mardi 22 janvier 2013

Les ors de la République

Pas de vélo ce week-end, à cause de la neige bien sûr, mais aussi parce que nous avions prévu une visite du Sénat avant le traditionnel repas des rois de l'ACP samedi 19.
Après avoir laissé la voiture près de la place Denfert Rochereau, nous avons décidé de marcher vers le jardin du Luxembourg.
"Moi, je suis venu à pied,
Doucement sans me presser,
J'ai marché, à pied, à pied..."


Près de la Closerie des Lilas, nous avons aperçu la statue du Maréchal Ney...ge, le bien nommé.
C'est l'occasion pour moi de photographier quelques bâtiments parisiens.
Mais de quoi s'agit-il ? Mystère... je ne me rappelle plus !
Le jardin du Luxembourg étant fermé...
... c'est à  travers de larges grilles (mais ici pas de gorille...) que je le photographie : comme ceci...
...et comme cela. Mais il doit y avoir des centaines de clichés du même type sur le net depuis deux jours.

Actuellement, une exposition très intéressante, surtout pour un vieux lecteur du canard enchainé comme moi, est accrochée sur les grilles du Jardin du Luxembourg.
J'y consacrerai sans doute un petit billet dans les jours à venir.




Car aujourd'hui, c'est le sénat qui m'intéresse...
Au 15, rue de Vaugirard, le drapeau tricolore flotte au vent.
Et après, les contrôles de sécurité d'usage, nous voilà à l'intérieur d'un des plus beaux palais de la République .
Ce palais fut construit au début du XVIIème siècle sur ordre de Marie de Médicis, la mère de Louis XIII. Elle voulait une demeure qui lui rappelât son Italie natale. Et c'est ainsi que se dresse au coeur du Paris d'aujourd'hui un bâtiment de style Renaissance.
Il fut agrandi à plusieurs reprises pour accueillir des élus du peuple.


Pour notre entrée dans le bâtiment, notre guide, nous présenta cette statue représentant la Pudeur.










La tradition veut que chaque nouvel élu caresse une fesse de cette statue.
La fesse gauche, pour les élus de gauche ; la fesse droite, pour les élus de droite. La fesse droite est plus lisse que celle de gauche...
Quant aux élus du centre, je n'ose imaginer...



La première salle que nous visitons est la salle du livre d'or. Richement décorée, cette salle est magnifique. Cela donnerait presque le torticolis car il faut sans cesse lever la tête pour admirer les oeuvres qui toutes racontent une histoire.
Je ne me rappelle pas tout, hein ! mais c'est joli, non ?
C'est mignon...
On notera quand même l'absence de vélos...
Marie de Médicis ici représentée n'était pas, parait-il, une très belle femme. Vue ainsi, en effet...
Ensuite, nous sommes allés dans l'hémicycle. Lieu de travail des sénateurs.
Les sièges sont confortables. Pour ma part, je me suis assis à la place jadis occupée par Victor Hugo ( je ne savais pas qu'il avait été sénateur) et Clemenceau.
Une verrière apporte à cette grande salle un peu de lumière naturelle.
Le président de séance qui domine l'assemblée dispose d'une cloche qui lui permet de rappeler à l'ordre les sénateurs dissipés.
Elle aurait toute sa place dans un vélodrome pour annoncer le dernier tour de piste !
La visite se poursuit, et va se terminer par un long passage dans la salle de conférences, elle aussi richement décorée !
Décorée sur ordre de Napoléon III, qui y installa le Sénat au palais du Luxembourg, celui-ci voulait installer son pouvoir dans la continuité des dynasties royales : des Mérovingiens aux Bourbons.
Ainsi, se faisant face dans cette salle de 57 mètres de long, deux fresques résument l'histoire de France d'Attila à Louis XIV. Le roi décapité n'y figure apparemment pas : va savoir pourquoi ?
Le trône de Napoléon y occupe une place centrale.
La grande cheminée ne suffirait certainement pas à chauffer le logis : 10,60 m de large et 11 m de hauteur ! Il en faudrait du bois !
Un vitrine présente un exemplaire original de la Constitution de 1958 : nous sommes en République quand même !
Et toujours ce torticolis qui menace....
Mais n'est-elle pas somptueuse cette représentation de la justice ?
Vaste salle des pas perdus, elle permet aux sénateurs et à leurs visiteurs de se reposer dans de moelleux fauteuils ou de confortables canapés.
Il peuvent également consulter la presse.



Mais ce n'est pas une vulgaire bibliothèque de quartier...









Si l'on ajoute que l'on trouve au Palais du Luxembourg un bureau de Postes : pour le télégraphe, je pense que c'est fini, même le sénateurs les plus âgés ne les utilisent plus... Un salon de coiffure, un restaurant (le repas était délicieux, merci !), on peut considérer que le Sénat est une vraie petite ville.


Le long corridor qui mène à l'hémicycle est ornée des statues des sénateurs les plus illustres : de Clemenceau à Lamartine, de Gambetta à Waldeck Rousseau... et tant d'autres.
La République est bonne fille qui prend soin de ses élus. La réciproque n'est pas toujours vraie... Que ne s'inspirent-ils pas plus souvent de cette statue : LE SILENCE !

mercredi 16 janvier 2013

Cinquième sortie 2013 : la Brie sous la neige !

Toute petite sortie cet après-midi... 32 km sous un soleil d'hiver.
La dernière fois que j'ai publié des photos enneigées sur ce blog, c'était après une sortie autour d'Allanches au cours de laquelle nous avions gravi quelques cols.
C'était en avril.
Alors comme pour les photos de nos 50 cols qui défilent sur un diaporama dans le bandeau à gauche, je me suis amusé avec les quelques photos prises aujourd'hui.
Vivifiant !
Sépia !
Et puis bien sûr, un arbre : il y avait longtemps, n'est-ce pas ?
 Mais ces photos ne valent pas...
...les tableaux enneigés de monsieur Bellan !

dimanche 13 janvier 2013

Miroir du Cyclisme N° 474 : Dernier numéro avant fermeture

J'ai été abonné au Miroir du Cyclisme pendant plus de 20 ans et puis un jour, plus rien... C'était en 1994. Je n'ai même pas reçu ce qui devait être le dernier numéro de ma revue préférée, le numéro 474 de mars-avril 1994.
Et bien ça y est, je l'ai enfin trouvée pour un prix... raisonnable.
Il ne doit plus me manquer que les numéros 6 (de 1960) et 458 (de 1992).
Issue de la presse de la Résistance (dans la mouvance du Parti Communiste Français), comme Miroir Sprint, Miroir du Cyclisme ne résista pas à la concurrence de la télé, à la baisse de popularité du cyclisme dans ces années 90 et peut-être aussi à la chute du Mur de Berlin...
Pourtant ce numéro du début d'année 1994 ne laisse rien augurer de la fin de la publication.
 Les deuxième et avant-dernière page de la revue présentent des images à découper de coureurs comme les aiment les collectionneurs. Au  dos, on trouve une biographie du sportif.
Trois images de coureurs de l'époque et  une d'un glorieux ancien par page. Cette collection débuta en avril 1993 avec une fiche de Duclos Lassalle qui venait de remporter son deuxième Paris Roubaix pour quelques centimètres seulement.
Comme tous les ans, toutes les équipes cyclistes professionnelles sont présentées. Richard Virenque fait la couverture de cet encart sponsorisé par un marchand de cycles.
Un calendrier des courses, autre tradition annuel du MdC, est également inséré dans ce numéro.
Et je ne résiste pas au plaisir de présenté ici les huit photos qui l'illustrent. 
 Ces photos qui furent l'un des attraits des Miroirs,  sont pour la plupart signées Henri Besson, figure emblématique de la revue.
Tous les ans, je détachais ce calendrier du magazine pour l'accrocher quelque part et l'avoir sous les yeux pour suivre la saison cycliste. Ce qui fait qu'un certain nombre de mes MdC ne sont pas complets... il peut également y manquer les cartes du Tour de France qui elles aussi trouvaient toujours une place sur un mur !
En ce qui concerne les posters, il m'en manque également quelques-uns.
Une mini-revue consacrée au cyclosport, le Miroir des Cyclos, remplace l'ancien encart Vélosport qui doit devenir un nouveau magazine trimestriel. Il n'en sera rien mais ce magazine préfigurait tout à fait les revues et magazines cyclos qui "peuplent" les rayons "SPORT" des Maisons de la Presse aujourd'hui encore.
La quatrième de couverture de ce "Miroir des Cyclos" donne un panorama des premières cyclosportives existant alors : c'était les débuts de la "discipline". Certaines épreuves ont résisté jusqu'à aujourd'hui.
Dans la revue elle-même, quelques articles ont plus particulièrement retenu mon attention.
994 vit le décès de Fred De Bruyne. Champion belge de la fin des années 50, il devint par la suite un commentateur averti du vélo à la télévision belge. Je me souviens qu'on l'apercevait souvent à la télé lors des retransmissions du Tour de France des années 1970-80.
On le voit ici lors de la dixième étape du Tour 1956 prendre son ravitaillement devant André Darrigade qu'il battit à Bayonne. En plus de nombreuses Classiques, il remporta en effet 6 étapes du Tour en 1954 et 1956.
Un interview d'Eddy Merckx ne pouvait qu'attirer mon attention. Elle n'est pas très lisible sur ce scan mais comme elle n'est pas non plus impérissable...
Avec quelques années de recul, la dernière phrase vaut néanmoins son pesant d'or :
"Armstrong, n'est sûrement pas un futur vainqueur du Tour de France mais il devrait devenir le roi des classiques de la décennie, à la manière d'un De Vlaeminck ou d'un Kelly à leur époque."
Armstrong, plus jeune champion du monde sur route en 1993 est photographié dans ce dernier numéro de MdC en cow-boy : il devint pourtant le roi du Tour de France et ne gagna pas une seule Classique... Roi aujourd'hui déchu !
Ce petit article à propos de Fuente a également attiré mon attention.
Fuente que l'on voit ici sur un poster paru en 1974 (Je les évoquais plus haut ces magnifiques POSTERS ! On n'en voit sur ce scan qu'un tiers environ. On remarquera toutefois le changement de vitesse au guidon, équipement traditionnellement réservé aux cyclo-crossmen.) , faisait partie de ces grimpeurs que l'on pouvait croire ailé, tellement sa "pédalée" en montagne était facile.
Coureur de la mythique équipe KAS, il fut le rival de Luis Ocana, l'Espagnol de Mont de Marsan, dans le coeur des Ibériques et aussi celui d'Eddy Merckx en montagne.
Sur cette photo, il s'envole vers sa deuxième victoire d'étape consécutive lors du Tour 1971.
Fuente "charge" les coureurs de sa génération...
Hélas, trois fois hélas, trois ans plus tard l'affaire Festina éclatait, contredisant ses espoirs et montrant les dessous, pas très propres, d'un certain cyclisme et puis cela continua comme chacun sait.
Miroir du cyclisme ne fut hélas pas là pour voir cette décadence. José manuel Fuente non plus, il mourut en 1996, il avait à peine 40 ans.

vendredi 4 janvier 2013

HOMMAGE A LA PATINETTE !

Déjà une centaine de kilomètres parcourus en 2013 (une sortie le 1er et une autre le 2).
Hélas, le 2 janvier, j'ai cassé la roue-libre du vélo H ! Elle portait merveilleusement son nom : cette roue était vraiment libre, dans les deux sens ! Impossible d'avancer.
Alors, j'ai fait quelques kilomètres en... patinette, avant que l'ami Pascal ne vienne me chercher en voiture.
Pas sûr que je fasse 100 bornes sur un tel engin...

mardi 1 janvier 2013

C'est la période pour cela, alors...

Et en prime une petite vidéo : quoi de mieux pour bien démarrer une nouvelle année que de se remémorer les bons souvenirs de l'année passée.
Sur un petit air d'accordéon...



La dernière de 2012...

Encore une année cycliste qui se termine et de belle manière, par une cent-soixante-sixième sortie sur le vélo Chardon.
L'heure des bilans a donc sonné...
Nombre de sorties
Kilométrages mensuels
50 ans, 50 cols
Janvier
12
672
1 col
Février
15
943
7 cols
Mars
14
1140
12 cols
Avril
15
1042

Mai
7
670
(2 cols)
Juin
14
901

Juillet
21
1395
29 cols
Août
24
2062
1 col
Septembre
14
1229

Octobre
11
859

Novembre
11
500

Décembre
8
387

TOTAL ANNEE 2012
166
11800

Je n'ai pas atteint les 12 000 kilomètres : même pas grave, 11 800 kilomètres depuis le 1er janvier, ce n'est pas mal quand même : ça doit faire dans les 30 et quelques km de vélo par jour !
J'en connais qui ne feront jamais 30 km de vélo dans leur vie...
Bien sûr les plus beaux souvenirs resteront les cols des Alpes et en particulier ce magnifique col du Sabot !
Le col de Sarenne n'était pas mal non plus, qui risque de perde un peu de sa nature sauvage après le passage du Tour de France en 2013 (Mais le pire n'est pas forcément à craindre soyons optimiste en cette période de fête !...
Notre retour en montagne est déjà prévu pour l'été 2013.
Il y eut aussi, 25 sorties sur le vélo Chardon qui a parcouru plus de 1500 kilomètres sur les routes briardes : une deuxième jeunesse, avant de s'attaquer  à de plus grandes distances !
Par contre, seulement 12 balades en tandem, ,l faudra faire mieux en 2013 !
Enfin, il y a mon nouveau vélo rouge qui n'est sorti que 2 fois en 2012.
2012 : encore une année  pleine de souvenirs et de... gourmandises !
Et toujours les beaux arbres de nos campagnes !