samedi 18 décembre 2010

Dans la roue de Freddy Maertens (7) : La suite de la saison 1977

Si Hinault fait la une du numéro 231 de Miroir du Cyclisme d'avril 1977, c'est parce qu'il vient de gagner coup sur coup deux grandes Classiques belges : Gand-Wevelgem le 19 avril et Liège-Bastogne-Liège le 24 avril !
Jan Raas avait réussi à damer le pion aux Belges en remportant Milan-San Remo et l'Amstel Gold Race (qui sera surnommée plus tard l'Amsteml Gold RAAS...).
Mais l'évènement, pour nous Français, en ce mois de mai 1977, c'est l'avènement du nouveau champion : Bernard Hinault ! Depuis 1966, et la victoire de Jacques Anquetil à Liège-Bastogne-Liège, pas un Français n'avait gagné une Classique belge... Alors là, deux en moins d'une semaine !
Sur cette photo de Jean Jaffré, notre nouveau champion suit trois Belges !
En effet, le cyclisme de 1977 (et en particulier les Classiques) est toujours dominé par les Belges.
Le poster géant de ce mois d'avril nous montre d'ailleurs les trois Géants des Flandres : De Vlaeminck, Maertens et Merckx.
Le 3 avril, Roger De Vlaeminck inscrit à son palmarès le Tour des Flandres.
L'exploit, c'est celui de Maertens que l'on voit au second plan : il a mené l'échappée pendant plus de 60kilomètres !


La faute, c'est celle de De Vlaeminck qui est resté dans la roue de son compatriote sans prendre un relais avant de le battre au sprint, comme sur cette photo dans le Mur de Grammont...












Le 7 avril, sous la neige, Freddy prend sa revanche en gagnant avec près de 3 minutes d'avance sur Moser la Flèche wallonne !
Le 17 avril, De Vlaeminck montre un autre visage en remportant son quatrième Paris-Roubaix. Il devient le recordman des victoires dans l'Enfer du Nord : il l'est toujours !
Le Gitan mène la danse devant  Maertens et Thurau.
De Vlaeminck a perdu sa casquette et la foule est au rendez-vous. 
La chute de Freddy Maertens : Aurait-il gagné sans cela ?
















Pollentier, le fidèle lieutenant, conduit la chasse. Maertens termine troisième à Roubaix. Jamais il n'a remporté cette Classique.












Malgré tout, même ces superbes photos n'arrivent pas à me donner envie de participer à la nouvelle épreuve cyclosportive Paris-Roubaix au printemps prochain !

jeudi 16 décembre 2010

Longues soirées d'hiver...

J'ai acheté le numéro de décembre de Vélo Magazine et en le feuilletant, j'ai vite été agacé, énervé, par toute la publicité qui "pollue" l'information. Je croyais, naïf que je suis... qu'un journal, un magazine était avant tout fait pour nous informer, nous distraire...
Mais dans ce copieux numéro de VM (128 pages quand même !), il y a près de 40 pleines pages (voire double page...) de publicité ! Encore n'ai-je pas compté les demi-pages ni les quarts de page... Les photos les plus grandes, je n'ose pas dire les plus belles... sont celles de belles machines dont on fait la réclame !
En plus, il y a des rubriques qui font la promotion du matériel : 
  • Le vélo du mois par Patrice Halgand, un ancien coureur professionnel, le genre de boulot que j'aimerais bien faire... ESSAYEUR DE VELO ! L'article n'est pas promotionnel et il faudrait être un peu maso pour acheter la machine testée ce mois-ci, vélo qui coûte 6199€, quand même. Un bon point pour Patrice Halgand et pour VM.
  • Un reportage sur un nouveau concept de magasin où l'on peut tester son vélo sur place. Bientôt le magasin où tu pourras faire tes courses à vélo ! C'est vrai que c'est tellement chiant de rouler dans le vent, sous la pluie et de grimper des côtes... Ce sera tellement stimulant de "cycler" dans son hypermarché  en faisant les courses !
  • Quelques conseils du "Prof " pour la nouvelle cyclosportive Paris-Roubaix qui précédera la vraie course des pros d'un jour.  Il est conseillé de sortir son vieux vélo. Imagine que tu casses ton beau vélo à plus de 6000€ en voulant imiter les Tom Boonen.  Pas très intéressant et un peu promotionnel cet article. En plus, c'est peut-être la seule épreuve cycliste que je n'ai pas du tout envie de faire : je hais les PAVES !
  • Un article Spécial cadeaux... du matériel cyclistes surtout mais aussi un savon "Ventoux" ("Pour ceux qui pue en arrivant au sommet du Géant de Provence", c'est le slogan que je proposerais, tu es sûr d'en vendre) et même du Champagne (hé,hé...).
Il y a aussi le test pour déterminer comment s'entraîner en vue des Etapes du Tour 2011, il y en a deux cette année (business is business...). Pour commenter les résultats du test, je lis à la première ligne "...il vous faut développer toutes les filières énergétiques que vous solliciterez ce jour-là...". Gloup ou pas Gloup.  Moi j'aurais dit: "L'Etape du Tour, c'est formidable mais il ne faut surtout pas vous prendre au sérieux." C'est vrai que cela ne fait pas un article !
On parle aussi de cyclisme amateur sur 4 pages : Bravo !
Et il y a un article sur la fin de carrière d'Armstrong, un autre sur les circuits d'entraînements d'un coureur pro (ça existait dans Miroir du cyclisme à la fin des années 80. Il faudra que je retrouve les circuits que Joop Zoetemelk parcouraient entre Marne et Morin.), un autre sur les transferts de l'hiver et aussi, le coeur du magazine, le Bilan de la saison 2010. Cela ressemble au Livre d'or de Miroir du Cyclisme. Il y a tous les classements, des compte-rendus de courses et des photos qui ne sont, hélas pas assez nombreuses, pas assez grandes.
Un magazine complet, donc, mais il y a vraiment, absolument trop de pub ! Aucune envie de le racheter, hélas...
Rendez-moi mon vieux Miroir, mon beau Miroir...

mercredi 15 décembre 2010

Dernières livraisons...

Dessin de Lefred-Thouron paru dans le Canard enchaîné de ce mercredi 15 décembre : J'ADORE...
Celui de Wozniak, paru la semaine dernière n'est pas mal non plus !
Il faut lire le Canard enchaîné !!!!!!

mardi 14 décembre 2010

Dans la roue de Freddy Maertens (6) Début de saison 1977

Je continue donc l'exploration de la carrière de Freddy Maertens, prétexte pour me replonger dans mes vieux Miroir du Cyclisme de ces années fastes pour le vélo.
Et rien qu'avec ce numéro 229 de mars-avril 1977, il y a de quoi faire, à propos de Freddy bien sûr, puisqu'il est à la une du journal, mais également pour aborder ce sport par le petit bout de la lorgnette...
Dès le début du mois de mars, Maertens donne le ton (et le regard d'Eddy Merckx, dans son beau maillot Fiat, en dit long...) en remportant le Het Volk, grande classique belge.
Pour cela, il bat au sprint son compagnon d'échappée, Jan Raas, laissant le peloton de Merckx et De Vlaeminck à plus d'une minute.
Il continue avec Paris-Nice où il remporte 5 étapes et le classement général.
Il est aidé pour cela par Michel Pollentier qui emmène sur cette photo le peloton (où l'on reconnaît, dans l'ordre : Maertens, Thévenet, Knetemann, Merckx, Raas, Van Impe...). Elle n'est pas belle cette photo d'Henri Besson un des grands photographes du vélo de cette époque  ? Michel Pollentier dont on peut voir, même sur une photo, comme il pouvait martyriser un vélo ! Pollentier qui n'était pas encore l'homme à la poire...
Ce Paris-Nice révèle également un espoir prometteur: Bernard Hinault qui termine 6ème au classement général. Sur cette photo, il tentait une échappée avec Didi Thurau qui fut un des grands bonhommes du Tour 1977. Et derrière Hinault, à la 7ème place, on trouvait Poulidor qui était en train de courir sa dernière saison de cycliste professionnel.
Merckx quant à lui, abandonna cette course non sans avoir remporté une étape à Digne. 
Et puis, j'ai trouvé cette histoire... belge !
Rien que pour des histoires comme celle-là, j'aurais envie de devenir Belge ! En tout cas, eux, ils n'ont pas gagné le tiercé belge...
D'un côté, des coureurs belges qui gagnent presque tout sur ce Paris-Nice : Maertens, Merckx, Van Springel, Sercu ! 
Et de l'autre, des "techniciens suiveurs" qui confondent Saint Trivier de Courtes et Saint Trivier sur Moignans en venant de Nuits Saint Georges !!!
En plus, l'équipe s'appelle "Superia EBO"... Trente ans plus tard, cela aurait fait ricaner.
Enfin pour en finir avec ce n° de MdC, une photo de René Fallet qui ne manque pas une occasion de faire du vélo, même pour de faux !
Je crois d'ailleurs qu'il lui arrivait de faire du home-trainer avec son copain Brassens...
Et j'espère que Fallet aura droit à un grand article dans l'encyclopédie absurde du vélo !

vendredi 10 décembre 2010

Bordeaux-Paris 2010 : j'y reviens le temps d'un livre...

Comme pour mon Tour de France 2010, j'ai crée un livre photo du Bordeaux-Paris que nous avons réalisé en juin 2010 avec Pascal. On peut le feuilleter en cliquant sur le lien ci-dessous :

mardi 7 décembre 2010

Allez-y...

Hier, il y avait un commentaire sur un message de ce blog (Ma cent quarante-quatrième sortie), ce qui m'a fait découvrir ce blog :
Et c'est vraiment une encyclopédie ! L'auteur, Marco, en est à la lettre C, c'est dire s'il a encore du boulot...
On y trouve des définitions comme celles-ci :

buche ( prendre une ) : c'est comme prendre une pelle*, mais à l'époque de Noël.
Chine: Pays qui a inventé les pâtes et le riz pour que les coureurs professionnels puissent faire le Tour de France* sans se doper. Marco Polo* ramena les pâtes* et le riz* en Italie lors de son voyage en Chine en 1295 pour que Ottavio Bottecchia*, Gino Bartali*, Fausto Coppi*, Felice Gimondi et Marco Pantani* le gagnent. Les Chinois sont les premiers fabricants au monde de bicyclettes parce qu'ils sont payés à coups de bols de riz.  
Christophe Eugène : (1885-1970) coureur cycliste français et premier porteur du Maillot Jaune* sur le Tour de France*, surnommé « Le Vieux Gaulois », parce qu'il ressemblait à José Bové. Il fut propriétaire d'une petite forge à Ste Marie-de-Campan au bas du Tourmalet en 1913. Comme dit le proverbe : "C'est en forgeant que l'on devient forgeron, et sans pantalon qu'on se gèle le colon!"
Je n'ai pas tout lu, je viens de découvrir et il y en a beaucoup... Mais ça, j'en ris (Desgranges...).

lundi 6 décembre 2010

Mon vélo Bianchi

Je viens de remonter de la cave ce qui reste de mon beau vélo Bianchi... J'ai commencé à le démonter et sans doute je vais en refaire l'émaillage dans quelques mois.
Il y a quelques années, je l'avais "donné" au fils d'un voisin en Bretagne et un jour, je l'ai aperçu dans un débarras et dans un piteux état. 


Les roues étaient de jolis 8. Les gaines des freins étaient arrachées... Quelle drôle de vie pour un vélo Bianchi...
Alors, même si "donné c'est donné, reprendre, c'est volé", je l'ai repris ! Et depuis, il dormait à la cave. 
Je démonte, je nettoie, je range et, promis-juré, en 2012, je le remets en état...
C'est quand même avec ce vélo que j'ai connu mes plus belles victoires (les seules, d'ailleurs...).
Le 20 mars 1982 ( Je viens de retrouver la date sur un vieux cahier d'entraînement.), j'avais acquis, par l'intermédiaire de mon copain Yvon, ce vélo avec mes maigres indemnités de chomâge... Et oui ! Les chômeurs qui ne dépensaient pas leurs allocs au bistrot achetaient des vélos de course à l'époque ! Aujourd'hui, il y a de moins en moins de bistrot et de moins en moins de cyclistes aussi... mais il y a plus de chômeurs !
Et donc, je fus un chômeur cycliste cette année-là. Sur mon beau vélo Bianchi !

samedi 4 décembre 2010

Cent quarante-quatrième sortie

Je n'avais pas prévu de sortir rouler aujourd'hui mais quand l'ami Pascal m'appela à 9h00, je n'hésitai pas longtemps. En plus, la neige et le verglas étaient annoncés pour l'après-midi, nous voilà donc partis pour une balade matinale un peu... fraîche.
Surtout quand le vent était défavorable : Brrrrrrrrrrrrr !
Pour l'occasion, je me suis un essayé à la carte postale de fin d'année : NOYEUX JOËL & VEILLEURS MEUUUUUH !
La commanderie de Coutran.
Vue de La Chapelle Moutils.
Ciel d'hiver...
Le Grand Morin à Belleau

vendredi 3 décembre 2010

Plateau Apéritif Dauré

Je viens de recevoir ceci !
Voilà un peu plus de deux ans que je le recherchais...
Il y en eut plusieurs qui furent fabriqués pour les Tours de France des années 60 (et même 70, me semble-t-il).
Celui de 1959 fut peut-être le premier de la série ?

jeudi 2 décembre 2010

Accident de la route

Mercredi 1er décembre, Laurence rentre du travail par la route de Boissy le Chatel à Chailly en Brie.
A ce carrefour protégé par un Stop, une voiture  est arrêtée. Arrive une voiture bleue, qui dépasse le véhicule à l'arrêt et percute notre Citroën ! Laurence va s'arrêter un peu plus loin. 
Dans le rétroviseur, elle observe le conducteur du véhicule bleu qui descend, fait le tour de sa voiture, lance un geste de menace vers la voiture arrêtée au Stop (Y-avait-il un différent entre eux ?). Cette dernière démarre et prend la direction de Chailly. L'autre individu remonte dans sa voiture et... s'enfuit en direction de Boissy !
Tout ceci n'a duré que quelques secondes, Laurence n'a pas pu relever le moindre numéro d'immatriculation. Il n'y a pas d'autre témoin...
Elle rentre à la maison et nous allons porter plainte au commissariat de Coulommiers après être revenus sur les lieux de l'accident où nous ne trouvons aucun débris provenant de l'autre voiture, nous ne trouvons que l'enjoliveur de notre roue arrière droite.
Plus de peur que de mal, il n'y a que de la tôle froissée. Ce qui va quand même nous coûter 270€ de franchise d'assurance et une semaine d'immobilisation de notre voiture.
La plainte est absolument inutile, hormis pour les statistiques de la police... Encore heureux que l'assurance ne nous mette pas un malus ! (Nous avons 50% de bonus depuis très longtemps.)
Que le responsable de l'accident se sauve... c'est triste, irresponsable... mais pas étonnant, hélas !
Mais le témoin, s'est-il demandé s'il n'y avait pas une personne blessée dans la voiture accidentée ? A quoi pense-t-il ce matin en se rasant ?
Décidément, nous vivons une époque moderne...