ?).
C'est vraiment un endroit que j'adore et que je recommande pour passer une journée, un week-end, une semaine... 
Et c'est à regret que nous reprenons le chemin du retour car il nous reste encore plus de 120 km à parcourir !    
Nous empruntons tout d'abord la vallée de la Marne, le temps est magnifique et le vent favorable.  
La maison de la sorcière se trouve :
...et le  Père Noël commence à avoir des crampes...
(ça m'énerve de voir ces décorations accrochées toute l'année ! Scrogneugneu...)
Et puis nous retrouvons les routes tranquilles de la plaine de Champagne . Sous le soleil, ça va, mais sous la grisaille et la pluie, c'est déprimant...
Pourtant, ce chemin du retour est plus agréable que la route de la veille et nous traversons de charmants petits villages.
C'est donc plutôt un retour...
(Elle était trop tentante, celle-là...)

Je ne peux terminer ce récit de notre randonnée du 8 mai sans évoquer tous ces jeunes gens qui sont tombés sur ces terres en septembre 1914.

Et pour revenir sur notre plateau de Brie par la côte en pente douce entre Oyes et Soizy aux bois, nous apercevons au loin le monument de Mondement qui commémore la bataille des marais de Saint Gond, que nous venons de traverser.
Enfin, nous revoici en pays connu où 6 nains nous accueillent...
Je les ai tout de suite reconnus malgré leurs déguisements : Nicolas S. , François F. , Ségolène R. , Martine A. et les deux Dominique(s). Enfin, ils ont trouvé leur vraie place...

vendredi 7 mai 2010

Vacances en Provence (la fin)

La montée du Ventoux, dans la roue de Laurence !
                                         
Après une copieux petit déjeuner pris au gîte du Petit Labouret situé à une dizaine de kilomètres de Sault, où commencera pour nous l'ascension vers le sommet du Ventoux, nous avons pris la route sous un ciel gris.
Voici les champs de lavande : un dernier cliché de la Provence éternelle "avé l'assent". J'ai l'air de me moquer mais ça doit être bien joli quand c'est fleuri...

...Et l'ascension commence, enfin ?
Heureusement, nous n'avions pas prévu de continuer notre route vers Maulaucène.
J'ai choisi la montée réputée la plus facile, au départ de Sault (que l'on devine en arrière-plan). Mais il y a quand même 19 kilomètres de montée avant d'arriver au Chalet Reynard !
Une longue et belle montée où il y a très peu de cyclistes et de voitures en cette matinée un peu fraîche.
Mais il reste encore de la neige !
Et au loin, nous apercevons le but à atteindre.
Après le Chalet Reynard, les choses sérieuses commencent. (1909 m, vous êtes sûr, M. DDE ?)
La neige est de plus en plus abondante par endroit...
Lolo roule toujours très bien...
Et le sommet se rapproche !
Au passage, j'aperçois la stèle érigée à la mémoire à Tom Simpson, mort sur ces pentes en 1967. Elle émerge juste de ce beau manteau blanc. Je me souviens avoir vu au pied de ce monument quantité de bidons, pneus, chambres  à air laissé là en offrande au martyr du vélo... Je me demande si un jour un cycliste dégoûté n'y aurait pas laissé son vélo ?
Et pendant ce temps-là, Lolo continue son périple...
... longeant un véritable mur de neige...

... vers le sommet tant désiré... 
Nous y sommes presque !
BRAVO !
Le paysage est... montagnard...
1912 mètres ! Ils se sont trompés sur ce panneau... Qu'on ne nous vole pas ces 2 petits mètres...
J'ai bien mérité une photo moi aussi ! Non ?
Et nous comprenons pourquoi la descente vers Malaucène n'est pas autorisée !
La descente que Lolo craignait un peu fut paisible et magnifique... ainsi que le repas pris au Chalet Reynard !
Et elle a bien mérité son beau maillot, Lolo ! (En plus, c'est écrit 1912 m ! )
La prochaine fois, nous partirons de Bédoin pour l'ascension la plus difficile... et je pense qu'un jour j'essaierai de faire les trois ascensions dans la journée : un Cinglé du Ventoux, je crois...