mardi 22 octobre 2013

Vélo et confiture !

Donc peu de sorties cyclistes depuis début septembre.
Nous avons continué à découvrir les églises de la région.
Comme celle de Lachy, aux sources du Grand Morin, qui a été récemment rénovée.
Si un étonnant soldat orne un vitrail, son chemin de croix est également assez joli.
Pour connaître les 8 stations manquantes, une petite visite s'impose...
Et je ne pouvais pas manquer le coq de Lachy...
Je suis également passé le long du ru de Choisel où Etienne Bellan aimait peindre non loin de son école de Vendières.
J'ai également fait une promenade en Champagne durant les vendanges ( ne pas confondre "Vendanges" et "Pet de nonne"), tardives cette année.
Et à Gland, j'ai cueilli quelques noix, comprenne qui pourra...
Car c'est l'automne, période de cueillette et je ne m'en suis pas privé.
Si je ne me suis pas occupé de champignons, je me suis concentré sur les fruits : 
Noix...
...châtaignes...
...pommes...
                   ...pommes...
                    ...pommes...
         ...et même des patates !
Mais ce qui a pris beaucoup de mon temps, ce sont les prunes et les poires. En effet, j'ai décidé de faire des confitures cette année !
Jusqu'à récemment, j'étais persuadé que c'était compliqué à faire, qu'il fallait y consacrer beaucoup de temps, posséder un tour de main certain...
Mais quand j'ai vu tous les fruits que l'ami Pascal m'offrait, j'ai décidé de sauter le pas !
J'ai commencé par les quetsches.
Il faut 2 kilos de fruits dénoyautés pour 1,5 kg de sucre. C'est ma recette à moi, parce que si on va se documenter sur les sites innombrables qui occupent le Net, il y a tant de façons différentes de faire la confiture que l'on s'y perd un peu. Ce qui m'arriva d'ailleurs, on le verra plus loin.
 Et ça fait quelques noyaux quand même...
Je commence par mettre un jus de citron,...
...je mélange les fruits et le sucre et je laisse macérer pendant... un certain temps. Généralement sur les recettes "homologuées", on recommande 12 heures de macération.
Le lendemain, donc, on met la cocotte contenant le mélange sur un feu vif...
Jusqu'à ébullition. A partir de maintenant, il va falloir remuer fréquemment et surveiller la confiture qui ne devra pas être trop liquide ni trop dure ! Le temps de cuisson, là encore, est variable d'un "confiturier" à l'autre : une heure, une heure et demie, plus, moins ?
Pendant la cuisson, j'ai ébouillanté les pots qui allaient contenir ma délicieuse confiture... Je n'ose employer le terme "stériliser".
Pour ma part, je n'aime pas trop les trop gros morceaux dans la confiture. 
Alors, j'y ai mis un coup de mixer : "VRRRROUM !"
Et j'ai laissé cuire encore un moment. (Funeste ERREUR !)
Enfin, j'ai mis en pot ma bonne confiture de quetsche : Miam ! Miam ! Je me pourléchais déjà les babines...
J'avais même collé de jolies étiquettes.
Malheureusement quand tout cela a refroidi, j'ai constaté que ma confiture était bien dure...
Pas grave : j'en ai fait de délicieuses pâtes de fruits !
MIAM ! MIAM ! Aussi...
Mais comme je suis un peu têtu, je suis reparti à la cueillette...
Pascal et Laurence (un peu...) m'ont aidé. Merci !
Et là, j'allais pouvoir donner la pleine mesure de mon talent confiturier ! Quetsches, reine-claude et poires sont au menu...
J'ai même ramassé des mûres !
Attention de ne pas se piquer !
Et j'ai recommencé mes confitures, que cette fois j'ai réussies (en fait, une quarantaine de minutes de cuisson suffisent.) : Quetsche, reine-claude, quetsche et reine-claude, mûre, poire, poires et mûres, poires et noix, poires-miel et noix. 
Ouf ! je crois que j'ai terminé pour cette année, mais je recommencerai !
Nous avons des réserves pour affronter l'hiver.
En plus, cela peut faire un joli cadeau, sympathique...

J'évite d'aborder sur ce blog tout sujet ayant trait à mon métier d'instit', mais aujourd'hui je ne résiste pas, car on verra, in fine, qu'il y a un rapport avec le vélo...
En effet, j'ai "subi" ma dernière (Je pense.) inspection au début du mois d'octobre. Or à chaque fois, cela m'évoque un extrait du livre de Christian Laborde "L'os de Dyonysos", paru au milieu des années 1980. Ce roman fut censuré en 1987 par le Tribunal de Grande Instance de Tarbes "pour trouble illicite, incitation au désordre et à la moquerie, pornographie et danger pour la jeunesse en pleine formation physique et morale". (Je cite la quatrième de couverture de l'édition de poche du livre.) Ce jugement fut annulé par la cour de Cassation en 1989.
Dans ce livre, donc, j'ai relevé ce petit passage :
« … Un prof, c'est lâche. Ça n'arrête pas de lécher. Ça lèche les élèves, ça lèche le dirlo, ça lèche l'inspecteur. Ça a la trouille, au lieu d'avoir le trac. Un prof digne de ce nom devrait avoir tué au moins une fois dans sa vie. Un inspecteur par exemple, le jour de l'inspection. Quand on voit arriver ce malade mental, ce cocu du réel, ce petit flic, cet assassin propre, couvert par la Loi, on devrait sortir son colt Python 357 Magnum. Au lieu de ça, on le reçoit en grande pompe. On a sorti la cravate, la jupette bleu marine, on est passé au nettoyage à sec, on a demandé à Ossi une salle propre, bien éclairée, on a enlevé soi-même les papiers, on a demandé à Bernard Bernardini d'empêcher les élèves d'y fumer pendant la récréation... On le reçoit l'inspecteur, on lui désigne la jolie table qu'on lui a réservée, avec la jolie chaise, on l'a entouré des meilleurs élèves, on lui porte soi-même le cahier de textes de la classe... On est lamentable, larvesque. Au lieu de lui loger une bastos dans les entrailles, on le reçoit, tapis rouge, trouille au cul, et on se chie dessus pendant une heure, devant les élèves! La honte! Un prof, c'est lâche, ça ne tirera jamais sur un inspecteur. L'ins­pecteur le sait. C'est pour ça qu'il vient... »
J'avoue que cela m'aide à chaque fois à vivre cette "séquence professionnelle" de manière détendue et détachée... 
Et, voilà le lien avec ce blog(!), Laborde est également un fou de vélo qui y consacra de nombreux livres dont :
Ode à la gloire de Charly Gaul, sans doute le plus grand grimpeur que le Tour de France ait connu, à mon humble avis...
 Et puis aussi :
Un petit livre, jaune comme le maillot, comme en firent beaucoup d'écrivains et journalistes du vélo. : des chroniques, un abécédaire, un dictionnaire... des exercices de style, en danseuse, au sprint !
Deux exemples : 
"Consonne : M
Voyelle :       E
Consonne :  R
Consonne :  C
Consonne :  K
Consonne :  X
Comment ne pas entendre, dans ce concentré consonantique, cette bousculade de sons gutturaux et grinçants , le sifflement de la chaîne, le claquement qui accompagne sa descente sur le pignon le plus petit, sa montée sur la grande plaque ?..."
Bien vu, non ?
Allez, un deuxième extrait :
"Les fenêtres sont ouvertes sur les marronniers. Prenez une feuille, je dicte :
"C'est au hasard des routes de forêt parsemées virgule çà et là virgule l'été virgule de plaques de soleil virgule dans le silence virgule que les boyaux fredonnent le mieux leur petite musique de source point"
Je ramasse les copies. René Fallet les corrige un verre de beaujolais à la main."
Rien à ajouter... A part, peut-être, une photo d'arbre.

dimanche 20 octobre 2013

Deux nouveaux vélos... DEUX !

Presque un mois sans message... Et pourtant j'en ai fait des choses durant ces quelques semaines depuis la rentrée.
Alors, comme c'est, déjà (fainéant d'instit'...), les vacances, je vais prendre le temps dans les jours qui viennent de reprendre le fil de ce blog.
Je vais commencer par mes deux nouveaux vélos.
Le premier arrive du Burkina Faso ! Le Tour du Burkina existe-t-il encore ?
Bien sûr, pas question de prendre la route sur cette petite machine.
Le deuxième, c'est mon vélo LOOK que j'avais abandonné au mois d'avril 2009 pour ma randonneuse Le Vacon.
A l'automne 2010, je l'avais laissé chez Mme et M. Le Vacon afin qu'ils me refassent la peinture et qu'ils le remettent à neuf. Et puis 3 ans après, j'ai un nouveau vélo neuf, j'avoue que je n'ai pas cherché à l'avoir plus tôt...
J'ai fait changer la marque : unique, celle-ci.
Il est monté en Campagnolo Véloce.
Triple plateau, bien sûr !
J'ai même récupéré une selle San Marco "ROLLS" qui était promise à la poubelle...
Une chose que j'aime particulièrement sur ce vélo, c'est la potence très fine qui change des potences actuelles, "massives", moches, quoi !
Ainsi, je peux laisser mon vélo  "Le Vacon" en configuration randonneuse puisqu'en plus du porte-bagage avant et des sacoches, j'ai rajouté une béquille à la bête. Il ne devrait plus me servir que pour les grandes randonnées et les voyages.
Avec  le tandem,...
... le "Heintz" et...
...le "Chardon",  j'ai vraiment le choix pour mes sorties à venir !
J'ai roulé peu depuis un mois et demi, surtout avec Laurence.
Je raconterai cela dans un prochain message.
Je parlerai aussi de mes confitures : j'ai été fort occupé ces dernières semaines !

dimanche 22 septembre 2013

Le 22 septembre...

Chanson de Georges Brassens.

Un vingt-deux de septembre au diable vous partîtes,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

On ne reverra plus au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Pieusement noué d'un bout de vos dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Désormais, le petit bout de coeur qui me reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,
A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Et c'est triste de n'être plus triste sans vous


Brassens-Le 22 septembre par kitsch

Rappelons-le, je suis né le 22 septembre 1959...

dimanche 1 septembre 2013

Les vacances, c'est fini...

Vacances cyclistes comme d'habitude.
J'ai parcouru 4200 kilomètres durant ce bel été : 
C'est presqu'un RECORD !
Il n'y a qu'en 2009 qu j'avais fait mieux (5800 km !), mais c'était l'année de mon Tour de France 1959.
En juillet, en  16 sorties j'ai fait 1500 km...
 ...et en  août, en 31 sorties - et oui, j'ai réussi à sortir à vélo chaque jour du mois d'août !- j'ai fait plus de 2500 km.
J'ai réalisé 3 grandes randonnées : 
La randonnée des deux Morins avec Pascal (250km), le 7 juillet.
Le Chemin des Dames (256 km)  le 31 juillet.
La randonnée des Hurlus (340 km) le 13 août.
Avec Laurence, nous avons fait 3 petits voyages (au lieu de la grande randonnée prévue : ce n'est que partie remise).
Notre voyage vers les Pyrénées (arrêté au bout de 3 jours) (250 km)
Notre voyage vers Guédelon (356 km)
Notre randonnée vers les lacs de Champagne (490 km)
Et puis bien sûr, il y eut toutes ces petites sorties en Brie qui reste un petit paradis du cycliste...
Et maintenant ?
« Quand ton moral est bas, quand le jour te paraît sombre, quand le travail devient monotone, quand l’espoir n’y est pas, grimpe sur un vélo et roule sans penser à autre chose que le chemin que tu empruntes... »
Sir Arthur Conan Doyle  (paraît-il...)