Et quelle sortie : 150 kilomètres sur le vélo Chardon !
J'ai commencé ma journée par une petite heure de vélo pour me rendre dans une petite école de campagne où je devais suivre une petite animation pédagogique (et oui, cela existe...) qui commençait à 9 heures et devait durer jusqu'à midi.
Ma première impression fut bonne ! Peut-être allais-je croiser une parente du Gars Jean... voire le fantôme de Biquet lui-même, qui sait ?
Mais non de Robic, point !

Par ce beau temps, sûr qu'il aurait été sur la route.
Après une matinée studieuse, je n'ai pas attendu le son de la cloche pour, à mon tour, prendre la route.
Mais je ne suis pas parti bien loin, m'arrêtant à proximité de cette imposante bâtisse.

Pour prendre quelques photos, bien sûr : les vieilles pierres m'attirent toujours.
Mais aussi pour casser une petite graine sur les bords de l'Aubetin.
Pique-nique sommaire avalé sur le pouce mais sous un soleil qui me fait du bien.
Ensuite, j'ai choisi de traverser la Brie pour rejoindre la vallée de la Seine : Une randonnée sur le plateau de Brie, avec une bonne bière, cela n'est pas mauvais...
Passant par Rozay en Brie, Mormant, je m'en suis allé vers des contrées que je fréquente peu. Comme ce village de Bréau...
..où l'on peut voir les vestiges de ce vieux château.
Puis j'ai continué vers Les Ecrennes et Echouboulains (Village habité par les Echouboulistes, qui sont pour la plupart, paraît-il, des joueurs de pétanque qui ne savent ni tirer ni pointer...)
La route est plate, le soleil brille, la forêt est superbe...
Au village de Forges, je découvre ce...
...château d'eau qui est un des plus anciens de Seine et Marne puis qu'il date du 19ème siècle. Il fut construit par deux propriétaires terriens qui voulaient alimenter en eau courante leurs châteaux situés à proximité. L'eau était puisée dans la Seine située en contrebas du plateau. Les deux philantropes firent profiter la population locale de leur installation.
Aujourd'hui, ce château d'eau n'est plus que décoratif, la cuve métallique de 17 m de diamètre ayant été démontée.
Et je continue ma route vers Montereau Fault Yonne et ses tours. Je dois avouer que j'ai un peu tourné dans les cités environnantes, ne trouvant pas mon chemin pour rejoindre les vallées de l'Yonne et de la Seine.
Quartiers en pleine "rénovation", il y a des travaux un peu partout... et beaucoup de culs-de-sac.
Mais je me suis demandé comment on avait pu construire une ville verticale dans cette campagne alors qu'il y a tout autour des champs, encore des champs et partout des champs...
Enfin me voici au but de cette randonnée : le confluent de la Seine (à gauche) et de l'Yonne (à droite).
Cette péniche vogue sur la Seine qui, paraît-il, ne devrait pas s'appeler la Seine en aval de Montereau !
En effet, le débit annuel de l'Yonne est plus fort que celui de la Seine au confluent.
C'est donc l'Yonne qui traverse Paris !
Ainsi Prévert s'est-il laissé abuser dans sa "Chanson de la Seine" :
Au village de Forges, je découvre ce...
...château d'eau qui est un des plus anciens de Seine et Marne puis qu'il date du 19ème siècle. Il fut construit par deux propriétaires terriens qui voulaient alimenter en eau courante leurs châteaux situés à proximité. L'eau était puisée dans la Seine située en contrebas du plateau. Les deux philantropes firent profiter la population locale de leur installation.
Aujourd'hui, ce château d'eau n'est plus que décoratif, la cuve métallique de 17 m de diamètre ayant été démontée.
Et je continue ma route vers Montereau Fault Yonne et ses tours. Je dois avouer que j'ai un peu tourné dans les cités environnantes, ne trouvant pas mon chemin pour rejoindre les vallées de l'Yonne et de la Seine.
Quartiers en pleine "rénovation", il y a des travaux un peu partout... et beaucoup de culs-de-sac.
Mais je me suis demandé comment on avait pu construire une ville verticale dans cette campagne alors qu'il y a tout autour des champs, encore des champs et partout des champs...
Enfin me voici au but de cette randonnée : le confluent de la Seine (à gauche) et de l'Yonne (à droite).
Cette péniche vogue sur la Seine qui, paraît-il, ne devrait pas s'appeler la Seine en aval de Montereau !
En effet, le débit annuel de l'Yonne est plus fort que celui de la Seine au confluent.
C'est donc l'Yonne qui traverse Paris !
Ainsi Prévert s'est-il laissé abuser dans sa "Chanson de la Seine" :
Qu'il faudrait rebaptiser "Chanson de l'Yonne".
Mais il faut aller plus loin :
Plus de metteur en Seine, mais un metteur en Yonne.
Plus question de monter sur Seine, il faut monter sur Y....
La Seine de ménage, oubliée ! Remplacée qu'elle devrait être par l'Yonne de ménage...
Même le dernier repas du Christ, ne l'appelez plus la Seine, s'il vous plaît.
Il paraît que le problème se pose également au confluent de la Seine et de l'Aube : le débit de l'Aube est également supérieur à celui de la Seine.
Est-ce que par hasard la Seine n'aurait pas été pistonnée ?
A ce point de rencontre de ces deux belles rivières a été installée une statue équestre, reconnaissable même de dos (le contre-jour était redoutable, impossible de le prendre de face...) , Montereau rend hommage à l'Empereur qui connut ici les dernières gloires de sa carrière militaire lors de la campagne de France de l'hiver 1814 (j'en ai parlé voici quelques semaines dans un message, à terminer, à propos de la route des Quatre victoires entre Marne et Aisne) .
Il devrait même y avoir dans le coin très bientôt un "parc à thème" en l'honneur de Napoléon : un Napoland... J'espère qu'il y sera dit un mot sur les massacres, les destructions que le tyran sema dans toute l'Europe durant son triste règne !
En tout cas, Montereau est une ville qui semble vouloir se fabriquer une nouvelle image, loin des clichés sur les banlieues difficiles. Y réussira-t-elle ?
Mais il me fallait rentrer maintenant. Et je suis parti vers la vallée amont de la Seine.
Les jardiniers commencent à jardiner.
Mais le cycliste doit bien pédaler pour rentrer avant la nuit : j'ai de la route à faire, moi !
A Chatenay sur Seine, je prends la direction du Nord-est qui me met le nez dans le vent... Courage !
Je prends malgré tout le temps de m'arrêter pour admirer, ici, un château et une abbaye en ruine...
...là, une demeure originale...
...ou une mairie où il manque quand même la devise de notre République. Mais qui s'en souvient aujourd'hui ?
En tout cas, la pédagogie me poursuit aujourd'hui (Je n'ose écrire que la pédagogie m'habite). Un retour au Bled aurait pu compléter mon voyage...
Et le printemps revient (air connu), et pas seulement par de grandes affiches.
Les premières jonquilles sont là.
Dans les champs, les agriculteurs s'affairent :
Mais il faut aller plus loin :
Plus de metteur en Seine, mais un metteur en Yonne.
Plus question de monter sur Seine, il faut monter sur Y....
La Seine de ménage, oubliée ! Remplacée qu'elle devrait être par l'Yonne de ménage...
Même le dernier repas du Christ, ne l'appelez plus la Seine, s'il vous plaît.
Il paraît que le problème se pose également au confluent de la Seine et de l'Aube : le débit de l'Aube est également supérieur à celui de la Seine.
Est-ce que par hasard la Seine n'aurait pas été pistonnée ?
A ce point de rencontre de ces deux belles rivières a été installée une statue équestre, reconnaissable même de dos (le contre-jour était redoutable, impossible de le prendre de face...) , Montereau rend hommage à l'Empereur qui connut ici les dernières gloires de sa carrière militaire lors de la campagne de France de l'hiver 1814 (j'en ai parlé voici quelques semaines dans un message, à terminer, à propos de la route des Quatre victoires entre Marne et Aisne) .
Il devrait même y avoir dans le coin très bientôt un "parc à thème" en l'honneur de Napoléon : un Napoland... J'espère qu'il y sera dit un mot sur les massacres, les destructions que le tyran sema dans toute l'Europe durant son triste règne !
En tout cas, Montereau est une ville qui semble vouloir se fabriquer une nouvelle image, loin des clichés sur les banlieues difficiles. Y réussira-t-elle ?
Mais il me fallait rentrer maintenant. Et je suis parti vers la vallée amont de la Seine.
Les jardiniers commencent à jardiner.
Mais le cycliste doit bien pédaler pour rentrer avant la nuit : j'ai de la route à faire, moi !
A Chatenay sur Seine, je prends la direction du Nord-est qui me met le nez dans le vent... Courage !
Je prends malgré tout le temps de m'arrêter pour admirer, ici, un château et une abbaye en ruine...
...là, une demeure originale...
...ou une mairie où il manque quand même la devise de notre République. Mais qui s'en souvient aujourd'hui ?
En tout cas, la pédagogie me poursuit aujourd'hui (Je n'ose écrire que la pédagogie m'habite). Un retour au Bled aurait pu compléter mon voyage...
Et le printemps revient (air connu), et pas seulement par de grandes affiches.
Les premières jonquilles sont là.
Dans les champs, les agriculteurs s'affairent :
La Seine et Marne est un département où l'on sème !