samedi 10 septembre 2016

Voyage 2016 : Vers les Pyrénées (Troisième étape)

Après une bonne nuit à l'hôtel, il nous faut, dès le matin, songer au ravitaillement de la journée. En effet, c'est dimanche, et le dimanche dans certains coins de France il vaut mieux prévoir pour ne pas rester sur sa faim.
Nous avons de la chance car l'Intermarché de Nérondes est ouvert le dimanche matin. Aussi, Laurence y fait-elle quelques achats alimentaires pendant que je reste sur le parking où je peux photographier ce vélo "Motobécane" des années 70 qu'un vieux monsieur a déposé contre un mur avant d'aller, lui aussi, acheter de quoi manger. Ma mère possédait le même vélo ! Sauf bien sûr que c'était le modèle "femme", mais c'était la même couleur et les mêmes sacoches. Fabrique-t-on encore des bicyclettes comme celle-là aujourd'hui ?
 Rassurés quant à notre ravitaillement de la journée nous pouvons prendre la route pour une nouvelle longue étape qui doit nous mener dans la Creuse.
 Et aujourd'hui nous roulons fort bien. Le vent nous est légèrement favorable (Dommage que ce moulin n'ait plus ses ailes !) et la route est belle.
 A Blet, où je comptais trouver un camping la veille, un habitant m'apprend que le camping est fermé depuis quelques mois. Nous avons eu le nez fin de nous arrêter à l'hôtel hier soir...
 Il reste un beau château dans ce village du Cher : fermé, lui aussi ?

Des chiens de pierre y montent encore la garde. 
 Nous arrivons tranquillement à  Saint Amand Montrond à l'heure du repas.
Il nous manquait du pain pour faire de délicieux sandwichs. Nous trouvons une boulangerie ouverte à l'entrée de la ville.
Un peu plus loin, un square tranquille accueille notre pique-nique.
Juste en face un petit bistrot nous permet de prendre un délicieux dessert ou une bière rafraîchissante. Voilà : nous sommes vraiment en vacances !
Mais il nous reste encore du chemin et il nous faut quitter Saint Amand. Heureusement, un gendarme nous aide à trouver le bon chemin.
Non, là, ce n'est pas nous !
 L'après-midi est aussi agréable que le matin. Les routes sont calmes et belles. Nous avons l'impression de traverser quelque chose qui ressemble au désert français par ce beau dimanche après-midi. 

Et déserte, cette France semble l'être en effet.
 Le ciel est toujours gris, mais la température fort agréable.

Ici, l'heure est donnée au sol... Il va bientôt être temps de faire étape.

Ce sera au camping du château de Poinsouze, tout près de Boussac où nous avions dormi, à l'hôtel, en 2009.
Aujourd'hui, nous ne dormirons pas au château, non, non.
Nous plantons la tente dans ce joli camping près du château justement, certains chatelains (38 exactement) ayant choisi d'ouvrir sur leurs terres des "Castels campings".
Il y a de la place, un snack, de l'eau et beaucoup d'activités sont proposées aux campeurs. Et il y a ici beaucoup de campeurs. Dommage qu'on n'y propose pas le petit déjeuner pour les pauvres randonneurs comme nous.



mardi 6 septembre 2016

Voyage 2016 : Vers les Pyrénées (Deuxième étape)

Ce matin, nous avons la chance de pouvoir prendre notre petit déjeuner au camping. Ce n'est pas toujours le cas et il nous arrive d'être obligés de cavaler au village d'à côté pour pouvoir prendre notre premier, et apprécié, repas de la journée.
Bien sûr, nous pourrions nous charger un peu plus d'un réchaud, d'un pot de café, d'un tube de lait concentré, d'un pot de confiture... mais nous avons toujours choisi de voyager léger (sic)... et nous apprécions vraiment la surprise de prendre le petit déj' dans des endroits aussi différents les uns des autres, et durant ces vacances, cela fut très, très varié.
 Vers 9 Heures, nous quittons le camping de Bois Guillaume, une adresse décidément qu'il faut retenir, pour prendre la route de Saint Fargeau.
Nous avons raté le spectacle "son et lumière" de la veille au soir, un spectacle magnifique, parait-il. Nous nous promettons d'y revenir plus tard, ce sera aussi l'occasion de visiter l'imposant château.
 Puis nous quittons la petite ville des confins de la Bourgogne pour traverser la Puisaye. Il y eut tout d'abord une belle côte à la sortie de Saint Fargeau, puis une route où ça monte et ça descend sans cesse, il nous semble même que ça monte plus que ça descend !
En plus le vent est défavorable. Nous avons l'impression de ne pas avancer bien vite, ce que confirment nos compteurs kilométriques.
Pourtant, j'avais gardé un bon souvenir de cette région lors de mon passage ici en 2009.
A Saint Amand en Puisaye, nous nous contentons d'un bref arrêt pour contempler le château et acheter deux sandwichs avant de reprendre la route vers la Loire.
 Sans doute aurions-nous dû nous arrêter ici pour visiter le musée de la poterie mais j'avais prévu une longue étape, alors... Vogue la galère ?
Dans ces voyages au long cours, sans doute  vaut-il mieux ne pas s'obstiner à vouloir "tenir le planning" et prendre le temps parfois de faire une étape plus courte pour garder le plaisir intact.
Dans le voyage, n'est-ce pas le chemin parcouru qui compte plutôt que le but à atteindre ?
Les tournesols sont en fleur mais le ciel est couvert. Le vent continue à nous souffler dessus et la route à jouer aux montagnes russes.
Enfin, nous pouvons nous arrêter pour manger notre frugal repas aux abords de Donzy. 
Et après, je choisis la mauvaise option !
 En effet, plutôt que de traverser ce village et continuer sur une route départementale, je préfère prendre une petite route qui nous fait passer par Donzy le Pré.
 Joli village au demeurant...
La route que nous empruntons ensuite se termine en un affreux chemin caillouteux. Mais je m'obstine... Nous continuons à pied. La Départementale est là, toute proche... sur la carte, au bout du chemin. 
Puis je m'impatiente et remonte sur mon vélo et : BOUM ! Je crève de la roue arrière. Je tempête, je vitupère (SCROGNEUGNEU !!!!!) et, après avoir déchargé mon vélo, démonté ma roue arrière, je change la chambre à air.
Nous repartons... à pied, avant de retrouver cette bonne vieille route départementale que nous n'aurions pas dû quitter !
J'avoue avoir un peu broyé du noir durant les kilomètres qui ont suivi : dans quelle galère ne nous ai-je pas embarqué, Laurence et moi ?
Heureusement, Laurence est là ! 
Ce sera le seul moment "négatif" de ce voyage. Il fallait que ça passe...
 La traversée de la Loire, à La Charité sur Loire, se fait néanmoins le nez dans le guidon.
 Ne serait-ce pas de moi que l'on parle ici ?
 Laurence a retrouvé ses jambes et nous dépasserons encore les 100 kilomètres aujourd'hui.
 Pourtant la traversée du département du Cher n'est pas très... "sexy".
D'autant plus qu'il nous faut prendre d'autres petites routes (qui ne se terminent pas en chemin, celles-là) et surtout, trouver un hébergement pour la nuit : Essayez de trouver un camping dans le Cher rural, un samedi soir !
Finalement, en fin d'après-midi, nous décidons de pousser la porte d'un hôtel à Nérondes. La patronne nous offre la dernière chambre, qu'elle loue d'habitude à une personne seule. Nous la prenons de bon coeur, d'autant plus que le plus proche camping semble être à une quinzaine de kilomètres.
 Et ce soir-là, nous fîmes encore une belle étape à l'hôtel du Lion d'or. Je pus même réparer la chambre à air percée. 
Mais surtout, nous avons eu la chance de faire un délicieux repas car au Lion d'or, on ne fait pas que dormir, on y mange aussi, et de fort bonnes choses !

dimanche 4 septembre 2016

Voyage 2016 : Vers les Pyrénées (Première étape)


Vendredi 29 juillet, levés tôt, nous prenons la route pour les Pyrénées mais notre voyage va d'abord nous mener en Aveyron où nous avons prévu de prendre deux jours de repos.
J'ai choisi de suivre durant ces premières journées de notre voyage l'itinéraire que j'avais suivi à Pâques 2009 lors de mon premier voyage avec mon vélo "Le Vacon". J'avais consacré à ce voyage 2 messages sur mon Blog de l'époque : Souvenirs, souvenirs...
De La Ferté Gaucher à Boussac 2009

De Boussac à Decazeville 2009

Pour cette première journée, nous devons faire étape en Bourgogne aux environs de Saint Fargeau . Entre 120 et 150 kilomètres, c'est une bonne distance pour un début de randonnée. 
 En fait, nous avons parcouru 135 kilomètres pour nous arrêter au camping du Bois Guillaume à quelques hectomètres de Villeneuve les Genêts. Un camping bien calme et bien agréable : une des très bonnes adresses de notre voyage !
Avant d'arriver là, nous avions un peu "galéré" entre Bray sur Seine et Pont sur Yonne  sur cette D973 encombrée de voitures et surtout de gros camions que nous, pauvres petits cyclistes inconscients, gênons énormément...
OUF ! Dès Pont sur Yonne, village où nous passons souvent lors de nos départs ou retours de randonnées, nous savons que nous allons retrouver les petites routes que nous aimons.
 Pas question de suivre cette année la vallée de l'Yonne, pourtant c'est un bel itinéraire.
 Non, nous prenons la direction de Courtenay, en passant sous l'aqueduc de la Vanne. A l'entrée du village de Brannay, nous faisons un petit pique-nique bien triste au bord de la route...

Quelques kilomètres plus loin, nous passons à proximité de la source de l'Orvanne, jolie petite rivière dont j'ai suivi le cours voici quelques semaines.
 C'est ici que nous aurions dû pique-niquer ! Nous retenons l'adresse pour le retour.
 En milieu d'après-midi, nous arrivons à Courtenay par une petite route qui passe sous les autoroutes A6 et A19.
 Nous ne nous y arrêtons pas hormis pour cette photo rendant hommage à Aristide Bruant, natif de cette petite ville du Loiret. Je l'avais déjà noté en 2009.
Aristide Bruant, célèbre chanteur, chansonnier, poète de la fin du XIXème siècle et du début du XXème a écrit la Chanson des Canuts.


 L'interprétation de Montand est célèbre, celle de Lény Escudéro n'est pas mal non plus (avec en plus, un montage à propos de la révolte des Canuts avec en fond les Choeurs de l'Armée rouge)
La voix d'Escudéro s'est éteinte en 2015 : Hommage.
Après avoir suivi la vallée de l'Ouanne, nous passons par Malicorne. En 2009, j'avais fait une halte photographique dans ce charmant village qui me rappelait un groupe folk des années 1970.
Allez, un petit cadeau pour Laurence :


J'ai appris également que l'astro-physicien Hubert Reeves habitait ce village. Il a d'ailleurs écrit un livre qui porte ce titre.

Ce soir, nous dormons en Puisaye, le pays de Colette, auquel nous rendîmes visite en 2013.
 Nous avons un peu de difficulté à trouver le camping. Nous en cherchions un dans une commune voisine, qui n'existe plus, pour en trouver un que je n'avais pas repéré sur internet.
Mais tout ceci n'est pas grave. Laurence va pouvoir se mettre au travail.
Car c'est avec un grand plaisir qu'elle plante la tente, ce qu'elle n'avait pas fait depuis deux ans ! Une éternité...
Ce soir, nous dormons dans le calme et le silence à

lundi 29 août 2016

Voyage 2016 : Vers les Pyrénées

Ces vacances 2016 ne sont pas du tout passées comme prévu. En effet, après avoir participé au Douze-cents, un Brevet de randonneurs mondiaux qui devaient me faire traverser le Massif central de Tours à... Tours,  je devais, avec Laurence, partir en vacances dans les Pyrénées. 
Et puis je ne me suis pas du tout senti l'envie de faire cette année une randonnée de 1200 kilomètres en moins de 90 heures. Alors, je me suis dégonflé, j'ai déclaré forfait et j'ai préparé un petit voyage vers les Pyrénées au départ de la Seine et Marne. Entièrement à vélo ! Quatre semaines sans monter dans une voiture... Plus de 2000 kilomètres en 24 jours (plus trois jours de repos en Aveyron).
Ce serait notre plus long voyage à vélo ensemble, jusqu'à maintenant nous n'avions pas dépassé 10 jours. 
Et ce fut un bien beau voyage !
 Placé sous le signe du SOLEIL...
... et du ciel BLEU !
Nous n'avions pas fait de cyclo-camping depuis le mois de juillet 2014 mais il ne fut pas très difficile de nous réhabituer à nos machines chargées de bagages.
Pour l'occasion, Laurence a étrenné ses nouvelles sacoches sur son vieux vélo Raleigh remis au goût du jour.
Quant à moi, si je transporte la tente et les tapis de sol, je n'ai pas pris le réchaud ni les gamelles, ni les bidons, ni le paquet de pâtes, ni la plaquette de beurre (de toute façon, elle aurait fondu...), ni la table, ni les chaises, ni... ni...
Autant dire que nous avons voyagé presque légers.
Partis le vendredi 29 juillet, nous sommes rentrés le mercredi 24 août. 
Nous avons parcouru 2173 kilomètres, de La Ferté Gaucher à Decazeville en six étapes, puis après deux jours de repos, nous sommes partis de Decazeville à Argelès Gazost en quatre étapes.
A Argelès Gazost, nous sommes restés deux jours pour grimper les cols d'Aubisque et du Tourmalet (sans les bagages, un peu maso, mais pas trop...).  
Et puis nous sommes revenus à Decazeville en cinq étapes où nous avons pris une nouvelle journée de farniente (Fainéants !) avant de rentrer en Brie en sept étapes.
De bien belles vacances, donc ! 

(Récit et photos de ce voyage à suivre dans les jours qui viennent...)